Daichi Ramemory

Année 9 | Automne
Chakra bleu

Après avoir fait quitter l’hôpital d’autorité au petit groupe, le chuunin le guida jusqu’au Daichi Ramen. Ce petit restaurant était tenu par le père d’Hinae. Matsuo n’avait pas eu le temps d’y passer depuis sa réouverture car celle-ci avait eu lieu pendant sa mission hors des murs du village. Il espérait y croiser Hinae puisque que la dernière fois qu’il l’avait vu elle et la petite Gaikotsu qu’elle élevait remontait à un bon moment.

Il avait passé beaucoup de temps avec la jeune femme Chikara pendant son apprentissage du Kugutsu et il avait de l’affection pour elle. La petite Akiko l’appelait même tonton Matsuo. Sa famille au sens propre du terme avait été éliminée par la vie ou par les Uzumaki, mais il retrouvait un sentiment similaire avec Hinae, Akiko, Kano et Michiyo, et même dans une certaine mesure avec Shimazu, même si leur lien était moins chaleureux. Quant à Kana ... Il ne savait pas vraiment quoi en penser car elle était morte et vivante à la fois. Il avait perdu une famille mais pouvait-il en retrouver une autre ?

Sur la route ils échangèrent des paroles qui n’avaient pas vraiment d’importance, la météo, la hausse du prix du poisson sur le marché ... Mais enfin ils arrivèrent au Daichi Ramen, il y avait de la place alors ils s’installèrent.

« -Trois bols de ramens patron ! »


Puis, plus bas :

« -À moins que vous ne vouliez autre chose ? »


Enfin Matsuo reprit son sérieux et se tourna vers Kanashisa :
« -Vas-y Kana, on te laisse commencer. »

Publié le 01/09/2020 à 16h14

Another
Chakra bleu

Le trio quitta l'hôpital pour se diriger vers le restaurant surnommé le Daichi Ramen. Matsuo semblait connaître ces lieux, vu que celui-ci dirigea le groupe vers leur destination. Pendant leur petite balade, l'ancienne équipe échangea des banalités sur le temps et l'actualité au village, néanmoins, depuis la sortie de l'hôpital, son sensei l'intrigua. En effet, depuis un moment, il essayait tant bien que mal de cacher un bouquet de fleur. Selon la forme et la couleur, elle pouvait remarqué que la fleur principale du bouquet était la Dahlia. C'était la fleur préférée de Kanashisa autant pour sa beauté que pour sa signification.

« Il est très beau votre bouquet, Shimazu-sensei. Quelqu'un vous l'a offert? »


Arrivée au fameux Daichi Ramen, Kanashisa ne fit que suivre les deux hommes, un peu timide d'être dans un lieu et une ambiance complètement différent et inconnu. Matsuo, qui semblait être beaucoup plus alaise que sa coéquipière, prit rapidement les commendes, mais se tourna aussitôt vers ses deux compagnons, réalisant qu'il n'avait point demandé leur avis. Kanashisa, pour sa part, fit un léger signe négatif de la tête. Elle n'était pas très difficile dans la nourriture, vu que cette dernière avait déjà connu la ''famine'' dû à son manque de budget. En vrai, elle était toujours soulagée quand elle pouvait manger à sa faim et ce, peut importe ce qu'elle devait manger. Quand la serveuse prit les commandes, Matsuo demanda à la rouquine de s'expliquer. Elle soupira longuement, comme pour prendre son courage à deux mains, avant de lever son regard, fixant son coéquipier.

« Je sais que c'est toi qui a apporté la nouvelles aux personnes proches de moi que j'avais perdu la vie. »


Elle observa la réaction du marionnettiste avant de reprendre.

« Je ne sais pas si tu es bien avancé dans les connaissances sur les phénomènes paranormaux ou/et spirituels, mais l'hypothèse que je sois morte est complètement fausse. M'enfin, je crois, hein. Je n'ais pas la science infuse, mais il y a beaucoup trop de faille pour que celle-ci soit une pure ''résurrection''. Par exemple, dans les écriteaux que j'ai étudié, aucune âme a été reconnu dans les livres qui a réussi à quitter le monde spirituel pour revenir parmi les vivants. Si cela pouvait se faire, aucune âme ne serait tourmentée après leur mort, le deuil n'aurait plus de sens et la faucheuse ne serait pas aussi puissante. Certes, certaines âmes refusent de se croire morte, mais on ne peut ni les toucher et rare ceux qui arrivent à les écouter, les entendre et les voir. »


La demoiselle soupirait une nouvelle fois avant de reprendre.

« Je crois plutôt qu'on a scellé une partie de ma mémoire pour cacher un moment précis, une vérité. Ça serait l'oeuvre de quelqu'un ou de quelque chose et celle-ci a pus modifié l'histoire via cette amnésie. Il est vrai que si on effaça le souvenir d'une existence, alors personne ne se souvient de toi, vivant. M'enfin, je n'ais pas encore tous les secrets concernant mon sceau, mais j'ai la certitude qui est la clé de cette mascarade. »


La serveuse arriva à la table du trio, servant leur bol de ramen. Kanashisa fit un léger hochement de tête, remerciant cette dernière de son service, puis, elle se tourna vers les deux hommes. Angoissée de les regarder dans les yeux après de telles révélations, la Kunoichi baissa la tête, un peu honteuse et les joues rouges.

« Euhm.. désolée d'être aussi directe dans mes propos, mais... euhm.. disons que les rumeurs sur ma résurrection ont attiré beaucoup le regard des Konohajins. J'veux dire... je sens leur énergie envers moi. Ils semblent inquiet, apeuré par ma présence au village. Croyez-vous que c'est avec raison qu'on me craint autant? Je veux dire... même si j'ai certains souvenirs qui me reviennent, j'ai peur d'avoir blessé des gens par le passé et que mon retour ne fait que... enfin.. vous voyez quoi.. »

Publié le 02/09/2020 à 15h25

Chakra bleu

« Bonjour, excusez-nous. »

Shimazu ne tarda pas à s'asseoir et lorsqu'il apprit que Matsuo allait payer, il décida d'ajouter des suppléments à sa commande. Il fallait bien se venger des méchancetés prononcées par son élèves durant la dernière mission.

« Chef ! Deux portions de porcs ! »

Chose faite, Shimazu se mit à écouter ses élèves en souriant. Il ne pouvait le nier, il était heureux d'être ici.

« Euh.. Les fleurs étaient pour toi, Kanashisa, mais... Enfin bref, tiens ! »

Il se leva et déposa les fleurs sur le bar, face à Kanashisa, il rejoignit son tabouret en baissant la tête. Shimazu était parfois similaire à un enfant et il était rouge comme un gosse proposant son premier rencard à une jeune fille. Suite à cela, il écouta le récit de la jeune femme et répondit en observant son élève :

« Je ne peux le nier, c'est bien notre Kanashisa... »

Il sourit relativement timidement, ses doutes venaient de ... disparaître.

« Enfin, je ne serais persuadé de cela que lorsqu'elle sera capable d'avaler sa plâtrée de nouilles. »

Il se mit alors à rire en repensant à une scène dorénavant bien ancienne. Un autre client prit alors la parole pour discuter avec le restaurateur :

« Sluuuuuurppppp...
Maître, votre fille n'est pas là aujourd'hui ? »

« Rah... Non... Akiko est malade et elle a de la fièvre...
Pauvre petite.. »

Daichi se retourna et posa les bols les uns après les autres pour ensuite regarder Matsuo droit dans les yeux et lui dire :

« Hé toi p'tit ! Ma petite-fille t'aime bien, tu as intérêt d'aller la voir, et vite ! »

Le gérant retourna à sa cuisine. Le Uzumaki prit soudainement un air sérieux avant de rire :

« Matsuo ! Tu ne nous racontes pas tes déboires amoureux à ce que je vois ? »

Était-ce utile de parler du sceau dans le dos de Kanashisa ? Pas pour le moment, cette affaire était suffisamment préoccupante pour la jeune femme... Elle était dorénavant si grande, Shimazu avait un mal fou à y croire...

Publié le 03/09/2020 à 17h41

Chakra bleu

Après avoir commandé pour eux trois des bols de ramens Matsuo s’étonna que l’Uzumadono ajoute deux portions de porc à sa commande. La note allait être salé pour son sensei, mais bon, chef du clan Uzumaki ça devait bien rapporter ! Quant à elle Kanashisa se contenta du bol de ramens.

Suite à quoi la jeune fille commença à s’expliquer. Au début le Chikara arrivait à saisir les propos de sa camarade puis, plus ses explications avançaient moins Matsuo comprenait. Les mots semblaient s’emmêler dans sa tête, il butait sur certains et ne comprenait pas certains. Puis il finit par juste la regarder incrédule, cessant d’essayer de comprendre quoi que ce soit à ce charabia, l’air de dire :
« -J’comprends pô ! »


Abasourdi il revint à lui lorsque leur sensei répliqua qu’il n’y avait pas d’erreur et que c’était bien elle en chair et en os. Matsuo enchaîna en disant :
« -Ça c’est sûr ... »


Puis quand Shimazu dit qu’il ne pourrait le croire que quand elle aurait avalé une plâtrée de nouilles, le chuunin envoya une claque amicale dans le dos de Kana et s’écria :
« -C’est ça. À table ! »


Le patron du Daichi Ramen, Dauchi lui même, arriva et répondit à un autre client. Il fut attristé de savoir que la petite Akiko était malade. Daichi s’adressa ensuite à lui et lui dit d’aller voir Akiko dans les plus brefs délais. Matsuo répondit avec une parodie de salut militaire et amusé répliqua :
« -Bien mon capitaine ! »


« -Savez Chef, j’ai pas pu aller la voir plus tôt : j’étais en mission. Une mission de rang A même ! On vient tout juste de rentrer tous les deux. Ahah ! »


Il avait dit ça en regardant Shimazu. Puis son regard se posa sur Kana.
« -Tous les trois. On vient de rentrer tous les trois au village. »


« -Bon ... Dites à Hinae et Akiko que je passerai les voir ce soir ou demain ahah ! »


Quand Daichi fut parti Matsuo attrapa ses baguettes et se jeta sur son bol de ramen. C’était si bon ! Durant ces dernière semaines il n’avait eu droit qu’à des rations de survie ou au produit de ses chasses, de la cendre en bouche comparé à ces délicieux ramen ...

Lorsqu’il eut fini il s’essuya la bouche, retint un rot sonore qui aurait fait trembler les murs et répondit à Shimazu :
« -Mes déboires amoureuses ..? »


Il réfléchit un peu, de qui pouvait donc bien parler son maître ? Les seules filles de son âge étaient Kanashisa, mais elle c’était une morte vivante, et Kohaku, une fille de bûcherons de la forêt qu’il avait rencontré en mission.
« -Nan désolé sensei mais je vois pas de quoi vous voulez parler ... »

Publié le 03/09/2020 à 20h06

Another
Chakra bleu

Sous le compliment sur le bouquet de fleur, le sensei de la rouquine semblait embarrassé par le sujet. Il agissait comme un adolescent, les joues rosés par la gêne. Puis, avouant que le bouquet de fleur lui était destiné, l'homme aux yeux azurs se déposa et déposa les fleurs sur le bar, face à Kana. La demoiselle, elle, fixa son sensei, surprise par ses révélations, puis, baissa lentement son regard vers le bouquet, toujours avec la même expression sur son visage. Elle resta figer de la sorte pendant quelques secondes, avant de prendre le bouquet entre ses mains et de le rapprocher pour le sentir. Sous son acte, ses joues prirent un teint rougeâtres alors qu'un doux sourire se dessina sur son visage.

« Merci Shimazu-sensei. Elles sont très jolies. »


Suite à ses paroles, la Kunoichi déposa délicatement le bouquet à ses côtés et commença à attaquer le bol de ramen, souhaitant néanmoins une bonne appétit à ses compagnons. Le cuisinier, qui semblait aussi être le propriétaire du Daichi Ramen, causa avec Matsuo. Il lui demandait d'aller voir sa petite-fille, vu que cette dernière l'aimait bien. Selon le vieil homme, la petite en question était malade et avait une forte fièvre. Kana, dans sa nature altruiste, se tourna vers le cuisinier, le fixant dans les yeux.

« Si vous voulez, monsieur, je possède de variantes remèdes naturelles chez moi. Je suis Eiseinin, spécialisée dans la médecine florale et je connais un remède efficace contre les symptômes de la fièvre. Enfin... si vous voulez. »


Suite à la réponse du gérant, Kanashisa tourna son attention vers son sensei et Matsuo. Shimazu, comme pour malmener le jeune Chikara, demanda des explications sur ses expériences en relation amoureuse. Matsuo, en guise de réaction, vint rouge comme une pivoine, surpris par la demande du sensei, avant de nier toutes hypothèses à ce sujet. Sur le coup, Kana pencha légèrement la tête sur le côté droit, intriguée par la réaction de son coéquipier, puis, en quête de vérité, se leva dans le plus grand des silences. Dans son déplacement, elle prit la chaise la plus proche, puis, la déplaçant à côté de Matsuo, Kana s'installa sur la chaise dans une position assez étrange. Elle était accroupie sur la chaise, les genoux ramenés sur sa poitrine et tenus par ses bras (voir, la position de L dans Death Note). Son viage n'était qu'à quelques centimètres du marionnettiste, le fixant dans ses yeux.

« ... C'est qui Hinae pour toi, Matsuo? C'est vraiment pas quelqu'un que tu aimes? J'veux dire... comme une amoureuse? Et Akiko? Elle a des sentiments pour toi non? Vous sortez pas ensembles? »

Publié le 05/09/2020 à 15h40

Chakra bleu

Matsuo pensait s’être tiré brillamment de la situation embarrassante dans laquelle Shimazu l’avait plongé mais maintenant c’était Kanashisa qui menait la charge ! La jeune fille s’était installée à côté de lui dans une position plus que bizarre. C’était du Kanashisa tout craché, au moins s’il n’était pas encore sûr de savoir si cette jeune fille était bien elle il en avait encore la confirmation.

Elle lui demanda ensuite s’il aimait Hinae. Quelle question ! Bien-sûr qu’il aimait Hinae ! C’était son sensei et la femme qui lui avait appris à maîtriser l’art du kugutsu. Il allait clamer haut et fort son admiration pour l’ancienne renégate mais Kana enchaîna en lui demandant s’il était amoureux d’elle. Matsuo qui était en train de manger fut à deux doigts de s’étouffer avec ses ramens mais il parvint à garder le contrôle de son corps avant de mourir d’asphyxie ou de rendre toutes ses ramens sur la table.

Seulement Kanashisa n’en avait pas fini avec ses questions ridicules. Elle lui parla ensuite d’Akiko, la petite Akiko d’à peine 10 ans, et lui affirma qu’elle était amoureuse de lui puis elle lui demanda s’il sortait avec elle.

Autant la posture de sa camarade sur sa chaise montrait bien que c’était elle, autant les questions incohérentes qu’elle posait révélaient bien qu’elle n’était pas tout à fait remise de sa résurrection. Comment appeler ça autrement ? Elle était morte lors de leur mission à Kiri, Matsuo en était certain. Le chuunin supposait qu’elle avait pu être ranimée par un ninja très puissant. Seulement, ce ninja avait du oublier de la doter de logique : dommage. Plus navré pour la jeune fille livrée en kit qu'énervé contre elle, il prit une courte respiration et lui parla comme à une fillette qui ne peut encore tout comprendre :

« -Eh bien ... Si j’aime Hinae ? Bien entendu, je l’admire énormément. Elle a fait beaucoup de belles choses pour le village et pour moi. Mais est-ce que j’en suis amoureux ? Non. Elle a au moins le double de notre âge ahah ! »


« -Quant à Akiko ... c’est moi qui ai le double de son âge. Alors peut-être qu’elle pense être amoureuse de moi mais elle est bien trop jeune pour que je sorte avec elle hein. »


Il eut soudain l’impression que l’attention de tout le monde était tournée vers lui. Et en tant que shinobi traqueur qui passe énormément de temps hors du village et à se faire discret il n’aimait pas beaucoup ça être l’attention de tous les regards. Il décida donc de dévier l’attention sur quelqu’un d’autre. Mais sur qui ? Kana était la plus proche de lui, son visage était littéralement à quelques centimètres du sien, c’était la cible la plus évidente. Un peu maladroit il demanda :

« -Et ... Et toi hein ? Tu poses beaucoup de questions mais tu ne donnes pas beaucoup de réponses. Tu t’es trouvé un copain pendant ton « année d’errance » ? »

Publié le 05/09/2020 à 21h50

Chakra bleu

Matsuo manquait décidément cruellement d'ironie... Shimazu le voyait bien, le fait d'être un ninja était autant une opportunité qu'une faiblesse pour un individu. Enfin bref, le Konohajin s'en fichait royalement et la jeunesse devait se faire par elle-même. Le chef du clan Uzumaki se mit alors à sourire en observant Kanashisa avec une certaine tendresse :

« Kana', je suis vraiment content de te revoir ..! »

De la sincérité, rien que de la sincérité. Shimazu se sentait un peu étrange dans une telle atmosphère, il était heureux. Il soupira alors devant son bol de ramen, saisit ses baquettes et commença à se nourrir avec un certain plaisir.

« Chef, vos ramens sont excellents ! »

Kanashisa était donc de retour... Comment et pourquoi ? Était-ce vraiment important ? Shimazu ne pouvait pas le nier, il était juste heureux de pouvoir la retrouver. En observant cette jeune femme, il réalisa que la jeunesse n'était pas si dénuée de sens et que le monde n'était pas encore bon à jeter. Il fallait simplement le réordonner et lui offrir une nouvelle chance de briller. Le roux se mit à rire en entendant les allusions de Matsuo et il décida de suivre après mangé un énorme morceau de porc en rondelle.

« C'est vrai ça, Kana... Tu te souviens peut-être pas d'un amour secret et tumultueux ? Haha »

Bien que cette question avait pour objectif de détendre l’atmosphère, celle-ci ne perturbait Shimazu... Kanashisa était réellement à Konoha, mais comment était-ce possible et pourquoi si tard ? Cela ne pouvait pas être un plan orchestré par un ennemi, il tardait bien trop. Sans avertir ses deux équipiers, le Uzumaki décida de sonder les alentours et ... surtout Kanashisa. Instantanément, son visage devint blanc... Ce Chakra étrange, il ressemblait étrangement à celui de Gaikotsu Masaru... Il n'en étais pas certain et il n'était pas identique à celui du Gaikotsu, mais il était aussi pesant et dérangeant que celui du mort...

Publié le 11/09/2020 à 14h58

Afficher les techniques utilisées
Another
Chakra bleu

Malgré la question qui avait semblé avoir embarrassé grandement son coéquipier, quand Matsuo répondit à ses questions, ses yeux noisettes ne semblaient point montrer des signes de cachotterie, de mensonge. Cependant, sous le ton de la voix que ce dernier avait prit pour lui parler, les sourcils de la Kunoichi se froncèrent, un peu agacée par le comportement de ce dernier. Certes, les questions de la demoiselle pouvaient sembler indiscrètes au départ, mais il n'était point obligé non plus de lui parler ainsi, comme si elle était qu'une simple fillette. Cette attitude de son compagnon l'insulta personnellement, puis, sous son visage sévère, elle lui répondit sèchement.

« Désolée si la question était indiscrète, Matsuo-san. Je ne connais pas les deux personnes citées et tu semblais mentir au sensei sur le fait de ne pas savoir sur tes relations amoureuses. J'ai cru que c'était relié. »


Avant qu'elle ne puisse se redresser pour reprendre sa place initiale, Matsuo, à son tour, posa une question indiscrète. Il lui demandait, dans son année d'absence, si elle avait rencontré un amoureux, suivit les paroles de son sensei. À la différence de la réaction de Matsuo, la jeune eiseinin laissa une expression triste sur son visage, puis, baissa légèrement la tête pour fixer le sol.

« ...Non. Je n'ais plus aucun souvenir de ce qui est passé durant cette année. Désolée.. »


Suite à ses paroles, la rouquine se leva de sa chaise qu'elle avait emprunté à une autre table, puis, silencieusement, elle reprit sa place initiale pour finir son bol de ramen. Quelques fois, elle piochait dans son bol, avec ses baguettes, d'un air mélancolique.

Publié le 13/09/2020 à 12h32

Chakra bleu

Kanashisa était choquée de son passé dorénavant pesant. Shimazu le savait mieux que quiconque, la vie de cette jeune fille n'était pas évidente et malheureusement, l'âge ne semblait pas lui donner raison. Malgré cette inquiétude au fond de lui, le Uzumaki comprit rapidement qu'il ne pouvait pas continuer de la sorte et qu'il se devait de faire bonne impression. Il se mit alors à rire.

« Tu sais, Kana', les souvenirs sont volatiles ! Tu te souviendras de tout ça, tôt ou tard ! Et puis, je suis ton senseï, je trouverai donc une solution ! Tu dois juste apprendre à ne pas te laisser embêter par Matsuo, c'est un farceur ! »

Le Chikara était jeune et puissant, il mésestimait le côté humain de la jeune femme. Shimazu s'était pourtant juré de ne pas baisser sa garde face à son élève étrangement revenue, mais ... Elle avait besoin de lui. Il ne pouvait pas lui tourner le dos. Pas encore. Cette fois, il le savait, il ferait tout le nécessaire pour que le mal se réitère, quitte à sacrifier sa propre vie. Depuis cette mission, il avait longuement étudié le Fuinjutsu afin de pouvoir combler ses lacunes. Le plus ironique est qu'il n'avait jamais été bien doué dans cette matière et que pour la première fois, il avait su mettre un mot à ce mal... Il n'avait jamais su trouver une source de motivation. Il était trop tard pour prouver son savoir à son père, mais il saurait le démontrer à sa sœur. Uzumaki Shimazu était dorénavant un homme.

« J'aimerais passer chez toi dans quelques jours, Kanashisa ! Tsubasa veut absolument que je te présente sa nouvelle composition florale ! Tu es disponible demain ? »

Le roux avala le restant de son bol et saisit un mochi préalablement déposé par le chef sur la table.

« Bwaaa ! Je suis vraiment désolé, mais je vais devoir vous abandonner ! Je dois impérativement finir un rapport à Kimino-sama et vous savez qu'il est un peu stressé dernièrement ! Finissez tranquillement votre soirée, je m'excuse pour ce passage express ! »

Le Uzumaki se leva, saisit sa veste précédemment placée sur un porte manteau et prit la poudre d'escampette.

HRP : Vis à vis de l'inactivité de Matsuo, il est, je pense, préférable de passer à la suite ! :)

Publié le 17/09/2020 à 10h14