C'est la fête au village !

Année 8 | Été
Chakra bleu

C'était le grand jour de l'Awa Odori, plus communément nommer la "danse des fous" ! Les répétitions étaient intense pour les danseuses au kimono lourd sous une chaleur des plus étouffante. Les derniers préparatifs avant la grande fête, le stress et la peur de se faire sévir par les anciens si tout ne concordaient point. La moindre erreur pour ne serait-ce qu'une des danseuses, musiciennes et dames de compagnies finirait probablement en sanction collective. La journée passait vite, laissant place à la pénombre et offrant comme magnifique spectacle celui du coucher de soleil. Chacun et chacune des Miwakus en place, plus d'une centaine d'artistes tous vêtus de leur plus beau kimono et de leur perruque. L'heure de commencer les festivités approchait , la tension montait encore d'un grand jusqu'au moment où le premier tintement de tambour se faisait entendre. Kazuko était présente, elle aussi. A son plus grand regret elle devait participer à cette stupide fête sans aucun intérêt. Elle se mettait en place et commençait à faire les premiers pas de la danse traditionnel. Une danse des plus ridicules, à lever les bras en l'air et les redescendre en continue, le placement des pieds où il fallait sautiller à chaque pas et enfin grimacer pour se donner un air de "fou".

« C'est vraiment dénuer de sens... »

La jeune femme n'avait ni l'envie de participer, ni l'envie de faire des grimaces. Elle optait pour faire la tronche sous le regard colérique de ses entraîneurs qui eux même ne participaient afin de mieux observer le comportement des artistes. Sachant au plus profond d'elle même que la sanction pouvait être sévère, elle continuait tout de même de faire sa rebelle. Les pas de danses qu'elle faisait, étaient digne d'une démarche d'un mort-vivant.

« KAZUUUUUKO ! T'AS INTÉRÊT D'Y METTRE DU TIENS MA PETITE ! »

Le bougre hurlait de loin pour donner une dernière chance à la jeune fille. Plus qu'agacé de son comportement contradictoire, il notait sur son carnet le nom de tous ceux qui oseraient le défier, en particulier celui de la Miwaku en tête de la liste ! De son côté, la demoiselle s'en moquait et préférait scruter les citoyens qui riaient de cette petite intercale des plus comiques.
Soudainement ses yeux s'arrêtaient sur une tête qu'elle avait rencontré il y déjà quelques mois de ça.

Publié le 12/09/2020 à 12h04

Chakra bleu

Cela faisait quelques mois, maintenant, que j’avais pris mes quartiers dans le repère des parias de Kumo. Cette équipe underground qu’avait monté celui qui se faisait appeler Usagi dans le village. Cet homme que tout le monde pensait-être un Hattori alors qu’il n’en était rien. Cet homme qui était devenu, par la force des choses, mon senseï.

Cela faisait des mois, à présent, que je travaillais sans relâche pour devenir un ninja puissant et complet. Cela faisait des mois que je m’entrainais à lire, à comprendre et à tenter de refaire les Fuinjutsu de nombreuses techniques Uzumaki, sans parvenir au moindre résultat. Je n’avais pas progressé depuis ma confrontation avec Saru. J’étais toujours aussi inutile, aussi faible. J’avais tenté, à plusieurs reprises de m’améliorer en Taïjutsu et en KenJutsu sans parvenir à résultat satisfaisant.

« Je ne suis pas un atout pour cette équipe, seulement un boulet. Un handicap. »

Cette pensée tournait, en boucle, dans ma tête depuis la veille. Je n’arrivais pas à penser à autre chose. Je me devais de prendre l’air. Je me devais de penser à autre chose pour revenir, plus concentré que jamais. Plus déterminé qu’auparavant.

A l’extérieur de la cachette, dans le Village, nombreuses étaient les personnes à s’agiter en tout sens. A pied d’œuvre pour organiser l’une des fêtes que la Raikage avait autorisées, les habitants semblaient heureux. Ces fêtes étaient l’occasion de se retrouver entre membre d’une même famille, d’une même communauté. Elles étaient également l’occasion de se divertir d’une façon moins sanglante et plus traditionnelle et permettait de se souvenir de la grâce des danseuses du clan Miwaku.

« En parlant de Miwaku, elle doit surement répéter avec les autres membres de son clan. Sauf si elle a réussi à leur faussé compagnie. »

Un sourire aux lèvres en pensant à la jeune -et jolie- Kazuko, je pris la direction du centre-ville et, plus précisément, d’une des places où se tenait la fête. Je n’étais pas sûr de retrouver la jeune femme là-bas, mais je me devais d’essayer. Cela faisait longtemps que je ne l’avais pas vu, ou aperçut.
C’est alors que, juste en tendant l’oreille, je sus qu’elle était là. J’entendis la voix d’un homme, assez âgé, crier après elle. Elle n’avait donc pas changé depuis ces derniers mois. Et les méthodes d’enseignements de son clan non plus, à priori.

Me glissant parmi les badauds qui s’étaient arrêté pour regarder les jeunes filles du clan Miwaku danser, je ne faisais qu’observer celle que je connaissais. Bien que dansant d’une manière saccadée, elle était gracieuse. Voyait qu’elle m’avait repéré, je lui fis un sourire et un signe. Je voulais qu’elle me rejoigne. Je voulais, de nouveau, discuter avec elle et, pourquoi pas, me retrouver à nouveau sous un étal.

Publié le 12/09/2020 à 14h43

Chakra bleu

C'était le jeune homme de la dernière fois, Soma ! Elle lui souriait au loin voyant celui-ci lui faire un signe de la main. Sentant le regard pesant de son tuteur et sachant que celui-là ne la lâcherait pas d'une semelle, la jeune fille allait devoir faire preuve d'imagination pour se faufiler.
Hum... Une idée des plus originales lui venait en tête ! Elle s'arrêtait alors de danser, enlevant son kimono et sa perruque pour laisser place à sa chevelue rose et ces vêtements habituels. Les citoyens choqués, les autres femmes Miwaku indignées et le gérant la bouche béante, ne comprenaient pas les agissements de la jeune femme.

« KAZUUUUUUUUUUUUUKO ! QU'EST-CE QUE TU FAIS !? »

Avec un grand sourire et ses deux éventails à la main elle rétorquait:

« Ca ne se voit pas ? Je m'en vais. Votre danse est ennuyante, j'ai beaucoup mieux à faire. »

De manière théâtrale et exagérer.

« PETITE INSOLENTE ! CHOPEZ LA ! »

Un, deux, trois et pourquoi pas quatre poursuivants ?

« Vous voulez vraiment que je vous donne une bonne raison de venir ? »

La cible était verrouillée et la jeune fille s’élançait vers l'homme. Elle n'hésitait pas à lui courir dessus pour lui coller un high-kick avant de faire une roulade mal réceptionner. Elle se levait le plus rapidement dans un mouvement de grâce.

« Maintenant, tu as une bonne raison. »

Kazuko fixait le jeune homme qui était à l'autre bout de la foule. Inspirant profondément, elle se jetait dans cette même foule pour échapper aux quatre perlimpinpin et tentait de rejoindre Soma en se mettant accroupie.

Publié le 12/09/2020 à 17h35

Chakra bleu

Elle était là, face à moi, sur scène à faire semblant de danser avec ses parentes, dans ses habits traditionnels au rythme d’une musique joué par des musiciens de son clan. Elle se connait en spectacle en effectuant d’autres pas que ceux qui lui avaient été imposé de faire. Elle se refusait, une fois de plus, à se conformer aux attentes de ses aînés. Elle défait, une fois encore, leur autorité. Et, une nouvelle fois, elle s’exposait à une sanction, à une correction.

Lorsqu’elle m’aperçut, ce qui n’était pas compliqué puisque je lui avais fait signe, elle se transforma, devant telle une tornade sur cette scène où ses partenaires de danse et parentes du clan essayaient tant bien que mal de reproduire les pas de danse qu’on leurs avaient demandé d’effectuer. Gesticulant en tous sens en retirant sa perruque, je vis qu’elle cherchait également à quitter ses habits traditionnels. Une pensée me traversa alors l’esprit : « J’espère qu’elle n’est pas en petite tenue sous ses vêtements » mais bien vite, mes doutes furent dissipés lorsque j’aperçus d’autres habits. Et, alors que les femmes sur scène semblaient outrées par les agissements de Kazuko, l’homme qui lui avait précédemment crié dessus resta sans voix. Avait-il apprécié ce spectacle ? Il n’avait manifesté aucune gêne lorsque la jeune femme avait retiré ses vêtements et n’était pas intervenu pour l’en dissuadé. Une réaction qui démontrait là, surement, son envie de voir la jeune femme dans une autre tenue que celle-ci ?

Après de longues secondes sans avoir manifesté le moindre signe d’activité cognitive, l’homme se remit à crié après la jeune Miwaku fraîchement changée. Ce cri, qui avait semblé être le signe de la remise en fonction de ses capacités cérébrale -limitée, était emplis de haine et d’incompréhension. N’était-il pas évident que la jeune femme allait quitter la scène ? Visiblement, non. Aucun Miwaku n’avait bougé, à l’exception de la jeune femme qui s’avançait vers le bord de la scène, devant une horde d’habitant de Kumo, choquée. Personne n’avait jamais osé faire une telle chose depuis la création de ce festival, s’était indiquée une femme qui c’était arrêtée pour regarder les danseuses durant leur répétition. Seulement, voilà, c’était à présent chose faite. Et personne ne semblait l’arrêter. Une chance pour elle, pour moi. Pour nous.

Malheureusement, trois -peut-être quatre individus- c’était mis à courir derrière Kazuko. Mais cette dernière, qui semblait avoir un compte à régler, venait de se jeter vers le doyen -l’homme qui n’arrêtait pas de lui crier dessus- afin de lui mettre un coup de pied au niveau du menton. Ce coup de pied, remarquable, le fit tomber et nombreux furent les personnes qui s’arrêtèrent pour l’aider à se relever, délaissant la jeune femme. Malgré sa mauvaise réception, elle avait créé une distance suffisante avec ses poursuivantes et se jeta à corps perdu dans la foule afin, semblait-il, de me retrouver.

Lorsqu’elle apparut enfin près de moi, je lui pris la main et l’entraina vers un autre endroit. Nous devions quitter cette place afin de trouver un coin plus tranquille et discret, loin de ses poursuivants.

Nous courions à en perdre haleine, quand soudain je vis une ruelle, étroite, dans laquelle il était possible de faire une halte. Alors, après m’être engouffré avec elle et posé contre un mur, je pus la regarder sereinement et lui sourire.

« Et bien... Je crois que cette fois tu ne t'en sortira pas avec de simple corvée. »

« Mais je suis content de te revoir... »

Publié le 12/09/2020 à 22h28

Chakra bleu

Kazuko retrouvait enfin sa connaissance de la dernière fois, mais à peine le rejoignait-elle que les deux jeunes gens couraient en s'éloignant du beau petit monde. Déambulant dans les rues un peu plus loin, le jeune homme entraînait la Miwaku dans une ruelle plus étroite afin de se cacher des pourchassant. Reprenant leur souffle dos au mur, ils pouvaient enfin discuter au calme.

« Ne t'inquiète pas pour moi. Ça fait du bien de se défouler de temps en temps sur une personne qui le mérite. Au pire des cas je me retrouverais enfermer avec des prisonniers. C'est toujours mieux que de rester avec un porc de son espèce. »

Elle se tournait alors vers lui affichant un grand sourire.

« Le plaisir est partagé ! Je ne m'attendais pas à te voir par ici. »

Reprenant une grande inspiration, ses yeux pétillaient de revoir ce jeune garçon, dont elle ne connaissait pas grand chose, à l'exception de sa "passion" pour la cuisine.

« Comment te portes-tu depuis la dernière fois ? Ça fait longtemps que je ne t'ai pas aperçu dans les parages. »

Elle rangeait l'un de ses deux éventails, gardant le second pour camoufler une moitié de son visage et le mouvait avec lenteur pour créer une légère brise. Cette course poursuite était de trop avec la chaleur qu'il faisait, même les nuits étaient peu fraîche.

Publié le 12/09/2020 à 23h08

Chakra bleu

Elle était là, face à moi, proche de moi cette fois. Elle n’avait pas hésité à quitter la scène pour venir me rejoindre dans la foule. Elle n’avait pas hésité à prendre ma main et à se laissée guider une nouvelle fois. Pas une seconde je l’avais sentie se poser des questions. Doutée.

Regardant la jeune femme, je sentais mon cœur battre à une allure plus élevée qu’habituellement et cela n’était pas dû à notre folle course dans les rues de Kumo pour échapper aux hommes du clan Miwaku qui, assurément, recherchait mon amie. Ce cœur qui semblait me faisait me poser la question suivante : Était-elle seulement mon amie ? N’était-elle pas, plutôt, une personne envers qui j’avais de l’attirance -une attirance principalement physique- et vers qui je me dirigeais naturellement parce que son corps me plaisait. Après tout, son corps était la première chose que j’avais perçut lorsque je l’avais aidé à fuir ses poursuivants la première fois. N’était-ce pas ce corps que j’avais choisit d’aider et non la personne ? Avais-je vraiment aidé cette jeune femme de manière désintéressée ou mon subconscient m’avait-il dicté un acte commandé par mes instincts de mâle ? Nombreuses étaient les questions à s’enchaîner dans mon esprit alors que je regardais la belle jeune femme.

Adossée à un mur, cherchant à reprendre son souffle et à réguler sa température en se ventilant avec son éventail, elle me regardait également. Voyait-elle dans mes yeux l’étincelle de désir qui venait de naître ? Avait-elle perçu cette attraction que je commençais à éprouver pour elle ? Je ne le savais pas et, peut-être, ne le saurais-je jamais. Néanmoins, je savais qu’elle me souriait. Et c’était déjà un cadeau.

« Disons que j’ai dû m’absenter de la surface du Yuukan durant quelques temps. Mais, je te rassure, rien de grave. Mon senseï sait être intransigeant … »

Et pour cause, Usagi n’avait pas voulu m’apprendre plus que ce qu’il m’avait déjà enseigné, estimant que je n’étais pas assez prêt physiquement et mentalement, que ma culture sur Kumo n’était pas au point et que je manquais d’un petit quelque chose … de … fun. Mais je n’avais aucune idée de ce que cela représentait ou de ce que cela signifiait. Fun. Je n’avais jamais entendu ce mot.

« Mais toi, que t’est-il arrivée depuis notre dernière rencontre. As-tu progressé ? »

Evidemment, je ne parlais pas de la danse. J’étais curieux de savoir si, elle, arrivait à devenir ninja. Contrairement à moi, elle semblait croire en ce rêve de devenir ninja. Ses capacités -faible ou non- ne semblait guère l’entravé dans son cheminement vers ce rêve.

Publié le 13/09/2020 à 00h58

Chakra bleu

Soma racontait ses petites aventures de shinobi, ce qui poussait Kazuko à la curiosité. "Il en a de la chance", se disait-elle. Est-ce le destin qui attendait chacune des femmes Miwaku, de ne servir que de divertissement, une femme jouet qui n'existe que pour le plaisir et non pour l'humain qui se trouve en dessous. Ce refusant à cette idée, elle s'entraînait durement et faisait de petits progrès peu satisfaisant pour le travail fourni.

« La dernière fois que nous nous sommes vu je suis rentrée le plus rapidement possible à cause de cette vision. Je voyais ma petite sœur en danger, d'où mon départ un peu pressé. »

Un peu honteuse de parler de cette malédiction de son clan la jeune femme détournait les yeux se cachant derrière son éventail. Il n'était pas rare que ce qui ne pouvait le comprendre et encore moins le ressentir se moquaient gratuitement, sans chercher, sans comprendre. Stupide et pathétique qu'était l'être humain.

« Je m'entraîne quand je peux, mais ma progression est relativement lente. Et puis je n'ai pas l'envie que les anciens l'apprennent. Dans les prochains temps, je vais devoir me montrer des plus discrètes. »

Elle se déplaçait et se mettait face à Soma, le dévisageant et se posant pas mal de questions à son sujet. Et la première fût la suivante:

« Je ne veux pas paraître impolie, mais une question me trotte en tête depuis que je t'ai rencontré. De quel clan proviens-tu ? »

Allait-il répondre, que ce soit un mensonge ou non, ou bien changerait-il de sujet de conversation ? Cela intriguait énormément la jeune Kazuko.

Publié le 13/09/2020 à 10h54

Chakra bleu

Sans détour, sans mensonge, Kazuko me fit part de la raison qui l’avait poussé à partir le jour de notre première rencontre. Une vision. Ce fameux don -maudit- du clan Miwaku. Cependant, d’après les dire d’Usagi, seule certaine femme du clan Miwaku avait cette capacitée de lire l’avenir. En effet, selon mon senseï ce don de prémonition ne pouvait être éveillé que par les femmes du clan et uniquement par elle. C’était d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles les jeunes hommes du clan étaient traité de manière si … particulière. Ou peut-être que Le cafard était seulement un cas particulier au sein de son clan. Après tout, il faisait parti de l’équipe des parias.

Néanmoins, ce don n’avait pas d’importance pour moi. Il rendait Kazuko unique et mystérieuse. Après tout, peut-être avait-elle vu mon avenir. Notre avenir ?

Tandis qu’elle semblait se cacher derrière son éventail, pour raison qui m’échappait totalement, elle enchaîna sur ses -lents- progrès en matière de maîtrise des arts ninja. Autant, elle semblait maîtriser l’art de la danse et du divertissement autant il était plus que raisonnable de penser qu’elle avait plus de difficulté à maîtriser les arts shinobi. Après tout, elle faisait cela seule. Et, j’en savais quelque chose, s’entraîner seul n’était jamais chose aisé.

Et, alors que j’allais lui proposer de venir s’entraîner avec moi dans un endroit discret et approprié, elle se repositionna face à moi et me posa une question. LA question.

« Je ne fais partie d’aucun clan de Kumo. Je fais partie du clan Uzumaki. Mais je ne connais rien de ce clan. »

Ce n’était pas tellement un mensonge. Hormis la maîtrise des Fuinjutsu, je ne connaissais rien de ce clan, de ses membres. J’avais cru comprendre qu’ils étaient actuellement à Konoha et que, pour que je me retrouve à Kumo, mes parents -ou moi-même- avaient dû être kidnapper.

« J’imagine que ce sont mes cheveux qui m’ont trahis. »

Je devais réellement faire quelque chose pour camoufler mes cheveux. Ils commençaient à me poser problèmes. Nezumi ne pourrait exister tant qu’ils se trouvaient encore roux.

« Mais dit-moi, voudrais-tu t’entraîner avec moi ? Même si je ne suis pas un « vrai » Kumo-jin »

Je lui avais dit cela avec un sourire sous entendu..

Publié le 13/09/2020 à 12h12

Chakra bleu

C'était pour cela que le jeune Soma ne possédait pas les traits de caractères des Hattori ! Il était potentiellement le fils d'Uzumaki prisonnier ou encore un orphelin de guerre ? Kazuko souriait peu surprise de la réponse du jeune homme et l'écoutait attentivement chacun de ses mots dévoilant un peu plus son visage.

« Peu importe que tu sois un "vrai" ou un "faux" Kumo-jin. Tu es un être humain avant tout, Soma-chan. »

Rangeant son deuxième éventail, elle s'approchait un peu plus de lui. Comme une mère déposant une caresse sur la tête de son enfant, elle caressait ses jolis cheveux roux avant de retournait à sa place initiale.

« Mais sinon c'est avec une immense joie et un grand honneur d'être entraîner par un humble gentleman. »

Elle faisait une révérence des plus féminine possible avant de lui faire un clin d’œil d'un air taquin et de reprendre son air sérieux.

« Je te suis et si ça ne t'embêtes pas j'aimerais en savoir plus sur toi. La dernière fois que tu m'as sauvé j'étais intriguée d'entendre que tu as fait ça sans réfléchir. C'est peu commun de nos jours. »

La Miwaku avait l'espoir de se dire que ce jeune homme devait être "particulier", il ne connaissait pas grand chose de ses origines et n'avait que très peu de curiosité concernant les siens. Sa compagnie était agréable comme un brin de "liberté".

« Tu as fait beaucoup de choses pour moi jusqu'à maintenant comment puis-je te remercier en retour ? »

Elle lui saisissait le bras comme la dernière fois sans que le jeune ne le lui présente et se demandait si c'était une façon de le remercier. Ses pommettes rougissaient et elle ne comprenait pas pourquoi ce garçon lui faisait cet effet là, elle qui habituellement les fuis.

Publié le 13/09/2020 à 15h45

Chakra bleu

Ainsi, à présent, Kazuko connaissait la vérité. Elle savait, comme de nombreux autre avant elle, que je n’étais pas un Hattori aux cheveux rougeoyant mais bien un membre d’un autre clan, le clan Uzumaki, et, je n’en étais pas soulagé pour autant. Aux yeux des autres individus, pour la plupart des individus composant le village miliaire de Kumo, les clans avaient une importance capitale. Ils étaient même l’élement centralisateur du village. Ils déterminaient tout. Il déterminait la position des individus dans la hiérarchie du village et ils permettaient également de déterminer la valeur social -et sociétale- d’un individu. Ils étaient responsables de coutumes imposé, des différentes traditions respectés et également des discriminations. Un individu pouvait être résumé à son clan et sa valeur, aux yeux du village, était également défini par celui son clan. Et, les Uzumaki n’étaient guère estimé à Kumo.

Esclave dans les cuisines dans une branche de la famille regante de Kumo puis homme libre enfermé dans les prisons de Kumo, voilà la place qui m’avait été accordé durant de nombreuses années. J’avais connu les brimades, les violences -physique et psychologique- et les moqueries. Pointé du doigt par les enfants du clan Hattori, généralement fuit par les enfants du clan Miwaku, je n’avais jamais eu ma place dans ce village que j’avais toujours eu à cœur de servir et d’intégrer. Ce qui, grâce à Usagi, était à présent chose faite. D’une façon particulière, unique, mais qui me convenait.

Alors, bien que je ne sois ni un « vrai » ou un « faux » Kumojin, ni même un vrai « humain » aux yeux de certains membres du village, je me sentais bien. Je me sentais à place. J’étais – et suis encore – Nezumi. Mais ce ne serait pas Nezumi qui entrainerait la jolie Kazuko.
« Dans ce cas, avançons. Nous devons trouver un terrain d’entrainement idée pour cette première fois ensemble. Qu’en penses-tu ? »

Cette phrase n’attendait aucune réponse. En effet, la jeune avait déjà pris mon bras, sans que je ne le lui présente. Et cela ne me dérangeait en rien. Bien contraire, cela prouvait qu’elle se sentait bien en ma compagnie. Et je me sentais bien avec elle à mon bras.

Tandis que nous avançions dans les rues de Kumo, jetant un regard autour de nous afin de ne pas rencontrer les membres du clan Miwaku, je lui répondit :

« J’ai agis par réflexe. Par instinct en te voyant ce jour. Je saurais expliquer ce qui m’a poussé à intervenir de la sorte. »

En réalité je le savais très bien. Mais je n’osais pas le lui dire. Pas maintenant.

« Et qu’aimerais-tu savoir ? Tu sais ma vie est loin d’être intéressante. Je ne suis personne dans le Village. Je ne suis qu’un « apprenti » ninjà comme d’autres. La seule chose qui me différencie d’eux, outre ma couleur de cheveux, c’est que j’ai la chance de pouvoir enseigner ce que je sais à une jolie apprentie. »

Trop tard..

Publié le 17/09/2020 à 18h06

Chakra bleu

"La chance de pouvoir enseigner à une jolie apprentie". La femme restait buter sur ces mots et ses joues déjà bien rose devenaient rouge comme la couleur d'une tomate. Kazuko comprenait petit à petit pourquoi l'homme l'avait sauvé la dernière fois de ses truands. Le cliché de la belle en détresse sauver par son "héros". Ce n'était pas pour autant qu'elle lâchait le bras du jeune homme et continuait la conversation avec lui. Elle évitait seulement de croiser son regard, perturber par les mots plus tôt. Tentant de faire comme si elle n'entendait pas le mot "jolie" et lui posait les questions suivantes:

« Est-ce que tu as pu connaître tes parents au moins ? Je veux dire, le fait que tu sois d'un autre clan. J'aimerais savoir le pourquoi du comment tu es arrivé ici, si ce n'est pas indiscret ? »

Dans la pénombre, le ciel offrait un spectacle magnifique en abritant des dizaines et des dizaines d'étoiles. Les deux jeunes gens continuaient leur chemin en direction du camp d'entrainement. Il n'y avait pas un chat étant donner que tout le monde se rassemblait au centre du village pour faire la fête, hormis les quatre zigoto qui devaient encore nous chercher dans tous les recoins des ruelles plus lointaines. Cette petite course poursuite était quand même bien amusante en y repensant.

« Nous y voilà ! J'ai hâte de commencer. »

Elle lâchait le bras du garçon et se précipitait d'entrer dans les lieux enthousiaste comme toujours. Elle réfléchissait alors de savoir par quoi les deux jeunes pouvaient commencer leur entrainement.

« Je n'ai aucune idée par quoi commencer. Que proposes-tu, Sensei ? »

Elle se tournait vers lui le sourire aux lèvres et les pommettes rosées comme une petite fille impatiente d'apprendre ce qui pouvait lui être enseigner.

Publié le 17/09/2020 à 22h04

Chakra bleu

Trop tard ! J’en avais trop dit, j’avais trop parlé. Je m’étais exposé. Ce n’était pas la première fois que je n’arrivais pas à contrôler mes paroles et que ces dernières révélaient ce que je m’efforçais de cacher, ce que je pouvais réellement penser. Heureusement, cette fois encore, aucune vie ne dépendait de mes propos. Sauf peut-être ma propre vie. Mais que se passerait-il le jour où, lors d’une conversation banale ou lors d’un interrogatoire musclé, quelqu’un réussissait à me faire parler, à me faire dire tout ce que je savais. Le village serait surement en danger et, pire encore, mes équipiers seraient encore plus exposés. Cela pourrait même compromettre leur mission. Impensable.

Heureusement, cette fois, je n’avais révélé qu’une information sans importance pour le village à une membre du village. Malheureusement, elle traduisait mon attirance pour cette même personne. Un intérêt que j’avais éprouvé dès la seconde où je l’avais vu, poursuivit par les membres de son clan. Mais, pour le moment, je n’avais le courage de le lui avouée. Et, après tout, je ne lui avais pas menti. Je ne savais pas réellement pourquoi je l’avais aidé à échapper à ses poursuivants. Mon attirance envers elle n’expliquait pas tout.

Tandis que nous marchions dans les rues désertes du village, le ciel commençait à révéler étoiles et lune. Bientôt la nuit serait totale et il serait impossible de nous reconnaître.

« Je n’ai connu que ma mère. Et … disons que je n’ai pas eu beaucoup de lien avec elle. Tout ce dont je suis au courant c’est qu’elle a été enlever par Kumo et que je serais né ici. Sans précision sur les dates. Je ne connais même pas l’âge de ma génitrice. »

Appeler génitrice celle qui m’avait mit au monde semblait peut-être cruel mais je ne ressentais aucun amour, aucun attachement envers cette femme dont j’ignorais tout. Et, elle-même ne semblait pas éprouver d’émotions particulière à mon égard. Aucune.C’était une relation unique et étrange. Nous étions du même sang mais également deux étrangers l’un pour l’autre.

Soudain, une fois arrivée sur le terrain d’entrainement « classique » de Kumo, la jeune femme du clan Miwaku desserra son étreinte de mon bras et se glissa loin de moi, affichant un sourire et une joie de vivre communicative. Elle semblait heureuse, enthousiaste, à l’idée de s’entraîner. Peut-être était-ce aussi à cause de moi ?

« Et bien, ne connaissant pas ton niveau ni tes capacités, je pense que l’on peut revoir les bases. Donc, avant toute choses, maîtrise du Kunai et du Shuriken. Tu prends un des poteaux pour cible et tu essayes de grouper tes tirs autour d’un même point. »

Sensei, pas encore..

Publié le 17/09/2020 à 22h34