Un problème majeur

Année 1
Chakra bleu

Voici deux jours que Gareki s'en était allé avec son équipe à Iwa. Malgré quelques nouvelles, j'en restais inquiet. Mes soupçons se portant sur "La Main" grandissant, je craignais le pire. Le fait d'envoyer son propre élève était une provocation. Bien évidemment, cela n'était pas certain. Je doutais de l'homme chauve depuis ma nomination et ma paranoïa n'était pas réellement une qualité. Rentrant dans un petit salon aménagé proche du bureau du Kage, j'eus une fois de plus la chance de la voir. Shizuka, ma femme.

« Shizuka, Gareki n'est toujours pas rentré. La mission ne se termine pas. "La Main" ne fait plus entendre parler de lui. Je ne sais plus quoi penser... J'ai beau réfléchir, tout semble mener à sa personne. Il est sûrement notre adversaire, celui se permettant de recruter des mercenaires contre notre village..
J'aimerais pouvoir lui en parler. Bien qu'il soit habituellement discret, il revient toujours rapidement après une mission.
Nous sommes dans une mauvaise posture, ce n'est ... jamais arrivé depuis que je suis Kage... »


Je posa mon corps sur une chaise proche d'une table plus ou moins grande. Majoritairement constitué de bois de la montagne du géant, cette salle expirait la richesse et la prospérité. Et au sein de cette merveille, je me retrouvais perdu. Me raccrochant bêtement à celle me permettant d'évoluer. Je ne calculais plus les heures, faisait-il nuit ou jour ? Je ne m'en souviens pas. Je ne le sais pas. La peur de déshonnorer des siècles et des siècles peut donc m'envahir. Triste vérité.

HRP : Ce RP se passe dans la soirée, plus tard dans la journée après la convocation de Raiko et Misao.

Publié le 03/03/2015 à 00h23

Chakra bleu

Il l'avait appelée, elle avait accouru, leur fils sur l'une de ses épaules. Et elle le trouva abattu de fatigue, presque égaré chez lui, alors qu'il perdait ses meilleurs éléments, envoyés au loin les uns après les autres. Le Raikage expliqua alors à sa femme que l'un de ses Jûnin, un shinobi de talent et de confiance, n'était pas rentré depuis plusieurs jours alors qu'il aurait dû être à Kumo et que son plus grand guerrier avait disparu. Il tournait et retournait les conclusions auxquelles il parvenait avec malheur, faisant naître et alimentant l'angoisse destructrice qui le guettait dans ses entrailles et qui le priverait de toute vitalité s'il ne fait rien.

Le voir ainsi ne plut pas à Shizuka. Masashi était son grand frère et lorsqu'elle était petite, elle le trouvait plus fort que n'importe qui. Mais la petite fille avait laissé place à la femme depuis pas mal d'années déjà, et maintenant, elle n'était plus assez innocente pour croire au masque que se créait parfois Masashi. Aujourd'hui, il ne le portait plus. C'était terrible. Alors,dans cette salle de richesse, Shizuka posa calmement son fils à côté de son père, ce premier avait saisi la gravité de la situation et contempla froidement et silencieusement ses deux parents alors qu'il n'était âgé que de quatre ans.

Et la jeune femme vint entourer de ses bras les épaules de son frère, de son cher et tendre, de son seigneur et maître, tandis même qu'il était affalé sur cette chaise. Elle ne supportait pas de le voir aussi misérable. Heureusement, le salon était désert, il n'y avait personne à part eux trois. Shizuka susurra à l'oreille de Masashi.

« "Mon pauvre époux, les derniers soucis t'ont complètement exténué. Tu ne devrais pas tant réfléchir. Si tu penses que Buichi et Gareki sont coupables, c'est que tu dois avoir raison. Cela ne te ressemblent pas de te lester de sentiments. Tu sais pourtant que tes combattants ne sont que des pions pour le village, Raikage. Et que chaque élément doit nous décevoir un jour, c'est dans l'ordre des choses. Mais je t'en prie, mon cher frère, redresse toi. Allons, montre l'exemple à ton fils. Tu es trop jeune pour que je te voie ainsi recroquevillé et trop puissant pour ne pas croire en toi. Tu surmonteras ces épreuves comme les autres, ne t'en fais pas..." »


Bien qu'il voyait sa mère étreindre tendrement son père, Rin ne bougea pas d'un pouce, déjà engoncé dans ce qui faisait le froid et les calculs Hattoris.

Publié le 03/03/2015 à 02h40

Chakra bleu

« Je suppose que tu as raison.
Néanmoins, le problème est de taille. »


Les quelques mots de Shizuka suffirent. Je n'avais pas le droit de paraître faible devant Rin. Non, ce n'était pas ça. Je n'avais pas le droit d'être faible tout court. Observant le vide, je m'exprimais :

« J'ai un peu de mal à définir la traîtrise. À comprendre l'utilité.
Pion ou non, nous nous battons depuis toujours sur le même étendard. »


Je soupirais brièvement en observant Rin.

« Si le présent ne sait montrer le chemin au futur, je crains le pire.
Je dois rencontrer Buichi, Shizuka. Je ne peux le laisser agir, qu'importe ses attentions. »


Devoir penser à la traîtrise des plus forts me désolait. La gourmandise tiraillait donc les plus forts. Les valeurs ne sont plus. Je me dois de les restaurer.

«
Un clan doit agir en unisson.. »


À quoi peut bien penser ce fou ? Serait-il en train de me défier ? Ou testerait-il la famille gouvernante ? Qu'importe, le mal était fait.

Publié le 03/03/2015 à 10h27

Chakra bleu

Satisfaite, Shizuka esquissa un petit sourire en entendant son mari reprendre du poil de la bête. Masashi doutait souvent et il y avait quelque chose dans son cœur qui le bloquait parfois, mais il faisait de son mieux pour diriger le clan avec bonté et fermeté. Elle l'avait toujours admirée pour cela. Mais s'il y avait quelque chose qui révélait les véritables états de Masashi, c'était bel et bien sa voix et ce, alors même que son corps n'avait pas bougé de son assiette.

Avec sang froid et tandis qu'elle caressait distraitement et amoureusement son torse à travers ses vêtements, il reconsidéra sa position. Il vint à se dire qu'il devait rencontrer Buichi, et à ces mots, Shizuka se fit inquiète. Buichi, "La Main" était réputé comme le meilleur guerrier de Kumo. Masashi désirait certainement le convaincre de revenir servir le village, les Hattoris et les Miwakus, mais était-ce la meilleure solution ?

« "Masashi, si tu désires tant rencontrer Buichi, je te conjure de prendre les dispositions nécessaires sans sous-estimer la force de la fameuse Main, ni celle de Gareki. Tu as peu de guerriers qui puissent rivaliser, pour ne pas dire aucun. Alors, pour les punir, montre toi fin stratège, que le combat ne soit pas une possibilité à laquelle ils pourraient se livrer..." »


Shizuka se mit à lui caresser tendrement le visage.

« "En attendant, je suis là, mon tendre époux. Et si tu ne peux plus compter sur tes shinobis, tu peux au moins compter sur ta famille." »

Publié le 03/03/2015 à 19h11

Chakra bleu

« " Je sur-estime mes adversaire et sous-estimes mes alliés. "
Père te le disait aussi ? »


Je me souviens de cette phrase. Je me souviens de mon enthousiasme avant chaque guerre. Je me souviens des sermons de l'homme. Tout ça est loin, je suis dorénavant la père. Celui qui doit montrer le bon exemple. C'est un rôle plus compliqué à tenir que le fils trop sûr de lui.

« Je ne souhaite pas tuer Buichi.
Il est fort. Il est puissant. Et il n'est pas encore allé trop loin.
Malgré tout.. Je crains que ça se propage et que la trahison devienne chose courante. »


Sans même y réfléchir, ma main se pose sur celle de Shizuka.

« Je sais que je peux compter sur vous..
Malgré tout, je regrette que la direction ne repose essentiellement que sur ma personne.
J'aimerais m'occuper plus souvent de vous deux. »


L'homme se mit à soupirer avec agacement.

« Plus le temps passera et plus nos problèmes se multiplieront.
Je pense de plus en plus à revoir bien des choses ici..
Si demain à l'aube, je n'ai pas de nouvelles de Gareki, nous nous rendrons sur place. L'escouade Akita nous y accompagnera. »


Les Akita.. Les chiens de berger de Kumo.. 3 frères se spécialisant dans l'élimination des Hattori. Peu considérés, ils se révèlent néanmoins bons en travail en équipe.

Publié le 04/03/2015 à 13h00

Chakra bleu

Entendre que le couple régnant allait voyager avec l'escouade Akita la fit blêmir un instant. Elle avait toujours eu peur de ces trois frères, de ces hommes, de ces monstres qui s'étaient spécialisés dans l'élimination des leurs. Que Masashi ait recours à de tels prédateurs ne la rassurait guère et l'effrayait même. Heureusement, alors qu'elle était dans son dos, le Raikage ne pouvait deviner le trouble en son cœur.

Elle respira doucement, pour reprendre, d'un ton faussement moralisateur, mais doux et presque espiègle :

« "Ne sois pas si négatif, Masashi. A t'entendre, on dirait que l'orage est déjà au-dessus de nous... Au lieu de contempler le sol et d'imaginer le pire, regarde comme le soleil brille. Tu as une femme qui t'aime et qui t'es toute dévouée, un fils vigoureux, des terres étendues et fertiles. Et du pouvoir sur chacun des villages ninjas. Que te faut-il de plus ?" »


Peut-être parlait-elle aussi pour elle-même, pour la boule qui se formait dans sa gorge alors qu'elle pensait aux problèmes futurs...Il l'inquiétait aussi à déblatérer que le pire restait à venir. Il s'enlisait dans le rôle de Raikage, ils avaient besoin de voir autre chose,- après avoir réglé les problèmes dont parlaient Masashi, bien entendu. Mais sans doute, pouvaient-ils s'accorder quelques instants, se les exiger même. Alors, Shizuka se permit d'enfouir son nez dans les cheveux de son homme avec tendresse et délectation.

« "Je m'occuperai de toi, ce soir." murmura-t-elle. "Après les préparatifs.
Je ne suis qu'une femme, mais je connais le poids des terribles responsabilités qui pèsent sur tes épaules. Je ne voudrais pas que tu ailles en mission alors que ton esprit est déjà à fleur de peau.

Pour Buichi, peu m'importe en réalité. Ce guerrier n'est qu'un pion, comme tous les autres, et comme je l'ai toujours été pour Kumo, comme nous le sommes tous. Personne n'est irremplaçable et je ne bondirai pas de joie s'il agissait pour nous en vérité. Je voudrais seulement qu'on revienne sains et saufs. Pour Rin." »


Le garçon capta l'inquiétude dans le ton de sa mère. Il ne comprenait pas tout, mais il saisit qu'il devait aller l'éteindre pour l'encourager. Alors, Shizuka lui ébouriffa doucement les cheveux.

Publié le 05/03/2015 à 01h48

Chakra bleu

«

" Tout comme le soleil existe, la pluie doit nous rappeler la beauté des beaux jours.. "



Nos jours sont particulièrement beaux. Je n'ai jamais été aussi heureux. Vous m'offrez une raison de calculer les risques de chaque action.
Mais, prévoyons la tempête afin de nous y abriter, Shizuka. »


Rougissant légèrement, j'avais préféré le discours à la discussion. Les années en sa compagnie sont nombreuses mais, cette femme restera celle que j'aime. Un Hattori possède toujours une certaine difficulté à répondre à tout ce qu'il considère quelque peu gênant. Une main ne peinant pas à tuer mais, caressant avec une certaine timidité. Un peuple bien étrange.

« Je me suis amélioré depuis mes faux combats contre Buichi où il me laissait gagner..
Je repasserai donc ce soir. »


Je me relevais pour ensuite embrasser de façon courte ma femme. Ma main rejoignit celle de la princesse Hattori sur le jeune garçon. Rin était encore jeune. Malgré tout, l'entraînement allait devoir devenir son quotidien. J'avais commencé plus tôt. Avant même de savoir parler. Je n'estimais pas ça correct, je craignais même de l'initier. Les mauvais souvenirs sont si nombreux...

« Merci d'être là, Shizuka.
Je reviens dans deux heures.. »


Je pris la direction de mon bureau, je devais encore programmer le sacrifice du Kirijin. Des troupes devaient s'y rendre sous peu. De plus, l'équipe Akito devait être prête pour demain matin..

HRP : Désolé, ce n'est pas top top ! La douleur aux doigts doit nuire à mon imagination XD

Publié le 05/03/2015 à 10h54