Découverte d'un temple

Année 8
Chakra bleu

Nous avions marché, encore, encore et encore. Le paysage s'était transformé au fur et à mesure de nos innombrables pas. La première chose qui nous indiqua que nous nous rapprochions du désert était le changement de l'air, celui-ci c'était chargé d'une chaleur qui kilometre après kilometre se montrait de plus en plus étouffante. Puis, petit à petit, la densité des arbres s'amenuisait, jusqu'à ne laisser qu'une simple prairie a l'herbe jaunâtre jusqu'au moment où même ceci disparut et ne nous offraient qu'un vaste étendu de sable. Le soleil agressait notre peau, bien que ma couleur ébène était plus habitué que la blancheur de mon compatriote. La chaleur était pesante, oppressante, chaque pas laissait couler une goutte de sueur sur ma nuque, à tel point que ma tenue se montra rapidement imbibé. J'étais un soldat entrainé, alors, je ne laissai rien transparaitre dans la difficulté que je ressentais à me mouvoir dans ce sable bouillant, mais la réalité était tout autre... J'étais en difficulté... Notre traversé du désert se fit dans un silence absolu, il fallait dire que notre réserve d'eau était diminuante, notre langue asséchée et rugueuse et notre gorge si sèche que parler se montraient douloureux. Mais tout mal finit par payer et nous arrivâmes devant ce qui semblait être un temple... Ou du moins, une ruine... Les deux vont souvent ensemble à vrais dire... Tirant sur ma capuche pour me couvrir du soleil au maximum, je parlai à travers mon tour de coup afin d'éviter d'ingérer du sable:

« Il semblerait que nous soyons arrivé a destination, mon commandant ! »

Publié le 15/08/2019 à 11h36

Chakra bleu

Du sable. Voilà le seul paysage qu'ils voyaient depuis maintenant plusieurs jours, et qui s'étendait à perte de vue. Seules quelques dunes et crevasses venaient briser l'éternelle ligne de l'horizon et qu'importe où le duo regardait, devant, derrière ou sur leurs flancs, il n'y avait plus qu'eux et du sable. Les nuits étaient plus que froides et les journées d'une chaleur écrasante, ils devaient s'adapter à chaque changement de température mais aussi lutter contre les tempêtes de sables qu'ils rencontraient et les Baaki qu'ils s'éfforçaient de ne pas rencontrer. La mission était déjà suffisament pénible pour ne pas avoir à rajouter ces enfoirés de vers géants bouffeurs de tout ce qui est à la surface. Finalement leur expédition arriva à son terme lorsque les premiers murs de ruines ensevelies dévoilèrent leurs pierres.

« En effet. Trouvons un moyen d'entrer. »


L'homme s'exprimait derrière son manteau de voyage qu'il arrangea avec divers foulards pour se couvrir visage, corps et tête. Seuls ses yeux n'étaient pas bandés, logique oblige, et son bras gauche qui ne risquait pas d'attraper de coup de soleil vu la nature de la "peau" de celui-ci. Le Jônin longeait les divers murs qui ressortaient du sable, posant tantôt une main sur ceux-ci pour en retirer la poussière et le sable incrustés. Aucunes glyphes ou écritures ne venaient dévoiler une quelconque histoire sur l'origine de ce temple ou château ou truc en ruine, quel qu'il soit. Il en fit approximativement le tour car une partie semblait encore immergée sous la surface, peut-être était-elle aussi effrondrée. Pour le savoir il leur suffisait d'une chose, pénétrer à l'intérieur du temple des sables. Ce qu'Azukiyo fit, en indiquant à Tomohiko de le seconder.

A l'intérieur il faisait plus frais, mais aussi plus sombre. De maigres rayons atteignaient faiblement les décombres en passant par d'anciennes cavités et des fissures, plus récentes. L'endroit était en piteux état. Ils allaient devoir entamer l'exploration mais armés une énième prudence. Azukiyo chercha sur le sol un bâton avec un air de gros gourdin et enroula des fils de chakra autour d'une des extrémités pour l'enflammer. De sa main libre il se dégagea le visage et commença la descente dans la pénombre.

« Tomohiko, suis-moi. »

Publié le 15/08/2019 à 20h22

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Chakra bleu

Nous étions rentrés à l'intérieur du temple. Le changement de luminosité ne fut brutal que durant les quelques secondes qui avait secondé notre rentré, je ne voyais rien d'autre que la noirceur. Mes yeux s'habituèrent doucement à cette noirceur lorsque mon partenaire vint allumer une torche de sa propre conception. La flamme de la torche vacillait sur les murs donnant l'impression que ceux-ci étaient vivants. Bien qu'il fît moins chaud à l'intérieur de la bâtisse, l'air en était pas moins étouffant. Mais sans me plaindre, je marchais dans les pas d'Azukiyo. Le souffle extérieur avait charrié du sable jusqu'à plusieurs metres a l'intérieur du temple, je comprenais à cet instant que ses petits grains rugueux n'avaient cure des limites, partout où ils le pourraient, ils s'immisceraient... Nous avancions donc d'un pas prudent jusqu'à ne plus sentir le moindre grain de sable sous nos chaussures. Et désormais, il ne faisait aucun doute que ce bâtiment n'avait pas été visité depuis de longs moments puisque la poussière environnante était intacte. Au bout de quelques minutes, nous arrivions à une première intersection et le premier choix devait être fait, soit nous prenions la gauche ou la droite et continuons d'explorer l'étage dans lequel nous nous trouvions, soit nous descendions les escaliers et parcourions les profondeurs du temple.

« Sur mon ancienne ile, aucun édifice de la sorte n'existait... Vos terres regorge de curiosité ! »


J'essuyai du revers de ma main la sueur qui perlait sur mon front avec une certaine flemme qui m'était pas habituelle. Avant de reprendre:

« Il me paraîtrait judicieux de descendre. Il semblerait évident que cet étage fut au préalable fouillé par les habitants de la région. Nous avons certainement plus de chances de trouver quoi que ce soit, dans les sous-terrains les plus obscures. Là ou les habitants hésiteront à deux fois avant de s'y aventurer.... »


Alors que cela faisait quelques instants que nous étions arrêtés, mon regard se fixa sur le plafond qui n'était qu'à une vingtaine de centimetre du haut de la tete du Chikara, mais mon oeil n'était pas attiré par ce détail mais simplement par la tache noirâtre qui apparaissait sur le plafond dû à la torche qui se consumait...

Publié le 18/08/2019 à 09h17

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Sur la proposition du soldat, le duo descendirent les marches que l'obscurité engloutissait. Dans le temple un calme pensant régnait et que seuls les pas et le crépitements des flammes venaient perturber. La torche se consumait lentement grâce aux nombreux tours de fils de chakra qui gardaient le katon alimenté. La lueur des flammes dansaient sur les parois qu'ils longeaient, donnaient l'illusion qu'ils n'étaient pas seuls. Mais en était-ce réellement une ?
Pour l'instant il n'avait croisé aucune vie ni aucun vestige d'une vie à l'intérieur même du bâtiment. Il n'y avait que poussières et toiles d'araignées qui avaient fait de ce lieu leur logis. De temps à autres Azukiyo bloquait le passage au gamin pour le contraindre à marcher derrière lui ; d'une part parce que certains couloirs qu'ils empruntaient ne pouvaient être traversés qu'en file indienne et c'était aussi pour une raison de sécurité. En effet, le vieux shinobi avait déjà visité des lieux similaires, aux allures aussi étranges que mystiques ; et si ce lieu avait été abandonné ce n'était pas simplement part manque de tourisme dans la région de Suna.

Azukiyo s'arrêtait à divers moment, un court instant, juste assez pour faire glisser sa main sur le sol poussièreux ou contre un mur noir de suie. De toute évidence il cherchait d'éventuelles traces de pièges mais rien ne pouvait trahir la raison de chaque lieu où il s'arrêtait.
Leur descente, entremêlées d'escaliers et de couloirs, sembla s'arrêter devant l'un d'entre eux, plus étroit que les précédents. Azukiyo prit bien évidement la tête du convoi et traversa de profil, en effectuant des pas-chassés et laissant la torche guidé ses pas. Bientôt toute sa silhouette disparu. Une fois au bout il communiqua à Tomohiko de le suivre.

« Psst, par là. »


Pouvait-il entendre de l'autre bout du couloir. Sa voix résonnait malgré le fait que le garçon ne pouvait sans doute rien voir ; si ce n'est la lueur de la torche que le jônin tendait au loin pour indiquer le chemin.
La pièce suivante était un cul-de-sac. Quatre murs, un plafond plus bas et une ambiance oppressante. De nombreuses glyphes et écritures semblables à un dialecte jonchaient l'intégralité de la pièce, du sol au plafond.

« Qu'est-ce que tu penses de ça ? »


Demanda-t-il pour s'acquérir de l'avis de son camarade de mission. Même si ce dernier n'avait pas la même expérience, sa façon de penser était différente de celle d'Azukyio, et donc loin d'être désuète.

Publié le 21/08/2019 à 18h51

Chakra bleu

Nous voilà désormais dans une pièce au plafond bas, au mur trop proche les uns des autres. Une ambiance étouffante. Était-ce donc là où se trouvait le premier indice important de notre mission ? Il y avait de grande chance au vu des innombrables glyphes qui se trouvait sur le mur. Un dialecte dont nous n'avions aucune connaissance. J'appréciai l'intérêt dont me portait mon chef d'équipe qui prit soin de me demander mon avis. Qui plus est, ceci aurait été une véritable erreur de sa part que de se priver de mon analyse....

« Maitre Hakizura m'avait fait part des spécificités des écritures. Sa parole disait que ceci devait simplement etre vu comme un cryptage, un cryptage dont nous ne disposions pas la clef, mais dont chaque extrait de ce script était une partie de la clef finale... Premièrement, analyse fréquentielle, pour faire simple : chercher les similitudes. »


Mon doigt vint alors montrer différente partit des divers symboles qui s'étalaient devant nous.

« La, la et la ! Ceci pourrait fonctionner dans le cas de cryptage simple, cryptage par substitution... Mais il ne semblerait pas que cela soit le cas. »


Je pris mon menton entre deux de mes doigts, me plongeant dans mes souvenirs et mes cours enseignés par mon défunt maitre... Puis je repris:

« Il existe également une certaine similitude avec le codage dit sémaphore. Mais certaines des informations semblent incohérentes ou modifiées, peut-être ont ils utiliser un double cryptage... »


« Mais ce qui est étonnant, c'est que toutes les parties de cette pièce ne se réfèrent pas au même principe de cryptage, ainsi, chacune à sa propre clef a découvrir... Autant dire que c'est un travail de longue haleine...
Mais, je dois avouer que mes enseignements concernant les langages cryptés ne sont pas excellente... »

Publié le 25/08/2019 à 12h25

Chakra bleu

Azukiyo écoutait l'anecdote de son camarade de mission. Ce dernier avait plus d'entrain et d'amusement que le chef d'escouade pour qui toute cette mise en scène n'était que des simagrées. Il baladait sa torche à mesure que le gamin s'extasiait sur une similitude entre deux signes mais hormis quelques comparaisons trouvées, aucun des deux n'avaient de véritables réponses face à cette symbologie. Le shinobi passa une main sur quelques symboles gravés dans les murs et longeait lentement ces derniers. A un moment donné il stoppa net son avancée et regarda fixement les pierres devant lesquelles il se tenait et agita la torche nerveusement. Un coup à droite, un coup à gauche.

« Hé, regarde-ça. »


Il recommença le même manège devant les yeux de Tomohiko.

« Tu ne remarques rien ? »


Le plus jeune des deux pouvait alors voir qu'une fissure entre deux pierres semblait aspirer la légère fumée engendrée par le katon. C'était le signe flagrant d'un appel d'air à travers la fissure, souvent synonyme d'un passage dissimulé. Azukiyo s'empressait de parcourir le mur concerné par sa main libre, tandis que sa prothèse tenait la torche. Un symbole parmis les autres semblait plus en relief que ceux l'entourant, alors le shinobi appuya fortement dessus et un son loin d'être anodin se produisit, comme un clap suivit d'un grondement sourd. Les deux ninjas pouvaient à présent pousser le mur qui s'était légèrement déplacé pour donner accès à une nouvelle salle.

Publié le 28/08/2019 à 19h15

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Une porte dissimulée c'était ouvert. Derrière celle-ci existait une vaste pièce, mais le plus intrigant n'était pas tant de savoir comment un tel mécanisme pouvait avoir été mis en place, mais pourquoi une dizaine de cadavres étaient jonchés au sol. Il n'y avait pas grand-chose à dire sur ces macchabées puisque cela faisait fort longtemps qu'il ne respirait plus. Seuls les ossements avait survécu et certains katanas à la lame rouillés. En plein centre de cette fameuse pièce se trouvait ce qui semblait être un cercueil dont la dalle avait été bougé.

« Il semblerait que nous venons de découvrir un caveau... »


Curieux, nous avons pénétré dans ce lieu, surveillant attentivement où nous mettions les pieds afin de ne pas subir le même sort que ces pauvres explorateurs qui étaient désormais morts. Je m'approchai du cercueil, sans pour autant toucher à quoi que ce soit. Et je n'eus le temps que de voir un corps momifié avant d'entendre un bruit sourd résonné dans la pièce. La porte venait de se refermer... Je lançai un coup d'oeil aux alentours et conclu qu'il n'existait visiblement aucune autre sortis, sauf si celle-ci se montrait dissimulée comme la première porte.

« Je pense que l'on vient de découvrir comment son mort ces pauvres gens... »


En réalité je me trompais, je ne le savais pas encore. Et je l'eu comprit qu'au moment ou de l'eau commença a remonter au travers des plaques qui arborait le sol.

« Visiblement, je me suis trompé... Ils sont mort noyés ! »


Bien que nous étions dans une situation qui allait rapidement se montrer critique, j'avais réussi à garder mon calme.

Publié le 01/09/2019 à 17h48

Chakra bleu

Les deux konohajins s'immiscèrent dans l'alcôve secrète. A ce moment là le premier contact fut avec l'odeur pestilentielle qui embaumait la pièce. Il fallait dire qu'avec tous ces cadavres, ça remontait plus sec qu'une chambre d'ado. L'écharpe qui servait, à Azukiyo, précédement de protection contre le sable allait donc être aussi utilisées pour atténuer l'odeur de cette salle aux allures morbides. Le shinobi avançait prudemment, à l'instar de Tomohiko, balançant sa torche de gauche à droite pour leur simplifier la vision d'horreur. Sympa non ?

Autre chose charmante était le craquement que faisait les nombreux ossements sous chacun de leur pas, et qui résonnait comme unique son dans la chambre mortuaire. Enfin, unique jusqu'à ce qu'un grondement sourd ne le remplace soudainement. Le premier réflexe de l'homme expérimenté a été de se tourner vers Tomohiko, pestant déjà contre lui d'avoir touché à quelque chose. Il revint toutefois sur son jugement lorsqu'il remarqua que ce dernier n'avait semblait-il rien touché.

Un soupire de soulagement plus tard il allait pour retourner à l'exploration de son côté de la pièce lorsqu'une sensation étrange parcourut ses pieds. C'était froid ... et humide. De l'eau ! Bordel qu'est-ce que foutait de l'eau dans un temple en plein désert !? Et en telle quantité !? Azukiyo s'agita pour dans un premier temps localiser les embouchures d'où sortait le liquide.

« Merde ! Merde ! Merde ! »


Réfléchit Az, bordel Réfléchit.
L'homme remarqua six fentes de la largeur d'une meurtrière et par lesquelles s'échappaient l'eau de manière continue. A ce rythme ils allaient finir dans le même état que ces morts. Et ça il en était hors de question, il ne pouvait pas mourir maintenant, il devait encore rendre la monnaie de sa pièce à cet enfoiré d'Uzumaki et clouer le bec à son Hokage de neveux.

« Tomohiko, as-tu une technique pour boucher les extrémités ou au moins ralentir la progression de la montée de l'eau ? Il nous faut gagner un maximum de temps. »


Azukiyo empoigna un des cadavres nauséabonds et le plaça sur un des cerceuils de pierre. Il enfonça brutalement la torche dans le torax du mort, permettant ainsi à la lueur d'éclairer le tombeau dans sa globalité.

« Toi tiens-moi ça. »


Il retourna ensuite sur ses pas et commença à chercher si la porte close derrière eux ne possédaient pas un autre système d'ouverture. Les ingénieurs qui avaient créé cet endroit sinistre et élaboré ce piège infâme avaient forcément dû sortir à un moment donné ; même après que les défunts ait été portés. Pour le shinobi il existait donc logiquement une sortie de secours.

Publié le 09/09/2019 à 18h04