Peine immuable d'une jeune fille...

Année 6
Chakra bleu

Shimazu n'avait jamais été un solitaire, il se cachait d'ailleurs de la solitude pour mieux apprécier la vie. Au fond, il détestait être seul. Son quotidien d'antan n'avait pas été clément avec lui, il souffrait encore des cicatrices de son passé. Être seul durant des heures à perfectionner un art dont il était totalement incapable de comprendre le fonctionnement même. Vivant ainsi dans la promesse d'une amélioration et dans la crainte d'une punition, le Shinobi s'était forgé une personnalité semblant contredire son expérience d'éternel solitaire. Aujourd'hui, le Uzumaki était un homme heureux. Il resplendissait au sein de Konoha dans l'unique objectif de tenter d'améliorer l'image durement adressée à son regard. Effectivement, le frère de Kazami n'était pas le même monstre que l'ancien Hokage. Différent, il souhaitait un changement radical des membres de sa famille. Il y a de ça quelques jours, le vingtenaire s'était rendu à une cérémonie pour deux membres du clan disparus durant une mission. Shimazu connaissait l'un des deux, le mari. Durant sa jeunesse, il s'était longtemps amusé avec. Son aîné profitait d'ailleurs très souvent de la bêtise du roux à la longue chevelure. Une époque se terminant bien vite suite à la vente du frère de Kazami.

C'est ainsi qu'en ce jour, le Uzumaki fit face à l'ancienne bâtisse abritant l'ancien foyer des deux disparus. Toquant à la porte, le ninja se mit à parler sans attendre la moindre réponse :

« Kanashisa ... C'est encore Uzumaki Shimazu. Je te l'ai déjà dit, mais je m'occupe souvent de quelques jeunes à l'académie. Je n'y enseigne malheureusement pas, mais ... »

Ce n'était pas la première rencontre entre les deux individus... Shimazu avait tenté de nouer le dialogue à de nombreuses reprises sans jamais recevoir une réponse concrète. En ce jour, il s'était finalement décidé à tout dire et à lui ouvrir son cœur pour enfin lui faire comprendre son soutien. Pour tout dire, l'homme n'était pas que ici par camaraderie, il avait été chargé de ramener la très jeune femme sur les bancs de l'académie. Le pire étant qu'elle s'en rendait sûrement compte... Cette fillette était effectivement bien trop jeune pour être aussi mature, le monde était si cruel...

« Tu ne peux te fermer aux autres indéfiniment.. Je sais, c'est facile à dire.. Mais j'ai très longtemps été seul et je suis certain que ce n'est pas une bonne solution. Je ... Je me doute que je ne suis qu'un idiot qui ne fait que parler à tes yeux... Mais ... Mais, je ne peux adhérer à cette politique de laisser un enfant s'auto-gérer sous prétexte qu'il est en capacité d'user du Chakra... »

Parlant bien trop rapidement, Shimazu n'avait su retenir son esprit de penser. Il se retrouvait dorénavant dans une décision plutôt délicate. Décidant de mimer un certain réconfort, le ninja prit soudainement un air plus détendu :

« Et si je t'offre un bol de Ramen, Kanashisa ? »

N'attendant pas de réponse, le Uzumaki était plus que certain que cette énième approche allait se résulter par un fiasco total.

Publié le 20/03/2018 à 00h42

Esprit invisible
Chakra bleu

HRP : Music: https://www.youtube.com/watch?v=W4lJV27PgTY

Kanashisa porte une robe noire qui est quand même en bonne état. Elle a un bandage sur le bras gauche tâché de sang, si tu enlèves le bandage, il a des cicatrices de scarifications et d'autres ouvertures bien fraîches . D'après ce que tu vois (vu que c'est la première fois qu'elle sort depuis quelques jours) elle a beaucoup maigri. Genre vraiment... comme si elle n'avait pas mangé depuis un temps, tu pourrais même voir qu'elle commence à souffrir d'anorexie, ses cheveux sont légèrement gras, ses yeux sont très rouges et son visage paraît extrêmement triste, fatiguée, comme si elle allait pleurer à chaque deux secondes. À l'âge de 11ans, Kana mesure 155cm et à de très longs cheveux rouges.

AVERTISSEMENT: Sujet choquant pour les âmes sensibles. Pour un public averti o/


Cela faisait plusieurs jours que l'Uzumaki avait appris la nouvelle à propos de ses deux parents. Depuis, elle n'avait jamais mis le pied à l'extérieur de la maison pour aller voir d'autres personnes ou même aller à l'académie pour continuer son année avant de devenir une genin. La demoiselle refusait catégoriquement qu'une personne entre dans sa maison. Pourquoi? Par simple envie. Étant terriblement touchée par la disparition de ses parents, sa tristesse et sa dépression étaient en son paroxyste.. Elle n'avait plus l'envie de rien. Elle ne voulait plus se lever, elle ne voulait plus manger, ni dormir, ni apprendre, ni se venger. Elle voulait rien. Enfin, si. Kana souhaitait seulement être seule pendant un bon moment. Elle voulait se détacher des personnes, du monde extérieur. Pourquoi? Par simple raison que la future ninja ne voulait plus souffrir d'une perte.

Encore une fois, la jeune enfant était assise dans son lit, maintenant rendu qu'un simple matelas sur un plancher. Son regard était baissé sur son bras gauche, légèrement cicatrisé par des marques ressemblant à une lame, puis, de son autre main, elle tenait une fine lame. Une lame qu'on pouvait utiliser pour gratter sur quelque chose de collant. La lame avait l'air neuve, du moins, qu'elle n'était pas utilisée pour sa fonction principale. La demoiselle aux yeux rubis fixa longuement son bras, les yeux humides et rouges, puis, laissant couler la première des larmes, elle rapprocha la fameuse lame sur sa fine peau, déjà fragilisée par quelques petites cicatrices. Ensuite, soupirant longuement, se retenant pour pas pleurer en sanglot, Kana glissa lentement la lame sur sa peau, créant une petite entrailles. Elle répétait l'action plusieurs fois, en fixant les blessures et le sang qui coulait tranquillement sur sa peau. Chaque coup de lame sur sa peau déchirait le coeur de l'Uzumaki. Elle se souvenait du sourire de sa mère quand la demoiselle lui apportait un bouquet de fleur, créée elle-même, elle se rappelait du rire de son père, riant à ses propres blagues de papa, les câlins et bisous que ses parents lui offraient, les histoires que ses parents lui racontaient avant de dormir... tous les souvenirs passèrent un par un dans sa tête, alors qu'elle continuait à observer son acte. Des larmes coulèrent de plus en plus abondamment sur ses joues, alors que son rythme cardiaque avait légèrement accéléré, battant fortement par l'énorme poids désagréable qu'elle ressentait dans son corps. Ensuite, elle colla instinctivement sa tête sur son bras, laissant couler les larmes sur ses blessures. Elle espérait qu'une chose.. revenir en arrière pour empêcher ses parents partir en mission.

Soudain, alors que Kanashisa nettoya la lame pour la déposer dans un couvercle et qu'elle entoura son bras d'un bandage, elle entendit quelqu'un cogner à sa porte, ce qui la fit légèrement sursauter. Instinctivement, elle se rapprocha tranquillement de la porte, fixant cette dernière, puis, elle soupira en entendant la voix. C'était encore Shimazu qui venait lui rendre visite. Cela faisait plusieurs fois que le chef du clan essayait de parler à la demoiselle, mais, cette dernière n'était point stupide et ne voulait, surtout pas, revoir une personne si tôt. Elle savait que le shinobi voulait que celle-ci reprenne ses études dans l'académie, sûrement pour la faire changer d'air ou simplement pour retrouver une bonne moyenne du groupe. Nah... Kana penchait plus sur la première option, mais, comme elle lui avait dit ''j'ai besoin du temps.''. Elle ne voulait pas retourner avec les élèves, surtout avec son bras en ce moment. Elle soupira à nouveau, avant de répondre d'un ton neutre, sans ouvrir la porte.

« Désolée, monsieur Shimazu. Je ne retournerais pas à l'académie, pendant un bon moment. J'ai besoin de temps. »


Après ses dires, l'Uzumaki fit un petit monologue, sûrement pour essayer de la convaincre de sortir. Il disait que rester seul n'était pas la bonne des solutions et il ne pouvait rester les bras croiser alors qu'un enfant s'auto-gérait tout seul. Il ne voulait pas une telle politique dans la clan et elle comprenait très bien ce qu'il voulait dire. Cependant, la demoiselle refusait qu'une personne s'approche trop d'elle. Elle ne voulait plus s'attacher avec une personne, par peur de souffrir encore plus. Déjà qu'elle ne savait plus comment on se sentait quand on était heureux et qu'elle avait oublié le fonctionnement d'un sourire, Kanashisa ne voulait pas encore mettre plus de poids sur son dos, par peur de briser complètement. Oui, elle était reconnaissante que Shimazu fut le seul à s'inquiéter sur l'état de la petite, mais elle refusait catégoriquement que celui-ci franchisse la porte ou la voit dans son état actuel. L'enfant aux cheveux de flammes préférait être seule.

Ensuite, alors que la demoiselle n'avait guère répondu à sa demande, le chef du clan proposa à celle-ci de manger un bol de ramen avec lui. La future kunoichi haussa le sourcil droit, trouvant un peu sa tactique un peu trop prévisible et assez débile. Cependant, au mot ramen, l'estomac de la demoiselle aux yeux rubis mordit à l'hameçon. Il grogna assez fortement et se serra, criant qu'il avait besoin de nourriture. La fillette se tint le ventre avec ses bras, essayant tant bien que mal de se calmer, mais en vain. Cela faisait trop de jour qu'elle ne mangeait pas assez ou pas du tout et le mot ramen avait réveillé la bête. Sous la douleur, elle leva la tête pour fixer la porte longuement, puis, retirant ses mains, elle prit une grande respiration avant de s'approcher de la porte. Tranquillement, Kanashisa prit la poignée entre sa main droite, tandis qu'elle cacha son bras gauche derrière son dos, puis, tout doucement, elle tourna la poignée pour entrouvrir la porte. Elle sortit légèrement la tête entre l'ouverture pour fixer le shinobi qui pouvait voir une petite crinière rouge et des yeux rouges le fixer.

« ..Vous avez gagné. Je viens manger avec vous. »


Après ses dires, la demoiselle ouvrit complètement la porte, cachant toujours son bras gauche derrière son dos.

« ..On y va? »

Publié le 20/03/2018 à 08h49

Chakra bleu

N'y croyant guère, Shimazu fut relativement subjugué par le fait de voir cette jeune fille sortir de chez elle. Kanashisa n'était finalement pas si inhumaine et possédait donc encore un avenir en tant qu'individu censé. L'homme à la longue crinière n'était pas dupe, il admettait le fait qu'il devait dorénavant tout faire pour tenter de la sauver de son désespoir. Une tâche bien pénible pour un homme doutant autant de lui. Depuis la disparition de sa soeur, il possédait un mal fou à réellement s'estimer il avait comme une vague impression de ne pouvoir oublier le mal engendré par celle-ci. Préférant offrir un peu d'intimité à cette jeune fille, l'homme prit la décision d'éviter péniblement son regard.

« Ne t'inquiètes pas pour l'académie. Je .. »

Shimazu n'avait même pas remarqué, cette fille était incroyablement mince. Elle était en pleine dépression et le village ne semblait pas prendre la peine d'offrir une quelconque aide morale. Bien évidemment, le roux savait parfaitement que la vérité était bien plus complexe. Konoha étant en pleine restructuration, l'administration n'avait malheureusement pas le temps de protéger un cas aussi complexe. Il fallait l'avouer, Kanashisa s'enfermait volontairement dans une bulle incroyablement solide. Il était temps de se rattraper, cela faisait plus d'une minute que le Shinobi s'était enfermé dans un silence béat. Il était nécessaire de ne pas trop la braquer pour le moment, sa maison était encore bien proche.

« Hum, je suis désolé ! J'ai cru comprendre que tu souhaites t'orienter dans une autre voie que celle des Shinobi, c'est bien ça ? »

Au détour de la prochaine rue, une petite échoppe à Ramens allait se profiler faux aux deux individus. Un lieu peu fréquenté et relativement simple, Shimazu aimait y passer ses soirées relativement souvent et il y possédait donc ses habitudes. Depuis le départ de Kazami, le Shinobi évitait justement la solitude. Il se savait dépressif de nature et il préférait éviter de tomber dans l'alcool ou dans une addiction du genre. Il s'était donc décidé à vouer sa vie à des plaisirs simples et modestes. Dorénavant proche du restaurant, il prit alors le temps de s'arrêter pour expliquer un fait à la Kana'.

« Avant de pénétrer dans ce modeste restaurant, je te préviens ! N'oses surtout pas dire au gérant que les nouilles Sômen ne sont que des Udon en plus fines ! Je te le jure, c'est sujet qui a le don de le mettre en rogne ! Haha ! »

Était-elle au courant quant à la vie de Shimazu ? Peu de chance, elle était jeune et elle était malheureusement trop occupée à penser à ses défunts parents. Pour une fois depuis plusieurs mois, l'homme avait cette triste impression d'être face à une personne possédant un présent bien plus difficile que le sien. N'étant pas doué dans ce domaine, le frère de Kazami hésitait péniblement à parler de la condition physique de cette fille en pleine croissance... Il était encore trop tôt. Dans un sens, il était plutôt positif que l'échoppe à Ramen soit si proche ; la nourriture possédait un attrait efficace pour dérider.

Publié le 21/03/2018 à 00h55

Esprit invisible
Chakra bleu

La petite demoiselle, toujours dans un état assez pitoyable, les yeux lourds et rouges par les larmes qui ont énormément coulé, fixait le chef de son clan, attendant qu'il part la marche. Cependant, elle remarqua assez vite que l'homme évitait son regard. Peut-être était-il dégoûté de voir le résultat? Avait-il honte? La jeune étudiante n'en savait rien, cependant, un peu perturbée de le voir ainsi, ses yeux de couleur rouges se baissèrent légèrement, évitant de fixer d'avantage Shimazu. Elle fut néanmoins curieuse sur les dires de l'Uzumaki, à propos de l'académie, cependant, celui-ci arrêta en plein milieu de sa phrase. Allait-il dire un mensonge? Peut-être. Kana soupira suite aux paroles de son chef de clan, suivant ce dernier sans dire un mot.

Tous les deux restèrent dans un silence béat pendant un long moment. Kanashisa ne faisait que suivre l'homme qui avait invité cette dernière à manger, silencieuse et pensive. Elle essayait tant bien que mal de cacher son bras gauche, bandé par des bandeaux et salit par le sang (car elle n'avait pas fait assez d'épaisseur dessus), puis, elle tourna légèrement son regard vers Shimazu, le fixant de son oeil droit. La future ninja gardait une oreille attentive à ses dires, alors qu'il lui demanda une affirmation comme quoi la demoiselle voulait devenir autre chose qu'une shinobi, comme tous les autres enfants de son âge.

« Fleuriste. »


Sa voix était un peu froide, mais pas du tout agressif. Elle était aussi tremblante, sûrement dû à l'accumulation de tristesse et de désespoir dans sa bulle. Néanmoins, son regard restait toujours aussi triste, voir assez froid et renfermé par tout tentative d'approche, fixant maintenant le visage de Shimazu.

« C'était mon rêve. J'ai appris le langage des fleurs pour pouvoir mieux servir les autres quand ils vont choisir une fleur. »


Sous ses dires, Kanashisa soupira longuement, arrêtant de fixer l'Uzumaki qui l'accompagnait pour fixer, maintenant, le sol devant elle. Oui, c'était bien son rêve de faire des bouquets pour les gens et de faire pousser ses propres fleurs. Elle faisait aussi des recherches médicales sur certaines, voyant les effets et les inconvénients de chacune entre elle. Cependant, même si c'était son rêve, Kana savait très bien qu'elle ne pourrait jamais choisir cette voie. Elle était l'une des meilleures à l'Académie et était très talentueuse pour maîtriser son propre chakra, même dans un état aussi critique. La future kunoichi avait assez de talent aussi pour pouvoir développer l'iroujutsu, l'art de la médecine. Kana savait que personne serait d'accord pour qu'elle ne soit pas ninja et qu'elle soit une simple paysanne, comme tous les autres personnes de Konoha qui aimaient bien aller dans les magasins et juger sur l'apparence des gens différents. Aussi, selon la théorie de sa famille, l'Uzumaki devait porter le flambeau de sa famille et de continuer son chemin, malgré qu'elle détestait l'idée de devenir une kunoichi.

Proche du fameux restaurant en question, Shimazu s'arrêta un petit instant, ce qui fit arrêter la petite demoiselle à chevelure écarlate. Par ce geste, elle tourna rapidement sa tête vers le rouquin, haussant le sourcil droit, perplexe. Elle se demandait pourquoi qu'ils se sont arrêtés même proche du restaurant, sentant la nourriture qui fit réagir l'estomac de la pauvre petite. Elle soupira ensuite longuement, un peu énervée et soulagée qu'il ne faisait expliquer que le cuisinier n'aimait point qu'on requestionne sur sa cuisine, notamment sur ses Sômens.

« Je ferais attention. Merci. »


La demoiselle, légèrement impatiente dû à l'odeur de ramen qui envahissait ses narines, s'empressa un peu pour se rapprocher de la porte, cependant, au moment où elle allait entré à l'intérieur, son regard rubis dériva subitement vers sa droite. Kana fixait curieusement les fleurs mauves qui étaient sur le côté, analysant celles-ci. Après quelques secondes, elle fronça un peu les sourcils, comme si elle était choquée de la vue, puis, entra à l'intérieur.

Prenant une place sur les chaises libres, elle fixa le fameux chef des Uzumaki, toujours d'une façon aussi froide et crispé par l'énorme tristesse qui l'envahi depuis quelques jours.

« Alors, si ce n'est pas pour me faire revenir à l'académie, vous venez me voir pourquoi? »


HRP : GOMEEEEEEEEN. J'ai cru que j'avais répondu, bah en fait, non xDDD so sorry

Publié le 27/03/2018 à 10h06

Chakra bleu

Konoha et son incapacité à gérer les jeunes recrues... Chaque jour, Shimazu constatait ce cruel manque d'humanité en ce village. La militarisation n'était pas qu'un moyen de survie, mais aussi une base économique serein. Le roux n'était clairement pas un adorateur de l'argent. Au contraire, il était plutôt bon vivant et il dépensait sa fortune mois après mois dans des restaurants divers et variés. Pourtant, l'homme vivait dans le dojo familial et n'avait donc pas besoin de payer le moindre impôt, il n'en profitait cependant pas pour s'enrichir. Sa vie d'esclave avait été suffisamment éprouvante pour lui apprendre une chose ; Il ne fallait jamais s'offrir l'occasion de regretter.

« Bonsooiiiir ! »

Ton mélangeant étrangement à merveille le terme laconique au mot accueil. Il était difficile de déterminer si ce restaurateur était heureux. Shimazu le connaissait depuis plusieurs années et il semblait s'être habitué à ce drôle de type. Le principal intérêt était qu'il n'était pas du genre à s'occuper de la conversation des clients. Mettant son eau à chauffer, il prit ensuite la peine de distribuer deux cartes détaillant les nombreuses possibilités. Quant à lui, le Konohajin gardait son sourire inébranlable. Cette jeune femme semblait mal, il se refusait donc de lui donner clairement raison quant à son avenir... Sur son tabouret de comptoir, il prit la parole tout en observant les menus proposés.

« J'ai beaucoup voyagé dans ma vie et j'ai eu la chance d'apercevoir de nombreuses fleurs. Elles sont toujours différentes et elles se ressemblent de temps en temps. Le monde Shinobi est un peu pareil. Les variations sont à la fois infinies et infimes. Tu ne trouves sûrement pas ton bonheur sur la route du Shinobi et j'en suis le premier désolé. Le monde s'impose à nos vies et nous ne pouvons qu'acquiescer. Mais ceci ne veut pas dire que nos chemins sont tracés, Kanashisa-san. »

« Konoha n'est pas un village parfait, mais il peut encore se parfaire. »

Phrase relativement bateau. Shimazu en avait un peu honte, mais il avait énormément de mal à se croire. Kazami était faite pour ce rôle. Elle avait en elle ce petit quelque chose... Malheureusement, elle n'était pas réellement seule au sein de son esprit et Gekido s'était simplement joué d'elle. Le Uzumaki faisait mine d'observer les plats. Ce n'était qu'une facette, il avait déjà décidé du plat qu'il allait dévorer.

« Tu ne dois pas t'y attendre, mais je viens te rencontrer car je suis égoïste ! Haha J'ai longtemps été seul et j'aimais cette solitude ! Haha »

« Enfin, c'est ce que je disais. »

« Kanashisa-san, je ne peux te promettre l'impossible. Ce que je peux faire, c'est te promettre que le monde peut changer. Pour cela, il faut lui offrir l'occasion de le faire. Je sais... »

« Alors ?? Que voulez-vous ? »

Décidément, ce vieux avait le don d'apparaître au mauvais moment. Shimazu observait la jeune femme, attendant à ce qu'elle vienne à répondre en première.

HRP : Pas top, vraiment désolé ! Je fatigue ! ^^

Publié le 12/04/2018 à 18h07