Un Empire à conquérir

Année 10 | Printemps
Chakra bleu

Depuis des heures, les 4 individus marchaient dans le plus grand des silences. Shizuka devait se préparer mentalement à discuter avec son frère. Revenir de cette façon à Kumo lui paraissait alors si irréaliste... Pour autant, elle croyait en son plan et elle imaginait cela totalement envisageable. En marchant jusqu'à sa ville natale, de nombreux Hattori l'observèrent de loin sans ne jamais approcher. Personne ne savait vraiment quoi, pouvaient-ils l'arrêter !? Elle était la femme du Kage en place, seul le Raikage avait le droit de refuser son approche.

Après de nombreux kilomètres, elle fut enfin en possibilité de revoir les grandes portes principales de son village natal. Face à elle, de nombreuses personnes semblaient attendre sa venue. Au centre, Hattori Masashi observait sa sœur avec une certaine sévérité. Elle le savait, cette rencontre était le point décisif de son retour à Kumo. Shizuka souhaitait purifier ce monde en rétablissant un Empire actif et un Empire puissant. Pour cela, elle devait impérativement régner sur cette cité. La Prêtresse était à sa droite tandis que Genichi était à sa gauche. Le Raikage se mit alors à marcher dans sa direction.

« Vous ne revenez pas sur votre décision ? Je peux encore le perturber... »

« Hors de question. Je ne suis pas ici pour lui voler sa place, mais pour la partager. Si vous vous jouez de moi une seule fois, je vous ferais tuer. »

« Genichi, peux-tu m'accompagner ? »


Les deux yeux de la femme étaient rougeâtres, mais ils étaient jaunâtres pour la quasi totalité des êtres vivants via une capacité étonnante de cette drôle de Prêtresse. Lorsque les deux Kumojins furent suffisamment proches du Kage de Kumo, Shizuka s'exclama alors :

« Masashi... »

De nombreux souvenirs lui revinrent alors en tête, certains de son enfance et d'autres bien plus récents. D'où elle était, Shizuka ne pouvait pas réellement mettre un nom sur les visages des individus se trouvant aux portes...

HRP : RP ouvert à la totalité des Kumojins. Possibilité d'ouvrir un autre topic pour les individus agissant / discutant de loin.

Publié le 04/09/2020 à 12h40

Le cafard
Chakra jaune

Deux ans, deux fichus longue année c'était écoulé depuis que j'avais quitté mon village natale avec Hidemi. Alors que nous devions rentrer en guerre dans le village de Kiri, j'avais cessé de donner signe de vie. Étais-je considéré comme déserteur ou mort ? Désormais, je le saurais bien rapidement. Deux ans, c'était long et pourtant, je n'avais pu voir le temps passé. En deux années, j'avais appris... Appris sur moi-même. J'avais frôlé la mort à deux reprises en tentant de tuer des immortels. Mais pendant ces deux ans, j'étais surtout rentré au service de celle que j'estimais être ma nouvelle Kage... Shizuka !


Nous avancions côte à côte dans un silence de plomb. Cela faisait de nombreux jour que nous avions repris cette marche en direction de Kumo avec pour seule idée en tête: faire de Shizuka la Reine de ce village. Mon dernier combat, qui avait faillit me coûter la vie, m'avait laisser des séquelles. J'avais combattu jusqu'à épuiser la quasi totalité de mes réserves de chakra, j'avais chuté, comme mort sur-le-champs de bataille. Dès lors, je ressentais encore cette étrange fatigue en moi... Je savais que cette sensation ne serait que passagère, elle finirait par s'estomper, mais il me fallait du temps. Pour autant, j'étais prêt, prêt à combattre pour Shizuka si la nécessité se faisait ressentir.


Plus nous approchions du village, plus des gardes gardaient un œil au loin sur nous. Il était évident qu'aucun d'eux n'oserait venir à notre rencontre. Qui prendrait le risque de venir s'opposer à la femme du Raikage ? Aucun fou ne le ferait. Ainsi, nous progressions sans encombre jusqu'au-devant des portes de Kumo. Une étrange sensation me parcourut l'échine. Ces portes, je les avais franchis à de nombreuses reprises. Elle m'était d'une familiarité étonnante. J'appréciais constamment les traversées puisque celle-ci représentait pour moi un départ en mission ou le retour d'un objectif accomplit.


Alors, Shizuka, la reine aux yeux rouge m'invita de l'accompagner jusqu'au-devant de Masashi. Il était évident que je la suivrais. J'étais désormais à ces ordres.


« Bien sûr Shizuka ! »



Marchant sur la gauche de la vampire, nous approchions du Raikage actuel. Je restais sur mes gardes, prêt à intervenir pour protéger la vie de Shizuka si le besoin de faisait sentir. Elle ne prononça que le nom de Masashi et je restais silencieux, plongeant mon regard dans celui du Raikage, curieux de savoir comment allait se dérouler la suite.

Publié le 04/09/2020 à 13h24

Chakra bleu

Comment était-ce seulement possible ? Comment Shizuka pouvait-elle revenir ici après autant de temps ? Le Raikage n'avait jamais pu admettre le fait qu'elle soit en vie, mais il se retrouvait dorénavant face au fait accompli. Elle était là, face à lui à quelques mètres. Plusieurs sentinelles s'étaient déjà prononcés au village sur son retour, mais Masashi n'avait pas pu y croire. Dorénavant, il commençait tout juste à l'admettre. Il devait le faire, il devait discuter avec elle et en savoir plus sur les raisons d'un retour aussi tardif. Il se mit donc en marche vers cette femme qui était auparavant la sienne. Une fois suffisamment proche, il constata la présence de Genichi. Décidément, la vérité n'était que rarement aussi simple qu'elle ne semblait l'être. Une fois suffisamment loin de son peuple et proche de sa sœur, il prit timidement la parole :

« Shizuka... »

La discussion était décidément peu exhaustive...

« Je pensais que tu étais morte... Je ne voulais pas t'abandonner... »

Entendre le Kage s'excuser de la sorte n'était pas chose courante, mais il ne pouvait nier le fait de sentir coupable de cette situation catastrophique. Il aimait sa sœur plus que tout, mais au fond de son cœur, il ne pouvait pas s'empêcher d'entretenir de nombreux soupçons...

« Ce Hatsuharu... Je pensais qu'il était mort et ton Chakra venait de disparaître... J'ai fait une erreur, une grossière erreur... »

Il n'était pas l'heure à la complainte, mais au pardon. Masashi ne cherchait pas réellement à connaître les raisons de la soudaine réapparition de Shizuka et au fond de lui, il ne voulait guère en savoir plus...

Publié le 04/09/2020 à 14h09

Le Maître des Plaisirs
Chakra bleu



Le Bellâtre tendit la main, tandis qu’un oiseau se posa sur son doigt. Caressant la douce créature, il détacha habilement le discret petit message à sa patte, avant de le déposer délicatement dans sa cage, afin qu’il se repose. Du haut de ses appartements privés, il découvrit le contenu minuscule du message, avant d’afficher un sourire amusé. Un des soldats des portes l’avait alerté, en échange d’un discret avantage sous forme d’invitation à passer une nuit exceptionnelle. Des invités de marque rentraient au bercail. L’investissement s’annonçait rentable.

« Yare, Yare, l’agitation des grandes villes m’avaient presque manqué ~ »


Un rire cristallin résonna dans la pièce, sans que personne ne puisse le voir ni l’entendre. Le Miwaku se vêtit de beaux vêtements, avant de se diriger vers le lieu de rassemblement. Il n’y avait nul besoin d’aide pour s’orienter, tant les murmures c’étaient répandu tel du feu sur une traînée de poudre noire. Sur place, l’éphèbe se posa discrètement, à l’écart, pour observer dans l’ombre et écouter. Son regard d’un bleu nuit se posa sur l’Empereur, l’Impératrice réputée disparue, sur la légendaire et connue Prêtresse de Konoha, et sur le cafard de Kumo.

« Que de « beaux » monde… »


L’Androgyne affichait un petit sourire, le jeu qui allait se jouer ici était d’un niveau tout autre. La prestance des individu présent, notamment du couple royal, effaçait l’existence même des personnages secondaires. Le pouvoir… L’essence du mal. Le cœur de toute corruption, attisant les convoitises des uns ou des autres. Il sentait dans l’air, l’orage de la discorde se former. Les éclairs des Hattori se confronter dans les larmes et les regrets, sur cette ville putride, emplis de pisse et de sang. Cette société opulente, arrogante, et injuste, au bord de l’effondrement. La fin d’une ère, le début de la tempête. Le Seigneur de l’Ombre afficha un énième sourire satisfait, et lui-même ne pouvait prétendre savoir qui allait être le résultat d’une telle entrevue. Est-ce que l’Empereur saurait naviguer avec un équipage d’imbécile, son imposant navire ? Où est-ce que l’Impératrice avait suffisamment de cran et d’influence pour imposer sa mutinerie ? Le feu, les flammes, et le sang. C’était ce qu’il pressentait. Mais dans les deux cas, il échapperait à cette destruction, et marcherait lentement, et agréablement, sur les cendres de cet Ancien Monde corrompu.

HRP : Je viens me poser tel un oiseau et faire discrètement l'espion

Publié le 04/09/2020 à 16h20

Chakra bleu

Les retrouvailles ne pouvaient être chaleureuses et Shizuka s'en était douté. Malgré qu'elle soit en vie, elle n'était pas revenu vers Kumo comme une bonne épouse devait le faire. Pire encore, elle s'était accoutumée aux ennemis, ne cherchant même plus à s'évader. Bien rapidement, elle réalisait que le monde était bien plus corrompu qu'il ne le semblait et que même le clan puissant Empire Hattori faisait totalement fausse route. Aujourd'hui, l'héritière n'était plus vraiment la même qu'elle avait pu l'être avant son départ de Kumo, elle s'était affirmée. Dorénavant, la jeune femme le comprenait mieux que quiconque, le monde devait changer sous son joug.

Pour continuer son parcours, elle se devait de récupérer la plus grande armée du Yuukan afin de l'accompagner dans sa quête. La Hattori en était plus que certaine, ils se plieront à sa nouvelle vision de ce monde.

« Tu ne dois pas t’inquiéter de cela, Masashi. Le passé est révolu et un avenir radieux semble nous ouvrir ses bras. »

Le visage angélique de cette beauté indéfinissable cachait un caractère trempé. Malgré cette détermination sans faille, elle ne pouvait le nier, elle était heureuse de retrouver son frère. Elle le connaissait mieux que quiconque et elle ne considérait même plus ce visage dur et infaillible. Tout en souriant, une perle d'eau salée se mit à couler sur sa joue droite et elle prit dans ses bras son grand-frère.

« Tu ne peux te le reprocher Masa'... Ce n'est pas ta faute... Ils se sont joués de toi... De nous... »

Elle recula pour pouvoir l'observer droit dans les yeux sans même considérer son entourage.

« Masashi... Ce monde ne te mérite pas... Je suis revenue pour te demander un service. Je souhaite rétablir la prestance de notre armée.. Je souhaite te soulager de tout cela... Je veux que tu m'accompagnes dans une quête de paix... Je veux que nous terminons les efforts de nos ancêtres... »

« Je veux totalement le déconstruire pour le rebâtir... »

Publié le 10/09/2020 à 13h44

Chakra bleu

Comment était-ce possible ? Shizuka n'était plus exactement la même et elle semblait si différente et si identique simultanément... Masashi ne le comprenait pas, était-ce dû à la présence de cette femme mystérieuse ? Il ne le savait pas. La brune avait un objectif dorénavant totalement clair et cela n'était pas forcément une bonne nouvelle.

« Shizuka... Est-ce vraiment ton désir ou celui de la personne qui t'accompagne ? »

« Tu penses donc que je ne peux pas prendre une telle décision ? C'est insultant, Masashi. »

Sa sœur ne rigolait donc pas, elle voulait continuer la marche du clan Hattori de manière active ? Dans les faits, le Kage venait tout juste de faire le même constat, mais il avait imaginé y mener son armée en étant seul... Qui plus est, la femme ne pouvait gouverner si les siens comprenaient la supercherie...

« Le peuple, tu ne peux gouverner le peuple sans te faire respecter. »

Il approcha alors ses deux mains vers celles de sa sœur.

Publié le 11/09/2020 à 16h42

Chakra bleu

Elle coupa son frère avant qu'il ne puisse vraiment continuer sa phrase.

« Dis-moi, Kazuka est-elle en prison ? »

« Oui. Elle l'est. »

« Parfait. »

Elle leva alors sa main droite et à ce moment précis, sa voix se fit entendre dans les oreilles de la totalité des individus se trouvant aux portes, soit une centaine d'individus. La distance ne semblait plus gêner la transmission...

« Je suis Hattori Shizuka, héritière du clan Hattori. Je suis de retour à Kumo dans le seul et unique objectif de redorer notre blason. Pour cela, je suis prête à tout. Dans un premier temps, je souhaite mettre fin à la corruption dans notre belle capitale. Pour vous prouver ma franchise, je ferai abattre de nombreux ennemis de l'Empire qui se terrent tranquillement dans notre belle ville. Il n'y aura AUCUNE discussion. Kumo gouvernera le Yuukan de mon vivant et nous établirons un marché sain et un marché fructueux. »

« Oui, je n'ai pas pu vivre à vos côtés suite aux agissements de Hattori Kazuna. Vous privant ainsi de l'impératrice légitime de votre clan. Dorénavant, je suis ici avec vous. En vous liant à moi, nous gouvernerons les provinces de sauvages et nous purifierons les régions obscures. »

Elle baissa alors son bras droit, empêchant ainsi cette communication extraordinaire. Elle reprit :

« Ils m'accepteront. Je vais commencer par briser le symbole des rebelles. Pour cela, marchons. »

Elle se mit alors à marcher. Masashi à sa droite, le peuple se scinda en deux pour laisser place au couple royal et ils se mirent à suivre. Juste derrière les deux Empereurs, Genichi, la Prêtresse et Raiko se partageaient la place. Une fois face à l'entrée des cachots, Shizuka prit la parole face à un gardien.

« Laissez-le entrer. »

Celui-ci hésita pour finalement offrir satisfaction à la femme.

« Genichi, peux-tu me ramener Kazuna ? »

Celui-ci accepta, le garde lui indiqua même l'emplacement de sa geôle. Une fois là-bas, il tomba face à son ancienne senseï.

Publié le 11/09/2020 à 17h11

Chakra bleu

Les gardes étaient agités, plusieurs beuglaient le retour de Hattori Shizuka au village. De son côté, Hidemi avait eu l'audace de se rendre à la petite zone abritant Hattori Kazuna depuis plus d'une semaine.

« J'espère que tu aimes l’ambiance. C'est un peu sombre. Je trouvais ta dernière cage trop grande à mon goût. Je sais que tu préfères faire te mêler à la population... Sous peu, tu vas finir en colocation avec un Kaguya... Tu ne trouves pas ça amusant ? »

La vipère était relativement faible, mais fidèle à son caractère exaspérant. Soudainement, un homme pénétra dans le couloir. En le voyant s'approcher, Hidemi se mit alors à dire :

« En voilà une surprise... Genichi...
Tu es de retour et tu ne préviens pas ta senseï ? Je suppose que tu es ici pour Kazuna... »

Inutile d'être devin pour imaginer que Shizuka souhaitait se venger de son calvaire tout en profitant de cela pour choquer les derniers rebelles du village. Contrairement à Masashi, elle pouvait totalement modifier son caractère sans choquer quiconque, elle n'était qu'un fantôme finalement... Hidemi s'écarta alors pour que Genichi puisse passer.

« C'est avec plaisir que je vous la laisse, me seigneurie. »

Elle se mit à doucement rire en imaginant Kazuna se faire tuer sur la place public, elle décida alors de suivre son ancien élève.

Publié le 11/09/2020 à 17h26

Le Maître des Plaisirs
Chakra bleu

Le Bellâtre écoutait, tranquillement, cette conversation qui décidait de l’avenir du monde. Il était aux premières loges du début d’une nouvelle ère, d’un moment historique. Peut-être que lui seul était d’ailleurs conscient de cet état de fait. Est-ce que les hommes de pouvoirs se préoccupaient de ce qu’allait raconter les livres du petit peuple ? Une éternelle question, dont il n’expérimenterait jamais la réponse. Le Seigneur de l’Ombre se contenterait de trouver sa nouvelle place auprès des Maîtres avares, dans les coulisses du pouvoir.

La dame clamait haut et fort sa volonté. Redorer le blason impérial, rendre à l’empire sa prestance perdue. Malheureusement, l’éphèbe ne pouvait qu’approuver. Orgueilleux et fier, certains Hattori s’était reposé sur leurs lauriers. Aujourd’hui, l’empire n’était véritablement plus que l’ombre de ce qu’il était avant. Tout ne tenait qu’à la force de sa réputation, une mascarade que nul ne cherchait à briser. Masashi parlait du peuple, mais son peuple était aussi bête que du bétail, tout juste bon à se satisfaire d’un bonheur illusoire dans la drogue, le sang, le sexe et l’alcool. Cette corruption abrutissante avait envahi jusque dans son clan, et bien au-delà. Hattori Sekutsu, les jumelles Hattori, Shinayaka Ayaki n’était que des exemples parmi d’autres. Est-ce que cela était une mauvaise chose ? En aucun cas. Un peuple d’abrutis était un peuple plus aisément gouvernable. Personne ne posait de question, tant qu’il voyait ses besoins satisfaits.

Dans un sourire mesquin, le Bellâtre murmura, d’une voix presque inaudible…

« La paix par le sang, pour le sang, et avec le sang… Noyant les terres comme les rivières. Semant les graines de la discordes, récoltant la tempête… Sous un couvert de paix et d’avenir prospère, justifiant la monstruosité des hommes. »


Puis, lorsque l’impératrice eut fini son discours, il effectua une révérence dont lui seul avait le secret.

« Votre Majesté. »


Avant de se mettre dans le rang, suivant le couple impérial aux côtés de la prêtresse et de Genichi. D’un air malicieux, il se pencha vers la prêtresse, affichant ce sourire si particulier, et ne laissant rien transparaître.

« Ainsi vous servez sa Majesté Impériale, Prêtresse de Konoha ? Où devrais-je vous appeler, Prêtresse de Kumo désormais ? »


Disait-il dans un rire cristallin.

« Derrièrre chaque Homme de pouvoir, se cache une grande Dame. La question demeure si derrière chaque grande Dame se cache un gourou… »


Et il n’y avait pas de place pour deux murmures derrière les oreilles des Empereurs.

Publié le 12/09/2020 à 00h04

Le cafard
Chakra jaune

Alors que la nouvelle Reine venait de faire son discours, un homme dont je ne me souvenais que trop bien s'approchait de notre groupe, Raiko. Nombreux étaient ceux qui le pensait mort, et pour dire vrai, je faisais partie de ces personnes-là. Il ne m'aurait guère parut étonnant que ce salopard c'était enfin fait crever la panse dans une ruelle de Kumo. Visiblement, j'avais tort.
Nous entamions la marche, en direction de la prison, accompagnés désormais par cette pourriture de proxénète. Je le détestais, il m'avait fait trahir mon Raikage, il m'avait poussé à tuer une innocente, il m'avait fait accepter ma véritable nature : un assoiffé de sang. Finalement, il n'était responsable que de m'avoir compris... et de s'être servi de moi...

Rapidement, nous nous retrouvions à l'intérieur de la prison Kumojin et Shizuka me demanda de lui ramener la vipère. Sans un mot, je m'exécutai, suivant le geôlier entre les différents couloirs jusqu'à ce que celui-ci m'indique la cellule. Et je l'a vue... Ma sensei, Hidemi. Mon cœur loupa un battement. Certes, je ne craignai personne en combat, mais, j'avais peur de la réaction de celle qui m'avait fait atteindre un tel niveau lorsqu'elle comprendrait que je n'avais pas été kidnappé, mais que j'étais resté de mon plein gré avec la nouvelle Reine.

« Hidemi... Je suis de retour avec Shizuka-sama depuis seulement quelques instants... Mais, il ne fait aucun doute que je serai passé te voir par la suite. »


« Mais effectivement, pour le moment, je suis là pour la vipère... Shizuka-sama la demande... »


Sans plus de protocoles, j'escortai la traîtresse de Kumo jusqu'au-devant de notre nouvelle Reine, suivis de Hidemi.

« Shizuka-sama, votre dû ! »

Publié le 20/09/2020 à 11h43

Chakra bleu

Kazuna attendait depuis plusieurs mois maintenant. Elle attendait le moment où Hidemi viendrait pour l'emmener personnellement à la potence. Mais ce ne fût pas la pute la plus connu de Kumo qui arriva, mais le cafard. Le cafard ? Décidément il portait de mieux en mieux son nom celui-là. Kazuna le croyait disparu à Kiri, suite à un combat où ils étaient alliés contre le sanguinaire Hatsuharu. Depuis le début, la vipère était certaine que le vampire n'était pas mort, ils n'avaient pas retrouvé de corps. Mais ce n'était sans doute plus son problème maintenant. La vipère laissa alors le cafard l'escorter sans un mot. Ce n'était pas dans son habitude, mais elle respectait ce Miwaku, il était sans doute le seul à avoir cet honneur dans Kumo. Arrivant devant l'impératrice, Kazuna dit simplement.

« pfff je le savais... »


Puis elle montra son moignon à Masashi. Sans un mot, juste pour lui faire remarquer, qu'elle avait une main en moins à cause de la mort de sa sœur qui finalement... Était vivante.

« Le vampire te laissé vivre ? Et tu as encore les yeux jaunes ? Tu as du être très gentille... Tu as changé, je ne vois plus la petite fille faible et apeuré que j'ai malheureusement pas réussi à éventrer ce soir de nouvelle lune... »


Kazuna le savait, son espérance de vie n'était sans doute plus que de quelques minutes. Peut-être même quelques secondes. Les masques rouges, ce n'était plus que de l'histoire ancienne. Soma avait disparu depuis longtemps, et Kazuna l'espérait mort depuis longtemps. Fumi... Rien de plus que des regrets... c'était donc l'heure. Kazuna fit alors un petit sourire à Shizuka. Puis elle lui cracha au visage. Jamais elle ne se soumettrai à elle. Cela ne valait même pas la peine de poser la question... Et de toute façon la question n'allait sans doute jamais être posé.

Publié le 20/09/2020 à 13h10

Chakra bleu

La Prêtresse ne répondit pas à Raiko, elle n'était pas ici pour se faire des amis et Shizuka semblait être sa seule préoccupation. Cette dernière semblait calme et droite, elle attendait ce moment depuis de nombreux mois. Kazuna était un déchet, aussi bien politique que tout simplement humain. Elle ne pouvait servir à rien ni à quiconque. Même un chien de combat serait plus efficace que cette garce d'un autre temps. La salive dégoulinant sur le visage de l'Impératrice, celle-ci ne prononça pas le moindre mot et observa son interlocutrice avec un faciès irréprochable. Froide comme la glace, la cheffe du clan Hattori ne pouvait point se satisfaire réellement de cette scène. L'odeur de cette salive était désagréable, mais ce poison ne fonctionnait dorénavant plus.

« Quant à toi, Kazuna. Tu n'es plus cette femme forte, patiente et réfléchie d'antan. Tu n'es plus que ce déchet d'un temps dorénavant révolu. Ne te désoles pas de ta position, tu marqueras le changement d'un ère et bientôt, tes os ne seront que les reliques d'une
époque dépassée.Je tâcherai personnellement à de radier totalement de notre Histoire. »

Masashi regardait la scène avec une certaine crainte, Shizuka n'était clairement plus la même et elle semblait bien plus impliquée par l'Empire. Il était dorénavant limpide que le clan Hattori était en pleine restructuration. Était-il inquiet ? Nullement. Il se fichait bien de la politique et, au fond de lui, il se sentait même plus léger. Ne plus porter l'intégralité de ce poids si lourd était un réel plaisir. Soudainement, sa sœur saisit le manche de son sabre et le sabre ancestrale du clan Hattori. De nombreuses personnes furent surprises, provoquant un véritable un silence.

« Kazuna, ne crains pas le repos. Je t'assure de longues journées d'agonie avant cela. »

Observant sa cousine avec un certain dédain, l'Impératrice n'entailla que légèrement le bras de la vipère de Kumo.

« Montes sur l'extrade des exécutions de la place centrale. Attends-y la mort dans le plus grand des silences. Restes-y, n'y bouges et acceptes toute nourriture et boisson. Sur place, tu fixeras mon palais continuellement. Je tâcherai de te saluer. »

« Je suis bien curieuse de voir combien de temps tu survivras... Tu souhaitais la renommée ? Quel meilleur moyen de se prouver que tu es appréciée ? »

Soudainement, Kazuna se mit alors à marcher dans un silence stupéfiant. Son regard semblait être plein de colère, combien de temps survivrait-elle ? Elle constaterait bien vite qu'elle n'est plus personne ici. Était-ce symbolique ? Totalement. Pourquoi la faire tuer ? Pour inspirer la peur ? Non, ce n'était pas efficace. De cette façon, les masques rouges seraient enfin considérés comme des lâches.

La femme saisit alors un petit mouchoir pour laver son visage. De nouveau, Shizuka leva son bras droit et sa voix se transporta directement dans les oreilles environnantes.

« Nos rues vont changer. Nous devons purifier nos vies respectives. Oublier nos habitudes malsaines.
Dorénavant, je m'occuperai personnellement de notre ville et je peux vous affirmer que de nombreux changements sont à l'ordre du jour. »

Elle baissa son bras et prit la direction du palais. Raiko venait sûrement d'échapper à un jugement publique, mais Shizuka souhaitait en savoir un peu plus à son sujet.

Publié le 20/09/2020 à 15h52

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