Une visite peu commune

Année 5 | Printemps
Chakra bleu

Une demande particulière avait été fait auprès de mon clan, j’étais l’un des rares médecins de Kiri avec de l’expérience . Les Mitsuna avait fait cette requête pour l’autopsie d’une mort suspecte. Un cadavre, tout ce que j’aimais. Le clan Mitsuna n’était pas des plus accueillant et je devais me déplacer jusqu’à leur’ domaine qui se situait dans les marécages de Taki. Ça m’arrangeait vraiment, loin de la surveillance des Kirijins sur certaines pratiques médicales auxquelles ils n’adhéraient pas du tout.

Je prenais le matériel nécessaire dans mon laboratoire personne et je me mettais en route vers les marécages de Taki. J’étais accompagné de quelques gardes, c’était sur nos terres mais il y avait toujours des risques d’attaques, je savais me défendre un minimum mais ce n’était pas du tout ma spécialité du moment... bien que, un jour je n’aurai plus besoin de ces bouts de chaînes ambulants pour m’escorter... pas de la même manière.

Je me posais quand même une question, pourquoi ne pas faire l’autopsie au sein de Kiri, cela laissait paraître un mystère et ´ m’a dit que j’en saurais plus une fois sur place. Heureusement, ce n’était pas encore trop loin et le convoi avançait à vive allure sans trop de difficulté.

Après un long moment m, on arrivait sur leurs terres, putride et sentant la mort... une odeur des plus agréables. Le convoi fut arrêté par des Mitsuna. Il devait m’attendre là et j’étais le seul à pouvoir y accéder... quel ironie si je me faisais tuer par ces brutes... mais entre Kirijins, j’espérais que ça n’allait pas arriver.

Je me faisais escorter vers une zone dévasté, les marécages étaient vraiment sordides. Il m’amenait sur les lieux où se tenait un autre Mitsuna et à ces pieds il y avait le corps de l’un des leurs totalement inerte, en soi, mort. Je souriais intérieurement à l’idée de travailler sur ce corps. Les deux autres Mitsuna restaient en retrait. J’avançais alors vers le corps.

« Gaikotsu Konton, j’ai été dépêché pour voir ce qui a provoqué la mort de votre compagnon. Pouvez vous m’en dire plus avant de commencer ? »


J’avais un ton sévère, je n’avais pas peur d’eux même si je connaissais leurs réputations et qu’ils n’aimaient pas spécialement les hommes à cause du racisme qu’ils subissaient de notre part. Je n’avais pas cette appréhension, un corps est un corps.

Publié le 31/08/2020 à 16h23

Chakra bleu

Campement avancé des Mitsuna, Marais de Taki, Passé (Année 5).

Mort. Pègre et Bienséance. Ce fut en début de matinée, au première lueur du jour, que la caravane de Kiri fut aperçut par les éclaireurs, en patrouille, du campement des hommes-poissons. Ils étaient encore loin du campement mais il était déjà possible pour leur leader, Mitsuna Mesaki, de ressentir l'agitation qui animait ces compagnons. Au delà de la simple agitation que pouvait provoquer une visite dans ce campement, isolé et habituellement peu fréquenté, il s'agissait là d'une visite d'une délégation du village de Kiri. C'était donc une délégation humaine qui foulerait les terres, habituellement hostile, légitime des hommes-poissons. Et, cela, peu d'homme-poisson l'acceptait. Néanmoins, et Mesaki en avait bien conscience, c'était la volonté du Chef du clan Mitsuna que de faire pénétrer cette caravane dans cet avant-poste et c'était à cause de cela que la plus part de ses compagnons se montrerait courtois envers leurs invités. Peut-être était-ce également une manœuvre politique destinant à prouver, de nouveau, l'allégeance des hommes-poissons à Kiri. Mais ça, Mesaki n'en avait que faire. Il ne comprenait rien à la politique.

Il fallut une demi journée à la caravane humaine pour arriver jusqu'au campement des Mitsuna. Et, alors que le soleil déclinait à l'horizon, les deux camps se faisait face avec, comme séparation improvisé, le corps d'un des compagnons d'arme de Mesaki. Il s'agissait d'un homme-requin taupe, spécialisé dans la traque, qui avait été tué. Son corps avait été ramené au campement sur ordre du Chef afin que la nature de la mission sur laquelle se trouvait actuellement Mesaki et ses hommes restent inconnu pour Kiri.

« Nous n'avons rien à vous dire de plus que ce qui vous a été communiqué, humain. »

Sec. Abrupte. Mesaki n'aimait guère les humains. Surtout depuis qu'il avait été dans l'obligation de travailler avec eux, en temps que ninja de Kiri, néanmoins, ici, sur ces terres, il n'avait que faire des conventions et des règles qui s'imposait dans le Village caché de la Brume.

« Nous vous demandons de nous indiquer comment cet homme-poisson est mort. »

Publié le 01/09/2020 à 19h50

Chakra bleu

L’hospitalité des homme-poissons étaient digne de leur réputation. Être rejeté à cause de leurs différences, je les comprenais totalement. Mon air restait cependant sévère, il n’avait rien à me dire de plus sur ce cadavre. En tout cas, c’était un sujet très intéressant à étudier... j’aimerai l’autopsier, mais ça m’étonnerait beaucoup qu’ils acceptent mais je tenterai de négocier.

« Bien, je vais donc examiner le corps. »


Je m’approchais de celui-ci, je tâtais les organes vitaux, j’essayais de voir une blessure quelconque, même une entaille. Le corps semblait vierge de tout combat... une mort silencieuse ou une mort naturelle. Je tournais autour du corps... je n’avais pas regardé à un seul endroit.

Je m’abaissais au niveau de la bouche... enfin mâchoire ou gueule, je ne savais pas de trop et avec précaution, je l’ouvrais. Un gaz s’en échappait et j’avais juste le temps de reculer et de mettre ma main devant mon nez et ma bouche... intriguant, mais la cause de la mort était clair.

« Empoisonnement, votre frère d’arme a été tuer de manière parfaite. Aucune trace visible, une mort silencieuse d’un expert dans cet art. »


J’avais quelques question.

« Savez me dire où le corps a été retrouvé ? C’est une chose nécessaire pour trouver un éventuel coupable de cela, je ne peux affirmer sur un doute. »


Je regardais le corps, j’avais envie de tester une résurrection. Je n’avais jamais fait cela sur un homme-poisson.

« J’aimerai faire une autopsie, mais vous ne m’autoriserez pas à le ramener à Kiri, si vous acceptez, je suis prêt à le faire selon vos conditions. »

Publié le 01/09/2020 à 21h18

Chakra bleu

Cet homme sentait la mort. Mesaki fixa intensément l’humain qui examinait la dépouille allongée sur le sol d’un homme-poisson décédé mystérieusement. Il regardait les mains blanchâtres de cet homme toucher, tâter, la chair grise de son camard parti rejoindre une contrée plus accueillante. Ce médecin, envoyé par Kiri, était ignare, c’était flagrant. Il ne connaissait rien à physionomie et à l’anatomie des Mitsuna, ce clan surprenant et unique dans le Yuukan.

Bouillonnant intérieurement d’une rage profonde, il ne digérait pas l’affront fait à son clan, à son camard décédé. Mesaki serra le poing. Il se devait de demeurer calme. Il ne devait aucunement montrer de signe d’hostilité envers cette délégation médicale. Après tout, c’était eux qui l’avaient demandé.

Soudain, le médecin humain eut enfin un signe encourageant. Un nuage de fumé -d’une couleur inhabituelle- sortie de la bouche du mort. Ainsi, c’était dû à un empoisonnement. Surement des Hattori ou des ninjas de Kumo. Ainsi, le message laissé ne laissait plus aucun doute : Nos commerces sont hors de portées. La pègre ne pourrait donc pas infiltrer Kumo via ses commerces, via son « quartiers des plaisirs ». Il était bon de le noter et de s’en être assuré.

« Tu es mort bêtement .. Mais pas inutilement. »

Soudain, après avoir livré son diagnostic, le médecin de Kiri se montra beaucoup trop curieux. Il fallait lui rappeler à qui il avait affaire. Que l’autorité de Kiri ne lui permettait pas de faire tout ce qu’il voulait. Surtout pas ici, sur cette terre.

« Humain. Ne dépassez pas les limites de la bienséance. Jamais je ne vous autoriserais à ouvrir le corps de l’un de mes miens tel une sardine. Nous ne sommes pas de vulgaire poisson. Et qu’est-ce que pourrais bien vous apprendre cette autopsie puisque nous savons déjà de quoi ce guerrier est mort. »

« Quant à trouver celui qui a fait cela, ne vous inquiétez pas, nous avons notre idée là-dessus. »

Publié le 09/09/2020 à 20h41

Chakra bleu

Je me permettais une réflexion au Mitsuna.

« Chaque perte est tragique, il va de soi que vous n’allez pas laisser cela ainsi. »


Les Mitsuna étaient vraiment agressif, je pouvais les comprendre. Ils sont toujours persécutés par les hommes, forme de racisme que je trouve totalement aberrante. Du coup, ces mi hommes se réfugient sur ce qu’ils savent le mieux faire, la violence.

« Loin de moi cette idée et sachez que, contrairement a pas mal de monde, je vous considère a personne entière comme un être vivant, que vous soyez Mitsuna, kaguya peu importe. Je fais mon travaille dans le but d’aider. »


Je soupirais...

« Je sais que vous subissez du racisme, je trouve que ces hommes devraient être pendu sur la place public, j’en ai même honte pour eux de faire partie de cette race complètement arrièré. Nous ne sommes personnes pour juger! »


J’observais à nouveau le corps et le Mitsuna semblait savoir de qui sa pouvait venir.

« Laissez moi vous accompagner pour retrouver ce criminel, en tant que eisenin je vous serez utile en cas de problèmes. »

Publié le 10/09/2020 à 10h57

Chakra bleu

« Vous ne connaissez rien de la culture des Mitsuna. Ne faites pas comme si vous étiez familier avec nos coutumes, surtout mortuaire. Vous ne connaissez rien de nous, comme la plus part des humains de ce monde. »

La loi du plus fort, voilà quelle était la culture que les Mitsuna respectaient véritablement. Tel les Barbare Kaguya, chez les « humains », les Mitsuna se soumettaient aux ordres et directives du plus puissant. Il fallait donc être puissant chez les hommes-poissons pour diriger ou pour instruire mais il fallait l’être tout autant pour garder sa place. Seule exception à cette règle, et différence notable entre Kaguya et Mituna, le Chef de clan n’était pas soumis à cette règle. Il était le seul être dans le clan Mitsuna dont on ne pouvait pas disputer la place et les ordres. Il était absolu. Pour devenir Chef, il fallait le mériter. Il fallait non seulement être un guerrier puissant et reconnu, mais il fallait plaire à la fille du Chef. Et en devenir l’époux. Et, Mesaki était fou amoureux de la fille du chef, tant pour ce qu’elle représentait que pour ce qu’elle était. Il était donc, de ce fait, l’un des plus fidèle servant du Chef.

Tous dans le clan connaissait Mesaki et son affection -plus que hors norme- pour la fille du Chef. Mais il était également connu de tous que la fille du Chef n’avait jamais posé un seul regard sur lui. Elle l’ignorait totalement. Néanmoins, cela n’empêchait guère l’homme-requin-tigre d’éprouver amour et dévouement pour la « princesse ». Un dévouement qui allait si loin qu’il protégeait tout ce qui avait un rapport -de près ou de loin- avec le clan. Il était devenu l’un des gardiens du secret du clan.

Mesaki dévisageait l'homme aux cheveux blanc et au teint pâle. Il s'intéressait beaucoup trop aux hommes-poissons -et au cadavre de l'un d'eux- à son goût. Il était hors de question qu'un humain, même de Kiri, n'assiste à l’un des rites funéraires Mitsuna. Aucun homme n'avait jamais été admis lors de ce type de rituel funéraire et ce n'était pas aujourd'hui que cela commencerait. Mesaki ne le permettrait pas et son Chef non plus. Les humains n'étaient pas encore prêt. Ces rites devaient demeurer secret, pour le bien de tous et notamment des hommes-poissons.

Et tandis qu’il s’apprêtait à répondre à cet humain fouineur, il l’entendit clamer son ouverture d’esprit et sa bienpensance envers le peuple des hommes-poissons.

« Alors merci de nous considérer, monsieur le eisei-nin de Kiri. Merci de vous montrer si bon et bienveillant envers notre peuple. Mais malheureusement, je ne peux ni autorisé votre présence lors de nos rites funéraires ni vous impliquez dans une mission de traque. Votre odeur et votre sang nous rendrait la tâche plus compliquée… »

Mesaki avait parlé d’un ton sarcastique. Il ne lui était en rien reconnaissant de ses pensées envers les Neptuniens. Il n’avait même que faire de son opinion, tout simplement. Ce que pouvait penser un être inférieur tel que lui était à peine une épine dans le pied du Mitsuna. Mesaki n’avait aucune considération pour le genre humain. Et la proximité avec cet homme n’arrangerait rien.

Publié le 10/09/2020 à 12h09

Chakra bleu

« vous avez raison sur ce point, je ne connais que peu de choses vous concernant avec seulement ce dont j’ai pu lire dans des archives. Mais votre peuple est fascinant et tellement glorieux que je m’intéresse à vous, je l’avoue de manière scientifique mais aussi car j’admire votre manière de vivre et de faire. Une vrai hierarchie basé sur le respect. »


Je m’indignais un peu.

« On vous considère comme des barbares, des anomalies de la nature m. Pour moi, vous êtes l’évolution... regardez les Kaguyas, décadent et causeur de chèvres, nous Gaikotsu... perdu dans une quête d’un pouvoir perdu et tare genetique de plus en plus prononcé et les vampires m, les non-morts qui se croient supérieur à tout, ce sont nous les monstres pas vous! »


Je finissais par écoutais le sarcasme du Mitsuna, ce qui me faisait légèrement sourire.

« Je le comprend totalement, mais sachez que je déteste l’homme, pour moi... ils ne sont qu’un tas de chair dont je me sers pour la nécromancie... du bétail . Les Mitsuna sont différents et même si vous ne m’autorisez pas m, ce que je comprends, j’ai prit la décision de déserter Kiri. Ils n’ont aucune ouverture d’esprit et puis... j'ai fait une promesse »

Publié le 11/09/2020 à 21h33

Chakra bleu

Il avait été rarement donné à Mitsuna Mesaki, fier représentant des hommes-poissons, de discuter avec un homme aussi étrange. Aussi sordide. Aussi peu humain. En effet, la plupart des humains qu'il avait rencontré -surtout avant son entrée dans le Village de Kiri- n’avait pas eu la chance de beaucoup s’exprimer à la vue du Neptunien. Généralement, ils finissaient tué par l'homme-requin-tigre avant même d’avoir pu ouvrir la bouche pour s'adresser à lui. Quelques chanceux, voyaient leurs vies se terminer prématurément après l’avoir insulté copieusement à la suite du décès -prématuré et non-désiré- d’un de leur camardes -souvent tué précédemment par Mesaki. Cependant, le principal courtisant de la fille du Chef du Clan Mitsuna avait dû arrêter cette présentation, typique du clan, depuis l’entente entre Kiri et son Clan. Cependant, le contenu des conversations avec les habitants ne lui avait guère semblé plus beau qu’avant cette entente. Insulte, menace et propos raciste fusaient à chacune de ses apparitions dans le Village de la Brume. Nombreux d’entre elles se faisaient à messe-basse, entre ami et membre de la famille, mais il n’en demeurait pas moins que ces paroles existaient et visaient l’homme-poisson. Son Clan. Son âme. Et c’était de toute cette même âme qu’ils les haïssaient tous.

Néanmoins, cet homme qui lui faisait face semblait différent, du moins, selon ses dires. Il se disait aussi inhumain que les Mitsuna mais d’une façon différente. Était-ce à cause de « la nécromancie » dont il avait fait par plutôt ou était-ce à cause de cette haine qui brillait dans ses yeux lorsqu’il parlait des autres clans du village de Kiri. Cet homme semblait haïr les clans de Kiri, ainsi que les individus qui les composaient. Il semblait haïr Kiri, ses habitants -et surement ses institutions- au point de vouloir déserter. Ce qui avait été interdit à Mesaki, sous peine d’être renié au clan. « Par ma voix, notre clan a donné sa parole, il en va de notre honneur. Que cela te plaise. Ou non. » avait-il dit à Mesaki.

Mais, si Mesaki ne pouvait pas déserter Kiri ou tuer un Kirijin, il ne lui avait pas été interdit de pousser quelqu’un à le faire. De plus, il voulait vérifier si ce que disait cet homme était vrai. Si tout ce qu’il avait pu dire était vrai.

« Dans ce cas, tue-les tous. »

Cette phrase était adressé au médecin. Ceux qui était désigné pour mourir étaient les gens qui avaient été choisit pour l’accompagner. Ces pauvres bougres semblaient surpris, abasourdis par ce que l’homme-poisson venait d’annoncer au médecin. Intérieurement, ils devaient prier pour que l’homme débout face au monstre ne cède pas à ses paroles. Mais, cette fois, le monstre ne semblait pas être celui que l’on croyait. Il n’avait pas encore parlé.

Publié le 11/09/2020 à 23h43

Chakra bleu

Le Mitsuna semblait dans une longue réflexion certainement par rapport à ma vision des choses. J’étais quelqu’un un de cruel, prêt à tout pour aboutir à mon seul but, même si pour cela je devais vendre mon âme au démon. Je n’avais absolument aucun scrupule, aucun sentiment, rien qui me faisait me détourner de ma voix. J’avais brisé le seul lien qui me retenait encore un peu, celui de ma soeur... c’était derrière moi aussi, je pouvais maintenant laisser libre cours à la folie meurtrière pour massacrer des corps à faire revivre.

Il finissait de sortir de sa réflexion et il me demandait de tuer les 2 personnes qui m’avait accompagné... des gardes civils qui ne servaient à rien en gros. On leur donnait des restes pour se croire important. J’affichais un sourire de fou en fixant le
Mitsuna. Les personnes m’accompagnant ne savaient plus quoi faire et sans prévenir je fonçais vers eux, kunai en main. D’un coup vif, je tranchais la gorge du premier qui tombait au sol en agonisant alors que l’autre hurlait de peur avant que je le libere en plantant mon Kunai en plein dans son crâne en l’enfonçant le plus profondément possible. Mon visage était couvert de sang et je regardais ce déchet au sol se vider. Je m’approchais de lui et je défoncée sa tête à coup de coup de pied jusqu’à ce que cela ne ressemble plus qu’à de la bouillie.

« Satisfait ou tu en veux plus? Je n’ai aucun remord à tuer ces chiens. »

Publié le 12/09/2020 à 14h12

Chakra bleu

Cruel. Ignoble. Animal. Tel était les qualificatifs les plus appropriés pour le monstre -à l’apparence humaine- qui faisait face à Mesaki, l’homme-poisson. Généralement, c’était à lui que ces qualificatifs étaient adressés, et généralement par des humains couverts d’urine, de sueur et de sang -d’un autre. Mais cette fois, il avait trouvé pire que lui. Et surement plus fou et démesuré. Cet humain, sans cœur, n’avait pas hésité une seule seconde à tuer ces semblables simplement pour accéder à la demande d’un homme dont il ne connaissait rien, et dans l’espoir d’être accepté de celui-ci. Malheureusement, cette acception n’arrivait jamais.

Recouvert du sang de ses anciens camarades, le médecin de Kiri semblait être sérieux lorsqu’il avait annoncé à Mesaki sa désertion du village de Kiri. D’ailleurs, de part ses actes, il était à présent un renégat du village de Kiri. Un criminel déserteur, un Nukkenin. Cependant, ce genre d’affaire n’intéressait guère Mesaki. A l’exception des Mitsuna, rien ne comptait à ses yeux. Les hommes pouvait s’entre-tuer, tant que son clan vivait en paix, il n’en avait que faire.

« Comment pourrais-je en vouloir plus. Tu as tué tous les moucherons et abreuvé l’une de nos terres de sang. C’est suffisant. »

Il était hors de question pour Mesaki que cet humain ne touche à l’une des écailles de ses compagnons. Il n’était pas tous parfait, mais ils étaient des hommes-poissons. Sa famille. Son clan.

« Que comptes-tu faire maintenant que tu es criminel chez les tiens. »

Toujours dans le but de protéger les siens de ce monstre inhumain sans cœur et sans pitié, Mesaki avait posé cette question dans le but de connaître les futurs territoires à éviter pour les siens. En effet, si sa soif de connaissance était pareille à sa facilité à tuer, ses hommes et lui-même devait être prudent.

Publié le 12/09/2020 à 15h22

Chakra bleu

Je me frottais le visage avec un mouchoir avant de le jeter au sol. Le bandeau de kiri, je le regardais en souriant et je le jetais auprès des deux cadavres. Je n’avais plus de nation et c’était une très bonne chose d’être libre. Le temps qu’ils se rendent compte de ce que j’ai fait, je serais déjà très loin de Kiri et je ferai en sorte d’effacer ma trace dans des terres reculaient à la recherche de mon propre Graal, chaque expérience me coûtait de ma vie, mais quel intérêt de vivre sans but? Je laisserai une trace indélébile en ce monde, je serais craint par des nations et le pouvoir de la nécromancie sera mien par n’importe quel moyen. Le Mitsuna le décevait un peu, on aurait pu aller régler le compte des autres qui attendaient à l’extérieur des marais.

« Une offrande à ton peuple,, elle est misérable car c’est le sang de milliers d’hommes qui devraient abreuver votre terre avec tout ce que l’on vous a fait subir. »


Je pensais à une chose qui couvrirait un peu plus ma trace, on penserait que j’ai été tué. Mais en faisant cela, je mettrais la faute sur les Mitsuna.

« Pour éviter toutes représailles je te donne cette lettre. Elle contient toute les atrocités que j’ai pu commettre depuis de nombreuses années. Les autorités de Kiri pourront vérifier cela dans mon laboratoire avec les centaines de cadavres dans une cuve di bâtiments. »


Je souriais quand il me demandait ce que je comptais faire.

« Je fais cela pour que la faute ne soit pas mise sur votre peuple. Je vais me diriger vers les ruines de Matsumoto, il y aura peu de chance qu’on me cherche la bas...Si on me retrouve rapidement je saurai que c’est vous. »


Je partais et je m’engouffrais dans le brouillard des marais et je faisais un signe au Mitsuna.

« On se reverra, j’en suis certain. »

Publié le 12/09/2020 à 15h33

Chakra bleu

Cet homme, lugubre, était étrange. Il semblait véritablement se soucier des Mitsuna, contrairement aux autres humains. Il semblait plus se soucier du peuple Neptunien que du peuple humain. Il semblait plus se soucier des Mitsuna que des Gaikotsu, son propre clan. Et, tandis que Mesaki détaillait l’homme, le « monstre », il le vit lui tendre une un morceau de papier. Une lettre. Et tandis que l’homme détaillait à quoi servait cette lettre, Mesaki la confia à l’un de ses compagnons, un homme-poisson à la stature d’un enfant petit et trapu, et lui fit signe de partir, en direction de Kiri.

Il était évident que Mesaki n’informerait pas les autorités quant à la destination de fuite de cet homme étrange, après tout un médecin renégat pourrait être utile aux clan Mitsua. Même si celui-ci était humain sans cœur.

Mesaki observa alors l’ancien citoyen de Kiri s’évaporer dans le brouillard qui se levait.

« Allez les gars, on a un rite funéraire à faire et des Kumojin à chasser de nos terres ! »


HRP : On peut clore ici.

Publié le 12/09/2020 à 15h49