Prévention Interrogative

Année 9
Chakra bleu

A l’entrée de la prison, le garde Uzumaki et Kitto voyait s’approcher la silhouette d’un homme réputé dans les services de protection de Konoha. Keisan. Il avait entretenu d'excellentes relations, avec l’ancien chef de la section Rutô et de l’Eda, Shinji et Taram. Il était étrange, pour qui connaissait personnellement le barbu, de voir que les personnes qu’il appréciait gravissait la hiérarchie du village. Présentant la permission de l’Hokage, les deux gardes s’écartaient, le laissant s’engouffrer dans les geôles. Au premier gardien Uzumaki croisé, l’enquêteur demandait :

« Bonjour. Vous pouvez m’apporter les rapports d’interrogatoires d’Uzumaki Kazami ? »


D’un hochement de tête, l’archiviste de la prison fouillait dans la nomenclature de ses dossiers. La discussion menée par le borgne, agrémentait la recherche du geôlier, ainsi que sa journée. Assez rapidement, l’enquêteur déviait sur ses compétences de sceau, et pour cause, il souhaitait qu’il l’accompagne durant l’interrogatoire. Dubitatif, Keisan le convainquait, partageant avec lui ses soupçons : un Fuinjutsu dissimulé sur le corps de la désertrice génocidaire. Le dossier lui était tendu. Dans le silence, il parcourait les informations. Quelques minutes plus tard, il demandait une salle, dans laquelle se trouverait Kazami. Composant quelques mudras, il activait sa pupille derrière son cache-oeil, tout en le gardant clos. L’ex-régent entrait. La porte se fermait. Un applaudissement, saccadée et lent venait accueillir la fugitive. L’entrechoc des deux mains décèlerait, se faisant plus rare, plus gênant.

« A croire que vous n’avez jamais lu mes rapports. »


La mission officieuse que l’ancienne bras-droit de Konoha lui avait confié, consistait à prendre la température du clan Chikara, juste avant la tentative de génocide. A moins qu’il ne s’agissait que d’un moyen d’avoir détourné son regard, sur ce qui se passait réellement. C’en était plaisant de la voir privée de tout pouvoir. La rousse et le barbu avaient un rapport belliqueux, parental et de non-dit. Le dossier cacheté claquait sur la table. Le chef du clan Kitto lui faisait ainsi comprendre qu’il possédait tout ce qu’il y avait à savoir.

« Déshabillez-vous. »


Il connaissait déjà sa réaction.

« Mesures particulières. Gardez les sous-vêtements et faites le vous-même, ne me faites pas appeler des gardes. Souhaitez-vous avouer quelque chose qui ne figure pas dans ces dossiers ? Que vous auriez oublié ?.. Et ne prétendez pas ne pas en connaître son contenu. »


Il se plaçait devant l’Uzumaki, semblant examiner l'ensemble de son corps. Il appelait à certaines présentations, comme dos, cou, plante des pieds. Des zones dissimulées, à la recherche d’un sceau. Il réitérerait, cette fois-ci, cache-œil en moins, arborant une cicatrice, et un œil mauve unique. Si un sceau invisible avait résisté jusqu’ici, il n’en était plus rien. Le quadragénaire avait vouvoyé Kazami. Une attitude commune sur lesquels les deux ninja s’étaient mis d’accord après leur querelle. Le passé du mercenaire se ravivait dans ces situations. Un respect, même à quelqu’un qui méritait la mort ou la subissait. Pour Keisan, Kazami allait mourir.

« Vous pouvez reformer le Sceau des Prisonniers. »


En regardant le garde.

Publié le 16/07/2020 à 18h51

Chakra rouge

Sans broncher, la femme s'exécuta et prit soin d'accomplir chaque geste exigé. Une fois de nouveau prisonnière, elle réagit :

« Vous semblez toujours aussi appliqué que par le passé. »

Une courte phrase pour signifier un certain mécontentement vis à vis des mesures prises par le vieux Kitto. Était-il sénile ? Kazami ne cachait rien et si tel était le cas, Gekido serait déjà présent. Kazami ne bougeait pas, son corps entier était immobilisé par le puissant sceau d'emprisonnement. Inutile de se plaindre des conditions, le Kitto ne l'aiderait pas à ce sujet. Malgré tout, la Uzumaki était réconfortée, cet homme était encore présent, Konoha n'était donc pas encore intégralement corrompu par les manières irréfléchies de la part de l'actuel Hokage Uzumaki.

« Que souhaitez-vous ? Que je vous informe d'une quelconque information ? Je ne suis pas certain de ma propre mémoire. Où étiez-vous à mon arrivée ? Votre travail aurait pu permettre de décharger celui de mon frère. »

Kazami n'était pas du genre à se cacher par des mots, Keisan agissait trop tard. Shimazu était dorénavant trop impliqué et il comprendrait tôt ou tard que Uzumaki Kimino abusait de son pouvoir. Son frère n'accepterait pas cela... Le Kitto aurait dû empêcher tout cela.

« Malgré tout, je dois vous avouer que je suis étonnement moins gêné par votre présence que par celle de mon ancien élève... Douce ironie, ne trouvez-vous pas ? »

Publié le 17/07/2020 à 01h44

Chakra bleu

« Au départ, vous ne l’avez pas vu, abusée par les apparences. Nous n’avons tout simplement pas la même philosophie. »


La criminelle lui avait sûrement fait une réplique ironique dont elle avait les secrets. Cela faisait longtemps que la susceptibilité et l’égo du quadragénaire n’avait pas été effleuré par une critique déguisée. La dernière fois, c’était d’ailleurs Kazami.

« Il faut bien que la jeunesse se fasse aux interrogatoires, même si votre cas est.. particulier. »


Une vérité en demie-teinte, dissimulant que l’information de la capture de Kazami avait tentée d’être gardé secrète, ou du moins, temporisée par un groupe restreint. La communication n’était pas encore au point malgré l’unité de la Feuille, qui vacillait ces derniers temps mais ne rompait pas. Le Kitto s’en assurait. L’ancien régent avait carte blanche. Il était libre de ses mouvements, et il souhaitait réduire les effectifs ennemi afin d’amoindrir les pertes Konohajins. Si le village craignait la défaite, l’ex-mercenaire était plus terre à terre, l’expérience du monde extérieur l’aidait. Il devait connaître le niveau de menace, afin de mener des opérations adaptées. Et pour cela, il avait besoin d’informations, qui jusqu’ici, n’avaient pas été entièrement données.

« Bien, maintenant que je suis assuré que nous ne soyons pas écouté à distance, que vous ne serviez pas de point de téléportation ou que sais-je encore, nous pouvons commencer. Le mercenaire Mitsuna, nom, description physique. Vous avez mentionné une récompense, quelle est sa nature ? Je doute que vous ayiez accepté sans la connaître d’avance, nous recouperons les informations avec les équipes envoyées. Le clan qui vous a mandaté et qui est sorti vainqueur est-il désormais un soutiens de Gekido ? De nombreux mercenaires semblent le suivrent. Y-a-t-il un représentant parmis eux qui les dirigent, à qui je pourrais, disons, parler ? D’autres soutiens qui auraient été omis ? »


Toutes ses questions, sans exceptions, étaient dirigées vers un but visible : le danger. Elle était l’une des rares personnes à connaître que le milieu du mercenariat n’était pas étranger au borgne. Le Kitto n’avait pas grande connaissance sur les nombreuses applications qu’un Fuinjutsu du clan Uzumaki pouvait avoir. C’en était visible à la méfiance perceptible entre les actes qui avaient précédés et ses paroles de l’instant. Ses pensées n’y échappaient pas. Rage inconnue. Inconnue. Ce mot dans le rapport titillait l’esprit de l’enquêteur. Il se doutait depuis longtemps déjà, lorsqu’il exécutait ses rondes au seins du villages de Konoha. La nuit, des cris s’échappaient du quartier Uzumaki.

A l’époque, il avait questionné l’origine de ces hurlements en ayant reçu la mission officieuse de Kazami. Son interrogation avait été laissé en suspens, sans réponse. L’énigme l’avait taraudée. Les cris avaient cessés après la tentative de génocide. Le responsable de ce tapage nocturne, victime d’insomnie, était mort. Pour s’en assurer, il avait été présenté ses condoléances à chacune des familles ayant perdu un proche. Aucun résultat positif. Ses présomptions étaient toutes tournées vers une personne : Uzumaki Gekido. Jusqu’ici, il n’avait jamais eu une seule preuve. Il était peut-être temps d’y remédier.

« Il y a cinqs ans, je vous avais posé une question. A propos des hurlements. Ils se sont arrêtés. Qu’est-ce que vous voulez dire par... “Rage inconnue” ? »

Publié le 18/07/2020 à 02h30

Chakra rouge

« Heureuse de constater qu'un Konohajin sait encore poser les bonnes questions. Je vous félicite, Kitto Keisan. »

Kazami n'avait pas eu le temps d'en dire plus à son frère et Taram s'était plus intéressée par la fuite de la rousse que par les alliés potentiels de Uzumaki Gekido. Dans un sens, l'ancienne compagnon de route du Kage d'un autre temps n'était pas revenu dessus, car ce sujet était malheureusement pas une véritable aide pour Konoha. La femme ne bougeait pas et observait son interlocuteur avec son sourire narquois légendaire. Soudainement, ses lèvres changèrent de position et elle prit une mine plus sérieuse.

« Le Mitsuna n'est qu'un simple mercenaire. Il propose ses services aux plus offrants. Il manipule l'épée comme personne. Une arme lourde qui peut aisément découper un tronc. Ses cheveux sont blancs et ses yeux au-dessus de son front. Hormis cela, une couleur bleuâtre et une odeur peu appétissante, le propre d'un Mitsuna...
La récompense est une arme forgée par le grand Hiashi de Tekunorojī. Nous connaissons ce nom et nous savons tous qu'il refuse de travailler pour les ninjas. La pègre de Suna a un don pour jouer des mots... Initialement, je devais être l'utilisatrice de cette arme... »

C'était certain, les membres de cette association de malfaiteurs étaient puissants. Pas en terme de puissance, mais il couvrait de nombreux métiers et ils savaient faire marcher des relations très diverses.

« Ce que Gekido ne sait pas, c'est que cette arme ne pourra pas lui être remise. Via un contact, j'ai prévenu Tekunorojī avant de rejoindre Konoha. Je n'ai malheureusement pas eu le temps d'en parler avec votre Hokage, celui-ci semble être désorienté.
À ce que je sache, Gekido ne s'était pas allié à un quelconque chef de clan. Nous ne comptions pas revenir à Konoha. Il a décidé de cela suite à la découverte de la vérité au sujet de notre enfant. Je voulais justement l'éloigner du village. Je faisais tout mon possible pour cela. »

Kazami baissa alors la tête avec une grande difficulté, ce sceau était impressionnant.

« Je suis contente de constater votre curiosité, Kitto Keisan. J'aimerais ne pas vous en parler et faire perdurer ce secret éternellement, mais ce petit jeu ne peut plus perdurer... Souvenez-vous du cataclysme Chakristique de l'an 0 ? Vous n’étiez pas dans les parages, mais cette information a fait le tour du monde...
Une masse de Chakra sortant de nul part dévastait les foret à plusieurs kilomètres de Konoha. Un orage perpétuel et une impression de lourdeur en s'y approchant... Plusieurs mois à subir cette pression...
En suivant les dires des anciens, Gekido accompagné de plusieurs Uzumaki se sont attelés à une tâche unique ; sceller cette masse dans le corps du Kage. Depuis cette nuit où le Hokage mit fin au cataclysme, les rumeurs disent qu'il n'est plus le même et que son Chakra est ... différent. »

« Je ne peux pas vraiment vous en dire plus... Gekido me disait qu'il pouvait parler à cette chose... Que cette chose l'aidait à prendre des décisions...
Ce dossier fut classé et totalement détruit. Malgré cela, les rumeurs persistent et les grandes instances se doutent de quelque chose... Malgré tout, cette chose en lui... Elle influence peut-être notre village depuis lors... »

Kazami doutait de ses propres dires. Pour elle, le monstre n'était qu'une personnalité de Uzumaki Gekido. Depuis qu'il possédait cette masse de Chakra, il était simplement sous la perversion de sa propre puissance. Si cette chose était une entité en Gekido, comment était-ce envisageable que Kimino vienne à tant lui ressembler ? Était-ce une malédiction sur le clan Uzumaki ?

Publié le 19/07/2020 à 12h53

Chakra bleu

Pour résumer…

Abura Tanjûro et Rihatsu Jun étaient deux noms du réseau de la pègre de Suna, accompagnés de leurs sbires et ayant embauché un Mitsuna mercenaire. Il pouvait y avoir d’autres membres d’importances, mais Uzumaki Kazami ne semblait pas en connaître d’avantage. L’Hokage déchu était en route pour l’île éphémère de Taki, dans le but d’y retrouver une arme forgée par le grand Hiashi de Tekunorojī. D'après les dires de la prisonnière, il serait en incapacité de la récupérer, ayant mis au point un stratagème avec Takunoroji. Le clan mineur sorti victorieux par l’aide apportée du couple maudit ne semble pas s’être invité dans les soutiens de Gekido. Uzumaki Sugishi posséderait visiblement de l’emprise sur le roux génocidaire, et d'après les soupçons de Kimino, il serait le véritable cerveau de ces alliances dans le but d’un assaut sur Konoha. Sugishi avait également des liens avec Gaikotsu Masaru, ayant utilisé le corps du héros Chikara Qazea lors d’une précédente menace. Le nécromancien était supposé mort, sans preuve. Seules les intentions d’Uzumaki Gekido étaient connues : retrouver sa fille. Pour finir, l’ex-Hokage possédait en lui une anomalie de chakra scellé dans son corps.

La recoupe d’informations des différents rapports et discussions nécessitait un effort mental conséquent. Se pinçant le haut du nez pour s’aider à réfléchir, il reprenait calmement, habillement, comme si ce geste était simplement pour assimiler le dernier renseignement :

« Il a…. cette chose en lui, qui lui parle, qui la guide.. Alors peut-être qu’il n’était pas vraiment lui-même dura-… »


Durant toutes ses années. Tous ses secrets à propos du Hokage Chikara Yasuo, toutes ses manigances politique pour se maintenir seul au pouvoir, jusqu’à provoquer une purge. Gekido était innocent ou du moins pas entièrement coupable. Kazami s’était laissé duper par un aimant qui n’était pas le siens. L’ancien régent tombait de haut. La situation paraissait irréel. L’eisei-nin avait eu le temps pour se rendre compte de la supercherie. Le véritable Hokage devait encore résider. On dit que le tableau n’est jamais tout noir ou tout blanc, et sa position de Kitto réconfortait toujours cette vision. Konoha n’était cependant pas prêt pour cette vue si grisâtre. Son seul oeil visible, renvoyait à présent un regard plus dur. Le borgne ne devait pas laisser cette vérité détruire le village de la Feuille.

« Peu importe, si sa compagne de toujours n’a pas réussi à le persuader, plus personne ne le peut.. En vérité.. Si. Gekido a-t-il vu à quoi ressemblait sa fille ? Si elle est la raison de sa venue, nous pouvons exploiter cette faille. De différentes manières. »


Uzumaki Gekido était craint par sa puissance, mais dévoré par des faiblesses émotionnelles. Chaque faille qu’on laissait au mercenaire serait exploitée, retournée contre leur agresseur. Il ne laissait rien au hasard, se projetant à la place des différents acteurs.

« Vous semblez avoir un pacte de circonstance avec Hiashi. La pègre de Suna l’a forcé à travailler avec eux, avec Gekido. Pourquoi l’arme ne pourra lui être remise, par quel stratagème ? Hiashi est-il en danger ? »


L’un ne souhaitait pas voir l’arme aux mains des ninjas, l’autre en possession de Gekido afin de protéger Konoha. Leur alliance situationnelle faisait gagner du temps sur la marche vers Konoha. Un temps précieux.

« Uzumaki Sugishi. Cet homme m'inquiète. Il est le liant entre tous les groupes connus qui pourraient composer la menace marchant vers Konoha. Il prépare quelque chose. Quelque chose de gros. Il était déjà impliqué dans l’affaire avec Gaikotsu Masaru. N’importe quel détail dont tu te souviens pourrait être utile. »

Publié le 23/07/2020 à 02h57

Chakra rouge

La Pègre de Suna... Ce réseau criminel lui paraissait si anecdotique lorsqu'elle était en poste à Konoha, mais depuis qu'elle travaillait avec eux, son avis n'était plus exactement le même. Dorénavant, elle comprenait l'importance de cette organisation criminelle...

« Hiashi est forcément en danger... Si Shimazu n'aura jamais le temps d'intercepter les membres de la pègre, Gekido va être au courant de la trahison de Tekunoroji et il va vouloir récupérer son arme. La Pègre de Suna est un condensé de marchands et de ninjas appartenant à des clans errants. Je ne vais pas t'étonner en te disant que de nombreux clans se sentent délaissés par le système actuel. Kumo gagne en puissance pendant que Konoha optimise son système de missions. Le travail est de plus en plus dur dehors... Certains décident de travailler pour des malfrats et d'autres délaissent la génétique pour devenir de simples civils... Konoha n'a jamais été le village ouvert qu'il s'était juré de devenir... »

« Suna devait être le troisième village du Yuukan. Gekido et moi étions consultés pour la gestion du projet, ainsi que pour convaincre les plus récalcitrants... Tekunoroji finance ce projet en échange d'une protection totale et gratuite des villes civils. Seul Hidetakadan Borodari, grand chef de la citadelle, refusait ce projet. En fuyant, j'ai simplement informé Tekunoroji de la présence de Gekido, cela suffira à faire avorter ce projet... »

Au départ, Kazami avait été plus qu'enthousiasme vis à vis de ce projet, les clans errants n'étaient pas dans le faux ; Konoha ne faisait pas son travail. Ce village devait permettre d'unir les faibles pour combattre l'Empire de Kumo, où en était-ce ? Nul part. Konoha ne pouvait se défaire de ce cercle de haine...

« Au sujet du visage de sa fille... Je ne pense pas qu'il soit au courant... Mais, je ne peux pas en être certaine, ils savent chez qui elle réside et avec de bons informateurs, tout est imaginable... Je n'étais pas au courant pour ce Gaikotsu... Kimino m'a fait part du fait qu'il pouvait ramener les êtres décédés à la vie... Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi user de Qazea et pas du corps de Yasuo ou d'une autre légende du passé... Je suis désolée, mais je ne sais rien de cet homme. Il apparaît de la même façon qu'il semble disparaître. Je peux simplement te dire qu'il est forcément lié à la Pègre, il n'aurait pas pu nous retrouver sans cela. »

Gaikotsu Masaru ... Ce nom n'était pas totalement étranger pour la femme, mais elle était incapable de mettre un souvenir sur cette identité. Qui était-il exactement ? Avec une telle capacité, comment cela faisait-il que Kazami ne sache rien à son sujet ?

HRP : Beaucoup ... Beaucoup ... Beaucoup d'infos dans ce RP !! Tu m'excuseras ! ;)

Publié le 26/07/2020 à 12h56

Chakra bleu

L’inquiétude de Keisan quant aux objectifs inconnus de Sugishi se faisait ressentir. Il venait de briser la règle du vouvoiement que les deux ninjas s’étaient communément accordé et imposé. Kazami ne laissait rien passer. Le borgne en aurait fait autant. La médecin poursuivait sur la raison de la pègre de Suna. L’ancien mercenaire connaissait ce monde, il y a quelques années, c’était à Ame que les choses s’étaient gâtés. Aujourd’hui, il n’en restait plus que des vestiges, après que le réseau ait été démantelé. Suna était un projet pour remettre de l’ordre, là où Konoha avait échoué, soutenu par Tekunoroji. Hidetakadan Borodari s’y opposait, il y avait certainement des intérêts à défendre.

« Effectivement, cette situation m’est familière. Ainsi, Hidetakadan Borodari serait lié à la pègre. Je doute qu’il compromette sa situation politique pour des intérêts moindres, il est forcément corrompu à la solde de la pègre. Vous parlez bien de la Citadelle de Tsuyo, n’est-ce pas ? Est-il possible que ça en soit le chef ? »


Cet homme devait profiter du chaos. La paix qui devait résulter de la création de Suna ne semblait pas l’arranger. Gekido et Kazami avaient oeuvrés pour l’apaisement du désert ces dernières années. Douce ironie quand il avait déclenché une guerre dans un village qu’ils dirigeaient. Sugishi était peut-être derrière tout ce réseau, l’ex bras-droit ne savait rien de plus sur cet Uzumaki.

« Garde, apportez une carte du désert de Suna et ses alentours. Amenuisez le sceau de la prisonnière afin qu’il lui soit plus aisé de nous montrer les zones d’opération de la pègre de Suna, leurs dernières localisations et peut-être un QG. »


Le barbu avait déjà en tête d’y faire des raids. Il était dans l’obligation de s’épargner la longue tâche de passer au peigne fin le désert de Suna, sans quoi, cela mènerait ses intentions droit vers un échec. Simplement les pourchasser ne lui convenait pas. Il ne connaissait que trop bien ces organisations qui gangrénaient petit à petit son pays et ses habitants, jusqu’à les ingérer, les intégrer dans leur système mercenariat, où victimes et bandits se côtoyaient.

« Je veux diminuer leurs effectifs. Les intimider, les faire déserter, rallier ceux qui peuvent l’être. Quant à la position de Konoha envers le projet Suna, même avorté, cela devra attendre. Vous devriez connaître mon avis. Suna était censé apporter la paix, chasser la pègre. Ou ai-je mal compris, et c’était cette organisation qui devait l’ériger ? »


Ajouté, recueillis par les Kitto, il partageait avec eux ce désir calme et leur philosophie de sérénité. Beaucoup moins leur neutralité, mais il en était cependant devenu le chef. L’ancien régent, détestait la passivité, l’impuissance. Il en éprouvait au regard de ses anciens élèves qu’ils avaient délaissés, trop absorbé à protéger Konoha de Konoha lui-même. Dans un sens, il les protégeait en protégeant cette jeunesse, immaculée et innocentes. Mais aujourd’hui, cette jeunesse avait été brisée. Le rêve de la tornade de Konoha, celui de devenir le meilleur épéiste du monde, détruit. Le borgne voulait le ressusciter. Mieux, son autre élève manquait de motivation, ce qui l’empêchait de réellement progresser. Néanmoins, Kano était toujours derrière Seitô. Il n’avait pas su éveiller le génie de ce dernier. Cette fois, le quarantenaire allait lui en donner, de la motivation.

« Vous avez sauvé Uzumaki Seitô. Je veux sauver le plus de vies possibles pour les prochains affrontements qui nous attends. Vous m’y aidez. Mais vous pouvez faire encore une chose pour moi. Je veux un dossier de votre part sur la rééducation physique et pulmonaire de Uzumaki Seitô. Considérez qu’il ait à sa disposition permanente le genin Chikara Kano, médecin en devenir, accordez lui des conseils appropriés pour ce type de traitement. Je vous ferai parvenir les documents nécessaires. Je repasserai pour récolter vos méthodes. »


Publié le 31/07/2020 à 21h38

Chakra rouge

« Je me suis mal exprimée. Hidetakadan Borodari refuse toute alliance avec la pègre de Suna, contrairement aux autres dirigeants des villes civiles. C'est le seul à croire en son armée de Samurai... Il est effectivement dirigeant de la citadelle. Je n'ai pas eu l'occasion de le croiser, les rumeurs racontent que cet homme veut plus de pouvoir politique, mais il peine à l'avoir. Bref, il n'a aucun rapport avec Uzumaki Gekido. »

Kazami se retenait d'ajouter une remarque désobligeante vis à vis de l'âge de son Keisan et de son incapacité à comprendre les propos de la rousse. Celle-ci n'était pas dupe, elle savait que le Kitto était sa seule chance face à Kimino. Si les événements désastreux continuaient de s'enchaîner, sa tête finirait comme un cadeau aux Chikara. La Uzumaki devait prendre sur elle et continuait à respecter le rôle qu'on lui demandait de jouer.

Défaite du Fuinjutsu, elle fut capable de pointer du doigt un lieu relativement étonnant ; Koya, la bastide du désert. Suna était bien intégré et caché du monde entier, qui penserait retrouver un village ninja en plein milieu d'une ville civile ? Du moins, sous terre... Historiquement, Suna n'était qu'un marché noir organisé par plusieurs clans dans les sous-sols de la bastide. Depuis peu, la chose prenait de l'ampleur pour s'organiser en véritable village militaire. Plusieurs clans se ralliaient à la Pègre...

« La Pègre devait créer Suna et ensuite détruire la Pègre. Le mal devait enfanter du bien pour mieux se purifier. Imaginez l'occasion en or de se débarrasser des criminels pour les villes civiles... La Pègre comptait réunir la majorité des clans de dehors et arrêter toute activité criminelle. Plus de vol, plus de meurtre et une protection en contrepartie. »

Kazami ne pouvait que sourire suite à cette déclaration, car ce plan n'était pas si idiot... Qui plus est, à terme, les villes civiles espéraient se protéger de Kumo qui avait gentiment décidé de stopper l'invasion contre énormément de ressources...

« J'effectuerai ce dossier. Je souhaite aussi éduquer mes capacités médicinales à ce jeune Chikara. Je pensais que Kimino prendrait ma relève dans le domaine, mais... Il en est incapable pour le moment.
Je tâcherai d'obéir. »

De toute façon, avait-elle vraiment le choix ? Kazami n'avait strictement rien à faire en prison et si elle pouvait sauver ce jeune, elle pourrait pourrait peut-être mettre son terrible passé de côté... Keisan s'éloigna donc et revint chercher les informations nécessaires quelques heures plus tard. La Uzumaki le savait, si Konoha était organisé, Gekido ne pourrait rien. Malheureusement, il y avait aussi cet homme, Uzumaki Sugishi...

Publié le 02/08/2020 à 13h17