Les galères du lendemain

L'Eclair rouge de Konoha

Le contrat tacite entre lui et celui qui allait devenir son Sensei avait été visiblement accepté par les deux individus. Et ils ne tardèrent pas à entrer directement dans le vif du sujet ! Sans perdre de temps, l’Hokage se mit en garde face au jeune Uzumaki, qui fit de même. Objectivement, c’était une bonne garde. Sur le côté, limitant les points de contacts, solidement appuyé sur ses jambes, main sur le sabre, prêt à dégainer. Les éclairs autour de lui formaient un arc électrique agressif autour de lui, claquant le sol.

Seitô affichait un regard concentré. Il connaissait sa forme. Pour pouvoir réussir à l’impressionner, il allait devoir se mettre de lui-même en hyperventilation, tout en prenant de temps en temps de grande inspiration pour ne pas perdre connaissance. Faire attention à ça, tout en essayant de se protéger des attaques du Hokage. Un défi sportif, qu’il prenait très au sérieux.

Alors lorsque la salve de Shuriken se présenta, Seitô joignit ses mains, et malaxa du chakra. Aïe. Il sentait que ses canaux de chakra le titillaient, à l’instar d’une légère démangeaison. Rien d’insurmontable, mais quelque chose de simplement désagréable. Rapidement, une barrière pris forme autour de lui, et dévia l’ensemble des Shuriken. Toutefois, Seitô ne bougea pas. Il avait profité de la barrière pour ne pas lâcher des yeux son adversaire, et il avait vu les Mûdras et la boue former un clone. Quelle plaie ! Il ne connaissait que trop bien cette technique.

Sans perdre de temps, le Genin dégaina les deux sabres court à sa ceinture, et se positionna en réception. Il tenta de concentrer vaguement son chakra dans ses sabres, et le contour d’éclair fut capté par ses lames. Tout juste de quoi augmenter le tranchant. Une technique bien loin d’être au point, mais il y avait de l’idée. Lorsque le clone arriva à sa portée, L’Uzumaki se décala, et planta ses sabres dans son torse. Puis, se laissa attraper. Il savait qu’il n’était pas en mesure d’éviter éternellement le clone, et qu’il fallait donc s’en débarrasser. Il usa alors de l’élan du sosie de boue, pour effectuer une roulade arrière, l’entraînant avec lui et en profitant pour le planter au sol avec ses sabres, qui faisait office de clou. Une fois à califourchon sur lui, Seitô pris appuie sur ses sabres pour bondir un peu plus loin, confirmant la prise.

Il connaissait également la deuxième partie de la technique : la solidification. Il n’allait simplement pas se laisser prendre par surprise par des techniques de son répertoire. Pourtant, il ne s’arrêta pas là, l’éclair rouge toucha alors ses poignets, et en sorti une série de Shuriken, qu’il envoya sur son adversaire… Juste avant de mettre un genou au sol, et d’haleter bruyamment, son torse lui faisant atrocement mal. Auparavant, il aurait pu enchaîner. Avait-il déjà atteint ses limites ?

Publié le 31/10/2020 à 22h20

Les Doigts d'Or

La situation était sous contrôle, enfin. Leur entraînement allait pouvoir commencer ! Kano espérait de tout coeur qu'il se passe sans encombre, qu'il n'y aura pas d'énième problème. Au final, il s'inquiétait plus pour lui que pour lui-même, encore. Il y avait des choses qui n'allaient pas changer aussi facilement, au vu de la relation fusionnelle du duo. Alors qu'ils se tenaient tous les deux prêts, Kimino donna sa consigne. Il allait d'abord tester Seitô ? Il est vrai qu'avec son état, il était difficile d'imaginer pour lui un véritable entraînement. À lui, leur sensei lui demandait de ne pas intervenir. Il se contentait de hocher la tête, néanmoins un peu anxieux à cette idée. Ne pas intervenir ? Si jamais il se retrouve en danger, il faudra bien qu'il intervienne ! Même si Kimino n'allait sans doute pas le mettre plus en danger que ça, il restait tout de même peu enjoué par cette idée de rester en retrait.

Leur combat débutait donc, alors que le Chikara restait sur le banc de touche. Il le savait : en pur combat il leur était inférieur, de très loin, et ce malgré l'handicap de Seitô. Son instinct au combat était bon, lui permettant de palier cette faiblesse qu'il avait actuellement, en s'occupant de la réplique de boue de leur sensei. Il s'occupait de lui et échappait à son emprise, afin de répliquer à son tour. Cette sensation lui rappelait légèrement leur tout premier entraînement avec Keisan. Un sensei de boue, un Seitô au combat, et un Kano en arrière. Même si là, on le lui a demandé, cela avait un côté frustrant de le laisser faire. Preuve que sa mentalité avait évolué avec le temps. Autrefois il ne considérait le rouquin que comme un simple collègue, qui lui avait promis de le protéger et de se battre pour lui. Maintenant, ce n'était plus le cas. Il était devenu un être cher et précieux à son coeur. Il était essentiel.

La condition physique de son ami le sortit de ses pensées. Un genou au sol, se tenant le torse, et respirant bruyamment ? Il ne devait pas intervenir... durant leur combat non ? Kimino avait sans doute pu voir ce qu'il voulait voir, au cours de leur échange. Mais dans l'état actuel des choses, il pouvait difficilement continuer.

« Seitô ! »


Tant pis, il n'attendrait pas une quelconque permission. Il avait besoin de s'assurer que tout allait pour lui, que ce n'était qu'un contrecoup physique de l'effort qu'il venait de fournir, et non pas une complication soudaine suite à ça. Pour en avoir le coeur net, il commençait à concentrer son chakra pour l'examiner, une fois à sa portée.

HRP : Je ne continue pas, au cas où si l'un ou l'autre m'en empêche xD

Publié le 01/11/2020 à 12h30


Kimino était sur de ce qui allait se passer, et cela ne mais pas longtemps à ce vérifier. Seito était combatif, et il deviendraitbun très grand guerrier, cela ne faisait aucun doute. Mais il n'était pas prêt pour les entraînements physique et les combats. Kimino esquiva les Shuriken en les frappant avec son sabre. Puis il commença à avancer vers Seito en disant.

« Combat terminé ! »


Kano se précipitait vers son ami, en désobéissant ENCORE ! Kimino alors avec une voix ferme et sévère lui dit.

« Kano ! Je t'ai donné un ordre il y a quelques secondes non ? »


Comment créer un lien avec Seito, si Kano se mettait toujours entre eux. Kimino aussi était médecin, même si tout le monde semblait avoir décidé de l'oublier. Il avança vers Seito et commença à scanner son thorax. Il voulait être sur que rien ne s'était cassé ou déplacé. Et étrangement, pour la première fois, le Hokage réalisa les dégâts qu'il avait causé au corps de Seito. Il ne les avait jamais vu de ses propres yeux avant aujourd'hui. Par chance, le jeune homme était simplement à bout de souffle.

« Kano détend toi, il n'a rien... »


Kimino mis fin au jutsu, il regarda le jeune Uzumaki dans les yeux, et pour la première fois il lui dit sincèrement.

« Je suis désolé Seito... »


Le jeune genin pouvait le voir, ces excuses étaient différentes de toute les précédentes. Kimino était sincère, et cela pouvait ce voir. Il avait vu l'état du thorax, des côtes, et des poumons du jeune homme. Il prenait conscience de sa force, et des dégâts causés à un enfant.

Publié le 01/11/2020 à 17h16

L'Eclair rouge de Konoha

Seitô se figea au sol, se tenant la poitrine comme si son cœur pouvait sortir de son torse. Chacun de ses battements était suivi d’une vive décharge de douleur, qui parcourait frénétiquement son corps. Rapidement, la douleur fut telle qu’il posa également une main au sol. Le garçon regardait le sol, comme horrifié. Il était dans cet état-là ? Auparavant, un tel enchaînement ne lui aurait causé aucun problème. Aujourd’hui, en l’effectuant, il devait se surpasser.

Fort heureusement pour lui, Kimino sonna la fin du combat. Et Kano, comme à son habitude, se précipita à son chevet. Mais le jeune Genin tentait, en vain de se calmer. Il était paniqué. Son corps, son cœur et sa respiration s’emballaient, sans qu’il ne puisse exercer un contrôle dessus. La tornade haletait avec douleur, sa vision trouble le forçant dans un premier temps à regarder le ciel, puis à fermer les yeux. Rapidement, le Genin s’allongea à même le sol, cherchant désespérément un point d’ancrage sur terre pour éviter de se voir partir chez morphée.

Sentant une main sur son torse, et sa tête qui tournait un peu moins, Seitô fixa ce qui lui semblait être Kano. Mais non, c’était Kimino qui avait pris le relais, et scanner son torse, annonçant qu’il n’y avait rien. « Rien ?! Vous vous foutez de ma gueule ?! » avait envie de lui répondre l’imprudent aux cheveux flamboyant, mais sa respiration à peine calmée le stoppa net dans son impulsivité. Il se contenta alors d’un profond râle de douleur, et de tousser pour expulser une gerbe de mucus plus loin.

Aux dires de l’Hokage, le jeune Uzumaki le fixa intensément, comme s’il avait reçu un choc de plein fouet. Il s’excusait ? Vraiment ? Sincèrement ? Il n’en croyait pas ses oreilles. Pendant un instant, il afficha un regard interloqué, presque dubitatif, à la recherche d’un quelconque sourire narquois comme la dernière fois. Mais il n’en fut rien. Kimino semblait sincère… Un poids s’envola alors des épaules et du cœur de la tornade, qui baissa la tête…

« Moi aussi… Je suis désolé… Si je n’avais pas agi comme ça… »


Les ténèbres du cœur de l’Uzumaki étaient toujours présente, mais un peu moins forte. Sa lumière reprenait peu à peu sa juste place. Un long chemin vers la guérison et la rédemption… Les râles de respiration se transformèrent en réel sanglot.

« Pardonnez-moi d’avoir mis en danger le village, Hokage-Sama… Je… Je n’ai jamais voulu ça… Je n’ai jamais voulu qu’on se déchire à nouveau… »


Le garçon se frottait les yeux, tête baissée. En vérité, il était terrorisé. Terrorisé de voir le village se plonger de nouveau dans le spectre d’une guerre civile. Tous les souvenirs douloureux de cette époque, de cette funeste nuit remontaient à la surface. Oui, Seitô avait déjà vécu les affres de la guerre… Et cette idée de perdre de nouveau quelqu’un par sa faute lui était insupportable.

Publié le 06/11/2020 à 17h07

Les Doigts d'Or

Evidemment que son sensei allait rouspéter. Bien évidemment ! Si Seitô était en danger, il se devait de l'aider, ou d'au moins s'assurer de son état ! Si jamais il avait un problème, une complication au niveau de sa blessure, il se tuerait s'il arrivait trop tard à son chevet alors qu'il était juste à côté. Il n'avait pas été assez rapide une fois, alors le Chikara refusait que ça arrive une seconde fois. Néanmoins il ne se contentait pas juste de le réprimander, puisqu'il allait lui-même voir Seitô et l'examiner.

« Vous m'avez dit de ne pas intervenir pour le combat... Le combat est terminé à ce que je sache, non... ? »


Le garçon venait de marmonner ça, mais il n'avait pas de doute quant au fait que Kimino l'avait sûrement entendu. Était-ce un crime de s'inquiéter pour son ami ? Non, vraiment pas. Par chance, il y avait eu plus de peur que de mal, puisque le Hokage lui décréta qu'il n'avait rien. Le garçon lâchait un soupir de soulagement, et observait son ami qui semblait pas prendre aussi bien cette réponse, mais il fut vite maîtrisé par sa propre douleur.

En retrait du coup, le Chikara les observait tous les deux, et assistait à une scène unique en son genre. Jamais il ne se serait imaginé qu'une telle scène allait se produire, là sous ses yeux : des excuses sincères. Autant de la part de Kimino, que de la part de Seitô. Kimino avait ouvert le bal, et Seitô l'avait suivi. Kano ne pouvait s'empêcher de sourire en voyant cette scène poignante, et n'intervenait pas. Il n'avait rien à dire de particulier. Il était simplement satisfait que les langues se délient enfin, et qu'ils aient fini par s'excuser mutuellement. Les choses allaient enfin pouvoir avancer, vers le meilleur. Vers la lumière.

Son ami se confiait à lui, faisant un parallèle avec les événements d'il y a quatre ans. Le garçon restait silencieux, ce n'était pas à lui de lui répondre. Mais bien au sensei de Seitô.

HRP : Post court, mais c'est surtout entre vous !

Publié le 06/11/2020 à 17h44


Kimino avait enfin présenté des excuses sincères à Seito. Et il semblait que le jeune homme attendait cela depuis le début. Kimino était également plutôt troublé par les blessures du jeune homme. Il avait réellement acquis une telle force avec les années ? Ce n'était qu'un simple coup de poing, certes très fort, mais juste un coup de poing, et au scanner, on jurerais qu'il avait pris un coup de marteau sur le thorax. Cependant, le Hokage avait une réputation à défendre, alors quand Seito commença à devenir sentimental et que ses larmes allait couler, il lui tapait amicalement sur l'épaule et lui dit.

« Ne pleure pas, jamais en public Seito ! »


Le Hokage se leva alors, il venait de lui faire comprendre qu'il avait le droit de pleurer. Mais uniquement quand il était seul chez lui. Il comprendrait sans doute également, que si Kimino n'avait pas pleurer pour les funérailles, c'était parcequ'une était le chef du village, et qu'il ne devait jamais montrer aucune trace de faiblesse. Et que oui il pleurait seul chez lui... Tout les soirs, depuis cette fameuse nuit. Et que ce n'est pas le fait de n'avoir aucun cœur qui avait retenu ses larmes ce jours là, mais le poids titanesque de tout un pays en crise sur ses épaules.

Kimino se tourna ensuite vers Kano, qui pensait sans doute s'en tirer après avoir répondu à Kimino.

« Kano, en garde, c'est à ton tour de me combattre, et toi Seito, tu vas le soutenir sans intervenir... Pour une fois vous allez inverser les rôles. Ça vous permettra de renforcer votre équipe, il faut marcher dans les chaussures des autres pour reelement les comprendre. »


Pour une fois Kano allait prendre les coups... -Oui, c'était devenu courant avec Kimino, mais pas de cette manière- et Seito allait être celui qui allait devoir limiter la casse sans intervenir directement. Kano ressentira alors la prise de risque de Seito. Et Seito ressentira l'impuissance que ressent Kano quand il fonce tête baissée.

« Allez attaque moi Kano ! »

Publié le 15/11/2020 à 15h27

Les Doigts d'Or

Tout était bien, qui finissait bien au final. Les deux s'étaient enfin réconciliés, l'on va dire. Bien que Kano était surpris de voir qu'il réagissait différemment avec Seitô concernant ses pleurs. Il n'avait pas le droit de pleurer en public ? Il avait été moins doux avec lui durant l'entraînement de la veille. Enfin, les circonstances n'étaient pas les mêmes, alors le blondinet ne disait rien de plus. Dans tous les cas, Kano se tenait debout, attendant la suite. Une suite qui n'allait pas forcément lui plaire.

« Quoi ?! »


Il s'était attendu à combattre aux côtés de son meilleur ami, afin de le soutenir au combat. Mais il ne s'était pas attendu à cela. Inverser les rôles ? C'est-à-dire qu'il attendait du Chikara qu'il l'attaque lui, et que Seitô le soutienne sans intervenir directement ? Le blondinet ravalait sa salive, sachant pertinemment que ça allait mal se passer. Autant lui n'était pas capable de combattre efficacement, mais autant il savait que son partenaire aurait bien du mal à le soutenir sans intervenir. Le jeune garçon sentait son coeur s'accélérer sous la pression, il hésitait à commencer l'assaut, craignant à la fois de se manquer, mais également de se retrouver dans une situation de combat contre son propre Hokage, qui était réputé pour sa toute-puissance. Il allait le massacrer, sans aucun doute !

Le garçon tournait la tête vers Seitô, qui pour une fois était derrière. Le voir avait quelque chose de rassurant, il savait qu'il était là, à ses côtés. Et s'il le faut, à son tour, il apprendrait à se battre pour lui. Son visage affichait un sourire à son encontre, puis il redirigeait son attention vers son sensei.

« Ok ! J'arrive ! »


Le Chikara joignait ses mains afin d'effectuer des premiers mudras.

« Chikara Bunshin no Jutsu ! »


Un clone parfait se formait à côté de lui, et s'élançait en direction du Hokage. Une course un peu grossière et frontale, démontrant immanquablement l'inexpérience au combat du jeune garçon, mais qui avait aussi pour but d'occuper un minimum son adversaire du jour. Le clone se ruait sur lui afin de le prendre au corps à corps, et de l'attaquer d'un coup de poing dans le bide. De son côté, le réel Kano effectuait d'autres mudras.

« Jurikinubari no Jutsu ! »


En consommant plus de chakra, et en doublant le nombre de mudras, le Chikara se préparait à lancer non pas dix, mais vingt aiguilles de chakra, destinées à atteindre différentes parties du corps, visant principalement les épaules et genoux. Si une aiguille n'était pas suffisante pour réellement atteindre ces articulations, il espérait que cinq sur chacune aura son petit effet. Bien qu'il ne misait pas beaucoup sur le fait que le Hokage se laisse avoir ainsi...

Publié le 21/11/2020 à 13h08