Frère de sang - Trahison
[an 5]

Chakra bleu

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Les événements étaient encore très récent. Dans une surprise générale, une attaque, un génocide de certains Uzumaki envers les Chikara... Une haine qui s'était profilée au fil des années devant laquelle tout le monde s'était tût. Les investigateurs n'étaient autres que Gekido Uzumaki, l'ancien Hokage, et sa très proche soupçonnée bien-aimée Kazami Uzumaki. Les deux représentaient jusqu'alors la fine fleur du village, tant leur investissement avait été présent durant les dernières années. L'acte se faisait d'autant plus impardonnable qu'il émanait de la haute sphère du village. Un Kage qui se précipite sur un massacre de guerre civile... Cet homme qui s'était battu pendant tant d'année pour son image, pour que le village reconnaisse son nom des années après sa mort, avait précipité la chute de son renom dans le déclin le plus total. Désormais, il serait considéré comme le pire Hokage de l'histoire, un Kage dont les livres parlerais en mal, et représenteraient un exemple à éviter. L'autre, celle qui l'accompagnait, avait failli à son rôle de ninja médecin, et avait fini par rompre avec le serment de tout soigneur. Elle s'était laissée porter par une ivresse mordante de haine, et s'était permise de juger du droit sur la vie.
C'était la gorge nouée que Seijuro avait décidé de se rendre auprès de Uzumaki Taram, l'une des Uzumaki ayant fait office de front d'opposition à Gekido et Kazami lorsque le massacre éclata. Elle était à la tête de la section Eda, et était la supérieure directe de Keisan, son vieil ami et compère. Il fallait qu'il rentre en contact avec, un détail le taraudait, un détail d'importance.

Il arriva ainsi devant les portes du village, proche du bâtiment d'exerce de la police. Il salua les gardes à l'entrée du bâtiment avant de pénétrer à l'intérieur. Il savait que la raison de sa visite pourrait potentiellement amener à un nouveau conflit. Les membres du village étaient à cran, la situation peinait à connaître une véritable accalmie. Mais la démarche était importante, de plus rencontrer une Uzumaki au pouvoir, ayant fait preuve de pugnacité par rapport à ces confrères traîtres semblait être un point d'amorce pour la suite.
Seijuro avait prit la résolution de se montrer plus actif, plus réactif. Les Kitto avaient pris leur décision de quitter le village, devenu trop hostile... Lui, quelque peu à l'écart de la majorité d'entre eux, s'était convaincu que la fuite était le pire des choix à envisager. C'était justement ce genre de pacifisme exacerbé qui avait mené à laisser s'instaurer une haine envers les deux clans majoritaires du village.

« Kitto Seijuro...
J'aurais souhaité parlé à Uzumaki Taram. Dites-lui que c'est important, et qu'en vue de la situation, je sollicite son avis... »


Quel genre d'individu serait Taram ? Il était fatigué, mais il lui faudrait trouver les mots, mais surtout, aborder ce sujet... Car dans le village, une menace potentielle planait. Le village n'était peut-être pas véritablement tiré de son cauchemar.

Publié le 23/10/2017 à 01h51

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Taram laissait souvent la porte de son bureau entrouverte lorsqu'elle n'était pas en entrevue. La déclaration du Kitto ne pu lui échapper, et sans attendre le déplacement d'un collègue, elle se précipita dans le hall pour se présenter devant Seijuro. Le shinobi s'était exprimé d'un ton grave, c'est pourquoi Taram craignait le pire, sans oser se l'imaginer...

« Bonjour Seijuro.
Dis-moi, que se passe-t-il ? »


Sa voix traduisait une certaine impatience. Elle tenait son blouson dans une main, prête à quitter le poste dans la seconde, si la situation l'exigeait. Taram s'était toujours montrée très impliquée dans son rôle, et elle se révélait d'autant plus rigoureuse depuis le tragique incident. C'était le signe qu'elle ne pouvait pardonner son manque d'anticipation cette fameuse nuit...

______________
HRP : Désolée pour ce post très court, Taram manquait un peu d'infos pour rebondir. J'essayerai de faire mieux la prochaine fois.

Publié le 25/10/2017 à 22h56

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Étonnement Seijuro n'eut pas besoin de rejoindre le bureau de la chef de la section de police car cette dernière se précipita d'elle-même pour venir aux informations. Elle semblait avoir entendu la requête du shinobi, son visage laissait transparaître une certaine souciance quant à cette venue. Il en résultait probablement du fait de son poste actuel, suscitant une responsabilité par rapport aux événements tout juste passés. Il était aussi supposable d'imaginer une sensibilité oscillant à l'excès, les dernières semaines n'avaient été de repos pour aucun des habitants de Konoha, et encore moins pour les responsables dignitaires du village.
C'était une Uzumaki, et pourtant sa légitimité au sein du village ne devait en aucun cas être remise en doute. Ce fameux soir du complot, elle n'avait pas hésité à aller au front afin de défendre les villageois d'un autre clan. Les événements avaient favorisé la confiance en ce personnage que Seijuro ne connaissait pourtant que très peu. Son air légèrement affolé démontrait une implication irréfutable. Il pouvait lui parler en toute confiance, mais la confidence n'était pas propice en ces lieux.

« Pourrions-nous trouver un peu plus de calme dans votre bureau Taram-san ? Je crains que le brouhaha latent ne nous permettent pas d'échanger audiblement quelques mots. Et j'aurais préféré une discussion... Disons plus isolée. »


Le sujet de sa venue aurait pu susciter des réactions injustifiées et non nécessaires. La démarche n'avait pas pour but d'alarmer tous les occupants des lieux, mais au contraire de prendre avis sur un sujet qui ne semblait pas avoir été abordé. Uzumaki, Chikara, Kitto... Tout semblait bien différent désormais. Les personnes envers lesquelles les confidences étaient possibles, n'étaient pas très nombreuses. Seijuro nécessitait le consentement d'une autorité du village. Qui parmi ceux ? L'avis d'un Chikara aurait pu être faussé par des sentiments persistants post-traumatiques. Parmi les Kitto, Shinji avait perdu sa crédibilité aux yeux du grand brun, Keisan quant à lui semblait introuvable ces derniers temps. Ne restait que les Uzumaki, et au sein de ces derniers, seule Taram semblait convenir à un raisonnement de bonne estime et sans conflit d'intérêt.

« Votre bureau semblerait suffisant, mais une ballade à l'extérieure me conviendrait tout autant. »


Seijuro avait remarqué que sa camarade avait pris soin d'emporter son blouson. Était-elle attendue autre part ? En le supposant, Seijuro s'était mis à imaginer que le trajet jusqu'à sa prochaine direction serait suffisant pour aborder le questionnement qu'il était venu mettre en avant. S'approchant légèrement de l'oreille de son interlocutrice, il tenta de garder une conduite cordiale et courtoise. Chuchotant à bas bruit d'un son à peine audible, de sorte à ce que le bruit de fond suffise à masquer à l'écoute de tous les prochains mots :

« Je suis venu au sujet de Uzumaki Shimazu, le frère aîné de Kazami. »

Publié le 06/11/2017 à 13h12

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Taram fut surprise de voir son homologue s'avancer vers elle. Il était si proche... Que faisait-il ? Elle se sentait troublée mais faisait son possible pour ne laisser rien paraître. Elle essayait de raisonner ses pensées paranoïaques ; Ça ne serait pas ici qu'on s'en prendrait à elle, ce serait insensé... Trop de regards sur elle. Trop d'aide à sa disposition. Bien qu'elle n'appréciait guère la proximité établie par le shinobi, elle s'efforçait de rester immobile. Elle aurait eu envie de l'arrêter avant qu'il ne s'avance davantage, mais elle avait conscience qu'instaurer des barrières maintenant rendrait plus difficiles les confidences. Elle garda la tête droite et le regard fixe, bien que Seijuro se soit décalé pour venir lui parler à l'oreille. Lorsqu'elle entendit ses mots, ses préoccupations changèrent. Qu'avait pu faire Shimazu ? Avait-il déserté ? Etait-il rentré en contact avec sa soeur ? Elle ne pouvait le maintenir sous surveillance éternellement et plus le temps passait, plus il recouvrait ses libertés. Seijuro allait-il lui apporter un élément déterminant ?

« Tu attises ma curiosité Seijuro. Je t'en prie, suis-moi. »


Elle fit signe à ses collègues qu'il n'y avait pas de raison de s'affoler, puis elle guida l'homme jusqu'à son bureau. Elle referma la porte derrière eux puis se tourna un instant vers le shinobi.

« Ici tu peux parler sans crainte Seijuro. »


La pièce, aveugle, était plus étroite que ce que les gens pouvaient s'imaginer. Il y avait un grand bureau au fond de la salle, entouré de plusieurs chaises, et des étagères pleines de paperasse tapissaient les murs. Au regard de la scène, beaucoup diraient de Taram qu'elle est une personne négligente, mais il serait plus vraisemblable de parler d'une organisation bien à elle. A moins qu'une personne ne soit venue fouiller dans ses affaires, elle retrouvait sans mal les dossiers dont elle avait besoin.

Elle marcha jusqu'à son bureau, ferma le dossier qu'elle avait laissé ouvert quelques instants plus tôt et s'installa sur une chaise. Elle l'invita à en faire de même. Chacun d'un côté du bureau, Seijuro serait bien obligé de respecter sa zone de confort. Cette pensée la fit sourire intérieurement, entre-temps, elle avait retrouver sa lucidité et s'était convaincue qu'elle n'avait pas grand chose à craindre de lui. C'était, semblait-il, un ninja tout à fait honorable. Toutefois, elle trouvait plus approprié de maintenir une certaine distance.

Elle le laissait maintenant chercher ses mots, le mystère de sa venue ne tarderait plus à prendre fin.

Publié le 06/11/2017 à 21h05

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Taram resta immobile lorsque Seijuro s’approcha d’elle, une immobilité trop tonique pour ne pas laisser transparaître un sentiment de gêne. Son visage semblait tenter de masquer l’inconfort que sa posture trahissait. Elle était restée parfaitement statique, avec le regard porté par-dessus l’épaule de celui qui était venu la démarcher ce jour. Le rapprochement attira quelques curiosités, des regards suspicieux. Le ressenti de cet instant amorça une complexité interactionnelle entre les deux protagonistes. Seijuro recula d’un pas tandis que la jeune femme rousse lui indiqua de la suivre jusqu’à son bureau. Pourquoi avait-elle pris son blouson si finalement elle s’orientait à proposer un cadre moins aéré ? Probablement par anticipation. Délaissant et dévoilant quelques indices sur la personnalité de la jeune kunoichi, le Kitto s’exécuta et la suivit sans ajouter de mot. Les regards qu’il croisa à ce moment-là étaient ceux de tous ces hommes qui dévisageaient désormais le shinobi. Qu’était-ce donc que cette émanation hostile ?
La jalousie… Un sentiment subtil qui s’acharne à envenimer les pensées et à envenimer la clairvoyance de celui qui la ressent. Un sentiment condamnatoire qui oriente le sujet vers des délires interprétatifs du moindre fait inhabituel, poussant ainsi à la construction aberrante d’hypothèses agressives. Il en était là, sujet à la jalousie vraisemblable de tous ces hommes qui devaient éprouver un sentiment d’affection envers Taram.

Il était une vérité qui se cachait derrière tout cela. Taram était une jeune femme, à la beauté incontestable, et déversant à celui qui la contemplait, une multitude de charmes auxquels il est difficile de résister. Seijuro en était conscient, mais il n’était pas ce genre d’homme, celui-là même qui se supplie de désirs. Il était venu dans un but précis, et aucun charme, aussi naturel soit-il, ne pourrait l’en détourner. Les deux shinobis arrivèrent finalement dans le bureau, où Taram confia la confidentialité assurée de la pièce. C’était une bonne chose.
Elle travaillait donc dans cet endroit, qui était le centre absolu du département de la police. Une pièce sombre et étriquée, décrivant à la perfection la manière dont les enquêtes devaient être menées. Un amas de papiers en tout genre, quelques dossiers saupoudrés de poussières, une organisation singulière menant à la corrélation d’un esprit incompréhensible et d’un esprit de génie. Aurait-elle pu être une bonne partenaire d’échecs ?

La jolie rousse s’installa sur une chaise, et d’un geste simple, invita le Kitto à prendre place sur un fauteuil de l’autre côté du bureau. Il était désormais temps pour ce dernier de dévoiler l’objet de sa visite. Prenant le temps d’une réflexion portée aux mots qu’il s’apprêtait à utiliser, le shinobi soupira avant de se pencher légèrement en avant. Il soutenait le poids de sa tête, par le revers de ses mains, qui s’entremêlaient parfaitement.

« Taram-san, veuillez me pardonner de débarquer dans vos locaux de cette manière à l’improviste. Le sujet que je viens aborder ce jour est à titre personnel, et uniquement personnel. »


Seijuro prenait le temps de poser ses mots. Il ne voulait en aucun cas donner l'impression d'une démarche irréfléchie, portée par la précipitation d'une angoisse.

« Shimazu Uzumaki, frère aîné de Kazami Uzumaki… Je sais que l’on ne peut reporter à la fraternité la folie d’une seule personne, mais pour autant, je ne peux m’empêcher de suspecter l’homme d’avoir joué un rôle dans toute cette hystérie. Comment l’aîné d’une fratrie peut-il ne pas être informé d’un tel plan d’action ? Nombreux sont les fautifs, mais à la différence de l’amour, le lien qui unit Kazami et Shimazu est autrement plus important...

Une enquête a-t-elle été effectuée auprès de cet homme ? A quel degré de fiabilité peut-on laisser la personne la plus apparentée à la plus ignoble des traîtresses, voguer en paix dans les ruelles de Konoha ? Aussi difficiles que puissent-être les accusations, le village ne doit se promettre d’aucune souffrance supplémentaire, induite au manque de prévention. Vous le savez plus que quiconque Taram… Mais la situation du village est périlleuse… Je vois en cet homme un danger… Le danger latent d’une mission portée à l’échec... »


Il reprit son souffle, avant de poursuivre d'un ton plus sombre.

« Une mission qui pourrait se vouloir d'être accomplie… »

Publié le 25/11/2017 à 20h07

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Si Taram se sentait responsable des événements survenus, elle n'appréciait guère le ton employé par le shinobi face à elle. Il lui renvoyait ses erreurs à la figure, touchant ainsi sa corde sensible. Elle n'osait pas contrer les piques qui venaient de lui être lancées, toutefois ce genre de paroles la touchaient profondément. Il y avait certainement beaucoup de bêtise dans sa réflexion et dans ses regrets, elle n'aurait probablement pas pu renverser la situation à elle seule... D'autant qu'elle ne détenait plus la confiance de son kage depuis déjà bien longtemps, elle avait été évincée de la sphère politique et probablement qu'on lui avait caché bien d'autres choses... Il aurait fallut agir en amont. Il aurait fallut que Gekido soit mieux conseillé. Que les gens autour de lui trouve la force de le contredire dans des choix si déraisonnés. C'était vraisemblablement Kazami qui l'avait fait mettre de côté en prenant du galon. Les deux jeunes femmes ne s'entendaient guère... Pourtant, sa première impression sur la jeune médecin s'était avérée positive, c'était une recrue plus que prometteuse. Gekido semblait lui aussi être une bonne personne... Mais leur association avait été un véritable poison pour le village. Kazami avait elle joué un rôle pour se rapprocher de son kage et mieux le manipuler par la suite ? L'avait-elle séduit ? Gekido s'était-il noyé dans la haine du démon qui l'habitait ou bien était-ce Kazami qui tirait les ficelles ? Dur à dire dans la mesure où Taram avait dû se contenter d'observer les choses de loin dès leurs premiers rapprochements...

Le discours de l'homme qui se tenait devant elle était plein de rancœur. Il venait en quête d'informations au sujet de Shimazu, mais son opinion était d'ores et déjà tranchée et plus que perceptible. Taram voulait lui laisser la possibilité de s'exprimer tout en l'orientant vers des perspectives beaucoup plus positives. Elle faisait tout son possible pour maintenir un climat calme et tenter d'apaiser le Kitto.

« Seijuro-san, j'ai l'impression que vous ne me dites pas tout, venez-en aux faits je vous en prie. Avez-vous un chef d'accusation à l'encontre de Shimazu ? Avez-vous remarqué un comportement suspect ? Le jeune garçon a été interrogé et surveillé de près pendant des mois. Il a eu une vie très différente de sa sœur, il avait été vendu comme esclave et n'est revenu à Konoha que récemment. Il ne possède pas un tempérament belliqueux, c'est quelqu'un qui semble très calme. Je ne dirais pas qu'il est apaisé, c'était l'aîné de la fratrie et je pense qu'il s'en veut sincèrement pour les positions radicales de sa sœur. Je ne perçois pas de haine en lui, seulement une immense tristesse... Je pense qu'il observe beaucoup ses semblables et que la haine des uns envers les autres lui cause beaucoup de peine... Lorsqu'on le regarde dans les yeux, on pourrait croire que le poids du monde repose sur ses épaules... Il sourit souvent, mais je pense que c'est un masque... »


Cherchant à proposer une solution complaisante et encline à convaincre le jeune homme, elle ajoutait :

« La meilleure manière de vous forger une opinion serait peut-être de vous entretenir avec lui, qu'en dites-vous ? Il faudra tout de même éviter de lui claquer à la figure le crime organisée par sa cadette, ce serait bien mauvaise introduction. Et puis, il reste son grand-frère, il aurait certainement envie de lui mettre une claque sur les fesses pour lui faire comprendre que c'était mal, mais il l'aime encore sans aucun doute. »


Elle laissa alors planer un certain silence. Sa dernière phrase était pleine de légèreté, mais il ne fallait pas être un génie pour comprendre que les événements l'avaient affectés au même titre que tous les habitants du village - si ce n'est davantage encore...

« Je ne vous cache pas que depuis quelques semaines, nous avons relâché notre surveillance, sans l'abandonner totalement. Je pense qu'on ne peut pas lui inculper les fautes de sa sœur et j'estime qu'il a le droit de reconstruire sa vie. Ou du mois, d'essayer.... »


Avant qu'il ne parte, elle voulait tout de même lui faire comprendre qu'elle ne prenait pas les choses à la légère et qu'elle prendrait en considération le moindre indice. C'était aussi une manière d'exprimer que l'aide de tout un chacun pouvait s'avérer utile.

« Toutefois... Si certains détails retenaient votre attention, je vous saurais gré de m'en informer Seijuro-san. On n'est jamais trop prudent. D'autant que cet homme possède certaines capacités lui permettant de repérer facilement quiconque essaye de le suivre... Il aurait éventuellement pu nous duper. A l'intérieur du village, il est aisé de rester discret, mais à l'extérieur nos hommes deviennent vite suspect pour tout homme attentif qui cherche à se cacher de certaines choses... »

Publié le 14/01/2018 à 22h59

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Sous la lueur d'une pensée, une obsession ne cessait de prospérer, hantant lentement chaque image qui se construisait, qui se reconstruisait, suite à l'anéantissement psychologique. L'homme n'était pas venu pour l'empathie d'une rencontre, d'un bon esprit ou d'un échange mélodieux. L'harmonie ne se trouverait que dans le dérangement des esprits, dans l'approfondissement d'une blessure et des scissures d'une entaille dont les plaies ne s'étaient soumis à aucun onguent suffisant. Il n'était pas question pour lui de prêcher la miséricorde et la sympathie, alors que son esprit véritable peinait à trouver le réconfort d'une accalmie. Les douleurs meurtrières s'amorçaient sur la culpabilité dont il se rendait coupable dans une exagération malsaine. Reportant le poids des vices et des crimes à l'inaction la plus complète, à un éthylisme devenu trop chronique épousant l'assertion d'un pseudo-pacifisme clanique, à l'oppression cinglante d'une peur qui s'était installée depuis de nombreuses années. L'esprit de l'homme était troublé par de nombreux éléments de confusions, mêlant l'anxiété d'un passé inacceptable à un présent dont l'horreur s'était imposée en maîtresse incontrôlable... Les mots fusaient pour témoigner d'une irrépressible volonté d'action, d'intervenir à posteriori pour tenter de combler tout ce qui semblait avoir fait défaut. Le travail n'était pas celui d'un seul homme, mais à chaque pensée se voue le culte d'une conviction... La conviction de Seijuro se conjuguait à l'impuissance, à l'incapacité de défaire les événements... Mais le temps n'a aucun maître, il est une notion que les hommes subissent sans possible mesure. Seule l'acceptation et la composition en permettent le meilleur usage. Quelle en était cette difficulté en ces instants...

Taram semblait proposer des mots visant à apaiser l'esprit du Kitto... Son devoir était source de culpabilité encore plus prononcée, d'un cisaillement plus marqué, son appartenance au clan Uzumaki devait être une contrainte additionnelle. Comment raisonnait-elle ? Se souhaitait-elle clémente envers les rescapés d'un clan dont les dérives ont marqué à jamais l'éclat lunaire du village de la feuille ? Se sentirait-elle injuste ou infidèle en se montrant plus agressive dans les accusations ? Quelles étaient devenues les limites d'un village prônant une tolérance qui s'était avérée être son propre talon d'Achille ? Un drame n'était-il pas suffisant pour encrer dans les esprits la réalité des crimes commis, la réalité de l'horreur de l'esprit humain, la réalité d'une indignité de la condition humaine telle qu'on se la propose ? Que fallait-il pour que le village cesse de se cacher derrière des prétextes afin de tolérer des situations compromettantes ? Le sang de la pire criminelle, de la pire traîtresse était au sein du village, et qu'avait-il subi ? Des interrogatoires... Des surveillances... Le crime autorisait-il réellement l'exploitation de méthodes plus brutales, moins pardonnables ?
Le Kitto fixait froidement la jeune femme qui semblait amorcer la fin de la discussion, se proposant une rencontre ultérieure, dans la mesure d'intérêt, d'interrogations fondées sur des preuves. L'amertume de ce constat froissa le futur Jônin. Faudrait-il que Shimazu Uzumaki se rende coupable, à son tour, d'un crime dédié à la haine d'une partie humaine, à la volonté d'extermination d'un peuple pour être mis derrière les barreaux ? Et encore, le serait-il réellement ? Après tout, Kazami et Gekido étaient parvenus à s'enfuir...

« Kazami n’était-elle pas elle-même l’expression caractérisée de la confiance donnée aveuglément ? »


Le regard de Seijuro exprimait désormais une sévérité, une froideur inexorable. Le ton que sa voix avait prit était aussi obscure que les pensées qui lui traversaient l’esprit à ce moment-là. Taram s’était proposée de l’accueillir, aimablement, mais c’était peut-être cet excès de sérénité qui exacerba les mauvaises pensées du Kitto. Cette femme, portait l’estime du shinobi… Et pourtant, il ne pouvait s’empêcher d’exprimer le mépris à travers une position qui se soumettait à la pensée de bonnes mœurs, d’une éthique peut-être trop lisse, trop plate, d’une éthique qu’il aurait peut-être pour une fois fallu bafouer.

« Ne devons-nous pas pleurer suffisamment d’âmes en peine ? N’avons-nous pas subi suffisamment de préjudices alloués à l’excès de confiance ? Combien d’entre nous sont tombés ce soir-là ? Combien de mari, combien d’épouse, combien de fils, combien de fille ? Sous quel prétexte pouvez-vous aussi aisément fermer les yeux ?
J’imagine qu’il n’est pas judicieux de vous porter à faux, Taram-san, comme il est difficile pour quelqu’un d’aussi extérieur que moi, de comprendre la quantité pharaonique de tâches à effectuer, des responsabilités que votre rôle requière... Et je suppose que le village impose des directives qui nous expose, tous, à une récidive tragique.
Mais réussissez-vous réellement à vous contenter d'un résultat comme celui-là ? Je ne souhaite inculper aucun d'entre nous, mais je ne peux mentir sous la volonté d'accorder une confiance mensongère. Que ferions-nous si Shimazu demeurait être un traître ? »


Tournant les talons, s’apprêtant à quitter les lieux.

« Cependant, je vais suivre vos conseils j’imagine. Partir à la rencontre de cet homme et m’en tirer un avis personnel. Mais, comme vous le dites, les apparences sont trompeuses et les mascarades ô combien trop faciles à revêtir pour celui qui le souhaite. Je ne me juge pas de qualité suffisante à cela. »


Etait-ce un reproche ? Etait-ce plutôt le ressenti réel du Kitto ?
Il ne savait que trop bien que tous les membres de cette escouade étaient bien plus doués pour enquêter qu’il ne le serait jamais. Mais la bêtise de laisser un homme dangereux par l’expression d’une folie potentiellement héréditaire, sans surveillance, ne lui serait pas tolérable.
Restant de dos, sans pour autant avoir effectué un pas supplémentaire, le Kitto ajouta quelques remerciements, à sa manière.

« J’aimerais soumettre l’idée d’une traque, cherchant à retrouver notre ancien Hokage ainsi que sa comparse. Pourrais-je compter sur vos connaissances pour m’aiguiller dans la formation de cette escouade ? »

Publié le 22/01/2018 à 18h52

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