Devoir de mémoire et introspection

Le violet iridescent

Depuis le printemps, de nombreux événements ont bousculé le jeune Kitto. Si la guerre l'avait éloigné des relations fraternelles avec toutes sortes de villageois et de shinobis, un homme lui avait permis de reprendre confiance. Cet homme, devenu son maître lui a accordé sa confiance et a su retenir son attention. Ses intentions étaient louable. L'unification des clans, c'était son maître mot, son ambition, sa vision de Konoha. Comment ne pas être séduit par l'idée lorsque l'on repense à toutes ces âmes perdus par des guerres internes ? Les Kitto n'ont pas été épargné, bien que Seika soit indiscutablement loyal envers la Prêtresse. Ne s'agissait-il pas d'une erreur ? Peut-importe, un jour ont lui apportera des réponses, il fallait être patient.

Seika se remémora sa rencontre avec Hikaru, l'un de ses coéquipiers. Il parlait avec passion de leur équipe, comme si le mélange des clans étaient la solution de tout les problèmes de Konoha. Cette passion, elle lui avait été transmise parce que Oni savait trouver les mots. Bien que leurs intentions et put être critiqués, ils n'ont jamais dérogé à cette règle et jusqu'à aujourd'hui, leurs liens sont solides.

Dans son apprentissage de l'unification que prône Oni, il expliquait régulièrement que chaque shinobis, chaque villageois se devaient de respecter la mémoire des disparus. Alors Seika avait décidé qu'il agirait ainsi, il jugeait que c'était un juste retour pour ces gens qui sont morts pour la paix. Car toutes ces guerres n'avaient au fond que ce seul et unique but. En ce beau jour d'été, il prit la direction du temple des prières où se trouvait la stèle en mémoire des disparus. C'était avec joie qu'il s'approchait pour se recueillir, et il ne fallait pas se voiler la face, bon nombre de shinobis ont été des connaissances du jeune blondinet. De prêt comme de loin. C'était l'heure de rendre hommage à toutes ces personnes.

Les lieux étaient presque vide, les salles de prière n'étaient pas très fréquentés et la stèle n'occupait aucun recueillement. Il se plaça devant celle-ci, s'asseyant comme pour méditer, les mains sur ses genoux. Il scruta chaque nom inscrit sur la stèle, murmurant des prières à leurs attentions, espérant être entendu, mais surtout de les soulager dans l’au-delà...

Publié le 25/10/2020 à 17h08

Ninja au Bob

Je continuais mon chemin après la grande place. M’arrêtant manger un bout, je parti très rapidement en direction du temps afin de prier et de peut être avoir des réponses à toutes mes questions. On disait que les prières étaient entendu et que des réponses pouvaient être révélés. Me dirigeant dans ces salles, je ne voyais pas grand monde, mais j’aperçus une veste rouge, et une queue de cheval blonde devant cette stèle en train de se recueillir. Seika Kitto était assis là. Que faisait-il ? Marchant doucement pour pas troubler ses prières, j'attendis quelques secondes derrière lui jusqu'à ne plus entendre ces chuchotements...

« Un shinobi évite au maximum d'avoir son nom gravé sur cette stèle... »


Une main se posa sur l'épaule du jeune Kitto. Cette phrase douce et rempli d'émotion jaillit de derrière le corps du blondinet. La présence en ce lieu de mon élève me surprit. Je ne savais pas pourquoi il était venu ici. Avait-il perdu quelqu'un ? Je me rapprochais lentement de la stèle. Posant ma main dessus, comme pour la caresser, je descendis doucement celle-ci jusqu'à poser mon doigt juste en dessous d'un nom. Regardant mon élève, il semblait certainement déjà voir compris...

Kitto Yorokobi décédé en l'an - 9

Je restais quelques secondes sur son nom frottant de mon index chaque lettre comme pour lui porter un hommage. Je devais alors des explications à mon élève ici présent.

« Il était mon partenaire autrefois. Il est mort sous mes yeux. Ce jour là, j'aurai pu avoir également mon nom gravé ici. Je n'ai rien pu faire pour lui. J'ai sauvé ma peau et me suis caché afin de me prodiguer les premiers soins. Je suis arrivé ensuite trop tard... »


En me remémorant cette scène, une perle de liquide lacrymale glissa le long de ma joue. Je n'étais peut être pas encore assez fort. J'avais ce jour là côtoyé la mort de très près.

« Cela a été très dur pour moi. En arrivant sur son corps, son globe oculaire avait été arraché. J'ai ressenti le regard noir de la mort. J'ai retrouvé l'homme qui l'a tué. Je n'avais qu'une idée en tête, me venger. Le retrouver et le tuer. J'y suis parvenu. Du moins, j'ai retrouvé cet homme... »


Je n'avais encore jamais réellement raconté cette histoire à quiconque.

« Je n'ai encore jamais réellement raconté cette histoire à quiconque. Lorsque j'ai retrouvé cet homme, j'ai voulu lui faire avouer et qu'il demande pardon avant de mourir. Il s’exécuta en larme. Je n'avais pas du tout analyser qu'une telle scène puisse arriver. Il m'expliqua que cela avait été une erreur. Il me répéta alors les dernières paroles de Yorokobi. Mon ami ne lui en voulez-pas et lui donna son œil s'il promettait de suivre ces dernières volontés. ce jour là, j'ai greffé l’œil à l'assassin sous la volonté de Yokorobi à mon grand regret. Je ne savais pas si j'avais cela pour ces paroles, ou parce que je voulais de nouveau que son œil puisse me regarder encore. »


M'asseyant en tailleur à côté du jeune Kitto, je le voyais très attentif.

« Je m'étais mis en tête de suivre cette personne avec le regard de mon ami afin de lui rappeler ce qu'il devait désormais faire. Au fur et à mesure des années, j'ai pardonné cet homme. Il ne m'avait jamais menti. C'était dur de l'admettre, mais il avait toujours été sincère. Ce jour-là j'ai compris que le pardon était le jutsu le plus dur au monde à apprendre. On ne peut pas tout pardonner. Mais quand tu connais cette technique, mon esprit c'est alors ouvert à d'autres horizons. J'ai compris ce qui n'allait pas à Konoha et aujourd'hui je souhaite unifier les clans afin de montrer la voie du pardon au village sur le passé. »


Je laissais un petit temps de silence avant de fouiller dans mon manteau. J'avais dans la main un bracelet, l'objet préféré de mon ami Kitto mort a combat. Raclant légèrement ma gorge à cause des émotions qui l'avait un peu noué je dis :

« Aujourd'hui, cet assassin est mon meilleur ami. Tu l'as donc compris n'est-ce pas ? Keisan est devenu mon binôme et mon meilleur ami. »


Il savait que Keisan était mon meilleur ami je lui avais déjà parlé de cela. Mais il connaissait désormais toute mon histoire. Le lieu était propice à ce genre de révélation. Je permettait à Seika de connaître encore plus profondément son Sensei. Je lui tendis désormais ce bracelet :

« J'aimerais que ce bracelet te revienne Seika. Yorokobi te ressemblait vraiment beaucoup. Il était également un Kitto. Je pense que c'est ce que mon ami voudrait également. Acceptes ce présent comme symbole du passé et du pardon que j'ai donné. Si un jour tu doutes, rappelle toi de l'histoire que porte ce bracelet. »


J'espérais que le blondinet accepte le bracelet de mon ancien ami. Nous étions maintenant assis là tous les deux. Je n'étais pas venu ici à la base pour lui raconter toute cette histoire, mais avant de lui révéler mes informations, j'attendis de voir ce qu'il allait pouvoir me dire sur tout cela. Qu'en pensait-il ? Ce lieu avait comme une force surnaturelle nous apaisant et nous permettant de parler avec le cœur... J'avais beaucoup parlé sur mon passé confiant des choses très forte en émotion, des passages où la mort dansait juste à mes côtés prêt à me balayer à mon tour d'un coup de faux. Seika m'avait également confier des choses concernant son passé et sa douleurs au bras. Je lui avait donc raconté ma plus grosse douleur vécu jusqu'à aujourd'hui, mais également ma plus grande fierté que j'ai pu trouver après cela.

Publié le 26/10/2020 à 02h13

Le violet iridescent

Le Chûnin continuait ses prières, se laissant emporter par l'émotion. Les larmes lui montaient aux yeux. Jamais il n'aurait pensé que sa présence ici lui provoquerait un tel sentiment, mais était-ce si étonnant ? Non, Seika n'avait pas de meilleurs amis. Non, il n'avait pas de réels amis. De simples compagnons, de simples connaissances. Malgré que cette situation ne le dérangeait pas en ces temps troubles, se trouvaient face à ces noms, lui changea complètement son état d'esprit. La voici, cette première confrontations d'après guerre, ces guerres. Car si les grands combats récents du jeune Kitto concerne la Prêtresse, il en avait vu d'autres. Le massacre des Chikara... de la famille de son maître. Il ne pouvait en être que triste et c'était grâce à lui. C'est en le rencontrant que le blondinet s'acharnait à l'idée d'unir l'ensemble de Konoha. Et si un jour, nous faisions table ras de tous ces clans ? Serait-ce LA solution ? A court terme sûrement. Donc, le jeune shinobi continua de prier. Il priait car c'était son devoir, il en avait parfaitement conscience maintenant. Il prier parce que ces gens sont morts pour qu'ils vivent paisiblement. Il prie car toutes ces personnes font parti de sa famille. Uzumaki, Chikara Kitto, Kirishitan et encore tant d'autres. Et si nous étions capable d'unir toutes les contrées du monde ? Et si nous pouvions créer une alliance de paix ?

D'un seul mouvement de main sur l'épaule de son élève, le Jônin l'extirpa de ses pensées, prenant soin de lui laisser finir ses prières. Il ne s'étonna pas de le voir ici, ce Chikara représentait ce que l'humain avait de bon. Ses mots résonnèrent dans sa tête provoquant de grands frissons qui parcouraient son corps. Trop de nom s’inscrivait sur cette stèle d'année en année. Le jeune homme aux yeux dorés tourna légèrement son regard vers son maître. S'il semblait surpris, c'est sans doute parce qu'il n'imaginait pas que ces mots aient pu avoir autant d'impact. Et pourtant...

Le Chikara au bob se présenta devant la stèle, dos à son élève. Ses doigts effleuraient cette pierre, mais pas au hasard. Un nom glissait sous les extrémités de ses doigts. Il ne distinguait pas très bien, mais il lui semblait avoir reconnu le nom de son clan, Kitto. Et ainsi, commença le long et poignant monologue de Chikara Oni. La mort de son partenaire, sa fuite regretté et son retour tardive pour le sauver. De quoi anéantir un homme, un shinobi, un frère d'arme. Jamais, jamais Seika n'aurait pensé voir son maître dans un tel émoi. Bien qu'il lui tourne le dos, il ressentait ses larmes. Comment ne pas réagir de la sorte ? Seika resta muet, cherchant ses mots, en vain. La vengeance de son jeune maître se transformait en pardon. Un pardon incompréhensible à première vue, mais un pardon que seul Oni était en droit de comprendre et d'accepter ce pardon. L'histoire ne se terminait pas sur ces belles paroles. Elle allait beaucoup plus loin. Son meilleur ami, un Kitto avait également pardonné son tueur allant jusqu'à lui offrir ses yeux. Pourquoi ce tueur ? Pourquoi ne pas avoir choisi Oni ? Il comprit... le regard de son ami dans celui d'un autre. Une image qui réconforte, un geste qui rend cet ami immortel.

Son maître vint s'asseoir à ses côtés. Seika continuait de contempler la stèle, touchait pas un tel discours, une telle confidence. Attentif à ses mots, le Chikara continua son histoire. Seika ne put s'empêcher de verser une petite larme qu'il essuyait rapidement de son gant blanc. Le blondinet conscient de la tristesse de son maître ne retenait pas son émotion. Une émotion qu'il lui faisait revivre ses moments tristes. Le pardon... un sujet si dur, un geste si peu appliqué. La voie de la vengeance est plus attrayante, plus facile. Est-elle plus efficace ? Oni assure le contraire. Comprendre avant de punir. Le pardon, la vrai raison d'un Kitto, la vrai raison d'un shinobi. Par conséquence, Seika comprenait d'où venait son état d'esprit et pourquoi l'unification des clans était si important à ses yeux. De nouveau, le silence était revenu. Le Jônin fouilla dans son manteau et en sortit un bracelet. Son raclement de gorge émotif, l'interpella sur l'importance de cet objet.

L'assassin devenu meilleur ami. Son regard se posa instantanément sur son maître, stupéfait par une telle situation. Keisan, le chef du clan Kitto était donc le meurtrier de cet histoire... il n'en revenait pas.

« Keisan-sama ?! »


L'impensable venait de se produire. Oni lui offrait son bracelet, l'un des seuls objet qui le rattachait encore à son meilleur ami, à ce Kitto partie trop tôt et certainement pour de mauvaises raisons. La signification et le geste le toucha au plus profond de ses entrailles, mais pouvait-il réellement accepter ?

« Oni-sensei, vous êtes vraiment sûr de vouloir me confier ce bracelet ? »


Devant son regard décidé, Seika accepta sa décision. Il prit le bracelet dans ses mains, considérant maintenant cet objet comme un lieu fort et unique avec son maître. Dorénavant leur histoire était lié.

« Sensei, je vous serais toujours reconnaissant. Même si je ne m'en suis jamais pleins, depuis votre rencontre, j'ai conscience que ma vie était triste. Loin des autres, loin de mes réelles capacités, je ne deviendrais pas l'homme que je suis aujourd'hui sans votre présence. »


Il sourit, effaçant toute la tristesse de son visage.

« Alors merci et soyez sûr que je vous suivrais dans vos idéaux. A partir de maintenant, nous sommes intiment liés, Oni-sensei. »


Il ajouta à ça phrase un petit pouce en l'air, histoire de la rendre encore plus poignante.

Publié le 26/10/2020 à 15h20

Ninja au Bob

Le blondinet touchait fortement mon cœur avec ces mots. Cependant, pour ma part, nous étions intimement lié depuis qu'il était devenu mon élève. Je fis un signe de la tête afin de montrer ma confirmation pour qu'il garde ce bracelet. Seika était reconnaissant envers moi. Pourquoi ? L'avais-je sorti de quelque chose ? Lui avais-je montré ma volonté ? L’unification des clans semblait lui parler à lui aussi. Mon histoire à certainement du lui donner désormais le pourquoi je faisais tout cela.

J'avais beaucoup de projet en tête pour l'avenir, mais un projet s'était introduit dans mes pensées depuis la rencontre d'un enfant peu ordinaire. Mes deux mains sur mes genoux, à côté de mon élève, je fermais alors les yeux. Respirant fortement, Seika allait certainement suivre le mouvement. Nous allions prier ensemble. Je laissais un moment de silence pendant plusieurs minutes. Seule notre respiration pouvait se faire sentir... Puis à voix basse afin de ne pas perturber d'un coup le jeune Kitto je dis :

« J'ai autre chose à te dire mon ami. Si je suis venu ici, c'est parce que je suis légèrement troublé et perdu. Oui, ton sensei peu également ressentir ce genre d'émotion. Je suis un homme avant tout. Je pense pas me tromper, mon instinct m'a jamais fait faux bon... Mais ce que je vais te dire n'est que pure hypothèse. »


Je ne savais pas vraiment par où commençait pour ne pas troubler le Kitto. Comment allait-il prendre mes paroles ? Allais-je passer pour un fou ? Je laissais une nouvelle fois un blanc puis je me lançais alors :

« Ici même ! Penses-tu que les personnes dont leur nom sont gravé ici nous voit ? Crois-tu à une vie après la mort ? As-tu déjà prêté attention à l'invisible et à l'inconnu ? »


Je le laissais digéré ces paroles afin qu'il puisse réfléchir tranquillement et qu'il puisse me répondre. Je continuais alors mon hypothèse :

« Le bien va avec le mal, les anges avec les démons, la lumière avec les ténèbres, la haine avec la paix... Tout est nuancé de la sorte en ce monde. Cependant, des choses ne se voient pas forcément à l’œil nu... »


Respirant fortement j'allais désormais droit au but :

« Je crois que l'invisible et l'inconnu nous entoure. Je crois même que certaine personne peuvent être possédé ou avoir une part de ténèbres en eux, mais comme si un être démoniaque guidé leur pas. Méfie-toi de Uzumaki Mokusei. C'est ce gamin qui m'a fait prendre confiance qu'il y a des choses que nous ne connaissons pas. Des choses pas forcément visible. »


Il avait certainement du comprendre désormais. Des choses existaient mais nous ne les voyons pas. J'en étais pratiquement sûre désormais. Ce Mokusei Uzumaki m'avait totalement surpris. Son être entier n'était que mystère. Il ne m'arrivait que très rarement de ne pas sonder un être humain. Cette enfant j'avais réussi à le sonder, mais il ne semblait pas y avoir de fond.

« Ce Mokusei Uzumaki ne semble être habité que par du vide. Je l'ai rencontré et il n'est que mystère pour moi. Il m'a ouvert l'esprit qu'il y a surement beaucoup de chose qu'on ne connait pas. J'ai tenté de le sonder, mais il ne semblait y avoir aucun fond. Pour être clair, je pense que des démons existe ou ce genre de force maléfique ou peut être bénéfique nous entoure. Certaines personnes en ont peut être déjà rencontré je ne sais pas. Mais je vais être plus attentif désormais. »


J'allais maintenant lui dire le pourquoi j'étais venu ici. Toussant légèrement un coup je pris la parole de nouveau dans ce long monologue :

« Je suis venu ici dans l'unique but de prier et de poser mes questions à ces êtres. Peut-être peuvent-ils nous entendre et nous voir. Connaissaient-ils des choses sur tout cela ? Voilà Seika pourquoi je suis troublé aujourd'hui, j'ai vraiment eu l'impression que des choses nous dépassait en ce monde. Je te donne un de mes nouvel objectif. Je vais enquêter sur tout cela afin de tirer cela au clair. Je veux comprendre le monde dans son entièreté. M'accompagneras-tu encore une fois dans cette mission Kitto Seika ? Je ne veux pas en parler à tout le monde, j'ai confiance en toi, et ta présence ici me montre que tu y crois au fond de toi... Mais peut-être encore plus maintenant n'est-ce pas ? Gardons cela pour nous pour l'instant... »


Tout avait été expliqué désormais et je pouvais alors lui laisser la parole afin qu'il me donne son point de vue ou autres sur mes questions. Peut-être allait-il fuir et ne plus m'écouter ? Je ne savais pas trop comment il allait réagir face à tout cela. Je jouais carte sur table avec lui. Nous avions depuis le début construit une relation de confidence. Et je ne pouvais m’empêcher de voir Yokorobi en lui. Le jeune Mokusei m'avait parlé de réincarnation et si j'y croyais. Seika pouvait-il être la réincarnation de mon ami ?

Publié le 27/10/2020 à 23h29

Le violet iridescent

Cette nouvelle rencontre avec Oni s'apprêtait à sceller leur lien. Une union d'élève à maître comme un père et son fils. Un jour, le Kitto prétendra à devenir l'égal de son maître. Un jour, ils deviendront égaux et s’uniront pour porter le mouvement de l'unification. Une idée qui prendra certainement de l'ampleur si aucun d'eux ne lâche et s'acharne à la faire respecter. Oni semblait lui porter un certain intérêt et de ce fait, le jeune blondinet se doit de le rendre fier.

L'émotion laissa place à la prière. De longues minutes de silence pour respecter la mort de leurs ancêtres respectifs et celui des autres. Ces gens méritent bien plus que nos simples prières, mais nous n'avons que ça à leur offrir. Récitant dans sa tête des paroles dans l'espoir de leur apporter sérénité et protection, le jeune Kitto se fût sorti de ses prières par son jeune maître. Il se laissa emporté par ses paroles, écoutant attentivement et impatiemment ses hypothèses. L'inconnu et l'invisible ? La vie après la mort. Pourquoi se posait-il ce genre de question ? Oui, son élève y croyait fermement.

« Beaucoup de chose nous entour, Oni-sama. Notre univers est grand, nos pouvoirs sont immenses. Je suis convaincu que des choses inconnues nous entoure. A commencé par ces âmes perdues. »


Le Chikara avait eu raison de se confier à son jeune apprenti. Cependant, son maître proposait une tout autre alternative. Des âmes perdues capables de nous posséder ? Ou parlait-il d'autre chose ? Puis il cita un nom, Uzumaki Mokusei. Qui était cet enfant pour convaincre aussi facilement un shinobi de son rang ? Tout à coup, le blondinet ouvrit les yeux puis dirigea son regard vers son maître.

« Des démons ? Vous pensez que certains d'entre eux seraient capable de nous posséder ? »


Seika réfléchit quelques secondes. Ce que l'on raconté sur ce Uzumaki Gekido serait donc vrai ? L'origine de sa démence viendrait-elle réellement d'un démon ? Un idée difficile à concevoir dans la tête du jeune Chûnin. Jamais il n'aurait pensé entendre de tel parole. Le Chikara ne souhaitait pas en rester là. Quitte à se poser des questions, il comptait y répondre. Ainsi, il invita son jeune élève à participer à ses enquêtes déclarant sa profonde confiance en lui. Une confiance réciproque que les deux ninjas s'avouaient mutuellement.

« Le sujet m'interpelle énormément. Si je crois en la réincarnation, aux êtres perdus entre notre monde et l'au-delà, je peux parfaitement concevoir que d'autres particularités nous entoure. »


Il s'arrêta puis dans un soupire apaisant il continua.

« Senseï, vous pouvez compter sur mon aide et soyez sûr que cette histoire restera entre nous. »


Continuant de regarde le shinobi au bob, il l’interrogea un peu plus sur le sujet.

« Avez-vous une piste à ce sujet ? Cet enfant, que vous a-t-il dit exactement ? »


Étrangement, il ne lui avait encore posé aucune question sur ce Uzumaki et la question lui brûlait les lèvres. Il ne se retient plus et lui posa la question.

« Qui est Uzumaki Mokusei ? D'où sort-il ? »

Publié le 29/10/2020 à 21h48

Ninja au Bob

J'étais soulagé, Seika pensait de même. Mon impression de voir mon ami en lui ne me trompait pas, je pouvais interagir avec comme je le faisais autrefois. Il était devenu le violet iridescent depuis le dernier test. Je n'avais donné au hasard ce surnom, puisqu'il était le surnom de Yorokobi jadis. Ce jour là, lors du test final, au moment où Seika à porté son regard sur moi, m'a rappelé cette scène.

Nous combattions face à face tel des rivaux. Content d'avoir créé mon clone Chikara, Yorokobi se jeta par dessus le clone le touchant d'une main afin de le faire disparaitre. Je vis sur le coup cette scène au ralenti. Son regard perçant d'un violet pure me fixa laissant disparaitre mon clone et verrouillant par la même occasion mes techniques clanique. Involontairement, le jeu Seika avait fait exactement le même mouvement face à moi ce jour et porté le même regard. Ce regard pourpre luisait de part et d'autres sous les rayons du soleil qui traversait son iris.

Les ennemis l'avaient prénommé des années en arrières le violet iridescent. Craignant cette lueur qui apparaissait au moment opportun verrouillant la plus part de leurs techniques. C'est pourquoi le jeune Kitto assis à côté de moi me faisait beaucoup pensé à mon ami d'antan, de part son comportement mental, mais également ces agissements. Je gardais cela pour moi. Mais je voyais en lui, plus qu'une lueur violette, je voyais en lui une lueur d'espoir pour ce village.

Mon élève me demanda alors si j'avais une piste et j'en avais bel et bien une, pas forcément fondé mais je devais lui en faire part :

« Je vais te faire part de ma piste. Uzumaki Gekido à agit bizarrement et à tué des innocents. Accompagné d'Uzumaki Kazami qui a également agit avec lui sous son emprise. Uzumaki Mokusei n'a pas réellement agit, mais il a des excès de violences envers les Chikara et à par la même occasion un esprit très différent de nous tous. Uzumaki Mako qui commence à agir différemment afin de prendre le pouvoir ou je ne sais quel raison elle à derrière. Ils ont tous un point commun mon ami. Ce sont des Uzumaki. »


Mes pistes étaient lourdes de sens et je laissais un silence afin de faire raisonner ces mots dans le corps de Seika afin qu'il puise se faire son interprétation puis je repris :

« J'ai l'impression que les Uzumaki peuvent perdre le controle de leur corps où qu'ils peuvent abriter quelques choses qui les possèdent... Ce n'est qu'hypothèses, mais voila ma pistes que j'ai pu établir jusque là. Les Uzumaki sont peut être à surveiller de prêt... »


C'était clair. Seul des Uzumaki avait agit bizarrement ces dernières années. Le jeune Mokusei lui avait pu me faire ressentir une part de ténèbre en lui.

« Cet enfant m'a parlé de réincarnation, des notions de bien et de mal mais aussi des réponses qui semblaient venir d'un autre siècle. Comme s'il avait pu gagner les connaissances d'autres personnes. Cet enfant est troublant. Il a des excès de violences envers les Chikara. J'ai l'impression qu'il abrite déjà une telle force, qu'il ne ressent plus aucune peur. Peut-il finir comme Gekido ? »


Je disais toutes la vérité sur mes ressenti face à Seika qui était attentif tout cela... Puis je finissais sur cela :

« Tu sais que je veux unir les clans, montrer que nous pouvons vivre tous ensemble. Mais est-ce que les Uzumaki ne sont pas un virus s'ils peuvent devenir aussi féroce. Si tel est le cas alors le village peut courir un grand risque. Je vais te donner ta première mission de longue durée. Nous agirons en duo. Nous devons obtenir des informations sur les techniques clanique du clan Uzumaki afin de mieux comprendre... IL faudra faire attention, mais nous allons devoir enquêter afin de récupérer des informations sans attirer le moindre soupçon. »


Il fallait certainement enquêter sur les Uzumaki pour le bien du village. Surtout quand les plus puissant étaient à la tête de celui-ci. Je ne savais pas trop si mes hypothèses étaient bonnes, mais il fallait tout de même y penser... Qu'allait dire mon ami face à tout cela ? Que pensait-il ? Allait-il me suivre dans toutes mes hypothèses ? Pouvait-il être d'accord avec tout ? Il me fallait son point de vue désormais...

Publié le 30/10/2020 à 17h08

Le violet iridescent

Une nouvelle fois, les propos du Chikara résonnaient dans sa tête avec effroi. Il ne faisait aucun doute que son maître émettait des doutes sur la sincérité des Uzumaki face à l'union du village. Ses exemples était concret, et en aucun cas des fabulations. Gekido, ce meurtrier à l'âme corrompu. Un homme dont le destin l'a changé du tout au tout. Un homme dont le comportement a changé du jour au lendemain comme s'il n'était plus lui-même. Un changement que l'on pourrait presque assimilé à cette ninja experte de l'Iroujutsu. Il se souvient d'elle d'ailleurs... il serait peut-être temps de parler de cette rencontre étonnante avec son maître. Mais le sujet n'était pas à ça. Et si, les Uzumaki cachaient un pouvoir inconnu, un pouvoir à l'aura maléfique ? Et si ce pouvoir les transformaient en véritable démon, faisant d'eux des shinobis à rayer de la carte de Konoha ? Était-ce la pensée de son maître ? Une idée contradictoire à celle de l'unification. Une idée survenu à la présence de cette Uzumaki Mokusei. Un simple enfant qui a placé un grand Jônin face à de nombreux doutes. Ce Mokusei, à l'instar de certains de ses prédécesseurs, voue une haine au clan Chikara. Une haine de longue date qui semble perdurait avec le temps. Pourquoi ? Pourquoi est-il impossible pour eux de cohabité ? Serait-ce ces démons comme se l'imaginait son maître ?

Le violet iridescent n'arrivait pas à décoller son regard de son jeune maître. Stupéfait par de telles pensées, il ne savait pas réellement quoi en penser. Il pourrait y avoir une part de vérité, si ces choses s'avéraient vrai... l'unification ne serait plus qu'un lointain rêve.

« Oni-sensei... je ne jugerais jamais vos pensées, mais... vos propos insinues que le réel problème du village sont les Uzumaki. Comment pourrions-nous agir en conséquence ? »


Le Kitto ne jugeait pas, mais il ne voulait pas prendre de conclusions hâtives. Il le savait, son maître en fera de même.

« Alors c'est donc ce qui nous attend ? Un coup d'état ? »


S'interroge t-il lorsqu'il lui annonça les projets de la Dame de Fer.

« C'est donc ainsi que votre réunion s'est terminé ? »


Le blondinet soupira. Un éternel recommencement. Une nouvelle guerre à l'horizon où les Kitto devront une nouvelle fois trouver leur place. Qu'allait être leur choix sur cette nouvelle guerre qui se profil à l'horizon ? La paix. Une notion peu commune pour le village caché de la feuille. Le jeu Kitto continuait d'écouter son maître attentivement. Il s'en doutait, il ne s'agissait pas de les considérer comme des ennemis, mais plutôt de comprendre leur manière de vivre, leur manière d'être et leurs secrets les plus enfouis. Enquêter, c'était le maître mot de la fin de son discours.

« Vos doutes sont fondaient, Oni-sama. Je vous offrirais mon aide dans cette enquête. J'espère simplement que nous n'empruntons pas une voie interdite... »


Le violet iridescent quitte le regard de son maître pour le poser sur la stèle des disparus. Il ferme à nouveau ses yeux, essayant d'éclaircir ses idées.

« Cette enquête risque d'être dangereuse. La discrétion ne suffira pas, il faudra être plus intelligent. Savais-vous déjà comment procéder ? Utiliser votre troisième élève Uzumaki ? Voler le clan ? »


Il ne fait aucun doute que Seika suivra son maître dans cette aventure. Cependant, il veillera à ce que des événements tragiques ne surviennent pas par la suite. Si ses doutes s'avèrent justifiés, comment écarter un clan aussi puissant ? Pacifiquement... ou dans une nouvelle guerre civile comme celle de l'élimination des Chikara ?

« Une dernière chose... je voulais vous parler d'une rencontre que j'ai faite. C'est au sujet de mon bras, mais la personne risque de vous déplaire. »


Il était temps d'en discuter avec son maître.

Publié le 30/10/2020 à 21h22

Ninja au Bob

Je ne savais pas encore si les Uzumaki étaient un problème ou non. Mes déclarations n'étaient peut-être pas véritablement fondées et c'est pour cela que je voulais récolter des informations. Le gain d'information était une chose primordiale de nos jours en tant que shinobi. Il ne fallait pas sous-estimer la puissance de ce phénomène. Un homme connaissant toutes les informations qu'il avait besoin peut gagner un combat sans même lever son petit doigt. Une personne dans ce village en avait beaucoup et justement elle l'utilisait d'une mauvaise manière.

« Malheureusement, Uzumaki Korotsu n'a pas réussi le test d'intégration à l’équipe. Son niveau n'est pas encore ce que je demande pour vous rejoindre. Je ne l'abandonne pas pour autant. Je vais lui apprendre les choses en tant que Sensei non officiel. Si j'ai fais ce choix c'est parce que je ne peux pas le lancer à l'extérieur du village actuellement. Vous êtes sous ma responsabilité. On ne peut donc pas lui faire courir ce genre de risque. »


Je venais de lui faire part d'une chose qu'il ne savait pas. Pouvait-il croire que je le mettais de côté à cause de ce que je venais de lui révéler juste avant ? Je n'espérais pas cela, mais j'allais devoir cibler de nouveau la chose avec Seika.

« Je chercherai un Uzumaki pour notre équipe. Il sera primordial maintenant que des doutes sont émis. Il pourra être la clé de la compréhension pour tout le monde. Pour l'instant je pense que nous devrions simplement regarder ce qu'il se passe. Nous ne chercherons pas les indices, ils nous tomberont devant le nez. Regardons simplement plus attentivement les Uzumaki et attendons... »


Je venais de proposer à Seika simplement une phase d'analyse. Le clan Uzumaki nous donnera certainement des indices sans même que nous ayons à lever le petit doigt. Si tel était leur destin, nous aurions les renseignements voulu à un moment donné. J'espérais me tromper sur ce clan, si un malheur éclatait un jour dans ce village, cela sera la fin.

Après avoir écouté mon élève celui-ci me fit part d'une rencontre pour son bras. Pourquoi cela ne m'aurait pas plus ?

« Ne me dit pas que... Tu as approché... »


Je stoppais ma phrase et il avait certainement du comprendre que je savais de qui il parlait...

« Je ne peux pas te blâmer... Elle est la meilleure dans le domaine... Et pour rien te cacher je suis aller lui parler également... »


Je n'avais pas pu m’empêcher de la voir également afin de l'écouter sur son passé et de pouvoir juger de moi-même. Kazami était désormais un pion de Konoha. Qu'allait me dire Seika à propos de cela ?

Publié le 30/10/2020 à 23h49

Le violet iridescent

Il était regrettable que ce jeune Uzumaki n'est pas réussi les tests. Le jeune Kitto ne le connaissait pas, mais il reste un camarade de Konoha. Heureusement, Oni, dans toute sa bonté, avait décidé de ne pas l'abandonner. Il dispensera de cours particuliers afin de devenir le shinobi qu'il rêve d'être. Cette échec ralentissait la montée de l'équipe Rengo. Il fallait être patient et trouvait la bonne personne. Il ne fallait surtout pas tomber sur un shinobi de l'acabit de Mokusei. Il serait très certainement dangereux et rendrait ridicule leur notion d'unification.

« Je suis désolé de l'apprendre. Il faut être patient, vous trouverez celui qui conviendra à l'équipe. »


Le Chikara approfondissait ses propos, il n'était pas question de chercher, mais d'observer. Était-ce réellement une bonne idée ? Certainement. Il fallait voir en cette enquête chaque étape d'un combat. Analyser en observant, trouver les failles puis attaquer. Assurément, en côtoyant l'un des membres du clan, ils en apprendront énormément. Pourtant, Seika savait que ce ne serait pas suffisant. Il venait de rouvrir les yeux et, avant de reprendre la parole, il rédigeait son regard vers son maître.

« Observons et analysons, mais nous risquons de devoir prendre plus de risque dans le futur. »


Puis il ajouta.

« Espérons que nos intentions ne soient jamais révélées à notre futur équipier. Cette enquête pourrait anéantir toute notre vision. Nous ne serions plus crédibles. »


Cette conversion touchait à sa fin. Les intentions de son maître étaient claires. Le jeune Chûnin ne niait pas ces comportements étranges concernant les Uzumaki, il était curieux d'en apprendre plus. C'est pour cela, qu'il avait décidé de se confier auprès de son maître. Il n'avait pas fallu plus d'une seconde pour qu'Oni comprenne. Son regard stupéfait ne trompait pas. Il était effrayé à l'idée de continuer quand soudain, le Chikara lui confiait avoir déjà rencontré cette personne. Avait-il un intérêt à cela ? Était-ce en rapport avec ses recherches sur les Uzumaki ? Il devait lui demander.

« Il s'agit bien d'Uzumaki Kazami. »


Il enchaîna.

« Est-ce en rapport avec vos recherches que vous l'avez rencontré ? »


Sa question semblait très indiscrète, mais c'est sortie tout seul. Il soupira et lui expliqua les raisons de sa rencontre avec cette dernière.

« Je me suis entraîné seule pendant des heures. Du matin, jusqu'à la fin d'après-midi. Je tentais de trouver un moyen de palier aux douleurs de mon bras. J'ai eu tord de m'acharner à ce point, je n'ai jamais eu aussi mal. J'ai décidé de me rendre à l'hôpital malgré mon aversion pour cet endroit. Le hasard a désigné cette shinobi pour être mon médecin. Alors, oui, j'en ai profité. »


Il soupira à nouveau.

« Médicalement, elle m'a parlé d'un nerf. Mais je me suis souvenu qu'il s'agissait d'une vieille blessure. Elle ne m'a jamais fait mal après la cicatrisation. Nous en sommes venu à parler de greffe. Une solution extrême que j'ai moi-même proposé. Oni-sama... cette femme... elle effectue des recherches sur des prototypes de prothèse mécanique. J'ai tellement été épris de cette idée, qu'elle m'a assuré qu'elle me contacterait si je venais à en avoir besoin... »


L'idée était saugrenue. Comment pouvait-il penser à perdre son bras pour un faux ?

« Je crois que je deviens fou. Fou au point d'imaginer un tel stratagème. »


Le jeune Kitto ne savait plus quoi dire. Il avait tout dit. Il attendait, imaginant un probable jugement venant de son maître. Son bras le faisait souffrir de plus en plus, au point de vouloir s'en débarrasser lui-même.

Publié le 01/11/2020 à 21h23

Ninja au Bob

Seika était doté d'une intelligence que j'appréciais fortement. Il était autant pris d'émotion et de dégout que moi sur le futur Uzumaki. Mais comme il l'avait dit, je n'allais pas abandonner pour autant. Après ces premières phrases je lui fis part de ne jamais mentionner cette conversation, mais il l'avait bien compris :

« Non sous aucun prétexte. »


La discussion arriva sur la fameuse Eiseinin. Une grande kunoichi en effet, mais avec un mental fragile. Le jeune Kitto me posa alors une question :

« Non, je l'ai rencontré pour savoir si je pouvais la pardonner ou si je devais plutôt la tuer... J'ai décidé de lui faire confiance, car à l'heure actuelle, elle est un pion pour nous à utiliser. Elle suit toujours et encore le mouvement. Nous pouvons l'utiliser à bon escient ? Tu me prend pour un Sensei sans coeur peut être ? Mais ce n'est que stratégie pour l'instant... Mais il n'y a pas que cela... »


Avalant ma salive et prenant une petite respiration :

« Je l'ai également aidé dans son processus de guérison mental. Malheureusement, elle pense que suivre la hiérarchie est toujours la meilleure décision. Cependant, je lui ai fais comprendre que sa meilleure décision est le jour où elle s'était rendu compte seul, de ses erreurs. Par la suite, elle stoppa Gekido est permis à Konoha de survivre malgré les pertes... Un jour Seika, tu devras certainement désobéir à mes ordres car tu jugeras que ton idée est meilleur que la mienne. Ce jour là, suit ton instinct... »


Je lui avait résumé ma rencontre et j'écoutais la suite de ces paroles concernant son bras. Je devenu très attentif car j'étais également un ninja médecin. J'avais perdu la maitrise de cet art, mais je connaissais fortement le corps humain. Alors chaque mot de la bouche de Seiki qui sortait étaient analysés par mon cerveau afin d'établir un schéma d'hypothèse. Il semblait totalement perdu par la suite. Ma main se posa sur son épaule qui lui faisait souffrir...

« Ce n'est pas mauvais de ta part que de trouver des solutions. Je suis plutôt fier de toi et de tes démarches. Cependant, ne fait pas de conclusion hâtive. »


Je laissais un temps de silence pour recouper toutes mes informations à son sujet...

« Fermes les yeux Seika. Ecoutes que ma voix désormais. Tu m'avais dis que la méditation calmait tes douleurs. Te rappelles-tu déjà d'une fois où tu n'as ressenti aucune douleur même après un combat ou un entrainement ? Réfléchis bien... »


Je lui laissais plusieurs minutes afin de se remémorais son passé proche ou lointain. J'avais des doutes à son sujet. Puis je lui dis alors le fond de ma pensée :

« Une douleur après ton épisode de la prêtresse. Cette ancienne blessure au niveau des nerfs ne t'a jamais refait mal, donc s'est guéris. La méditation t'apaise. Ce manque de confiance en toi et envers tes Ninjutsu. Peut-être des moments d'entrainement ou tu n'a pas mal ? J'ai peut-être une autre piste en tant que médecin. Mais si tel est le cas, il n'existe aucun traitement pour te guérir... »


Je terminais sur cette phrase traumatisante. Comment allait-il réagir ? Allait-il y voir plus clair ? Avait-il un épisode de combat ou entrainement qui ne l'aurait pas fait mal ? Aurait-il réussi à faire un lien de tout cela. J'avais une piste à son sujet, mais cela pouvait rester qu'hypothèse, mais je devais lui en parler... Personne d'autre que moi n'aurait pu trouver cette piste. En effet, mon passé m'avait également marqué fortement de certaines choses mentalement... Une cicatrice très dur à faire cicatriser...

Publié le 01/11/2020 à 22h43

Le violet iridescent

Chikara Oni, un homme remplit de bons sens. Pourtant, serait-ce possible qu'il se trompe cette fois-ci ? Uzumaki Kazami était-elle réellement un pion pour Konoha ? Même s'il était plein d'entrain lors de son entretien avec cette dernière, n'était-ce pas l'évocation d'une prothèse qu'il lui avait fait oublier toutes ces horreurs ? Elle lui avait promis monts et merveilles dans la pire des situations. Il perdait espoir, il ne savait plus vers quoi s'orienter et lorsqu'il lui avait demandé, elle lui proposait son aide. Elle lui avait affirmé qu'elle suivrait son choix et jamais elle n'avait remis en cause ce dernier. Pour autant, l'enthousiasme retombé, le violet iridescent ouvrait de nouveau les yeux. Peut-on réellement la pardonner ? Peut-on vraiment la laisser vagabonder comme si rien ne s'était passé ? Citer son nom devant cette stèle devait faire un sacré remue-ménage autour des shinobis. Une insulte pour leurs anciens camarades. Au fond de lui, il le savait, cette Sennin est une honte pour l'histoire de Konoha.

« J'étais très excité à l'idée d'obtenir une aide de sa part. C'est une shinobi compétente dans son domaine, mais pouvons-nous réellement lui faire confiance ? N'agit-elle pas dans l'ombre ? Persistant à jouer son rôle de pion pour mieux nous trahir ? »


Qui plus est, ne sera-t-elle pas capable de profiter de son opération pour entreprendre de nouvelle expérience sans son consentement ? Néanmoins, ce n'est pas ce qui avait marqué le jeune blondinet dans cette discussion. Désobéir à ses ordres ? Peut-être, mais c'était impensable à l'heure actuelle. Leur vision de la vie était connectée. Il espérait qu'une telle chose n'arrivera jamais.


« La devise de notre clan est de pardonner, acceptant ainsi une seconde vie pour ceux qui ont fauté. Cependant, je doute que puissions l'appliquer à ce genre d'individu... »


Puis ajoute.

« Je ferais en sorte que jamais avoir à vous désobéir, Oni-sama. J'ai foi en vous, mais je garderais précieusement ce conseil. »


Le violet iridescent ne s'attendait à ce que ces confidences l'amène jusqu'au larme. C'était pourtant ce qu'il se passait. Des larmes étaient prêtes à couler lorsque son maître le soutenu dans ses démarches. Il ferma les yeux à sa demande, laissant ainsi apparaître ses premières larmes. Il l'écouta, se plongeant profondément dans ses plus obscurs pensées, dans l'horreur de ses événements passés. Le visage du blondinet se crispa de tristesse serrant les poings par colère. Une colère contre les autres, contre lui-même, contre son impuissance. Remplit d'émotion, il rouvrit les yeux pleins de larmes. Elles coulaient à flot dorénavant.

« Kazami a eu les mêmes propos que vous à mon égard. Je refuse de croire que ces douleurs sont dans ma tête. Je souffre et je suis impuissant face à cette douleur. Je cherche, encore et encore, mais rien n'en vient à bout. Toutes ces guerres, elles ont anéanti tellement de shinobi. Moi le premier. Je déteste ce bras, je souffre le martyr ! »


Son regard était posé sur son maître et pour la première fois il venait de montrer sa plus grande faiblesse. Ses paroles avaient résonné tout autour d'eux, emporté par les émotions. Néanmoins, ces deux personnes avaient certainement touchés une vérité. Une vérité qu'il ne voulait pas accepter. Oui, la méditation le calmait. Oui, il lui ait arrivé de ne pas avoir mal. Pourtant, il refusait d'y croire et ne voulait pas passer pour un fou.

« Sensei, je ne suis pas fou. »


Ces mots, il se les répétait de tous les jours. Chaque heure, chaque minute. Il avait peur de ce jugement. Calmant doucement ses ardeurs, effaçant ses larmes de ses mains, la réflexion apportée par Oni l'avait beaucoup plus marqué que celle de Kazami. Et s'ils avaient raison ? Si cette douleur n'était autre que psychologique... soudain le bras du Kitto lui faisait atrocement mal. Comme si ses douleurs étaient reliées à ses pensées.

Publié le 01/11/2020 à 23h48

Ninja au Bob

Les larmes de son élève le touchait au plus haut point. Mais j'étais maintenant pratiquement sure de son symptôme. Je laissais alors les questionnement sur Kazami, je répondais simplement juste avant qu'il explose en larme :

« Je ne pardonne rien du tout à Kazami, je la garde simplement à l’œil... La patience est une des plus grande qualité d'un shinobi... »


Le sujet de son bras m'importait plus que le cas de cette Eisenin démoniaque. Je me demandais s'il avait au moins idée de son état psychologique actuelle. L'intelligence de ce garçon n'a certainement pas du lui faire passer à côté de cette information. J'écoutais mon élève extérioriser son mal être à travers ces larmes. Il en venait jusqu'à se demandait s'il était fou... Ça question posé négativement me fit complètement l'effet inverse. Il se refusait de l'être, mais il pensait l'être.

Son regard plongeait dans le mien cherchait de l'aide. Kazami avait pu voir juste également. Mais j'allais lui donner le réel symptôme de ce qu'il avait. J'étais le seul à le comprendre désormais... Nous étions face à la stèle, l'heure était au prière et aux confidences alors j'allais parler de quelque chose que je n'avais dit à personne. Même Keisan n'était pas au courant...

« Seika ! Tu n'es pas fou. Je... Je sais exactement ce que tu as... Mais avant te le dire, je vais te parler de quelque chose dot personne n'est au courant, même pas Keisan. Je... »


Je ne savais pas par où commencer. Je devais lui donner la vérité sur un mensonge donné.

« Je t'ai un peu menti sur quelque chose et mes capacités en Iroujutsu. Je n'ai pas perdu ma maîtrise parce que je me suis focalisé sur d'autres techniques. J'ai perdu ma maîtrise parce que j'étais incapable de l'utiliser... J'ai toujours éviter de le montrer à Keisan. Je lui disais que je voulais devenir plus offensif pour nos missions et il m'a toujours cru. En réalité, je n'étais même plus capable de soigner un poisson. »


Je cachais mes yeux sous mon bob afin de ne pas regarder dans les yeux Seika. La tension était palpable et les émotions à son paroxysme. Je continuais alors de lui révéler mon secret :

« Quand j'essayais d'utiliser l'Iroujutsu, mes mains tremblaient et me faisaient mal tout comme ton bras. Suite à la mort de Yorokobi, j'ai développé un blocage psychologique. En effet, j'avais été choqué de ne pas réussir à le soigner et mon corps s'interdisait cela inconsciemment. Pourtant je t'ai déjà soigné lors de notre première rencontre n'est-ce pas ? Et bien... C'est la première fois que je réussissais depuis des années à le faire. Tu m'as guéris Seika. Le fait d'être ton Sensei, et de devoir te protéger, j'ai repris goût... Je ne pouvais montrer mes faiblesses lors de notre première rencontre... Alors j'ai pris sur moi et je t'ai menti pour ne pas avouer cela de moi... »


Le jeune Kitto semblait scotcher d'avoir une telle force. Il avait été le déblocage de mon Iroujutsu? J'avais ce jour réussi à surpasser ce blocage mentale pour lui, pour eux, pour mes élèves. J'avais de nouveaux objectifs, j'avais de nouvelles choses à protéger désormais. Je savais pas s'il voyait où je voulais en venir...

« Seika mon élève... Tu as exactement le même symptôme que moi. Mon corps ne l'a pas réellement créer en douleur constamment, puisque j'avais juste à m'interdire d'utiliser la médecine pour contre carrer ce blocage et me sentir bien. Toi c'est différent... »


Je pris une légère inspiration et je lui dis alors :

« Tu es atteint de YIPS... C'est une technopathie neurologique. Et il n'y a pas de traitement, parce que ce traitement c'est toi même. Ces Yips ou dystonie de fonctions est une contraction ou tremblements involontaires des muscles lors de l’exécution du geste entrainant une gêne ou une douleur ou une diminution de la qualité d'un geste... »


Je laissais un temps de répit afin de laisser digérer cela à Seika et je repris alors :

« Mais cela se traite Seika. Le fait que cela disparaisse quand tu médites c'est parce que cela détournes ton attention. Comme lors du test final, ton attention était totalement capté par l'exercice. Alors tu as toi même trouvé indirectement la voie de la guérison. Les psychothérapie ou les préparations mentales avec une profonde prise de confiance en soi soignent également cela. »


Je n'étais peut être plus très fort en Iroujutsu mais j'avais d'énormes connaissances en la matière.

« Alors non Seika, tu n'es pas fou ! Tu es simplement quelqu'un de sensible sur ce qui t'entoures... »


Je laissais Seika se rendre compte de tout cela. Même la plus grande Eisenin n'avait pas pu mettre un réel symptôme sur les maux de ce jeune Kitto. Mais aujourd'hui, j'étais devenu encore bien plus que son simple Sensei...

Publié le 02/11/2020 à 01h33