Un dîner sous intrigues


Seth ne comprenait pas trop pourquoi il avait fait ça. Mais il avait invité Mako à dîner, il avait réussi à voir derrière les apparences ? Ou avait il simplement vue l'apparence de la belle quadragénaire. En tout cas, la seule chose qui était certaine, c'est qu'elle viendrait dîner ce soir, et qu'il avait promis de lui faire découvrir le peuple Kirishitan. En rentrant dans sa cabane, Seth ce mis au travail, il alla dans son potager et cueilli tout ce dont il avait besoin pour préparer un plan typique du peuple Kirishitan. Il manquait cependantbdu Combava, un agrume que l'on ne trouvait qu'en milieu tropical, mais Mako n'avait jamais mangé le plat original, elle ne verrait pas la différence.

Seth fit alors un feu à l'extérieur et commença à cuisiner un plat, végétarien bien sûr. Seth lui, faisait parti des rares Kirishitan a manger de la viande, et cela parceque il avait connu la faim, alors il n'allait pas se laisser mourir de faim à côté d'un animal. Mais il n'en mangeait que rarement. Il mis un petit moment à préparer son plat, puis il alla se décrasser dans une sources d'eau non loin. Maintenant que tout était prêt, le géant d'ébène ne savait plus tellement quoi faire, il tournait en rond dans sa cabane, mettant de l'ordre. Afin de calmer un stress qu'il ne comprenait pas bien, il se mis à méditer.

Après ce qui sembla passer en un instant, mais qui représentait plusieurs dizaines de minutes Seth fut sorti de sa transe méditative par le bruit de quelqu'un qui frappait à sa porte. Seth alla ouvrir, Mako était quelqu'un de correct, qui était arrivé pilé à l'heure.

« Entre je t'en prit. »


Elle n'avait rien à voir avec la cheffe de l'Anbu, il ne lui fallait pas grand chose pour devenir magnifique. Seth n'avait jamais vraiment regardé de femme depuis la mort de sa femme. Il s'étonnait à trouver la zélée aussi belle.

Publié le 27/10/2020 à 19h10

La Dame de Fer

Intriguée.



C’était bien le sentiment de la Dame de Fer face à un rendez-vous plus qu’impromptue. Le matin même, elle désespérait de voir un homme sévère, totalement clos à ses explications, qu’elle avait expliqué par un manque cruel de courage. Finalement, il avait accepté, et il avait même eu l’audace de l’inviter à dîner dans la foulée. Cela faisait bien longtemps que la rouquine n’avait pas reçu de tels avances, sa réputation la précédent généralement, et pétrifiant tous les hommes à son approche. Toutefois, il l’avait fait. Une question demeurait toutefois : dîner d’affaires ou dîner pour faire plus ample connaissance ?

Elle l’ignorait. Mais ce qu’elle n’ignorait pas, c’était que cette soirée était peut-être son dernier rendez-vous de liberté avant sa déchéance, qui se solderait par sa mort ou bien par un bannissement. Ce qu’elle avait entrepris était dangereux, mais nécessaire. Le monde changeait, et la république devait suivre, où en subir les terribles conséquences. Pour elle, le choix coulait de source. Maintenant, elle devait le faire entendre à chaque Konohajin. Réveiller en eux la flamme de la solidarité, pour entretenir le feu de la confiance et de l’union durable.

Mais il suffisait de discuter de politique, car la Dame de Fer devait s’afférer à sa préparation. Pour ce rendez-vous en pleine nature, elle avait opté pour une tenue sobre, efficace mais féminine, et avec une pointe de personnalité. Une belle chemise blanche, un pantalon à patte d’éléphant ébène, le tout relié par une petite ceinture. Pour les apparats, des boucles d’oreille discrète, et un beau collier arborant le symbole du clan Uzumaki et mettant son décolleté en valeur. Pour les chaussures, des talons compensés noir. En guise de maquillage, un trait d’eye-liner, un rouge à lèvre discret, et un peu de fond de teint. Simplicité et élégance, avec une belle tresse travaillée en guise de coiffure.

Comme à son habitude, la Dame de Fer était ponctuelle. Elle toqua à la porte à 19 heure précise, et Seth l’accueillis avec un beau sourire. L’endroit du rendez-vous était dépaysant… Loin de lui déplaire ! Il y avait longtemps que l’Uzumaki n’avait pas eu l’occasion de s’échapper de l’environnement habituel de la République.

« Merci. »


La Dame de Fer entra dans la cabane, qui sommes toute, était un habitat chaleureux. Et surtout bien entretenu. Suffisamment rare pour pouvoir le souligner ! Ayant deux petits dém… Garçons à la maison, elle appréciait cette qualité chez un homme.

« Dites-donc, cuisinier et fée du logis. Dites-moi Seth, avez-vous d’autres qualités comme celles-là que vous m’auriez cachées ? »


La Dame de Fer n’y allait jamais par quatre-chemins. Si elle pouvait être une femme calculatrice et froide dans sa vie professionnelle, elle restait spontanée et naturelle dans les situations de vie quotidienne. Une dichotomie appréciable, et qui était salvatrice pour elle, lui permettant de se ressourcer.

« Je t’ai apporté quelque chose. »


La tradition de convivialité chez les Uzumaki voulait que, lors d’une invitation, l’on ramène un cadeau. La Dame de Fer ne faisait pas exception à la règle, et elle tendit un petit sac à son hôte. À l’intérieur, il y avait une belle bouteille de vin rouge.

« J’espère que tu aimes le vin, c’est un Pinot noir d’Hana. C’est un vin avec du caractère, mais je suis sûr que tu le trouveras à ton goût. »


Le début d’un rendez-vous qui s’annonçait exotique.

Publié le 28/10/2020 à 11h26


Bien, la belle Uzumaki semblait être venue amicalement, ce dîner n'allait donc sans doute pas être si professionnel que cela. Et bizarrement, cela convenait parfaitement à Seth. Les choses était devenu tendu entre les deux, mais plus la même tension. Plus tôt dans la journée, cette tension aurait pu mener à un combat, cette tension là, bien plus électrique allait sans doute les mener à tout autre chose. Pour preuve, les deux étaient naturellement, et sans s'en rendre compte passé du vouvoiement au tutoiement. De plus la tenue de Mako était simple, mais suffisamment sexy pour ne pas laisser un homme de marbre. Cependant en bon gentleman, Seth ne regardait la jeune femme que dans les yeux, même si le reste était tentant à regarder.

« J'ai d'autres talents, mais je te laisse la surprise. »


Véritable vantardise ? Ou début d'un flirte basé sur la taquinerie ? Sans doute la deuxième proposition, mais ça seul l'avenir en serait témoin. Rapidement la belle quadragénaire offrit une bouteille de vin à Seth, ce breuvage que Kimino avait fait découvrir à Risako, sa nièce lui en avait parlé tellement elle avait apprécié cet alcool. Était-ce un rituel de séduction Uzumaki ?

« Je ne vois jamais d'alcool, je n'ai donc jamais goûté. Je serais ravis de goûter cela avec toi. »


Seth invita alors la belle Mako à s'assoir sur un tapis moelleux au sol, autour d'une table ou était présent de nombreux fruits frais. L'apéritif chez les Kirishitan était toujours composé de fruit, un ordre différents de celui établi sur ce nouvel Eden.

« Le dîner est cent pourcent Kirishitan ce soir, j'espère que ça te plaira. »


Seth vint s'assoir en face de la zélée après avoir apporté deux verres de bois pour le vin.

« Désolé, tout est en bois ici, j'ai tout construit moi-même. »


Avantage d'être un Kirishitan, et qui plus est, le plus grand spécialiste du Mokuton de son peuple.

« Sinon, parlons un peu. Tu as des nouvelles de Kimino ? Je veux dire de véritable nouvelles ? Je ne me fais pas de souci pour lui, mais depuis son mariage avec Risako, je le considère comme étant de mon sang... »


Il mis un temps de pause avant de dire à la cheffe du village par intendance.

« C'est la raison de mon impolitesse un peu plus tôt. Je te demande de bien vouloir me pardonner, j'ai d'abord pensé que tu voulais destituer Kimino, j'ai mieux compris tes intentions depuis... Cependant, j'espère sincèrement pour toi qu'il les comprendra également... Tu as déjà vue Kimino combattre sérieusement ? »


Seth marqua une pause en remplissant les verres, et en tendant quelques fruits à la belle rousse.

« Non tu ne l'as pas vu, car personne ne la vue. Salomon était le plus puissant de tous nos guerriers, il a même réussi à blesser l'invisible Masaru... D'après Risako, Kimino le surclasse dans tous les domaines... Je prie mère pour qu'il reste notre allié et qu'il comprenne notre démarche en rentrant. »


Seth trinqua alors avec Mako avant de goûter le vint. Il sourit à la belle Uzumaki pour lui montrer qu'il appréciait. Avait elle relevé ? Seth n'avais pas dit "tu", mais "nous" pour l'opération zéro. Mako n'était plus seule...

Publié le 28/10/2020 à 16h00

La Dame de Fer

« J’ai hâte de les découvrir… »


La Dame de Fer afficha un sourire amusé à la remarque de Seth. Ce soir, elle n’avait pas vraiment envie d’être la Capitaine de l’Anbu, mais simplement Mako Uzumaki. Elle avait envie de vivre une soirée hors du temps. Et il fallait dire qu’elle était en belle compagnie. Seth correspondait malgré lui aux critères qui séduisait la Kunoichi : un homme fort, indépendant, direct et débrouillard. Et le géant Kirishitan avait des arguments solides de ce côté.

« Vraiment, aucune bouteille, aucun alcool ? Fait attention, les premières fois sont toujours les plus dangereuse. Et mène souvent aux conclusions les plus insolites ! »


La Zélée ria de bon cœur, et s’installa ensuite sur le tapis. Elle ne savait pas si c’était l’été qui pointait le bout de son nez qui la mettait dans un pareil état, mais elle trouvait la scène presque romantique. Assise sur un tapis, dans une cabane, en pleine forêt, en sirotant un bon verre de vin…

« Vu comment cela sent bon, je suis certaine que je vais prendre plaisir à découvrir la culture Kirishitan. Elle me plaît déjà. Alors ne sois pas désolé… Le cadre est parfait. Sculpteur donc ? Un nouveau talent sur ta liste de qualité… »


La Rouquine savourait l’instant présent, fermant les yeux un petit moment pour s’imprégner de l’ambiance. Puis, elle écouta Seth. Il était inquiet. Et à raison. Plusieurs choses pouvaient mal tourner dans son plan. Elle le savait. Et Kimino était bien plus fort qu’elle. Et ça aussi, elle le savait.

« Ne t’inquiète pas pour ça, je ne suis pas venue avec une quelconque rancœur. La politique est un exercice qui enflamme souvent les passions, et qui manque également cruellement d’humanité. Mais le monde est ainsi fait… Il faut s’adapter. »


La Dame de Fer fixa alors son verre de vin… Kimino, bon sang, où étais-tu passé ?

« Je pense que Same -l’homme poisson- à tort. Un sorcier Kirishitan vraiment ? Enfin, ils sont en route depuis peu. Je ne pense pas que cela durera… Et, comme tu le sais, Kimino est fort, probablement plus fort que l’ensemble du village… Je suis sûr qu’il va bien. Et qu’il va renvoyer notre petite troupe avec un message réconfortant du type « Des Genin, sérieusement ? Foutez le camp, je bosse ! ». »


La Dame de Fer laissa s’échapper un rire. Elle savait l’Hokage impulsif.

« Il comprendra… C’est un Uzumaki. Je sais qu’il comprendra. Il est impulsif, et probablement tête brûlée. Nos rapports étaient d’ailleurs très conflictuels, et mon fils en a fait les frais… Toutefois… La souffrance nous a rapprochés. Je suis certaines qu’il cherchera à comprendre le sens de mes actes. Et si ce n’est pas le cas… Je suis prête. »


Elle l’espérait tout du moins.

« Mais j’ai confiance en lui. Kimino est un homme bon. J’espère simplement qu’il survivra à sa haine envers Gekido, et à sa peine… »


Elle tourna le regard vers Seth.

« Risako-dôno était une femme, et une Hokage, impressionnante. Je pense qu’elle faisait beaucoup de bien à Kimino… Après tout, ne dit-on pas que derrière chaque grand homme il y a une grande femme ? »


Elle lui fit un sourire, marquant une petite pause, avant de reprendre.

« As-tu des enfants Seth ? Quel genre de grande dame accompagne le Capitaine des Forestier ? »

Publié le 28/10/2020 à 17h16


Mako semblait avoir confiance en Kimino. Et comme Seth, elle semblait espérer qu'il aille bien. C'était bon signe, si réellement elle pensait prendre le pouvoir, elle n'espérait pas son retour, et Seth pensais qu'elle était sincère, il lui arrivait rarement de se tromper sur les gens.

« La mort de Risako est la pire perte imaginable pour le peuple Kirishitan. La mort de Salomon avait déjà était un choc, il était notre bâton, celui qui nous protégeait notre prophète... Mais Risako... Elle était le leader dont nous avions besoin, si nous étions pas à Konoha encadrée par d'autres dirigeant, tout le peuple Kirishitan aurait implosé à sa mort... »


Mako allait commencer à saisir, Risako était plus qu'un Hokage, elle avait était la dirigeante d'un continent entier. Finalement, elle avait vue son pouvoir grandement à la baisse dans le nouvel Eden. Puis Mako parla du sujet qui allait sans doute la faire se sentir mal à l'aise. Seth lui n'avait pas de problème à en parler, mais Mako allait sans doute faire un transfert.

« Ma femme a rejoint mère, il y a presque vingt ans maintenant. Nous avions eu trois garçons et une fille. Mes garçons sont avec elle... Et ma fille a quitté notre peuple après le massacre des hommes poissons. Je ne sais pas où elle est... »


La guerre, c'est ce qui avait causé la colère de mère nature et déclenché le cataclysme. La guerre avait emporté ses garçons.

« Disons pour faire simple, que ma femme a connu le même destin que Risako en donnant naissance à notre fille. J'ai élevé mes quatre enfants seul ensuite... Et mes garçons bien des années plus tard... »


Seth marqua une pause et bu une gorgée. Cette boisson le faisais parler, jamais il ne parlait de sa famille d'habitude.

« Pour mes garçons, disons que les guerres touche tous les mondes... »


Un instant de silence, une nouvelle gorgée et Seth se ressaisit. Il était aussi robuste d'esprit que de physique, physique qui maintenant qu'il avait parlé de guerre devait un peu plus interpellé Mako. Cette grande cicatrice sur son visage, et elle n'avait pas encore vu toute celle dans son dos, sur son torse... Peut-être ne les verrais elle jamais. Bizarrement, il se sentait plus proche de la belle Uzumaki après avoir parlé de ça.

« Tu dois avoir faim, je vais chercher le plat. »


Le Kirishitan se leva, et revint rapidement avec un plat qui semblait être une sorte de sauté de légumes.

« Et toi, tu as une épaule sur qui t'appuyer ? »

Publié le 28/10/2020 à 18h55

La Dame de Fer

La Zélée comprenait soudainement un peu mieux les conséquences de la mort de la Kirishitan. C’était elle, sur ses solides épaules, que subsistait l’unification des Kirishitan. L’implosion des Kirishitan était un danger de plus sur sa longue liste de problématique. Malheureusement pour elle, elle ne pouvait plus reculer. Elle en avait trop dit pour simplement s’en arrêter là.

La suite était familièrement douloureuse. Finalement, elle réalisa à quel point ils se ressemblait tout deux. À la différence près qu’elle n’avait jamais connu la perte d’un enfant. Ou presque. Une douleur qu’elle connaissait, et qu’elle savait inimaginable. Seitô l’avait mise dans un terrible état d’anxiété, comme si sa vie dépendait de chacun de ses souffles.

La Dame observait la cicatrice du Kirishitan. Ceci expliquait cela. Un vétéran de la guerre. Comme elle. Il avait eu de la chance, comme elle. À la différence près qu’elle cachait les siennes via un habile sceau et du maquillage pour que personne ne puisse remarquer le prix qu’elle avait dû payé. C’était son jardin intime. Ces cicatrices étaient son histoire. Son sacrifice.

« Les enfants… Ils ne comprennent pas toujours le véritable sens de nos actes. Un génocide n’est que la conséquence d’une victoire écrasante d’un parti sur un autre. L’auteur est un héros s’il gagne pour avoir éliminé la menace, et un paria s’il n’y arrive pas. J’imagine que c’est dans la nature des enfants de se rebeller de leurs parents. Un acte marquant l’indépendance. Quant à la guerre… C’est notre lot à tous, en tant que Shinobi. J’espère œuvrer pour que l’avenir soit plus clément. »


Et pourtant, au fond d’elle, quelque chose lui disait qu’elle œuvrait pour préparer la venue d’un terrible conflit. Dépassant la menace que représentait Gekido. Le monde était calme. Trop calme. Et qui souhaitait la paix, devait constamment se préparer à la guerre.

« Je suis désolée Seth… J’ai failli perdre un fils… Une douleur terrible… Je n’ose imaginer ce que j’aurais pu faire s’il était décédé…. »


La Dame de Fer posa une douce main sur l’épaule du géant.

« J’espère que ta fille te reviendra. »


Seth apporta le plat principal, alors que la zélée restait le regard plongé dans son verre de vin. Elle fut rapidement servie, et goûta le plat. Il était excellent. Elle était bonne cuisinière, mais il fallait reconnaître que son hôte n’avait rien à lui envier.

« C’est excellent Seth. Encore deux verres et quatre bouchées, et je tomberai presque sous le charme. »


La Dame de Fer souriait. Il s’agissait bien évidemment d’une blague, mais qui avait un fond de vérité. Elle le reconnaissait : cet homme savait s’y prendre avec les femmes.

« Non, je suis veuve. Cela va faire cinq ans maintenant. »


Le souvenir était douloureux, mais la Dame de Fer avait fait son deuil.

« Si l’histoire de la redoutable Mako Uzumaki, l’impitoyable Dame de Fer t’intéresse, je pense que tu risques d’être déçue. Ma réputation est surfaite. »


L’Uzumaki ricanait. Son histoire n’avait malheureusement rien d’exceptionnel dans le monde Shinobi.

« Je suis née hors des murs. J’ai appris très tôt à me battre. On m’a même enseignée des techniques aujourd’hui totalement proscrites. Mais dehors, il fallait défendre les siens. Des bêtes sauvages, des bandits, de la maladie, des proxénètes, des marchands d’esclaves… Les menaces étaient nombreuses. J’ai fait ce que j’avais à faire pour protéger les miens. C’est à cause de mon sens de la discipline et de mon fort caractère, et parce que j’ai rejeté un garçon que cet idiot m’a surnommé la Dame de Fer ! »


La Dame de Fer plongea son regard dans le vin, comme si elle pouvait y voir son passé.

« J’y ai perdu des amis, mon premier amour… Ma famille. Tout cela car nous étions hors de ces foutus murs pour un conflit datant de presque un demi-siècle à l’époque. Certes, les Chikara avaient vendu les miens, mais était-ce une situation plus enviable que de mourir à petit feu ? Shido, mon défunt mari, avait la même vision. Nous nous sommes juré de n’avoir d’enfant que lorsque nous pourrions les élever. »


Elle riait de nouveau.

« Mais nous étions jeunes, et fougueux. Et un jour, je suis tombée enceinte. Et par coup du hasard, ou heureux destin, Kenzô, mon aîné, est né l’année même du retour des Uzumaki à Konoha. Ce jour-là, la République m’avait offert un lieu sécurisé pour élever mon fils. Et je lui ai juré de la servir au péril de ma vie. Un juste retour. C’est là que j’ai décidé d’offrir une chance aux Chikara. Cette génération n’avait rien fait de mal. On devait pardonner, pour survivre, pour avancer sereinement. »


Elle mangea un peu de nouveau. Les saveurs étaient étonnantes.

« Je suis devenue Chûnin, puis Jônin. Comme tout les couples, j’ai eu des moments difficiles. Comme toutes les familles, j’ai été heureuse, et attristé. J’ai vécu une vie de mère de famille, et de Shinobi de la feuille. Et j’ai eu un magnifique second fils, Seitô. Un vrai petit démon d’énergie. Mais avec une sens aiguë de la justice et de l’héroïsme… Un vrai chevalier des temps modernes. »


Elle affichait un sourire mélancolique.

« Lorsque les choses devinrent compliquées, Shido et moi-même avons essayé de calmer les tensions. Et lors de cette nuit funeste…. »


La Zélée s’arrêta un moment.

« J’avais fait mon choix. Shido également. Le Génocide d’un clan de la République n’était pas une option. Nous avons combattu auprès des Chikara. Shido est mort cette nuit-là. Suite à quoi, j’ai décidé de me retirer de la vie de Shinobi pour m’occuper de mes enfants, en tant que jeune veuve. Seitô n’avait que 10 ans, Kenzô 14. Ils avaient besoins de moi. »


La Dame de Fer prit une gorgée de vin. Comme si elle cherchait à se justifier.

« Suite à l’incident de l’été dernier, j’ai repris du service pour rendre justice moi-même. La suite, tu la connais. »


La Dame de Fer fit un sourire à Seth.

« Désolée, je me suis égarée… Mais je sais pas... J'en ressentais l'envie, le besoin. Au moins, quelqu’un pourra se targuer de connaître les passifs de la Dame de Fer, l’impitoyable régente de Konoha ! »


Encore une fois, la rouquine lâcha un petit rire. Décidemment, l’alcool lui montait à la tête.

« Enfin, pour répondre plus simplement à ta question : Non, je n’ai personne qui partage ma vie. Mis à part mes deux fils. Mais personne n’avait eu l’audace de m’inviter de nouveau à dîner. Du moins, jusqu’à aujourd’hui… »


La Dame de Fer fit un sourire. Les assiettes étaient vides.

« C’était excellent Seth. Dis-moi, que dois-je savoir d’autre sur le clan Kirishitan ? Est-ce que ce vin te plaît, au moins ? »


La Dame de Fer se décala de la table, le repas étant finis, pour se rapprocher de l’homme. De manière naturelle, sans même s’en rendre compte. La conversation était intime, officieuse. Et puis, elle en avait tout simplement envie.

Publié le 29/10/2020 à 01h21


Il y avait énormément de point commun entre les deux quadragénaires, Seth s'en rendait compte maintenant, et cela rendait la belle Mako encore plus intéressante à ses yeux. Il avait envie de la connaître plus, il n'avait jamais ressenti ça depuis sa femme. Il s'était concentré sur ses enfants, sur sa fille, puis sur sa nièce. Mais maintenant il était seul, et il y avait cette femme magnifique avec lui, qui semblait également bien seule, malgré sa famille et son village.

Les deux shinobi étaient maintenant plus proche l'un de l'autre, mais tout était tellement naturel entre eux. Il semblait qu'il n'y ai aucune gêne, aucun moment de malaise, tout était tellement simple ce soir. Mako demanda si Seth avait d'autres chose à dire sur les Kirishitan. Il y avait tellement à dire.

« Je ne pourrais jamais tout te dire en une soirée. Mais retiens bien une chose, mon peuple est loin d'être le peuple que tout le monde décrit. Ils font la guerre, ils sont impitoyables avec les leur et les non Kirishitan. Il suffit de voir ce que les Mitsuna ont subit à notre arrivée. Salomon était le pasteur de notre peuple, la figure religieuse capable de canaliser tout le monde... Il est mort et nous n'avons pas de remplaçant, on ne vote pas un nouveau pasteur, la nature le choisi. Personne n'est élu pour le moment. Peut-être Kuma avec le temps... »


Loin de se doutait que son élève était déjà décédé, Seth avait de fort espoir en lui. Des espoirs qui allaient être balayer lors du retour de l'équipe Gokoro.

« Le vin est délicieux, j'ai peur de prendre goût à ce genre de chose. »


Doucement, avec beaucoup de tendresse, Seth vint poser le bout de ses doigts, sur le bout des doigts de Mako. Elle aussi, il pourrait y prendre goût. Il n'avait connu aucune femme depuis vingt ans, il était seul depuis longtemps. Mais ce n'était pas ça, il s'était habitué à la solitude. Mako était simplement différente, elle dégageait quelque chose.

Doucement, très calmement, très tendrement, le géant Kirishitan vint poser ses lèvres sur celle de Mako, pour lui offrir un doux baiser. Il dura quelques secondes, puis il se retira, et la fixa dans les yeux sans dire un mot. Il avait agis par instinct, et il ne regrettait rien...

Publié le 29/10/2020 à 18h34

La Dame de Fer

Cette soirée-là, Uzumaki Mako s’était confiée. Comme si elle pressentait le besoin de se confesser avant d’atteindre le point de non-retour. Et, chose défiant toutes les attentes, c’était en la personne de Seth qu’elle avait trouvé le confident idéal. L’Homme était séduisant, d’un âge proche du sien. Il avait vécu des épreuves proches des siennes. Elle avait le sentiment qu’il l’avait compris, et elle le comprenait un peu plus à chaque instant.

Le repas semblait fini, et c’est avec un naturel sans pareil que la Dame de Fer s’installa plus proche de son hôte. Tout semblait si facile… Comme si la course qu’elle menait contre la montre c’était suspendue. Le cadre, son hôte, le plat exotique et le vin avaient eu raison de son anxiété. Elle ne pouvait s’empêcher de sourire, fixant le Kirishitan avec un regard presque enjôleur.

« À chacun son caractère et sa culture… L’important et de réussir à cohabiter. Si selon toi, Konoha arrive à empêcher l’implosion des Kirishitan, alors je veillerai à ce que cela reste comme ça… »


Uzumaki Mako était une femme au caractère bien trempé. Entière, elle prenait les problèmes à bras-le-corps, et n’était pas du genre à faire des concessions face à l’adversité. Elle était une femme passionnée, engagée, qui n’hésitait pas à trancher dans le vif et à prendre l’initiative. Mais cette fois, elle se fit prendre de court. Lorsque le Kirishitan posa ses doigts sur les siens, la zélée plongea son regard dans le sien. Soudainement, c’était comme si elle se sentait irrémédiablement attiré par Seth. Un charisme magnétique, et la rouquine n’étaient qu’un aimant. Où était-ce l’inverse ?

Un tendre instant plus tard, le géant Kirishitan avait déposé un doux baiser sur les lèvres de la rousse. Mako n’était plus une jeune fille effarouchée. Elle savait ce qu’elle voulait. Et en ce moment, c’était Seth qu’elle désirait ardemment. Son baiser était doux comme la brise printanière, brûlant comme le soleil d’été. Alors lorsque l’étreinte passionnelle prit fin, la Dame de Fer fit un sourire, se mordant la lèvre inférieure.

« Moi aussi… J’ai peur d’y prendre goût… »


De ses doigts fins, la Dame de Fer dessina le contour du visage du Kirishitan, comme si elle dessinait ses traits. Avant de lui rendre son baiser. Au fond, peut-être qu’il faisait une bêtise. Mais en avait-elle franchement quelque chose à faire ? D’ici quelques mois, elle ne serait peut-être plus parmi eux. Et ils basculèrent, s’allongeant sur le tapis, les doigts découvrant l’autre, dans un festif spectacle sensoriel.

Une erreur. Mélanger le travail et l’amour était chose dangereuse...
Mais pourtant, la réputée impitoyable Dame de Fer...
Ne regrettais rien.

Publié le 31/10/2020 à 18h15


L'instant était doux et sensuelle. La belle Uzumaki avait répondu de manière positive aux avances de Seth. Cela ne ressemblait tellement pas à Seth, il n'avait jamais courtisé personne depuis la mort de sa femme. Était ce le nouveau continent ? Le fait d'être définitivement seul depuis la mort de Risako ? Ou tout simplement d'être tombé sous le charme de la belle Uzumaki. Sans doute un mélange de tout ça. Les deux étaient maintenant allongés sur le tapis, et rapidement, ils se retrouvèrent allongé nu l'un contre l'autre.

Seth n'était pas comme les jeunes mâles en quête d'un soulagement. Qui espérait se sentir plus léger grâce à une jeune femme. Il était quelqu'un de posé, de très calme, il maîtrisait toute les forme de méditation et de relaxation, et cela se ressentait dans chacun de ses gestes. Il était tendre et précis.

Durant un long moment de cette nuit, Seth prit son temps et traita la belle Uzumaki comme une divinité féminine. Toute les femmes était divine pour les Kirishitan, elle représentait mère, elle donnait la vie. Ce long moment hors du temps, a goûter sa peau, sentir son odeur si agréable, et ressentir la chaleur de son corps. Les deux amants s'unissaient dans le calme et la tendresse jusqu'à atteindre l'explosion de bonheur. Rapidement, les deux perdirent pied et trouvèrent le sommeil enlacé l'un contre l'autre.

[...]



Au petit matin, le soleil vint caresser visage des deux amants nues lové l'un contre l'autre sur le sol de la cabane. Seth ne savait pas si cela était du à ses presque vingt ans d'abstinence, aux talents de Mako, qui était une amante hors paire, ou simplement aux sentiments naissant entre eux. Mais le Kirishitan avait passé la meilleur nuit de sa vie. Il était là allongé sur le dos, caressant tendrement Mako, attendant qu'elle se réveille.

Publié le 31/10/2020 à 19h22

La Dame de Fer

Une alchimie naissante débutait entre la Dame de Fer et le Géant sculpteur. Depuis quand n’avait-elle pas ressenti ce sentiment ? Ces petits papillons dans le ventre ? Cette frugalité que même le temps n’avait aucune prise ? Une éternité. Les Uzumaki et les Kirishitan avait-ils toujours eu une attirance secrète l’un envers l’autre ? Risako et Kimino, maintenant Seth et Mako. Une alliance du bois et du Feu, formant un brasero réconfortant. Une passion naturelle.

Mako était une femme passionnée, dans ce qu’elle entreprenait. Et il fallait le dire, cette nuit fut mémorable. Était-ce parce qu’elle voyait sa fin si proche qu’elle ne s’était jamais autant senti vivre ? Était-ce parce que Seth incarnait ce qu'elle aimait chez les hommes ? Une force tranquille n’hésitant pas à s’éveiller avec fureur pour défendre ce en quoi il croyait ? Cette nuit-là, la Dame de Fer s’endormit comme apaisée. Elle n’avait plus en tête l’avenir, mais bien juste le présent…

***



Lorsque les rayons de soleil envahirent la petite cabane, éclairant les paupières fermées de l’Uzumaki. Elle sentait sur elle de douces caresses tendres, mais n’ouvrit cependant pas les yeux. Elle voulait en profiter, encore un instant, avant de devoir rompre cette douce étreinte. La magie du vin et de la nuit ne faisait plus effet. Son esprit était bien au clair. Mais un autre type de magie avait était instillé la nuit précédente. Et ça, elle ne pouvait l’ignorer. Qui l’aurait cru ? Le Kirishitan avait tout de l’amant parfait. Si elle n’était pas pressée par le temps, elle aurait pu rester lovée dans ses bras pour le reste de la journée…

Finalement, le temps était venu. Mais il était hors de question pour elle de mettre fin à cela de manière brutale. Simplement, elle ouvrit les yeux, et plongea ses pupilles azure dans celles de l’étranger.

« Bonjour bel étranger. »


Affichant un petit sourire taquin face à cette blague, la Dame se fraya un chemin jusqu’aux lèvres de son amant. Elle était heureuse. Elle n’était plus une Dame de fer, juste une Dame que l’on chérissait. Elle le voyait dans ses yeux : elle n’était pas qu’une simple conquête. Dans les siens, toutefois, on pouvait y voir de nombreuses choses : du bien-être, mais également une légère fugue, comme si elle souhaitait échapper à quelque chose.

« As-tu bien dormi ? »


L’Uzumaki n’arrêta pas l’étreinte tout de suite. Au fond, elle ne s’était pas encore armée de courage pour qu’on lui enlève cette chose. Elle était à nue. Littéralement. Et au fond, ce sentiment était une vraie libération. Elle n’avait plus rien à cacher.

Publié le 01/11/2020 à 14h58


Un moment magique, hors du temps, hors des intrigues, hors de la politique et des malheurs de ce monde, c'était ce que les deux quadragénaires c'était offert le temps d'une nuit. Nuit qui s'allongeait sur la matinée. Aucun des deux ne semblait vouloir relâcher cette douce étreinte, comme ci c'était leur premier moment de plénitude et de calme depuis des années. En fait c'était le cas, et aucun des deux ne semblait prêt à rompre le moment, même si la réalité allait bientôt frapper à leur porte.

Dans le silence, seul le bruit des baisers, des respirations, et du vent dans les arbres et de la faunes de la forêt. Un moment magique. Maintenant les deux étaient réveillés, et la magie allait tout doucement disparaître pour laisser de nouveau sa place à la vie réelle.

« Très bien, j'espère que toi aussi. »


Seth blotissait la jeune femme en peu plus contre lui, il savait que la fin de cette étreinte allait sonner dans les prochaines secondes. A nu devant elle, elle pouvait voir un corps ravagé par la guerre. Des marques de brûlures, de coupure, de tranpersion. Des cicatrice faisant jusqu'à quinze centimètres de large pour certaine. Une idée de la vie des Kirishitan dans l'ancien monde.

« Je suppose qu'on ne peu pas fuir tout les deux... »


Seth rigolait, il plaisantait, même si l'idée était séduisante, il savait qu'aucun d'eux ne pouvait partir. Le travail les attendaient, ils allaient devoir s'y remettre. Mais une question demeurait, était ce le début d'une relation ? Ou une nuit agréable entre deux adultes consentants.

Publié le 01/11/2020 à 16h38

La Dame de Fer

Finalement, le Kirishitan n’était pas d’humeur à briser cette étreinte. À son grand dam, elle allait devoir le faire elle-même. Et à contre-cœur. Elle ne savait pas encore comment elle allait pouvoir s’y prendre. Cette nuit avait été volée au destin, comme une petite douceur avant une impitoyable épreuve. Pendant un instant, l’Uzumaki regretta d’avoir pris tant de responsabilités pour le village. Elles avaient un goût amer. Elle n’avait jamais chéri le pouvoir, à ses yeux, ce n’était qu’un outil avec des contraintes, comme les autres. Mais là, elles étaient difficiles à avaler.

« Comme jamais… C’était une excellente soirée… Mémorable. »


Et c’était un euphémisme. Rarement dans sa vie, l’Uzumaki n’avait eu l’occasion de se sentir aussi bien, surtout depuis peu. Ces moments de quiétude se faisait de plus en plus rare avec le temps. A son grand regret. Alors quand Seth enchaîna sur une fuite, elle le fixa avec un sourire. Avant de se mettre à rire.

« Fuir, vivre une vie de nomade au jour le jour, redécouvrir le monde…. »


L’inflexible rouquine fit un clin d’œil complice à Seth.

« L’idée est séduisante… J’aurais presque envie de dire oui. »


Elle se releva alors, dévoilant son dos nu et cachant sa poitrine avec le drap enveloppait l’exotique duo rompant ainsi en partie l’étreinte. Elle tourna son visage vers Seth…

« Nous ne sommes pas des adolescents. J’ai mes enfants ici… La République compte sur moi. Kimino compte sur moi. Ils comptent sur nous… On ne peut pas les laisser tomber en se montrant si égoïste. Le monde a déjà tant souffert des dirigeants égocentrique… Je ne peux pas accepter de faire de même. Les choses doivent changer pour que chacun puisse vivre leur soirée comme nous venons de le faire. »


Le bonheur… Un autre avenir. La peur devait changer de camp. L’union devrait être l’opinion majoritaire, la division et le pseudo zèle clanique devait prendre fin. Ceux propageant cette idéologie devait comprendre que l’ère du changement avait sonné. Pour toutes et tous. Et pour ça, cette soirée devait rester secrète…

« Seth… »


Le regard de la Dame de Fer était triste, amer… Elle n’aimait visiblement pas ce qu’elle allait dire…

« C’était une magnifique nuit… Mais je crois que ce qui se passe entre nous doit… Rester entre nous. »


La quadragénaire fermait les yeux et serrais les dents. Ce qu’elle disait était douloureux. L’implacable réalité.

« Les gens ne comprendraient pas. Il penserait inévitablement que notre relation a joué dans ma prise de pouvoir. Il t’accuserait toi, et tu pourrais tomber en disgrâce… En plus de quoi, cela fragiliserait notre plan… C’est trop dangereux… »


Elle fixa d’un regard triste le Kirishitan.

« Quoi que tu en dises, tu es un symbole pour les Kirishitan. Ton peuple a souffert de trop de perte pour voir ton nom salis de la sorte… »


Elle détourna le regard, fixant alors la fenêtre de la cabane…

« Et puis… Je ne veux pas te faire subir ça une seconde fois. »


La Dame de Fer parlait clairement de perdre l’être aimé. Une seconde fois… Elle faisait sans s’en rendre compte allusion à sa femme. Cette idée la hantait. Elle le savait… Il y avait de forte chance qu’elle puisse survivre à la mission qu’elle c’était elle-même fixée.

Publié le 01/11/2020 à 17h59