Devenir et Débats du clan Kitto


Les échanges entre chaque membre du clan battaient son plein. Il y avait de nombreux avis différent rien que pour la question de la prêtresse. l'intervention de Seijuro étant certainement celle, qui parler le plus au chef de la police de Konoha. La question du choix. Nul doute que la prêtresse n'avait pas imposer son choix. Ce qui l'avait suivit avait agis par conviction, par croyance, par fidélité, mais surtout par choix. Mais ce choix était t'il vraiment libre ou influencer par l'endoctrinement de cette dernière. Kotaro ayant lui-même était bassiné dés son plus jeune âge par les idéaux et principe de cette dernière. Il lui aurait sans doute était difficile de ne pas la suivre, remettant ainsi en doute ces enseignements. Un esprit critique était nécessaire pour faire ces propres choix en toute connaissance de cause. Hors, comme l'avait souligner Keisan, les Kitto était une communauté hétéroclite. Certain était des Kitto d'origine et possédait souvent le dojutsu si particulier des Kitto. D'autre avait cependant rejoins la grande famille des Kitto n'ont pas par des liens de sang, mais par leur volonté de faire table rase du passé. D'avancer sur un chemin intérieur avec pour objectif la paix.

Alors perdu dans ces réflexions intérieures, le débat semblait s'orienter vers un autre fait. Il ne s'agit plus simplement d'exclure ou non la prêtresse de Konoha, mais de parler maintenant du chef de clan et plus étonnant, de la direction du village. Certain suggérant l'idée même d'un nouvelle Hokage Kitto à la tête de Konoha. Cette simple idée surprit l'illusionniste. Même si les valeurs du clan étaient justes. Il ne fallait pas oublier que la majorité du village avait simplement déserté Konoha. Ce n'était pas la première fois. Quelle légitimité avait ainsi les Kitto a demander un tel pouvoir ? Aux yeux de Kotaro, aucune.

« Keisan-sama, si vous me permettez. Bien que votre nomination fût à la suite d'un tournoi. Je doute que notre ancien Kittodono vous ai choisis pour cette raison. Les valeurs guerrières sont différentes des nôtres. »

Les Kitto était bien plus attaché au symbolisme finalement. Si Keisan avait était nommer successeur, c'était plus probablement pour les valeurs qu'il pouvait représenter pour le clan. S'y, c'était une bonne ou mauvaise idée, seule l'histoire en jugera.

« Le clan Kitto a toujours représenté la paix et défendu l'équilibre. Au sein de Konoha, notre clan à toujours était celui qui maintenait l'équilibre des tentions entre Chikara et Uzumaki. Cependant, c'est également notre passivité qui a contribuer à ce qui est arrivé sous la gouvernance du Hokage maudit... »


Cette passivité, il ne la connaissait que trop bien. Vouloir bien faire, lui-même en faisait les frais tous les jours. Il était loin d'être le shinobi qu'il laissait paraître. Remettant parfois même en question de sa place au sein du village. Il avait pourtant fait le choix de changer. Un jeune homme blond du nom de Seika ainsi que Seijuro avait échanger quant à l'idée d'un Kitto comme Hokage. Kotaro souhaita revenir sur ce point.

« Seijuro-San, Seika-san. Pensez-vous vraiment qu'un Kitto puisse encore avoir le droit d'un tel honneur? Bien que Konoha et bien accueillis le retour des Kitto. n'oublions pas que la majorité, nous avons abandonné Konoha. Mis à part quelque exception. Un Kitto représentera maintenant difficilement les valeurs attendu de la part d'un Hokage.... »


Un Hokage Kitto, étrangement, cela sonné faux dans son esprit. Comme le souci de clan avait était posé par Seijuro plus tôt dans la discussion, l'idée d'un clan au pouvoir semblait être une hérésie. Si l'on pouvait remettre en doute la légitimité de Kimino après Shinji. Il ne fallait pas oublier qu'il n'avait pas était choisis pour son nom et sa famille. C'était avant tout pour ce qu'il pouvait inspirer à Konoha.

« Ce que je veux dire, c'est que le titre de Hokage ne représente qu'un seul est unique clan. Konoha! Il ne doit pas être entaché par des décisions claniques telles que ce fût le cas par le passé. C'est pour cela que Kimino Uzumaki était toujours à son poste. Bien que l'on puisse critiquer certain évènement récent. On ne peut remettre en question ces choix. Sa décision a toujours été dans l'intérêt du village, de chaque habitant et non pas de son clan... »


« Si changement, il devra y avoir. Je pense que tout Konoha-jin digne de défendre les valeurs à l'origine du village à sa place à ce poste. »

Publié le 18/10/2020 à 10h14

Le Poing Divin

Le petit homme exprima un air impressionné lorsque Seijuro l’interrogea pour confirmer son identité. Il était définitivement un drôle d’énergumène, mais ce visage sembla amuser la galerie, lorsque plusieurs rires étouffés se firent entendre. Était-il vraiment impressionné de parler avec un Jônin comme Seijuro ? Le Kitto s’était fait une renommée au fur-et-à-mesure que les années s’étaient écoulées, mais il n’avait peut-être simplement jamais pris conscience que sa renommée semblait dépasser les proportions attendues. Il ne se sentait aucunement extraordinaire, et il avait toujours été cet homme préférant l’ombre à la lumière. Finalement, son destin était probablement en train de s’amonceler de telle sorte à déstabiliser son véritable souhait de ne rester qu’un être anonyme et inconnu. Il en tenait pour preuve, ce jeune Chuunin qui improvisa une réponse sous un visage teinté d’un rouge de timidité. Mais, il en était peut-être là un événement inévitable.

Le jeune Kitto semblait s’attacher au lien clanique ainsi qu’à la dénomination du « clan ». Le Jônin réalisa qu’il s’était probablement mal fait comprendre lorsque Seika reprit sa compréhension par la formulation de : « déclarer que la famille n’est plus un clan ». Cette formulation était profondément intéressante. Elle rattachait deux notions bien distinctes, et finalement, elle exprimait à la fois une inquiétude et une soutenance aux propos que venait de tenir Seijuro. Pour lui, la notion de clan ne permettait qu’une catégorisation sociale, soutenant d’anciennes sources de conflit. Était-ce simplement encore possible pour Konoha et pour les konohajins de se défaire de ces pseudo-acquis ? Qu’apportait dans le fond, la notion de clan, si ce n’est que de séparer encore plus froidement chacune des parties du village ? Porter le nom des Kitto, était-ce un véritable équivalent pour se rattacher aux autres Kitto ? Les hommes avaient fini, en acceptant cette inlassable sectorisation, par y délaisser une partie de leur liberté. Les hommes présents dans la pièce semblaient se rattacher fondamentalement à l’idée des clans comme une source de protection. Pourtant, le Jônin n’y voyait qu’une frontière de condamnation. Reliques d’un passé infructueux.

Fallait-il réellement porter le même étendard qu’un autre afin de le considérer comme frère ? N’était-il pas tout simplement possible de se réaffilier davantage aux partages de convictions ? N’était-ce tout simplement pas possible d’abolir cet ancien système, brimant la cohésion complète du village ? Les hommes pouvaient-ils encore se détacher d’une vieille habitude, pour prendre le risque d’une union d’une autre nature ? Une union qui ne naîtrait d’aucune façon sur des préceptes dépassés, comme l’appartenance à un clan, une couleur de cheveux, ou des conflits anciens ?

Seijuro toisait du regard le jeune Kitto. Il n’y avait aucune forme de mépris. Cet instant lui permettait simplement d’essayer de comprendre le raisonnement de Seika. Il était jeune… S’enracinait-il réellement dans les préceptes de son confort ? Ou était-il le genre d’homme capable de dépasser ses à priori, afin d’être acteur d’une scission ? Seul l’avenir pourrait définir quel genre d’homme il deviendrait. Mais assurément, ses réflexions intéressaient Seijuro. Pour autant le sabreur décida de ne pas adresser de réponse directe au chuunin. Considérant que la question soulevée était finalement plus intéressante que la réponse à donner. Chacun était libre de penser, et de revenir sur les fondations de Konoha. Quels étaient les réels éléments contrariants et déclencheurs des conflits passés ? Pour le Jônin, l’opposition clanique et la catégorisation étaient deux des raisons principales et les plus primordiales. Elles suggéraient l’union d’une méthode de raisonnement propre à chaque « clan » plutôt qu’à chaque individu. Mais la politique de groupe était-elle à privilégier par rapport à une politique plus individualisée ? Le mal-être et les conspirations claniques intermittentes ne pouvaient prendre racine qu’en ces termes. Pourquoi n’y avait-il jamais eu un massacre intraclanique ? Pourquoi les relents de haine ne s’étaient exprimés qu’entre différents clans ? D’où prenait-elle réellement essence, si ce n’est de l’endoctrinement proférés par les individus souhaitant ces mêmes structures ?

La nomination de Keisan fut assez concomitante. Il en était ainsi une évidence aux yeux de quasiment tous. Notamment pour Seika, et pour la discrète Shiori qui s’exprima avec douceur.
Enfin, Kotaro vint à prendre la parole. Son discours semblait s’attacher cependant à une sorte d’histoire arrangée pour tenter de dissimuler la véritable complexité des liens du village. Il semblait assimiler les Kitto comme étant la clé d’un équilibre passé, entre Chikara et Uzumaki, mais pour autant il avouait également qu’il n’était possible pour lui pour un Kitto de devenir Hokage, tant la désertion d’une majorité par le passé tendait à décrédibiliser les individus restants. Préférant s’harmoniser avec les méandres d’une tâche d’équilibriste, et jaugeant le passé comme un frein pour le futur. Il n’avait probablement ni raison, ni tort. Mais, les affres du passé de Konoha était calomnieux, et on ne comptait plus le nombre de conflits, ni le nombre de Hokage différents que le village avait connu. L’équilibre dont il faisait mention n’était qu’une fable pour mieux tolérer les causes d’une inertie profonde. Et cette inertie semblait déplaire en son terme, tant sa vérité était tranchante. Les murs étaient entachés de trop de sang pour accepter de se perpétuer dans une telle mascarade. Il finit son intervention comme pour communier de la bonne nomination de Kimino en tant que Hokage, non pas pour son affiliation clanique, mais pour les actions toujours de justesse envers le village. Son discours ne présentait aucune fourberie, tout au contraire il semblait convaincu de ses propos.

« Kotaro-san, nos pensées s’accordent en un seul et unique point, celui nécessitant une action dirigée pour le bien de l’ensemble de Konoha, et non plus pour des profits divisés. Cependant, je vous siérait de faire la distinction sur une certaine confusion, voire peut-être une négligence. »


« Il n’existe aucune forme de déshonneur pour les Kitto d’avoir « abandonné » Konoha, tandis que Chikara et Uzumaki se promettaient en ces temps, des affrontements parfois à demi-assumés, presque sempiternels. »


« Quel sens donner à cette pensée qui aliènent les Kitto à leur passé tandis qu’il semble plus aisé d’oublier les erreurs de nos camarades Uzumaki, de nos confrère Chikara ? Et à plus large spectre, des nouveaux désignés konohajins, du clan Kirishitan ? Je ne me permets à tolérer cette notion de manquement à l’honneur dont vous semblez vouloir faire mention, Kotaro-san. En aucune manière. »


« Chacun, et chaque clan a effectivement commis des erreurs, mais il n’existe pour aucun, une légitimité plus avérée quant à la représentation de ce qu’est, et de ce que devrait être Konoha. De même, lorsque vous faites mention de Kimino-san… Je le tiens pour ami personnel, mais pour autant, sa nomination en tant qu’Hokage n’est qu’une vaste plaisanterie, lorsque l’on sait que sa nomination a été effective à la suite de la trahison de son ancienne plus fidèle alliée, et plus mesquine traîtresse de l’histoire de Konoha. Voyez-vous de quoi je tiens à faire mention ? Ou devons-nous évoquer à nouveau ces honteux événements ? Kimino Uzumaki, il n’avait aucune bonne raison d’être désigné comme étant le nouveau promu Hokage. »


Il s’approcha du centre du débat. Pour lui, certains affronts devaient être levés en lieu public, et certaines vérités dérangeantes devaient être aplanies, si tous souhaitaient réellement de nouvelles bases, lavées de tous pêchés.

« Voyez-vous réellement le clan Kitto comme le protecteur souverain de l’équilibre et de la paix ? N’est-il pas temps pour chacun de nous d’assumer les responsabilités de nos ancêtres, et d’avouer à haute-voix qu’il n’en n’a jamais ainsi été ? Avez-vous réellement eu l’impression que la paisibilité entre Chikara et Uzumaki ait existé ? A jamais, les Kitto des générations précédentes se sont souhaité, avec une réelle détermination comme telle, mais l’histoire ne peut que témoigner de l’inverse. Nous n’avons jamais été que spectateurs d’un entre déchirement. Simples spectateurs. Notre passivité n’a conduit qu’à la tolérance des événements, et en aucune façon à leurs créations. »


Il prenait un ton lourd, mais ses convictions ne pouvaient être mesurées.

« La régence du village à mon sens devrait être assurée par un Kitto, car ma confiance ne fait que dépérir lorsqu’il s’agit de Hokage Chikara, ou de Hokage Uzumaki. J’en viens à penser que le pouvoir n’est pour eux qu’une promesse à l’aliénation. Les récents agissements de Kimino ne peuvent que me conforter dans l’idée. »


« Alors, puisque nous parlions d’honneur, et de responsabilité envers la paix. Je crois qu’il serait effectivement temps pour un Kitto d’en assumer pleinement le rôle. Et qu’il en soit, à mes yeux, le dernier espoir pour connaître un changement radical de philosophie, afin que cet Hokage ne soit effectivement plus le Hokage d’un clan, mais bien le chef unique du village tout entier. »

Publié le 18/10/2020 à 20h55

L'homme de science

Pendant tout ce temps Hiroki écoutait ses confrères débattre sur le sujet de cette femme. Le mieux était de trouver la concerner elle-même et de lui exprimer le sentiment de notre clan. Tous ces charabias ne mèneront nul part si nous continuons ainsi. En même temps c'est souvent le but d'un débat lorsqu'une problématique est posée. Tous les membres s'éloignaient peu à peu du sujet principal dérivant sur le devenir des Kitto. Le jeune homme s'assoupissait tant il n'en pouvait plus de tous ces blablas qui n'avaient plus des sens pour lui.

« J’en viens à penser que le pouvoir n’est pour eux qu’une promesse à l’aliénation. Les récents agissements de Kimino ne peuvent que me conforter dans l’idée. (...) Alors, puisque nous parlions d’honneur, et de responsabilité envers la paix. Je crois qu’il serait effectivement temps pour un Kitto d’en assumer pleinement le rôle. Et qu’il en soit, à mes yeux, le dernier espoir pour connaître un changement radical de philosophie, afin que cet Hokage ne soit effectivement plus le Hokage d’un clan, mais bien le chef unique du village tout entier. »

Oh là là, le jeune Kitto avait raté un grand épisode ! C'était au tour de Kimino d'en prendre pour son grade apparemment.

« Seijuro, pensais-tu à toi lorsque tu énonces qu'il serait temps pour un Kitto d'assumer le rôle d'un Hokage ? »

Il proposait cette idée, mais qui devait en être le "responsable" ? Parlait-il d'une mutinerie ? Sachant qu'il y a peu de temps, cet homme était revenu d'où on ne sait. En tout cas, rien de bons ne se produiraient dans les mois à venir et ça, tout le monde le savait. Le seul mot d'ordre à l'heure actuelle que respecter Hiroki avec toutes les péripéties futures, était la prudence.

Publié le 19/10/2020 à 13h30


Chikatoshi ne s’était jamais réellement confié sur sa décision. Il avait choisi un homme qu’il avait décidé d’accueillir au seins de sa communauté. Un borgne au passé mouvementé, au karma tantôt négatif, tantôt positif. Un fermier, devenu veuf, assassin, mercenaire sous couverture, enquêteur à l’Eda puis chef de clan. L’ex-Kittodôno le savait capable de se salir les mains, de mener un combat par les ombres. Le vieux le savait rongé par la vie, dégoûté du tréfond du monde, son âme tournée vers une lumière qu’il ne pouvait supporter, qui aveuglait trop l’unique oeil qu’il arborait, non pas qu’il possédait. L’ancien régent n’avait pas pu tromper tous les esprits aiguisés de ces penseurs devant lui. Sa volonté perdurait.

La raison qui avait poussé Chikatoshi à le désigner, c’était peut-être sa capacité à voir Konoha d’une autre façon, et surtout, de confronter la popularité de la Prêtresse. Cette femme avait, malgré ses dogmes, balayés l’influence des derniers chefs Kitto. Obtenir son exclusion était un moyen, détourné sans doute, de reprendre la main. Pour autant, les membres de la communauté étaient intéressés à l’avenir, à chaque niveaux. Une agréable surprise pour le barbu, préoccupé que les siens se morfondent ou se rattachent à un passé révolu. En réalité, les Kitto étaient dans l’attente, d’une voie, d’une espérance. La communauté, bien que saisit par les cauchemars du passé, était un peuple de rêveur.

« Par deux fois, les Chikara et les Uzumaki ont tentés de s’éradiquer. Par deux fois, les Kitto les en ont empêchés. Une double dette, dont ils ne pourront jamais s’acquitter. Si notre passivité est pointée du doigt par Konoha, alors pourquoi nous empêcher de nous investir d’avantage ? »


Un paradoxe, amenant avec lui ses réponses. Fou serait celui qui oserait le relever, car il représenterait un frein superflu envers le clan Kitto, et sa crédibilité volerait en éclat en une simple parole. Pour le borgne, les Kitto n’avaient qu’à demander, qu’à réclamer, pour prendre. Kitto Shinji avait prouvé leur vertu. Il avait profité d’un long jeux politique auquel l’ancien mercenaire s’était prêté, un à un, élément après élément, il avait façonné les nouvelles sphères de pouvoir. D’Uzumaki Taram, ancienne dirigeante de l’Eda devenue chef de clan, à Chikara Qazea élu chef de clan, en passant par Kitto Kotaro remplaçant Taram à l’Eda, ceux qui avaient su taper dans l’oeil du borgne avaient inexorablement avancés leur carrière dans le pouvoir et la République.

Kitto Shinji n’avait cependant pas été son choix en tant qu’Hokage, il voyait en son ami Seijuro plus de potentiel. A cette époque du moins.. Le regard qui l’animait après ces trois ans de voyage avait perdu une certaine âme qu’il n’arrivait pas encore à cerner. Le Kitto à la queue de cheval perdurait comme un frère inné et c’est via cette relation que l’ex-régent ressentait que son ami était en proie à une rupture interne. Seijuro s’était confronté au monde extérieur, avait grandi, tout en perdant de sa superbe, amassant une expérimentation unique. Quoi qu’il en soit, l’absence du clan Kitto avait largement participé à faire dérailler et dévier la machination que le borgne avait réglé comme du papier à musique. Il y avait cependant une autre personne à laquelle pensait le Kittodôno.

Sa réflexion, prenait racine dans le passé, lorsque les Uzumaki et les Chikara avaient souhaité en finir une bonne fois pour toute. Il y a presque vingt ans. Quand les Kitto après avoir, fuit le village de Konoha, décliné d’offrir leurs aides aux Uzumaki, s’étaient finalement présentés sur le champs de bataille. Annihilant le pouvoir des deux clans, ils s’opposaient à leurs vieux camarades, soucieux de la protection d’une femme. La Prêtresse, encore et toujours elle. Dans une révélation miraculeuse, elle avait présenté à tous un avenir paisible, une promesse que les ennemis d’aujourd’hui devenaient les alliés de demain. Un serment que la haine devenait amour, que la guerre laissait place à la paix. Keisan n’y croyait pas totalement. Le quadragénaire était sceptique et avait cette impudence de pénétrer l’esprit de la femme. Vision véritable ou illusion ? Il s’était depuis entraîné à cet art qu’était le Genjutsu pour en connaître la finalité, sans jamais la trouver. Le doute avait toujours plané mais ses paroles résonnaient.

« Si j’en crois la majorité, vous votez pour l’exclusion de la Prêtresse, jusqu’à attente de preuve ou que celle-ci se présente à nouveau, suite à quoi un procès pourrait avoir lieu si besoin en est. Pour le moment, la Prêtresse de Konoha a mis ou provoqué péril de nombreux Kitto et son absence s'acquitte de cette sanction. Est-ce bien cela ? »


Un moment pour recueillir les avis de chacun, recentrant l’un des premiers sujets de conversation. Tous avaient désormais une vue d’ensemble, un cumul de regard au point de vue varié et différents. Désormais, ils étaient apte à donner une réponse. L’ancien mercenaire ne comptait néanmoins pas éclipser les sujets qui avaient été abordés.

« Pour ma part, je pense qu’un Hokage Kitto, doit être rassurant. Kitto Shinji a déjà validé ce critère aux yeux de Konoha. Il doit représenter plusieurs aspects : de bonnes relations avec chacun des clans car il est dans l’obligation de composer avec. Je dirai même, qu’il doit être apprécié en supplément des membres qui les composent. De part sa provenance, sa neutralité est légion afin d’assurer son côté rassembleur, prenant en compte les visions et l’histoire des clans Chikara et Uzumaki, et ce malgré sa tiédeur, il doit être capable d’agir et de prendre des décisions. Et.. Il doit être capable de pratiquer la Rêverie propres aux Kitto. »


Une liste intimidante, bourré de qualifications impressionnantes. Digne d’un Hokage, non pas ultime, mais acclimaté à son environnement. Le Kage parfait de Konoha. C’était la raison pour laquelle Keisan pensait que personne n’était prêt. Pourtant, il le sentait. Dans cette pièce, cette chimère pouvait se concrétiser.

« Et la communauté Kitto doit y apporter son entier soutiens. »


Un reproche.

« Vous savez, je me suis souvent demandé, quelles auraient été mes paroles si j’étais la Prêtresse de Konoha, afin de stopper leur guerre. Que sa vision soit réelle ou une illusion.. Elle a dû composer avec.. Je crois.. Que j’aurai prononcé ces mêmes mots, car ils étaient les seuls à pouvoir réunir. Et si.. »


Un silence plombant. Les croyants s’accrochaient aux lèvres de l’ancien régent. Les plus incrédules prêt à le fusiller du regard.

« Et si, un roux n’impliquait pas un Uzumaki. Et si le second Hokage pouvait être un Chikara ou un Kitto ? Et si, les mots qu’elle avait prononcés l’ont été car seuls ceux-la auraient été écouté ? Et s’il comportait, un message différent ? »


A l’annonce de cette demi-vérité, de ce demi-mensonge, de cette incertitude, son regard s’était posé sur Kitto Kotaro.

« Je n’ai jamais entendu une quelconque personne se plaindre de toi…
Kotaro. »


Sa réponse était donnée. Son incroyable faculté à persuader, à aligner des mots choisis avec soin dans une locution quasi-parfaite, avait finalement terminé sa course sur le Kitto roux. Les sous-entendus étaient nombreux. Le barbu l’observait depuis désormais plusieurs années. Sa décision était mûrement réfléchie.

Publié le 19/10/2020 à 17h34

Le violet iridescent

S’il ne s’agissait pas réellement de la question qu’il avait posé, la question de la shinobi Shiori intriguait le jeune blond. A qui pouvait bien penser leur chef pour le poste de Hokage ? Pas sûr qu’il réponde clairement, donner un nom pourrait en déplaire certains.

Le jeune Chûnin scrutait chaque membre qui prenait la parole. Il ressentait de l’amusement dans ce débat, se sentant de plus en plus à l’aise. Il était écouté, il se sentait important. Alors il écouta attentivement les propos de Kotaro. Lui non plus ne pouvait pas entendre le Kittodono se rabaisser ainsi. Son statut il ne le devait pas seulement à son pouvoir, et il le démontré encore aujourd’hui. Si chaque membre débattait avec ferveur, c’est lui qui savait les tenir, c’est lui qui leur inculquait cette valeur du respect entre frère et sœur. Outre le sujet de leur Kittodono, le chef de Police ressortait cette représentation de paix de leur clan. Ce n’était pas pour déplaire Seika qui tenait les mêmes propos.

Subitement, il s’adressa à lui et le Jônin à la longue queue de cheval. Il n’était pas question de le laisser penser une telle chose.

« « Kotaro-sama, je ne peux pas vous suivre sur ce sujet. Le clan Kitto a fait ses preuves auprès de Konoha. Combien de fois a-t-il dû intervenir pour stopper cette éternelle confrontation entre Chikara et Uzumaki ? Notre clan ne peut-il pas disposer d’une clémence ? Je refuse d’admettre que nos erreurs doivent nous empêcher de nous investir dans ce haut rang. » »


Il grimaça lorsqu’il affirma que Kimino n’avait pas exclusivement prit de décision pour son clan. Peut-être.

« « Sous entendez-vous qu’un membre de notre clan ne serait pas capable de prendre des décisions pour le seul intérêt de notre village ? » »


Il n’y avait aucune animosité dans cette question. Il se demandait simplement s’il n’avait pas mal compris ses propos.

Le jeune Kitto aux yeux dorés se posait des centaines de questions dans sa tête. Si la question d’une unification de tous les clans semblaient attirante, était-elle vraiment possible ? Cette unification ne devrait-elle pas tourner autour de leur clan ? Le long discours de Seijuro, lui faisait remarquer son manque de connaissance sur les événements de son village. Souvent à l’écart, il avait vécu une vie marginale et ne connaissait que les grandes lignes, ayant parfois préféré éviter de jouer son rôle de Kitto. Mais il n’en était plus question, il désirait profondément agir pour son clan, son village et devenir un acteur important auprès de ses camarades. Les propos et le ton convaincu de Seijuro le captait.

« « Je rejoins Seijuro-sama sur ses dernières paroles. Nous devons tenir notre responsabilité envers la paix, assurons la régence de notre village. » »


Le borgne reprit le débat en main. Toujours aussi captivant, ses idées s’entremêlait parfaitement, trouvant toujours une suite logique. Il rappela les propos de la Prêtresse lors du genjutsu, ou peut-être d’une vision collective ? Qu’en était-il vraiment ? Que désignait-elle réellement ? Keisan pointait ici quelque chose d’important. Mais avant de rebondir sur ses propos, il répondit brièvement à la question du l'exclusion de la Prêtresse, son avis restait inchangé.

« Je suis contre l'exclusion de la Prêtresse. »


Puis continua sur le sujet du leadership de Konoha.

« « Que pensez-vous réellement de ce message, Keisan-sama ? Devons nous penser à trois Kage sur le même trône ? Ou devrions-nous imaginer que ces chefs de clan n’impliquent pas un Uzumaki ou un Chikara ? Des chefs de clan qui ne seraient pas accrochés au seul bien-être d’une seule faction ? » »


Le jeune Seika se demandait s’il était assez clair… peut-être pointait-il quelque chose du doigt, ou fabulait-il tout simplement.

HRP : Je sens que mon RP n'est pas fabuleux, j'ai tenté d'ouvrir une idée à la fin de celui-ci, j'espère que je serais clair auprès de tous.

Publié le 21/10/2020 à 00h20


J'écoutais les avis des shinobis sur le prochain hokage et je m'exprimais pas de suite, car je n'étais pas au fait des détails du passé de notre clan. Néanmoins, je pouvais échanger mon opinion basée sur l'expérience d'une autre personne qui était l'ancienne maîtresse de la mère de mon ami particulier. Je lançais :
« Seikasan, votre questionnement sur une personne qui ne pense pas aux intérêts de son clan me fait penser soit une personne qui ne doit pas être un shinobi ou alors une personne expérimentée qui a vu le monde extérieur. Toutefois, elle doit avoir une vision et une direction pour le village et elle aura besoin de conseil, mais au final c'est elle seule qui prend la décision. Ensuite le siège pour trois personnes peut paraître idéal, car il aboutit à une décision en théorie. Toutefois, dans les trois personnes il peut avoir un indécis et alors on en revient au point mort. De plus il y a le clan cité par seijuro-sempai dont je ne connais peu d'information. Néanmoins, il pourrait à l'avenir aussi réclamer une place dans les trois et cela aboutirait à une autre tension. »


Je fis une petite pause et je me rendais compte que je n'avais pas évoqué un autre type de personne qui pouvait correspondre à la question de seika-san. Il s'agissait des personnes sans héritage, mais avec les qualités que j'ai cités auparavant. Elle se comptaient sur les doigts d'une main et je reprenais mon discours :

« Concernant le hokage actuel, il aurait bien besoin d'être conseillé si je m'en tiens aux propos. Si je dois résumer ma pensée il faudrait un ou une hokage avec un état d'esprit global, et accompagné d'une personne expérimentée ou extérieure en quelque sorte.  »
 

Je m'arrêtais là et j'attendais la réaction des autres shinobis de mon clan à mes propos. J'avais sauté plusieurs étapes dans cette nouvelle pensée avec mon discours, mais j'avais à peine touché la fin de l'avant dernière étape de cette philosophie. Néanmoins, je me rappelais le shinobi blond persistait contre l'exclusion et je lui répondais une nouvelle fois :

« "Désolé, j'ai encore une chose à dire . Seika-san, keisan-dono laisse un chance à notre prêtresse de se défendre et donc elle a toujours les shurikens pour défendre son cas. La porte est fermée, mais pas verrouillée pour elle dans notre clan. Dites moi ce qui vous gêne là-dedans ?" »


Je m'asseyais cette fois et j'attendais d'avoir la réponse du shinobi blond à ma question ou alors Keisan-dono allait une nouvelle fois faire une démonstration de ses qualités de chef dans ce débat.

Publié le 21/10/2020 à 22h21

L'homme de science

Déjà deux Kitto votaient contre l'exclusion de la prêtresse. Encore ces foutus religieux fanatiques qui croyaient ou gardaient encore quelques espoirs concernant cette femme. La déception était bien grande. N'avait-elle pas causer suffisamment de dégâts ? Hiroki contenait sa petite colère intérieure et ne pouvait s'empêcher de prendre la porte à son tour les poings serrés.

« Je suis navré de vous contredire mes confrères, mais pour moi je vote pour l'exclusion de cette femme. Certes, elle a rallié tout un clan avec l'espoir de la paix, mais en aucun cas elle avait le droit de sacrifié une partie des nôtres parce que les Uzumaki et les Chikara n'étaient pas capable de régler leur propre problème et dont ils s'obligeaient un affrontement sanglant. J'entends bien vos mots, mais chacun son opinion à ce sujet. Pour moi, il n'y a dieu, ni d'Adam, ni d'Eve. Si nous voulons quelque chose, nous devrions le faire de nous même et ne pas compter sur quelqu'un d'autre. »

Ses mots pouvaient être sévère, mais en tant qu'homme de science il défendait pour lui une juste cause à sa manière. Il n'y avait que la logique et seulement la logique pour lui. Le reste n'était que de fausses idées créées par des humains pour des humains dans l'unique de donner de l'espoir aux désespérés. Les choses changeaient de nos jours et il était temps qu'il en soit de même pour notre clan. Tirer un trait sur le passé en condamnant les coupables et avancer avec ceux qui ce sentaient capable de le faire. Il changeait de sujet pour rejoindre l'idée de leur père Kitto à propos de Kotaro.

« Père Kitto, permettez moi de me joindre à votre idée de second Hogake. Et j'approuve votre décision de choisir kotaro. Je n'ai rien à dire sur lui. C'est un Kitto plutôt discret et qui fait du bon boulot en général. »


« Je ne penses pas ajouter autre chose pour le moment. Je laisse quelqu'un d'autre prendre la parole. »

Il croisait ses bras au niveau de son torse et fermait ses yeux pour mieux analyser les mots que chacun prononceraient ou potentiellement s'endormir. Le débat risquait d'être encore long et les mêmes sujets allaient tourner en boucle, quel épuisement psychique inutile.

Publié le 22/10/2020 à 11h59


quote moi="2"] Vous avez bien résumer la situation vis à vis de la prêtresse je trouve.[/quote]
Message à destination de Keisan, le Kitto fût un peu surpris de la réaction à ces propos de la part de Seijuro. Le chef de la police n'était pas un grand orateur et il semblait que ces propos n'aient pas réellement le message qu'il souhaitait transmettre. Oui, la légitimité des Kitto à Konoha n'était plus à refaire. Pourtant, les choses avançaient lentement au village. Ce dernier voulait vraisemblablement faire table rase du passé pour avancer sur des bases plus saines. Chose fort appréciable. Si le Kitto avait eu ce discours, ce n'était pas pour dénigrer la légitimité d'un Kitto au pouvoir loin de là. Un autre Kitto va appuyer les paroles de Seijuro. Preuve que le Kitto n'avait pas su correctement exprimée sa pensée. Le débat ne s'intéresser finalement plus au sort de la prêtresse, mais plus d'une remise en cause du système actuellement en place à Konoha. Le Kitto aurait aimé leur répondre directement, mais dans un grand débat, beaucoup prenait la parole. Finalement, les Kitto semblé désireux qu'un membre de leurs clan devienne hokage.

Ce simple fait montré une grande évolution de ce clan. Mis à part Shinji et Keisan. Aucun Kitto n'avait dirigé Konoha. Le clan avait même laissé le pouvoir aux mains des Chikara et Uzumaki en tant qu'observateur. Le choix était pourtant légitime. Les Kitto se voyaient comme les gardiens de la paix et souhaiter aujourd'hui se mobiliser dans cette tache.

« Seijuro-San, Seika-san. je m'excuse si mes paroles vous ont fait croire que j'étais contre l'idée qu'un Kitto puisse devenir hokage aujourd'hui. Ce n'était pas le but de mes propos. Notre clan, comme le montre son retour sans trop de remous, à largement mérité sa place à Konoha et loin de moi l'idée de le remettre en doute. Ce que je souhaitais transmettre comme message, c'est que je m'oppose à mettre un Kitto au pouvoir CAR c'est un Kitto justement. Pour moi, le pouvoir devrait revenir avant tout pour sa personne en tant que Konoha-jin avant tout. Je ne dit pas qu'un membre de notre clan ne peut bien décider pour le village. Je suis même certain qu'ils sont plus nombreux parmi nous que les autres clans. »


Il espérait que sa réponse permette de mieux comprendre sa vision de la question. Sa vision du hokage. Il fût d'ailleurs surpris de voir que, mis à part qu'un Kitto semblait le plus à même de prendre ce poste. Ressemblait à la vision du chef actuel des Kitto.

« Je n’ai jamais entendu une quelconque personne se plaindre de toi… Kotaro. »

« Hein? »

Surpris, le Kitto n'arrivait pas à comprendre ce qu'il venait faire dans l'argumentation de l'ancien régent. En d'autres circonstances, cette phrase aurait sans doute passé pour un compliment, mais elle semblait bien plus lourde de sens prononcer maintenant. Kotaro n'était pas bête au point de ne pas avoir compris ce qui se jouait par ces simples mots. Mais il n'était pas du même avis, il n'avait pas la carrure pour ce genre de poste. Un nouvelle intervenant va appuyer le "choix" de Keisan alors qu'un autre le questionner quant à la vision de la forme que devait adopter le pouvoir politique.

« Heu, je suis honoré que vous pensiez moi pour un tel choix... Mais je doute de mériter un tel honneur. »

Le Kitto ne savait pas vraiment réagir. Il prit donc la fuite en rebondissant sur les propos d'une jeune femme du clan.

« Je partage d'un conseiller pour notre Kage actuel. Changer le système ne ce fait pas en un jour... On ne peut pas partager tout le pouvoir décisionnel entre chaque clan sous peine de ne pouvoir réagir à tant. L'idée de personne pour le conseiller me semble le meilleur choix. »

Publié le 22/10/2020 à 13h59

Le Poing Divin

« Seijuro, pensais-tu à toi lorsque tu énonces qu'il serait temps pour un Kitto d'assumer le rôle d'un Hokage ? »



Était-ce un canular ? Ou bien cet homme se tenait-il pour tel ignorant devant tous ? Si Seijuro Kitto n’était pas l’homme qu’il était, il se serait sûrement écroulé au sol, le ventre se tordant de spasmes à demi douloureux, à demi réfractaire d’un retour à la normale. Ses yeux se seraient remplis de larme jusqu’à ne plus lui permettre de voir convenablement, un rire niais et loufoque se serait perpétué pour le rendre complètement ridicule. Ses mains seraient venues fracasser le sol avec frénésie pour supplier le supplice de prendre fin par la rencontre d’une douleur. Mais, il n’était pas cet homme. Fidèle à lui-même, il s’approcha un peu plus d’Hiroki qui semblait s’amuser à s’assoupir dès lors qu’il lui était possible. Pour homme de science, il n’était qu’un probable imposteur. Comme le mécanisme d’un rouage ancien, il semblait s’accoquiner à des méthodes de pensées révolues dont même l’empirisme se soumet à l’illogisme de son cheminement. Seijuro prit honte de le voir ainsi agir. Mais, ils étaient aussi nécessaires et indispensables, les ignorants de son genre. L’épéiste reprit de droit la parole, afin de clarifier pour l’ordre de ses idées au sein de cet homme dont le dédain était à dégoût :

« Certaines fleurs ne fleurissent qu’à la nuit tombée, et leurs beautés s’émerveillent sans égale lorsqu’elles poussent dans le sang. D’autres, quant à elle semblent davantage préférer l’aube et le zénith, pour se clamer d’une beauté sans équivoque à leur tour. »

« Il en est de même pour certains hommes, Hiroki-kun. Si j’aspire à la vision d’un Kitto devenant nouveau promu Hokage, personne ici à part toi, n’ignoreras que jamais je ne serai cet homme. Pour que la lumière éblouisse, l’ombre est indispensable. Ne deviens pas déplaisant au point de me soumettre à l’idée d’un comportement machiavélique. Que je sois couvert d’opprobre le jour où j’aspirerai au pouvoir. »


Il aimait beaucoup trop sa liberté. Certains se sentaient enlisés entre les 4 murs de Konoha, tandis que lui n’épousait aucune forme d’asservissement. Il était présent, par devoir moral, plus que par obligation. Il se savait vacillant à l’idée de toutes ces dernières réformes, toutes ces dernières décisions honteusement dévoilées à son retour. Alors, il en était peut-être, et évidemment, une situation où sa pérennité au sein de Konoha était à remettre en question. Il n’avait jamais été cet homme soumis aux décisions hiérarchiques, et il avait toujours su s’opposer aux idées les plus contraires à ses convictions, quelle que soit l’origine de l’ordre qu’il lui était adressé. Il était homme de liberté, mais également homme de principe, et homme de justice. Il ne se voulait aucunement homme de raison pour autant, mais il n’aimait que la rigoureuse congruence de ses pensées. Alors oui, le village ne pouvait continuer sur cette lancée, sous peine de ne pousser le Kitto à le déserter pour accomplir son destin d’une autre façon. Pourtant, son cœur ne pouvait se mentir lorsqu’il parlait du village. Il aimait Konoha, de sa première pierre à son dernier édifice. Il aimait cette volonté protectrice de le préserver pour le futur à venir, et c’était toute l’essence même de ses démarches et de ses réflexions. Mais serait-il seulement ainsi capable d’éviter cette sombre ptose plongeante, d’une décadence trop de rouge teintée ? Il ne pouvait que l’apprécier, et d’autant plus depuis son retour, la chute.

Tous ces hommes autour de lui. A ses yeux, ils étaient à la fois déchet et trésor. Déchet d’une philosophie décadente et dont l’essence avait été pourrie par les années et la corruption trop longtemps tue au sein du village, mais ils étaient également trésor, car ils étaient les hommes issus de l’éducation de ses pères, et héritiers de cette volonté commune à la perduration des générations. Les ancêtres et les aïeuls les plus honorables s’étaient battus pour rendre cette situation possible, la situation où ces hommes étaient libres et penser, de débattre.
Alors de ce débat, plusieurs questions étaient en demeure, lorsque le borgne décida d’en faire le résumé et d’attirer la finalité de cette réunion envers une conclusion. Nombreux hommes ici étaient à débattre du maintien ou de l’exclusion de la Prêtresse au sein du clan. Mais, il y avait également cette attirance inéluctable vers les discours politisés, et tous semblaient s’ameublir d’une idée pour cultiver la nomination d’un nouvel homme, un homme à la conduite discrète et sensée, un homme que Seijuro avait finalement pointé du doigt quelques instants auparavant, Kotaro Kitto.

Il n’était aux yeux de l’épéiste à la queue de cheval, pas aussi désigné qu’aurait pu l’être Keisan. Pourtant, il en était probablement le second le plus viable à cette désignation. Il ne fallait pas forcer l’homme qui se voulait opposé à l’idée, mais Kotaro était un homme de réflexion et sa force était admise par plus d’un homme dans le village. Sa discrétion et sa diplomatie faisaient probablement de lui, un candidat idéal. Il semblait pour autant vouloir éviter cette proposition. Tenant à clarifier ses propos, il tint un discours empreint d’une élégance noble pour rendre une réponse encore plus appréciable. S’était-il réellement fait mal comprendre ? Son discours semblait privilégier non pas un nom, non pas une catégorie, mais un mérite. Son avis se jumelait donc à celui de Seijuro, à si peu près.

« Je suis contre le maintien de la Prêtresse au sein du clan des Kitto.
J’approuve pleinement la candidature de Kotaro, également. »


Il ne releva pas la tentative de se dernier de détourner le sujet, ni même de se proposer en tant que conseiller du Hokage. Il n’avait jamais été question d’élire le conseiller d’un homme se confessant à la folie. La seule question qui demeurait était de savoir si cet homme dont tous semblaient approuver la candidature, prendrait ses responsabilités. Mais un temps de réflexion devait s’imposer. Seijuro détourna le pas, s’orientant vers la sortie, la main épousant la porte. Pour lui, les sujets abordés étaient clos, et il s’apprêtait à disparaître à nouveau.

Publié le 22/10/2020 à 17h10


Les votes s’enchaînaient. Certains avaient changés d’avis, d’autres restaient immuable. La grande majorité avait décidé de considérer la Prêtresse de Konoha comme excommuniée, tandis qu’elle continuait à être le fils rouge des débats Kitto qui se poursuivaient, se prolongeaient. Le Kittodôno avait bien ciblé le coeur du mal-être des siens, de la pelote emmêlée qui les empêchait de se repérer et les avaient réduit en de simples errants égarés.

« Seika, puisque l'audience t’as improvisé porte-parole des croyants, sache que des recherches plus approfondies seront effectuées sur la Prêtresse. Nous devons comprendre. Mais pas maintenant, la situation du village ne le permet pas. »


Une enquête spirituelle était à prévoir, les premiers volontaires étaient faciles à deviner. Ces fidèles devaient prendre leur mal en patience. Le borgne préférait prendre les devants et accorder son soutiens suite à la décision vindicative de la communauté, qu’il avait soumis, proposé. Les adeptes de la Prêtresse ne devaient pas être laissé pour compte.

« Quant à ce que je pense des paroles de la Prêtresse. Elles étaient liées et enchaînées. Elle semblait certes prôner l’union des Chikara et des Uzumak, mais elle l’a laissé sous-entendre.. Il y a peut-être une lecture plus profonde encore. »


Un roux n’est pas forcément un Uzumaki. Un Hokage n’est pas forcément un chef de clan comme un clan n’est pas forcément représenté par un Hokage. En pensant à un degrés de lecture différent, y’a-t-il besoin de deux Hokage, pourquoi pas moins, pourquoi pas plus ? Les Kirishitan devraient forcément être éloignés du pouvoir comme l’ont été les Kitto ? En définitive..

« Mes réflexions, sans en connaître leur véracité, me poussent toutes vers une seule direction : elle nous pousse à voir plus loin que ce qu’elle nous a montré. Et ce message était peut-être adressé à nul autre que nous, Kitto, qui avons plus de recul. L’inconcevable nous est peut-être ouvert, alors rêvons, car les rêves ne se rangent dans une aucune case mais doivent pouvoir influencer la réalité. Comme l’a dit Shiori, un Hokage n’a pas besoin d'être puissant ou même d'être ninja, il doit être suivi. »


Kotaro doutait de mériter un tel honneur. Des paroles qui rassuraient le borgne. Entendre le contraire lui aurait prouver son erreur. Le Kitto roux ne désirait pas le pouvoir. La était sa force, la était également ses failles. Passer chef de la section Eda à Hokage était trop précoce. Le discret Kotaro devait prendre de l’assurance, se confronter d’avantages aux intrigues morcelées de Konoha. L’ancien mercenaire devait partir en mission. Celle-ci lui prendrait du temps sans savoir s’il en reviendrait. Il devait rester des Kitto a konoha.

« Un Hokage Kitto car il est Kitto n’est effectivement pas une raison en soit. C’est en revanche une formidable porte d’entrée pour y intégrer une personne qui considère tout un ensemble. Une personne comme toi Kotaro. Tu n’es cependant pas opérationnel. J’aimerai te désigner chef-régent de la communauté Kitto, pour commencer ton apprentissage de leader. Tu assumeras mon rôle si je ne suis pas en mesure de le faire. Quelqu’un s’y oppose-t-il ? Kotaro ? »


Lui imposer. Le contraindre au jeu du pouvoir. Le charger de responsabilité et surtout : de devoir. L’ancien régent avait eu suffisamment d’échange avec le roux pour connaître la façon dont il fonctionnait. Il lui avait également, souvent démontrer des pistes de réflexion, auxquels il le laissait en tirer ses propres conclusions. Keisan était le forgeron qui façonnait la lame qu’était Kotaro, sans jamais y donner un coup de marteau. A l’image de la Prêtresse, la paix s’était reconstruite sur son intervention, en laissant croire à tous une voie que Konoha considérait, que Konoha avait choisi de voir. Et ce n’était également pas sans rappeler qu’elle avait été reconquise par la suite par un voeux communs, victime des tourments du tristement célèbre couple maudit. Des cendres qu’ils avaient laissés, ils étaient aussi devenu le ciment sur lequel tenait la Feuille. Un ciment sur lequel personne n’avait osé revenir dessus. Personne ?

« Rassis-toi, mon ami. »


Un ton calme, confident. La suite risquait de lui plaire, mais il ne pouvait prononcer de telles paroles.

« Je compte présider un procès futur envers Uzumaki Kazami, l’Eisei-nin maudite. Le village ne sait que faire d’elle, en proie à différents intérêts politiques et stratégiques. Je ne reviendrai ni sur son histoire ni sur sa situation afin de ne pas vous exposer mon avis. Vous avez souhaité vous investir dans le village, débrouillez-vous. Communauté Kitto, que souhaitez-vous faire d’elle ? Quel verdict allez-vous rendre, d’une seule et unique voix ? »


A nouveau, ce mot terrible et chargé d’histoire regagnait de nouveau le coeur des Kitto :

« Débattez. »

HRP : On oublie toujours pas que ce RP se passent avant les missions de Konoha. Kazami est, dans ce RP, en prison.

Publié le 24/10/2020 à 16h45

L'homme de science

Les pupilles du Kitto médecin devenaient violette. Rien que d'entendre le nom de Kazami l'agaçait au plus au point.

« Nous parlons bien de cette rouquine fausse médecin ayant fait plusieurs meurtre ? »

Sa voix n'était plus d'un ton calme, il faisait bien comprendre qu'il ne pouvait admirer ce genre d'individu, faisant croire de prêter allégeance pour sauver n'importe qu'elle et qui au final en a détruit plus d'une.

« En tant que ninja travaillant dans ma médecine, mon avis ne sera que négative concernant cette inhumaine. Combien de personne a-t-elle tué ? Combien de personne n'a-t-elle pas sauvé ? Pour moi ce n'est qu'une traitresse qui a souillé le serment que tout bon médecin doit faire et s'oblige à le respecter. Elle ne mérite certainement plus de vivre ou alors de rester emprisonner à vie isoler de tous. Et là encore, la situation pourrait pencher en sa faveur selon d'autres membres ce notre clan, du clan Chikara et Uzumaki. »

Il tentait de sa calmer et de ne pas laisser son cœur parler à la place de la raison.

« Certes notre code nous interdit la vengeance, mais pour moi il n'est pas question de vengeance, mais de justice fait pour toutes les familles décimées. Et l'humiliation et la pensée des civils envers notre devoir de médecin ninja. »

Personne ne pouvait réellement voir qu'il serrait les dents à cause de son masque. Qu'allait penser le reste de la troupe ? Partageaient-ils un avis favorable ou défavorable pour Kazami ? Tous n'avaient pas la même opinion qu'Hiroki et ne voyaient potentiellement pas les choses comme il le voyait. Il attendait de voir les réactions des autres du clan Kitto et fermait son clapet pour ne pas en dire plus. Selon lui, il en avait déjà trop dit.

Publié le 24/10/2020 à 21h32


« Ils sont déjà prêts. La réunion a déjà commencé, tu dois sûrement être le dernier, Shura.»

« ... »


La journée avait été longue, voire très longue pour le Kitto de Konoha. L'astre solaire avait déjà cessé d'éclairer le ciel de toute sa luminosité depuis quelques heures déjà, mais le spectre du village se tenait encore debout dans la pénombre à demie éclairée par la Lune, dont son flash était retenu par les feuilles des arbres qui trônait au-dessus de la boite crânienne du Kitto. Comme à son habitude, Ashura avait passé la totalité de sa journée sur le terrain d'entraînement - il était impossible de lui faire passer une seule journée, sans que l'homme aux pupilles violettes venait ne serait-ce qu'une heure, s'entraîner. - Les gouttes de sueurs perlaient le visage fermé du shinobi du village caché de la feuille. Le regard vide, ancré sur les mannequins en bois qui se trouvaient face à lui, ornés de kunaïs et shurikens sur ses différentes parties, son amie d'enfance - qui est aussi sa cousine " éloignée " - Amegaya Kaorin lui rappelait en boucle la réunion clanique dont le Kitto était bien évidemment convié, mais pour quelle raison devrait-il s'y rendre d'après lui ?

Il est vrai qu'Ashura faisait partie de ces personnes qui préféraient amplement la solitude, plutôt que la compagnie de ses semblables, oui, car sa haine et sa jalousie envers les génies du Yuukan et de Konoha avait tendance à refaire surface, surtout ces derniers temps. Mais quoiqu'il pourrait arriver à son village ou ses proches, il serait le premier à les défendre ; quel paradoxe.

La sueur s'estompait petit à petit que le Chûunin s’épongeait à l'aide d'une serviette, tout en se dirigeant vers le mannequin afin de récupérer tout son arsenal dépensé. Ses pas craquaient les petites branches récemment tombées au sol sous l'impact des coups du ninja. Sans plus attendre, 'Shura se dirigeait vers le lieu du rendez-vous, passant d'arbres en arbres, de branches en branches. Le temps s'écoulait très vite, aussi vite que le Kitto était arrivé sur place. Un mouvement du bras gauche lui avait suffit pour ouvrir la porte qui retenait les derniers membres du clan Kitto résidents encore au village. Aucun son ne fut audible, puisque aucune parole n'avait été prononcée, même à son arrivée et cela, jusqu'à ce qu'il puisse enfin prendre position sur une place assise. Regard froid comme d'habitude, une seule phrase fut prononcée lorsque son confrère masqué parlait un peu trop à son goût.

« Tu parles trop. »


Puis, il s'adressa directement au chef de la meute qui se présentait à lui, la voix d'Ashura résonnait, il fallait être sourd pour ne point l'entendre.

« De quoi s'agit-il ? »

Publié le 26/10/2020 à 18h47