Intégration volontaire.


Tes recherches devaient amener avant tout auprès d’un homme connu et reconnu de notre clan, le Honni Miawaku Raiko. D’après des informations clair et vérifié, il dirigeait quasi la totalité des cartels de ces quartiers. Il était le meilleur moyen de t’y intégrer et d’autant plus facilement que nous étions du même clan. Méfiance était de mise, il était réputé comme quelqu’un de très intelligent et perfide, tu te devais de jouer son jeu et de lui laisser croire qu’il aurait pouvoir et soumission de ta part. Un jeu auquel tu t’adaptais sans le moindre effort, tu étais né et formé pour ce genre de rencontre.

Il ne te restait plus qu’à le trouver, une chose assez facile, on ne parlait que de lui. Sa réputation était conséquente, un avantage comme un inconvénient car il était très exposé. Tu pensais jouer là-dessus, lui proposer un chien de garde aurait un intérêt sûr pour sa personne, il se méfierait et il te poserait tout un tas de question auxquels tu devrais répondre de la manière la plus naturelle possible et sincèrement fausse. Te fondre dans la masse tel le caméléon que tu étais et dire ce que les autres voulaient entendre pour leurs satisfactions. Le seul être à qui tu avais à rendre des comptes et parler en toute sincérité, c’était envers l’empereur.

Tu savais le lieu exacte de ses activités et tu t’y rendais d’un pas fermé. Tu n’avais pas de temps à perdre et tu évitais tout conflits de pouilleux miteux que tu croisais sur ta route. D’un simple regard, tu pouvais les détruire. Ce n’était pas ta mission, mais un plaisir que tu pouvais t’octroyer de temps à autres sans être mit en danger de reconnaissance. La réflexion était ta meilleure défense. Tu arrivais face au bâtiment imposant où tu devrais trouver Miwaku Raiko. Tu y accédais et tu te faisais aborder par deux hommes qui te barrait le passage directement. D’un regard vide de sens, tu les fixais droit dans les yeux. De part leurs statures imposantes face à la tienne beaucoup plus frêle, ils e sentait supérieur alors que j’étais en position d’en fair les marionnettes.

« Messieurs, ma visite en ces lieux est justifié par le fait de rencontrer Miwaku Raiko afin de lui offrir d’éventuels services qui pourrait éveillé sa curiosité. Auriez vous l’obligences d’annoncer la venue en mon nom qui est celui de Miwaku Azamuku. »


Tu restais humble et réflecteurs envers ces deux colosses.

« Je vous en serais très reconnaissant. »


Tu ne devaient faire qu’une chose à présent, patienter et voir si on allait accéder à ta requête. Si celle-ci se devait d’être refusé. Tu reviendrais très rapidement sous une autre apparence pour forcer ton entrée. Je doutais fort d’un refus, mais c’était une probabilité à ne pas négliger.

Publié le 28/10/2020 à 23h05

Le Maître des Plaisirs

La journée arrivait bientôt à son terme, et c’était sous un ciel crépusculaire que le Palais des Plaisirs était à l’instar d’une fourmilière. Chacun se préparait pour la nuit à venir, longue et sensuelle. La Bâtisse avait eu tôt fait de refaire sa réputation : très rapidement, les gens affluèrent pour voir le nouveau joyau du commerçant aux doigts d’or. Rapidement, le nom du honteux ex-propriétaire du « Palais des Vices » avait disparu des lèvres pour se voir remplacer par un seul nom : Miwaku Raiko.

« Allons, allons, un peu de retenue mes demoiselles et mes damoiseaux. Nos clients ne sont pas des maroufles. Le service doit être plus qu’impeccable. »


Ce soir, retour sur les bases d’un service « à l’ancienne ». Comme un vrai maître, l’éphèbe montrait l’exemple, détaillant chacune de ses actions. Une véritable pièce de théâtre. Comment pousser « avec délicatesse » un client à la consommation d’alcool. Chacun avait sa petite méthode et ses atouts. Mais le service se devait d’être parfait. Le Palais des plaisirs était devenu en un claquement de doigt un des plus grands complexes de divertissement de la capitale. Jeux, Dame ou homme de compagnie, alcool, massage, soin expert, restauration… Le Bellâtre avait fait venir des quatre coins du monde ses meilleurs employés pour s’assurer de la réussite de son projet, et de la formation de ses débutants.

« Voilà qui est mieux. »


Le Bâtard souriait, alors qu’un de ses petits oiseaux vint murmurer à son oreille un nom.

« Miwaku Azamuku dites-vous ? »


Le Bellâtre réfléchissait. Un Miwaku cherchant à lui « offrir » ses services ? Ce nom ne lui disait rien. Pour autant, il connaissait l’ensemble des acteurs de son clan lié de près ou de loin à une activité illégale. Un énième débutant cherchant les secrets de la réussite ? Ou une énième âme en détresse prête à pactiser avec lui ? Il l’ignorait. Tout ce qu’il savait, c’est qu’il y avait un point commun avec toutes les personnes cherchant à entrer directement en contact avec lui : l’intérêt personnel.

« Faites-le entrer et patienter dans le hall. »


Pour autant, l’éphèbe ne se précipita pas pour rejoindre son hôte. Loin de là. Il s’écoula trois bonnes heures avant que le Bellâtre ne daignât se montrer à celui qui le cherchait. Il avait tant à faire : se préparer, s’occuper de ses clients, valser entre les groupes pour s’assurer que tout soit parfaitement splendide. Et ce fut le cas. Menant ses troupes avec une baguette de Maître, chaque invité trouva son plaisir.

On lui avait décrit l’autre comparse Miwaku. Il faisait honneur à sa description : il était tellement laid qu’il détonait sans peine avec le paysage. Le Bellâtre, lui aussi, était mystifiant, mais pour une tout autre raison. Sa beauté et sa réputation d’androgyne n’étaient clairement pas un mensonge : Raiko était un bel homme. Un homme qui avait acquis l’élégance et la grâce d’une brise printanière dans ses pas. Une fluidité comme la rivière s’écoulant dans son lit. Il était habillé avec un magnifique kimono, orné de fils d’or brodé. Quelques charmants bijoux et autres parures, sans jamais être excessive. Oui, le Bellâtre imposait sa douce présence de manière subtile, et pourtant si évidente. Il était l’unique Miwaku qui avait eu la chance -ou la malchance- de vivre auprès de la famille impériale. De grandir auprès d’eux. C’étaient d’ailleurs toutes ces années d’entraînements intensifs qui s’exprimaient si naturellement en cette nuit. Comme toutes les autres nuits qu’il passait a travailler la splendeur de son bijou.

Finalement, l’oiseau Azuré arriva jusqu’à son invité, en plein cœur de la soirée. D’une voix agréable, il s’adressa avec un sourire à celui qui avait fait tout ce chemin pour lui.

« Miwaku Azamuku, passez-vous une agréable soirée ? »


Un sourire agréable, et un regard avenant. Le Bellâtre avait tout de l’hôte parfait. Bien trop parfait pour n’être que le fruit du hasard, ou de la nature. Le Paon bleu effectua une parfaite révérence chorégraphiée, avant de prendre la parole.

« Veuillez m’excuser de mon retard. Miwaku Raiko, pour vous servir. Hélas, cet établissement est récent, et en plus de sa grandeur, cela rend mon intervention dans sa gestion indispensable. »


Le Bellâtre déploya un magnifique éventail arborant ses couleurs et dans un geste élégant.

« J’ai ouïe dire que vous me cherchiez pour « m’offrir » vos services ? »

Publié le 05/11/2020 à 21h56


Le temps s’écoulait comme un perpétuel recommencement des va et viens incessant. Hommes et femmes dignitaires, des riches, des nobles, des hauts fonctionnaires. Tout y passe. Cette décadence de l’empire est désastreuse mais son contenu l’est beaucoup moins. A travers les multiples services que pouvaient proposer ce genre d’établissement. C’était d’une grandiose dans son ensemble, un défilait de richesses. C’était un nid à informations, si tu pouvais accéder à cet endroit et y travailler. Tu serais le confident des soirées arrosée de ce lieu et tu en récolterais des informations plus précieuse que n’importe quel pierre. Tu pourrais aussi te fondre car tu analyserais chaque être pénétrant et sortant de ce palace. Tu pourrais d’accaparer leurs vies, leurs identités et leurs âmes. Tu n’étais qu’une création fantomatique qui doit passer à travers les mailles du filet. Être habile et futile dans ta manière d’être mais aussi dans ton verbe. Ce monde de la nuit ne reflétait pas la réalité de Kumo de la journée. Deux mondes distincts. L’empereur du dessus et l’empereur du dessous. Une bien navrante constations que de voir deux Kumo au lieu d’un. Tout était question de dualité, Kumo ne semblait pas pouvoir y échapper. Qui le pouvait a vrai dire? Nous étions tous comme ça. Nous avions deux moi en nous qui nous permettait une adaptation plus abouti. D’autres ne pouvaient prétendre à tel exploit, préférant ce satisfaire d’un côté et de laisser l’autre à l’abandon.

Tu continuais de patienter, cette fois-ci, tu levais un peu la tête en regardant le bâtiment. Il était très propre, presque que neuf. Il arborait une décoration tape à l’œil . Il fallait donner au client l’envie de franchir ces portes. Le lieu était tristement réputé, il n’était pas difficile de le connaître et reconnaître. Il était le lieu d’attraction. La place où il fallait se trouver pour y avoir le plaisir désiré. L’homme de tout à l’heure était revenu et il te faisait entrer dans le hall. Voilà encore une étape de franchie. On te demandait de bien vouloir patienter. Tu t’asseyais, sans bouger, sans dire un mot. Tu étais d’une grande patience. Tu t’occupais à l’aide de ton esprit en imaginant plusieurs scénarios et aller vers le plus acceptable. L’attente était longue, le Honni était un homme très occupés, tu le comprenais et tu savais que de te recevoir surtout en pleine heure. Tu n’avais de toute façon rien de mieux à faire de cette journée et même de celle de demain. Tu ne voyais pas le temps défiler et tu voyais enfin le maître des lieux sortir de sa cage dorée.

Tu te relevais par politesse. Son accoutrement reflétait bien sa personnalité excentrique et bourgeoise du milieu dans lequel il a vécu. Tout était parfait sur lui dans le moindre détail. Particularité d’un homme qui voulait tout contrôler en se faisant passer pour le bon samaritain. Il t’était amusant de voir que certains membres de notre clan vivaient dans l’opulence alors que d’autres mourraient de faim. Encore une dualité de ce drôle de monde. Il te demandait si tu passais une agréable soirée. Il y avait que très peu de chose que tu trouvais agréable.

« Raiko-san, je suis ravi de faire votre connaissance. Vous avez là un bien bel établissement resplendissant dans la finesse dans laquelle vous exceller. Je n’ai d’ailleurs pas vu le temps passer à voir défiler tout ce beau monde et de les voir satisfait à leurs sorties. Vous êtes un bien bon gérant. Il me faut le reconnaître. »


La flatterie autant fausse qu’elle peut l’être donnée toujours une bonne première impression. Tout comme lui avec son sourire et sa prestance plus qu’agréable avec la plus grande distinction dans chacun de ces gestes.

« Ne vous inquiétez pas de cela. Je débarque comme un cheveu sur la soupe à une heure des plus ardues pour votre établissement. Gérer une telle entreprise doit vous demandez un temps considérables. C’est à cela que l’on reconnaît un vrai professionnel. »


Tout était mise en scène avec cette homme. Tu le respectais pour cela, il savait jouer un rôle à la perfection, ce qui faisait de lui une personne redoutable.

« En effet, je suis revenu à Kumo depuis très peu de temps. Je cherche à me rendre utile pour l’empire mais aussi pour notre communauté. Je possède diverses talent dans l’art illusoire. »


Tu te souvenais des deux gardes que tu avais du interpeller.

« Un tel établissement peut être mal mené par des personnes mal attentionnée surtout avec la richesse qu’il renferme. Les débordements peuvent vite arriver. Je peux vous aider a anticiper ce genre de désagréments et vous aider à récolter diverses informations sur vos concurrents éventuels. »


Ton regard vide et impassible se poser sur l’acteur face à toi.

« Il est bon parfois de s’entourer de personnes compétentes dans des domaines bien différents de ceux habituels. Vous trouverez cela osé de ma part de débarquer à l’improviste et de vous demandez de m’engager. Il faut parfois y aller au culot. »

Publié le 06/11/2020 à 13h46