Au delà des mers

flashback Année -10
Chakra bleu

« Kaitooooo-kuuun !!!! On va arriver en retard et je vais me faire gronder si tu bouges pas tes fesseessss !! »

J'avais 8 ans et je fréquentais assez souvent ce Kaito, sûrement mon meilleur ami de l'époque. Il venait souvent l'été dans notre maison d'hôte, nos pères se connaissaient très bien. En cette journée d'été, j'avais décidé de me rendre dans une forêt à deux heures de chez moi dans l'objectif de capturer des insectes. Nous vendons généralement les plus gros à la sage du village. Avec l'argent, je rêvais déjà d'une bonne glace. Kaito était à la ramasse, il possédait un certain mal à marcher. Il faut dire que nous étions sur le retour, que je portais le sac d'insectes, mais que mon acolyte possédait un mal fou à avancer. Il s'était sûrement blessé lors de la course poursuite contre le sanglier d'une tonne. Comme habituellement, il justifiait ça par le fait que les filles grandissaient plus vite. J'étais effectivement plus grande, mais ça ne peut pas justifier une telle lenteur.

« Tu peux le dire si tu as mal ! Tu marches tout bizarre ! »

Sur cette route peu fréquentée à cette heure, je criais assez fort pour qu'il puisse entendre. La nuit n'allait pas tarder à tomber et nous étions encore loin de la maison.
.
HRP : Le Rp est situé au premier continent.

Publié le 29/06/2019 à 08h26

Chakra bleu

« Kalia-chaaaaan ! J'ai la cheville foulée attends moi je ne peux pas aller vite ! »



Les huit années de Kaito s'étaient déroulées dans un pur havre de paix. Iwa connut en cette époque une tranquillité qui permit entre autre à la jeunesse Iwajin d'avoir une enfance éloignée de la guerre qui pouvait caractériser la vie juvénile d'un Shinobi. Des verdures dans lesquelles le jeune Kirishitan aimait se rendre l'été accompagné par Kalia son ami d'enfance avec laquelle ils faisaient bien des choses, en l'occurrence de la chasse aux insectes pour laquel le jeune garçon servait d'accompagnateur et qui aidait son amie à capturer des insectes revendus à la sage du Village.


Le soleil commençait à faiblir, l'obscurité gagnant de plus en plus son droit de régner sur les cieux, Kaito força légèrement sur sa cheville foulée, ce qui lui fit rattraper Kalia qui s'impatientait à la vue de la nuit qui approchait, et il n'était pas très prudent de rester dehors à ces heures-ci. Arrivé plus ou moins à son niveau, c'est un sourire habituel et enjoué qui cachait sa douleur légère pour avoir forcé sur sa blessure qui prit le pas.


« Tout va bien Kalia-chan, dépêchons-nous d'aller voir la Sage et puis on pourra rentrer ! »


Le chemin des deux amis les menèrent au Village, plus calme qu'en pleine journée car la plupart des Civils avaient finis leur journée et était à cette heure en pleine concoction de leur dîner dont les odeurs alléchantes venaient motiver Kaito à rentrer rapidement pour manger, l'acolyte de Kalia ayant une faim de Loup qu'on pouvait entendre au travers de ses grognements d'estomac.

Publié le 29/06/2019 à 09h46

Chakra bleu

Kaito était faible. Trop faible et sûrement bien dorloté par ses parents. Dans mon cas, je connaissais parfaitement la nature de mon père et celui-ci n'hésitait nullement à être désagréable et particulièrement sévère. Pour être franc, je le trouvais trop pratiquant et je commençais même à haïr cette religion qui, indirectement, provoquait malveillance chez mon paternel. Le bruit du ventre de Kaito était d'une discrétion difficilement oubliable, j'en riais de nouveau.

« Tu ne fais que manger ! Et ne me redis pas qu'un homme a besoin de ça pour grandir ! Tu verras, je serai plus grande que toi ! »

Par chance, j'étais du genre à manger pour huit et je gardais toujours quelques Onigiris dans mon sac. Ce riz entassé couvrant une garniture à base de poisson séché était particulièrement revigorant. Une recette signée Kalia. En général, les gens détestaient ma cuisine.

« T'as de la chance, j'ai des Onigiris ! Je te donne les deux derniers. »

J'avais certainement faim, mais Kaito était blessé et il ne fallait surtout pas qu'il terminé inconscient sur le bas côté de la route. Me baissant pour repositionner mon sac côté ventre, je reprenais :

« Montes sur mon dos, on ne pourra jamais arriver avant le petit matin, Kaito-kun ! Puis, tu ne dois pas trop abîmer ta jambe, tu dois devenir un combattant, non ? »

Un de mes énièmes rêves...

Publié le 30/06/2019 à 08h44