Un jour chez les jumelles

Année 9
Jumelle N°2
Chakra bleu

Le soleil était à son zénith, l'extérieur rayonnait par son astre brûlant, mais l'intérieur de ma chambre n'était éclairé que par quelques rayons filtré par mes vieux volets. Je me trouvais assise sur une couverture faite de laine et entreposée a même le sol. Sur lequel se trouvait mon encensoir chargé d'un mélange d'herbe hallucinogène. Cela faisait désormais quelques années que je m'adonnais à ce rite. Il n'avait que pour but de me faire jouir de mes songes les plus inavouables. Il me permettait de rêver de mon tortionnaire. De visualiser ce qu'il me ferait et ce qu'il m'obligerait à faire. Je l'observais, lui, faisant de moi son jouet, son exutoire de colère. Je gouttais du fouet sur mon dos, du baiser incandescent du fer rouge sur ma peau, de l'horrible odeur de ma propre chair brûlée. Entre cauchemar et rêve, je me réveillais à chaque fois, au bord de l'orgasme, une fine pellicule de sueur sur ma peau... J'usais de cet ingénieux procédé à chaque fois que mon désir de masochisme devenait trop... prenant. Mais surtout, lorsque je ne trouvais aucune âme suffisamment tourmenté pour m'offrir ma dose de douleur. Il fallait dire que rare était les individus qui prenaient leurs pieds en amenant son partenaire proche de la mort. Mais, je devais également admettre qu'il était encore plus rare ceux qui jouissaient dans la souffrance.
Pour ce rite, je ne m'habillais que d'une simple brassière et d'une culotte, finissant toujours en nage et baignant dans ma sueur, cela ne valait en aucun cas le coût de salir mes habits. Prête à rejoindre un univers lointain, je faisais percuter a plusieurs reprises deux pierres jusqu'à créer une étincelle dans mon encensoir. Doucement, l'herbe se mettait à se consumer, laissant ainsi échapper une fumée épaisse. Alors, penchant mon visage au-dessus de celui-ci, je prenais de grandes inspirations, jusqu'à sentir mon être tout entier flancher... Puis, mon visage vint percuter la laine de ma couverture... Ainsi, je rentrais en transe.

Je me trouvais dans un lieu froid et dénué de vie avec des murs dépouillés de tout ornements, seulement quelques torches enflammés y logeait. Je frissonnais, vêtu d'une robe en laine légère, teinté de couleur safran. Je regardais autour de moi. De la saleté et des débris en tout genre s'entassait dans les moindres recoins de la pièce ; des tâches diverses constellaient le sol nu. De part et d'autre était entreposée des fouets nettoyés, entretenu, au cuir bien huilé, des fers lustrés, des kunais immaculées, affûtées jusqu'à trancher aussi nettement qu'un rasoir. L'entretien des instruments étaient en totale opposition avec l'état des lieux. Observant mon environnement, j'entendais des murmures se rapprochant dans mon dos, je voulais me retourner, mais cela m'était impossible, j'étais désormais a genou au sol, rien ne pouvait entraver mon corps et pourtant, j'étais comme paralysée. Alors, juste à quelque centimètre derrière moi, les pas s'arrêtaient. Je sentais une main se glisser dans ma chevelure afin de les dénouer avec délicatesse. Dans un murmure, une voix douce et féminine me glissait « Des actes néfastes et douloureux ». Je me mordais la lèvre inférieure afin de retenir mes larmes... Les larmes m'arrivent toujours avant le désir... Alors, les mains de la femme saisissaient désormais mes cheveux sans ménagement, me tirant la face vers l'arrière afin que je puisse apercevoir son visage... Indescriptible, à la fois merveilleux comme le soleil et horrible comme les ténèbres. Tout en gardant sa prise, elle se déplaçait face à moi, puis m'assena un violent coup au visage du dos de la main, si violent que mes oreilles résonnèrent et que je sentais le goût métallique du sang dans ma bouche, ma lèvre inférieure, qui jusqu'à présent je mordais, avait explosé. Une vague de désir m'envahit alors que le sang coulait sur mon menton. Puis sa main vint essuyer mon sang avant de venir se glisser sous ma robe, sous mes dessous, elle était froide, trop froide pour être vivante. Et me fixant d'un regard mort, ma tortionnaire me dit « Tu as été choisis pour être souillée ». Et c'est à partir de là que les choses s'empiraient. Durant plusieurs heures, cette inconnue s'occupa de moi, de me faire à la fois souffrir et jouir. Ma vision était devenue floue sous l'effet de l'épuisement et des larmes, tout mon corps souffrait sous les assauts conjugués de violence et de plaisir. Alors, je sentais mon visage se rapprocher dangereusement du sol et d'une voix lointaine, j'entendais « Je sais que nous nous reverrons ».

En sursautant, je venais de revenir au monde réel, mon cerveau subissait le martellement habituelle que laissait comme effet désagréable les herbes. Je pris quelques minutes, dans le vague avant de me rasseoir et me rendre compte que mon corps n'avait subi aucun réel traumatisme. Couverte de sueur, dans une pièce enfumée, les astres lumineux - qui avant le rite transperçait les volets – avaient quasiment disparu. Combien de temps avais je passée inconsciente ? Vraisemblablement plusieurs heures. Baignant dans ma propre sueur, je me relevai doucement cherchant à rejoindre le petit coffre en bois entreposé dans le recoin de ma chambre. Je devais m’agripper a tout ce que je pouvais trouver sur mon passage afin de ne pas perdre mon équilibre. Alors, je sortis l’un de mes objets favoris, mon fouet. Ce songe bien obscure avait fait grimper un désirs ardent en moi, alors qu’il avait pour objectif de l’atténuer. Je n’avais qu’un seul désire : souffrir. Je gardais cet outils rangé précieusement dans sa boite pour ce genre de situation. Les moments où mes pulsions seraient si forte que je serais prête à me confier au premier sadique que je croisais. Le problème, c’était que lorsque j’étais dans un tel état, je devenais totalement incontrôlable. Et chaque coup que je recevais n’était généralement pas suffisant. Alors, la déception me transformait en la tortionnaire et faisait payer au centuple les coups reçu. Autant dire, que cela finissait en un véritable carnage. Finalement se fouet, était ma camisole, celui qui me permettait de m’assouvir seule, avant que le désir ne devienne trop grand.
J’ôtai rapidement ma brassière que je lançai sur un tas de linge sale au coin de ma chambre. Avant d’élancer avec précision le fouet dans mon dos, le claquement si violent couvrit durant quelques seconde mon cris de douleur. Constamment, lors du premier ressentit douloureux je pensais que j’allais mourir, mon souffle se bloquait dans ma gorge, j’entendais un cri étouffé sans comprendre que celui-ci venais de moi. Puis vint le second coup, puis le troisième. Jusqu’à ce que mon corps me trahit, s'accommodant à la douleur de ma chairs torturée, détrempé de désir et de sang. Alors là, le plaisir montait, inexorablement. Bien que je me déchirai la peau, que je me saignai à la limite de la mort… Je priai pour que cela ne s'arrête jamais, mais finalement, mon bras perdais en puissance et je finissais par m'arrêter et c'était à cet instant que je me retrouvai à lutter contre les ultimes sursauts de désir... Quelle créature étais-je pour éprouver du désir pour mon propre avilissement, béni – ou salie, cela dépendra de vos penchant - par les mains de la mort elle-même.
Moins d’une dizaine de coup me suffisait pour jouir. Il fallait avouer que j’avais des années d’expérience dans le maniement du fouet sur ma propre personne.
J’étais à bout de souffle, essouffler de mon orgasme et par la douleur. La partie la moins plaisante dans tout cela, c’était l’après, lorsque je me retrouvai épuiser, les jambes tremblante et que je me devais de nettoyer le sang. Le problème du fouet, c’est que chaque coup faisait gicler des tas de gouttelette, sur le sol, le mur, le plafond, de partout. Et le moins drôle, c’est que sa séchait rapidement, trop rapidement. Après chaque séance, je me retrouvais à récurer ma chambre comme une tarée, bien que finalement, les tâches perduraient. Ainsi, je pouvais dire que j’avais véritablement donné de ma personne pour la décoration de cette pièce. Des milliers de gouttelettes éparpillé. Par moment, je me considérais comme une artiste. Certes, une artiste au goût particulier, mais une artiste malgré tout !
Mon dos était en charpie, je ne pouvais le voir, mais je le ressentais. Ma souplesse permettais de venir inspecter chacune de mes plaies à l’aide de mes doigts. Je sentais le sang couler le long de ma peau terminant sa course sur mes fesses. Dans ma boite à malice se cachait constamment un bandage afin de couvrir mes plaies et éviter que le sang ne salisse l’entièreté de l’appartement.
Je n’étais vêtu que d’une simple culotte noire et de mon bandage lorsque je quittai ma chambre. J’adorai au-delà de tout me pavaner entièrement nue. Une question de liberté mais également qu’il était pénible de frisonner de plaisirs lorsque ma chemise effleurait mes plaies à vif, ahhh qu’elle fardeau d’être une masochiste... Si les mœurs étaient différent, il était certain que je me baladerai dans les rues dans le plus simple appareil. Ici, j’étais libre de le faire, certes je vivais avec ma sœur mais, étant donné qu’elle était ma parfaite jumelle, je n’avais rien à cacher qu’elle ne pouvait voir sur elle-même.
Les herbes hallucinogène avait comme effet secondaire d’ouvrir l’appétit. Et là, actuellement, mon ventre criait famine mais je mettais toujours mis comme règle d’or : le nettoyage avant le nourrissage. Je traversai le salon dans un sens sans voir âme qui vive, avant de le reparcourir dans l’autre sens équipé d’un seau d’eau et d’un vieux chiffon usé.
Je frotta, encore et encore. Chaque mouvement tiraillait sur les plaies de mon dos ravivant une légère flamme de plaisir en moi. Au fur et à mesure, l’eau translucide du seau virait doucement au rouge. Ce nettoyage ressemblait à un entraînement, chauffant le muscle de mes bras. De la sueur commençait à perler entre mes seins et sur mon front lorsque je terminai cette besogne.
Enfin, j’allais pouvoir venir retourner au salon et me restaurer.

Publié le 04/06/2020 à 18h30

Jumelle N°1
Chakra bleu

Putain de soleil qui venait nous claquer ses putains rayons dans la gueule, comme si on en avait pas assez de sa putain de chaleur qui transformait les putains de murs de cette baraque en sauna constant. Vous la sentez cette putain de journée qui commence mal ? Et c'était sans compter sur ma traînée de soeur qui braillait comme une truie en plein égorgement tous les quatre matins. Et elle n'avait visiblement pas assez marre de nous péter les tympans avec ses beuglements, il fallait en plus qu'elle enfûme toutes les pioles avec sa vapeur de merde. Bordel c'était déjà un calvaire avec cette chaleur, ne va pas en plus transformer ça en hammam !

Décidement le monde ne voulait pas que je m'exalte face à cette grasse-matinée que je souhaitais pourtant m'octroyer et tirée de mon lit par la basse-cour qui se déroulait derrière le mur mitoyen à ma chambre je n'avais d'autres choix que de me lever. Ou sinon j'allais finir par tuer quelqu'un et ça aurait été regrettable, n'est-ce pas ? Sortie de ma case, je ventila mon visage de la fumée qui envahissait déjà le couloir et traversa celui-ci pour rejoindre le salon. Au passage j'en profita pour signaler ma présence et mes intentions à ma chère soeur qui semblait se croire seule entre ces murs.

« TA GUEUUUUUULE ! »


Mon poing tambourina contre sa porte pour accompagner mes douces paroles. Putain mais qu'elle prenne son pied ailleurs cette grognasse, ou alors qu'elle m'invite au moins à participer. Y en a que pour cette branleuse dans cette baraque. Elle cherchait du sang ? Je pouvais lui en donner. Pas le mien naturellement. Le sien ? Bof, même il serait dommage d'abîmer ce joli minois, il me ressemblait tellement. Non bien sûr que non, il aurait fallu taillader quelques veines de passants infortunés. Mais là dessus elles ne se comprenaient justement pas. L'une cherchant le plaisir dans sa douleur, l'autre trouvant le plaisir dans la douleur ... émise sur les autres.

Mon corps s'affaissa au sol, le cul posé contre un futon, dans ce salon aux allures de maison soigneusement bordélique. Une chambre de meuf en fait, mais sur plus de 70m². Mes pieds trouvèrent naturellement position sur la table, chevilles croisées l'une sur l'autre, tandis que je pris pour seule occupation de lancer machinalement un part un des shurikens contre le mur à l'opposé, déjà bien parsemés de traces de jets. Un dernier visa intentionnellement ma très chère soeur qui rentra au même moment dans la pièce. Bien sûr elle était en pleine mesure de le réceptionner, ce n'était qu'une façon de dire bonjour.

« Salut. »


Salope. Mais je l'aimais bien quand même, faut pas croire.

Publié le 13/06/2020 à 12h49

Jumelle N°2
Chakra bleu

Je venais tout juste de passer le seuil du salon lorsque je me retrouva visé par un shuriken. Un cadeau de ma connasse de jumelle. Si je me trouvais légèrement étrange, qu'est-ce que l'on pouvait dire d'elle ? Elle avait un sérieux problème avec la violence... J'interceptai l'étoile en plein vol avant que celle-ci finisse incrusté dans le mur. A nous deux, nous possédions la décoration la plus étrange de tout Kumo, tacheté de mon sang et de tonnes de troue causé par les jet intempestif de Raika. Si j'avais réussi à rattraper son arme en cours de route, c'était uniquement car elle n'avait pas la volonté de me toucher, sinon, je vous assure que je ceci ne se serai pas montré aussi simple que cela.

« Coucou ! Tu as de la chance que j'ai tripé seulement quelques instants avant, sinon, je te jure que celui-ci, je me le serai laisser planter »


Je n'étais habillé que d'une culotte noire, et des bandages rougit par le sang entourant mon torse et qui venait comprimer ma poitrine. Je vins alors m’avachir littéralement sur le futon, collé à ma sœur. La chute me provoqua une douleurs dans tout le dos, les séquelles de ma séance.

« Tu n'irais pas me chercher un truc à grignoter ma sœur chérie. Ces herbes, j'te jure, elle me m'ouvre l'appétit, j'ai l'impression d'être un ogre ! »


Je savais pertinemment que Raika ne céderai pas à ma requête et me laisserai mourir de faim... Alors, comme un chat paresseux, je me blottissais contre elle. Impatiente qu'elle me vire à grand coup de latte. Je pris donc ma voix d'enfant surexcité pour lui raconter mon histoire. Il n'y avait que devant elle que j'aimais jouer ce rôle, celui de la gamine hyperactive.

« Faut vraiment que t'essayer de triper avec moi un d'ces quatre, j'te jure ! Tu kifferai, c'est sur ! Je m'imaginai dans un endroit sale, telleeeement sale, c'était dégueulasse, j'te jure ! Et finalement, c'était carrément excitant car j'entendais dans mon dos des pas qui s'approchait lentement, alors tu me diras, ca aurait pu être un mec tout aussi crade que les lieux qui arrivait, hé ben non, c'était une minette ! Et le plus dingue, c'est qu'il y avait des tas d'instruments de torture qui dénotait complètement avec l'endroit... COM-PLE-TE-MENT... Ils étaient entretenus à la perfection ! Et... Hé... Tu m'écoutes Raika ou quoi là putain ? »


Publié le 17/06/2020 à 00h55

Chakra bleu

Waw, Reika était en plein rituel ! Elle avait enfumé toute la pièce avec des herbes puissantes. Zanshi les connaissait bien, ces bruns de verdures avaient des pouvoirs sur l’esprit ainsi que sur les Yokai et plein d’autres fantômes maléfiques. Son adoptrice semblait cependant accomplir quelque chose d’autres, Zanshi ne reconnaissait pas cet exorcisme. Profitant alors de l’occassion, la chasseuse d’un monde invisible bannissait les entitées de la maison qui ne lui plaisait pas, érigant des barriéres des croyances Gaikotsu - secret préservé depuis un temps oublié - dans le but de protéger sa nouvelle maison. L’étrange filette s’atelait, comme à son habitude du moment, a l’examination des murs à la décoration sanguinaire. Collant parfois sa langue à la paroi, Zanshi humait également les murs dans des reniflements répétitifs, à la recherche de quelque chose. Plusieurs zones avaient été ainsi balisées, et une nouvelle y avait été ajoutée, annonçant fiérement :

« Pas d’vampire ici non plus ! »


La décoration basculait petit à petit dans un lugubre de plus en plus franc avec “l’adoption” de l’ex-Kirijin, qui parsemait de temps à autre de ses grigri presque shamanique. Reika semblait avoir fini, mais pas la gamine, qui récitait dans un dialecte mystérieux une incantation infernale. A nouveau satisfaite d’elle0 Zanshi se précipitait dans le salon, toute contente, capturant à la volée les paroles des jumelles. De grands yeux impresionnés dévorait du regard la masochiste.

« Waaaw, c’est le Purgatoire ! T’y est allé ! Tu m’apprendras ? Dis oui, dis oui ! »


La petite s’était deja aggripé à son interlocutrice, la bousculant de droite à gauche, persuadée que la manoeuvre pourtant désagréable finirait par la convaincre. Les trois femmes étaient collées chacune à une autre, le mouvement - certainement douloureux pour les blessures qui n’avait pas encore eu le temps de guérrir pour Reika - se propageait donc inévitablement vers sa soeur. La petite, malicieuse, n’avait pas encore déployée sa derniére carte. Elle se rendait compte qu’elle venait de perturber Raika, elle ressemblait à Shinigami-sama parfois. Oh d’ailleurs.. Le crâne qu’elle portait constamment avec elle semblait vouloir lui parler, alors elle le colla à son oreille, hochait la tête à intervalle régulier.

Publié le 24/06/2020 à 14h49

Jumelle N°1
Chakra bleu

Poc, poc, poc. Les étoiles grises venaient se planter dans le mur au rythme de mes lancers jusqu'à ce que la symphonie soit interrompue par ma sosie sur pattes. Le jet n'avait aucunement pour but de blesser et encore moins de tuer, mais au fond de moi j'avais espéré que pour une fois elle se le mange en pleine face. Ca aurait été drôle l'espace d'un instant.

« Merde, loupé. »


Je murmura ma fausse déception tout en me redressant, le temps de me préparer une simili-clope, un truc que la plupart des Kumojins fumaient mais autrement moins dégeulasse et nocif pour le cerveau que ce que s'envoyait Reika. Un mélange de plantes séchées aux effets certes addictifs mais pas hallucinogènes ; ou alors tout le monde était plongé dans un bad-trip général et personne n'était suffisament perspicace pour s'en rendre compte.

Je savais faire preuve d'un certain doigté dans la conception de ces petites choses, sûrement un dérivé de la dextérité que j'exploitais pour les shurikens. Et alors que ma soeur me rejoignait sur ce qui pouvait s'apparenter à un vieux futon, canapé, truc miteux, j'alluma cette cigarette improvisée avant de m'avachir à nouveau.

Mes pieds retrouvèrent naturellement leur position, croisés sur la table basse, lourdement encombrée des restes de feuilles séchées, d'une bouteille d'un alcool fort bien entamée et d'un lot de verre ; derniers rescapés d'une bataille de vaisselle suite à un désaccord entre elle et moi.

Et visiblement la dernière ne lui avait pas suffit, voilà qui remettait ça avec une demande de lui apporter à bouffer. Elle a cru que j'étais sa pute ou quoi ? Qu'elle aille au bordel si elle souhaite se faire servir. Ce comportement m'énervait et elle le savait, c'était bien pour ça qu'elle en abusait cette grognasse. Se collant contre moi, sa peau pleine de sang séché et de sueur, je la repoussa d'un coup de coude plutôt sec.

« Dégage ou je te défonce plus que la drogue que tu te tapes. »


Portant la clope à ma bouche j'inspira doucement avant de tourner la tête pour lui souffler la fumée au visage, un sourire provocateur pendu aux lèvres.

« Ca fait vingt piges que j'ai arrêté de t'écouter. »


J'allais renchérir lorque mon intention fut interrompue par l'intervention de la gamine. Une petite écervelée que Reika avait trouvé on ne sait où. Pas loin des déchets visiblement vu l'état ... et l'odeur. On trouve de tout de nos jours mais ça sert rarement. Or celui-là allait devoir être éduqué si on voulait en tirer quelque chose d'utile.

« Oh la morveuse, arrête de sniffer les murs, tu vas te taper un rail de fumée qui va te retourner les trippes. »


Pff qu'elle était con celle-là avec ses grigris et ses prières. Ma foi, au moins elle faisait pas de conneries pendant ce temps là, pas comme les autres de son âge qui courraient et hurlaient dans la rue. Quand j'en voyais un, l'envie que l'un d'entre eux rencontre malencontreusement mon genou apparaissait à chaque fois. Mais c'était un coup à s'attirer des ennuis, les vieux étaient aussi craignos que leurs rejetons.

Putain et l'autre qui ramène son cul pour nous coller, mais vous vous croyez-où là ? Dans un harem du Raikage ? Pas moyen de vivre tranquille dans cette baraque. Je grogna mon mécontentement comme une bête enragée.

« Et si tu bougeais ton petit cul pour aller nous chercher à bouffer ? On te paie pas à rien foutre. »


Oui on ne la payait pas du tout, mais étant donnée qu'elle était encore en vie grâce à nous ; lui faire grâce était un genre de rémunération non ? Tiens, la voilà qui faisait encore mumuse avec ce crâne. Ca lui prenait parfois. Une idée me vint en tête et basculant la mienne en arrière pour chercher un objet, je balayais l'arrière de la pièce du regard avant d'attraper ma trouvaille à pleine main. Je saisi un des crânes servant à décorer le salon, enfin à la base c'était dans ce but, je crois, mais maintenant il est surtout tout aussi criblé que les murs.

Je tendis ma clope à ma soeur pour qu'elle la conserve le temps de mon petit numéro improvisé, la menaçant du regard de ne pas y toucher ; même si je savais au fond que c'était vain. Les mains entourant le crâne et la machoire, j'emprunta une voix grisante et mimant la parole de l'objet.

« On a faim ! On a faim ! On a faim ! »


Et hop, dix ans de psychanalyse.

Publié le 24/06/2020 à 16h23

Jumelle N°2
Chakra bleu

Un coup dans les côtes, n'importe qui d'autre aurait trouvé cela pénible, mais pas moi. Oh que non, moi, j'aimais les coups dans les côtes. Alors j'accueillis celui de ma sœur avec un sourire malicieux. En réalité, elle le savait très bien. Au même titre que j'avais pleinement conscience qu'elle détestait que je la colle surtout lorsque je sortais d'une séance, embaumant les herbes grillé, la sueur et le sang. Un vrai régale !
En réponse à mon sourire, je me reçu une vague de fumée sortant tout droit de sa gorge. Alors que je me décalai en faisant la moue, vexée qu'elle ne m'écoutait pas, mon esclave vint m'agripper de ces deux minuscules mains, me secouant dans tout les sens. Je la laissais faire, consciente que chaque mouvement venait bousculer ma jumelle. Aucun doute qu'elle détesterait ca, ce qui m'encourageait donc à me laisser balancer à gauche et à droite tel un pantin. Jusqu'à ce que finalement la râleuse de Raika finisse par ouvrir sa bouche, demandant à la Gaikotsu d'aller nous préparer à manger.

« Roh... Mais laisse tranquille ma pauvre Zanshi-chou ! Regardes comme elle est mignonne ! En plus, elle veux connaître le purgatoire ! »


Alors, la mini folle fit mine d'écouter son crâne. C'était une habitude étrange qu'elle avait. Mais finalement, je trouvai ça marrant et ne lui avait jamais rien dit à ce sujet. Certes, j'avais conscience que j'avais acheté une esclave un peu ... Bizarre... Mais c'était justement là raison pour laquelle j'avais dépensé une petite fortune pour l'acquérir. Puis, je savais que ceci énerverait Raika...

Alors que la plus belle des femmes, alias ma jumelle, trifouillait dans le bazar le bras en arrière, elle me tendait de son autre bras sa clope. Je ne pu m'empêcher de rire intérieurement lorsqu'elle sortie elle aussi un crâne qu'elle vint placer devant son propre visage. J'inspirai une grande goulée de fumée sur la cigarette, avant de me mettre à quatre patte, l'arrière train à quelques centimètre du visage de ma sœur et ma face coller à celle de Zanshi. Alors, je vins recracher la fumée accumulé dans mes joues au visage de la jeune fille.

« Pour espérer un jour atteindre le purgatoire... Tu devras... Nous servir notre plat ... IMMÉDIATEMENT ! »


Je venais de terminer ma phrase en criant de manière théâtral avant d'exploser de rire. Finalement, peut-être que cette gamine était devenu folle à notre contact...
Je rejetai mes fesses sur le futon et passa mon bras sur les épaules de mon sosie, clope à la bouche.

« Franchement c'est pas une superbe idée que j'ai eu de la prendre cette petite ? Qu'est-ce qu'on s'amuse au moins ! »

Publié le 24/06/2020 à 18h08

Chakra bleu


Shinigami-sama savait vraiment tout. Zanshi était stupéfaite que ses murmures se réalisent quelques instants après. Peut-être pas tant que ça finalement. Il fallait toujours écouter Shinigami-sama, il avait toujours raison. Le crâne lui avait chuchoté que son idée de marchander le purgatoire contre des emplettes allaient lui être volé par les jumelles. Cela n’avait pas manqué. Un autre de ses crânes se mouvait, tenu par Raika, imitant une voix caverneuse.

« Maiiiis, t’as encore tout cassé ! Pour ça que t’auras jamais Shinigami-sama ! »


La sadique se moquait de Zanshi, la gamine l’avait bien remarqué, comme l’état des ossements qu’elle avait rapportés. C’était pas sa faute si Shinigami-sama ne parlait QUE à elle. Raika était méchante à prendre la Gaikotsu pour une idiote. Répliquant habillement, Zanshi lui tirait la langue, sans voir que Reika s’approchait pour lui souffler de la fumée. Pas une fumée aromatisé aux mysticismes de ses rituels, une fumée que les adultes aimaient et piquaient tout autant que l’alcool. De la mauvaise fumée. L’étrange enfant toussait.

« Kof-kof, c’est bon j’y vais, c’était prévu ! Trop prévisible vous les adultes ! »


Zanshi était certes petite et anormale sur bien des aspects, mais elle avait aussi de puissants atouts à ses côtés, dont son intelligence juvénile mais judicieux. La petite détalait sans demander son reste, chopant des piécettes sur le meuble planté de shuriken. Elle avait l’habitude déjà à Kiri, quand sa grand-mère l’envoyait faire de même. C’était la seule personne qui lui manquait. Mais heureusement, Shinigami-sama était là. En revenant, Zanshi passait devant l'arène, un endroit qu’elle aimait bien, elle avait sympathisé avec le propriétaire, son geôlier, au fil de ses sacrifices - ses combats cruels - qui permettraient à Shinigami-sama de revenir. Les coursettes étaient rapides, remplaçant les produits qu’elle ne trouvait pas par des ingrédients Kumojins, les recettes de sa Mamie allait être revisitée. Sa petite taille lui faisait défaut pour tout faire aux fourneaux, mais débrouillarde elle finit par apporter.. quelque chose.

Publié le 24/06/2020 à 22h41

Jumelle N°1
Chakra bleu

Cette maison partait vraiment en couille. Mais la décoration chaotique était en accord avec les habitantes. Entre ma soeur qui se dandinait à moitié à poil et l'autre écervelée en pleine crise d'insolence ; pour sûr qu'il allait falloir remettre les points sur les i. Et tandis que les plaintes et les gérémiades de la gamine me faisaient marrer, le comportement de ma jumelle lui m'apportait une nouvelle preuve de mon énervement contre elle. Obligée de me foutre son cul devant la tronche pour aller expirer un nuage de fumée sur la p'tiote. Outre l'envie de planter ce joli fessier, copie exacte du mien et que je ne pouvais qu'admettre être -selon les termes masculins- partiuclièrement bandant, elle venait de tirer une taffe sur ma clope là !? Mais quelle salop...erie.

« Allez cause beau merle, t'auras une cage. »


Je répondis à la gamine qui chérissait le crâne dans ses mains. Qu'est-ce que j'en avais à foutre de sa chichi-gamine-sama. Une amie imaginaire comme tous les gamins en mal d'exister et dont l'esprit tortueux ne pouvait se contenter de savourer les plaisirs de la vie. Un peu triste, mais ce n'était pas mes oignons. Un jour elle se mangera une confrontation entre le crâne et celui qui repose sur ses épaules et alors peut-être qu'elle prendra conscience de son âge. A douze ans Reika et moi on partait déjà en mission pour le Raikage, et nos premières éliminations étaient loin derrière nous. Les gamins de nos jours c'est plus ce que c'était.

« Ne confonds pas prédictions et obligations la morveuse. »


Obligé de reprendre son comportement insolent à celle-là. En plus elle vient de nous traîter de vieilles là, non ? Oh à son retour elle va prendre cher ...
Je soupira mon ennui et mon agacement avant d'arracher la cigarette des lèvres de ma soeur, d'un geste vif, la dévisageant d'un regard possessif. Et tout en inspirant une bouffée, je lui conseilla vivement de reprendre ses distances.

« Retire ce bras ou je te l'arrache. »


La fumée expirée et ma position préférée retrouvée, je poursuivi.

« Une gamine à problème. Elle sert à rien. »


Et le claquement de la porte annonçant le retour de la fillette allait confirmer mes propos. J'étais consciente qu'à Kiri, village portuaire, ils avaient probablement l'habitude de manger de la poiscaille, et que celle qu'on trouvait à Kumo ... disons qu'elle n'avait pas la même odeur que lorsque tu le pêchais toi-même. Mais là ... elle était sérieuse ? Elle se foutait de notre gueule.

« Du navet ? »


Je vais la détruire. Elle nous a pris pour des putains de Konohajins en fait.

Publié le 27/06/2020 à 10h08

Jumelle N°2
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La gamine venait de nous ramener du navet, un putain de navet. Sur ce coup, elle venait de réussir à nous mettre, ma jumelle et moi-même, d'accord. Alors, d'une voix identique à ma sœur, je repris sa phrase.

« Du navet ? »


« On ressemble à des lapins ? »


Certes, cette merdeuse me faisais rire. Mais, il semblait évident que j'aurai préféré acheter une gamine marrante ET douée pour la cuisine. Mais ca, je ne pouvais pas le vérifier dans une arène de combat et je ne l'avais découvert que plus tard.
J'étendis mon bras en arrière pour récupérer un shuriken qui était fixé dans le mur, surement un ancien lancé de Raika. Et d'un geste précis, je l'envoya pourfendre ce foutue navet qui était encore dans les mains de Zanshi. Hé oui, ma jumelle n'était pas la seule à posséder un lancé précis et efficace.

« C'est un non catégorique Zanshi-chou, tu ne met pas cette merde dans le moindre de mes plats ! »


Aucun doute que je refuserai de mettre une seule bouchée de ce truc dans ma bouche. J'étais maso, mais pas quand il s'agissait de manger.

« Allez, je vais m'habiller de façon plus descente et je file bouffer un vrai repas dans un restau' »


Je me redressa du futon et rajouta à la va vite:

« Et non, je ne ramènerai rien à personne, si vous voulez manger un vrai repas, vous m'accompagnez... Et c'est non négociable »


HRP : Désolé, j'avais pas max d'inspiration

Publié le 01/07/2020 à 22h49

Chakra bleu

Un navet, ou ça un navet ? Elles ont de mauvais yeux les sosies, faudrait qu’elles portent des lunettes. Elles aimaient pas le navet, c’est chiant, une recette en moins de Grand-Mère. Un shuriken venait se planter dans la boule blanche créme. Il s’enfonçait loin dedans, Zanshi sentait une des lames venir lui piquer un doigt. La douleur la forçait à regarder vers sa nourriture. Elle comprimait la boule, prête à se scinder en deux. Eh mais, c’est vrai que ça ressemble à un navet. C’était presque lisse, elle avait bien cuit le riz pour mieux le sculpter. Trop peut-être, ça ressemblait à de la pâte. Mais ça pouvait toujours être bon !

Mais Zanshi ne protestait pas. Reika allait s’habiller ? Fallait surtout pas gâcher ça ! Elle mima une visage désolé et attendait qu’elle aille se changer dans une autre pièce pour venir déposer la boule sur la table, se détachant en deux en révélant la garniture cachée à l’intérieur, avec le shuriken qui s’y était ajouté. Elle posait son doigt sur ses lèvres, les tâchant de sang.

« Chuuuuut. »


La sadique devait garder le secret, Zanshi ne pouvait plus se rendre à l'arène sans l’accord de Reika. Elle comprenait pas trop, mais elle devait continuer ses sacrifices sinon Shinigami-sama reviendrait jamais à ce rythme là. Ah si, il y avait cette histoire d'acheter. Attends, Zanshi était une vendue alors ? Elle secouait la tête, elle n’avait jamais trahit Shinigami-sama ou ses confrères chasseurs ! Quelques Kirijins dans l'arène, mais ils participaient à la renaissance de Shinigami-sama, c’était différent ! Elle secouait la tête et au moment ou Reika sortait habillé :

« Tu goûtes d’abord tu parles après ! Fais pas ta vampire ! »


Accompagnant les paroles aux actes, elle goûtait pour montrer l’exemple. Mince, c’était moins bon que Grand-Mère. Elle espérait que ça leur plaise quand même. Zanshi pouvait pas laisser filer cette chance :

« Dites dites, on peut aller à l'arène ? »

Publié le 02/07/2020 à 16h42