La silhouette d'une vieille lame

Année 10 | Printemps
Au poing divin
Chakra bleu

3 années s’étaient écoulées...

La silhouette d’un souvenir se consumait pour laisser la découverte d’une nouvelle réalité. Un homme à la tenue vétuste sortait de l’ombre de la forêt de Konoha, une lame à sa ceinture. Un kimono encrassé et abimé. La chevelure longue et libre à l’air semblait être, elle, bien plus soignée que la tenue de l’ancien juunin de Konoha.
Des années s’étaient écoulées depuis son départ précipité. Au retour de la mission de rencontre avec Moji notamment, et après la poursuite de Kazami Uzumaki. Des questions s’étaient ouvertes, et des vérités s’étaient affranchies des leurres jusqu’alors tendus par les dirigeants. Un monde peuplé de mystère s’étalait à perte de vue tandis que les misérables hommes s’entassaient communément dans des organisations futiles, appelées « village ». Konoha n’en n’avait été jusque-là que le triste reflet, terni d’encore davantage de souillure, par les abominations endormies et dissimulées par les autorités.

Quelle vérité accepter alors pour un homme de la pensée de Seijuro ? Lui, qui était affilié depuis toujours à son aïeul Jirou. Quid de ce géant rencontré ? Quid de cet homme encore plus irréel, celui-là même à l’initiation des tourments du juunin ? Un chakra oppressant, démentiel et écrasant, d’une dorure sans pareille. Son apparition brutale, écrasant complètement les mesures humaines, anéantissant complètement la confiance de tout homme. Pourquoi était-il intervenu pour sauver la maudite et misérable vermine ? Et comment pouvait-il à ce point surpasser la fine lame pour ne pas même venir à considérer sa présence. Un instant présent, le suivant assommé par la présence de cet « homme ». Il avait promis un tournoi, qui n’eut jamais lieu. Pour quelle raison ? Seijuro n’était-il pas à la hauteur pour y participer ? Quelques mois s’étaient écoulés, et le Kitto avait décidé en désaccord avec Shinji de partir du village, asservir son besoin de connaissance et de découverte. Une discorde froide s’était installée entre les deux hommes, Shinji considérant l’utilité de Seijuro comme ineffable pour le village, et Seijuro se désharmonisant à chaque jour des décisions prises pour Konoha.

Il était parti, sans prévenir personne d’autre. Et son voyage initiatique prenait désormais fin. Il était de retour après de longs jours de recherche, de longs jours de voyages et de découvertes. Le monde était si vaste, et si mystérieux. Bien plus que l’apprentissage illusoire de tous les différents grimoires qu’arborait la bibliothèque du village. Les hommes n’étaient pas tous égaux, et les villages shinobis n’étaient vraisemblablement pas l’unique manière de vivre. Seijuro avait cependant trouvé des réponses, mais il avait également ouvert de nouvelles questions. Pourquoi revenait-il ? Qu’espérait-il à ce retour ? Son départ et son absence étaient gage d’une quête personnelle, d’un besoin ancien de renouveler avec ses convictions. Les différents événements précédant son départ avaient été des éléments profondément perturbant pour le shinobi. Il ne reconnaissait plus la politique de ses compères, il ne reconnaissait plus le visage du village caché de la feuille. Alors pourquoi revenir après tant de temps ? Avait-il vraiment pour espoir de retrouver une politique plus convaincante ? Mais, ses racines étaient profondément encrées à Konoha. Il le savait, son chemin, sa volonté, son destin lui donnait rendez-vous en ces lieux.

Qu’advenait-il de Keisan ? Imawara ? Et tous ces autres ? Qui était encore en vie ? Que penseraient-il de l’ex-juunin après une si longue absence ?
Seijuro n’était définitivement plus le même. Son regard et sa posture avaient changé. Il n’était désormais plus cet orgueil intarissable au vif ressentiment. Il était parti, en tant qu’âme et qu’être en perdition, chevauchant les contrées de ses propres désaccords. Il revenait plus assagi, mais encore bien plus déterminé. Ses convictions s’étaient renforcées, et son habilité n’avait en aucun point flétri. Il était l’incarnation même d’une détermination sans faille, un regard fermé, méchant, et toujours empli d’orgueil. Ses pas, écrasant puissamment le sol à l’approche des portes du village.

« HALTE-LA ! L’étranger ! Qui es-tu ? »


Relevant doucement la tête envers le braillard vociférant de trop. Fallait-il vraiment qu’il se présente ? Lui, le « célèbre » Seijuro ? L’avait-on à ce point oublié ? Il n’était pas question pour lui de perdre son temps ni de son énergie dans une pseudo-réponse. Il ne démontrait aucune sorte d’agressivité, sa posture était assurée. Il marchait lentement vers les portes.

« J’ai dit HALTE-LA !!! »


Un kunai fut lancé et se planta à quelques millimètres du pied dominant de Seijuro. Comme une menace à ne pas franchir davantage de distance. Les portes étaient hautes, aucun visage ne se faisait apparent. Visiblement, des shinobis senseurs étaient affiliés à la surveillance du village. En soit, c’était une bonne chose. Mais qu’avaient-ils osé faire ? Menacer le Kitto ? Plier l’échine…

« Seijuro Kitto ! Juunin de Konoha ! »


Un pas de plus vers l’avant, de nouveau un son crispant et transperçant l’air à de multiples reprises, cette fois-ci les kunais lancés étaient en direction même du nouvel arrivant. Odieux effrontés, l’âme d’un oublié n’était-elle pas autorisée à pénétrer de nouveau dans l’enceinte du village ? Quelle était cette nouvelle forme d’accueil ? Main sur le fourreau, dégainant brutalement son katana pour parer les puissants projectiles.

« Aucun Kitto n’est connu sous ce nom ! »


Comment ? Était-ce cela, Konoha ? Puisqu’il ne semblait pas être possible de pénétrer dans l’enceinte du village, alors il allait devoir forcer l’entrée. Une vague puissante de chakra retentit et s’exsuffla tout autour de l’ancien Juunin du village. Le sabre armé, il s’apprêtait à donner l’assaut.

« Piètres misérables… »

Publié le 10/09/2020 à 12h49

Chakra bleu

Aujourd'hui, l'emploi du temps de Kimino était chargé, il devait se rendre à la prison et supervisé l'entraînement de Kano avec Kazami. Pour cela, il devait se déguiser en Anbu, et passer inaperçu auprès des gardes. Sachant que la plupart des gardes étaient senseur, cela était peine perdu. De plus, il avait les rapport de mission à terminer, la mission dans le désert de Keisan à terminer de mettre en place. Bref une journée comme les autres pour le Hokage Uzumaki. Du moins c'est ce qu'il pensait, car un anbu débarqua par la fenêtre de son bureau. Kimino peinait à ce faire à cette façon d'entrer, il avait failli décapiter le shinobi masqué.

« Un homme fait un scandale aux portes... Il dit s'appeller Kitto Seijuro, je ne voulais pas vous déranger, mais je ne sais pas où est le capitaine... »


La mission de Mako auprès de Kazami était tellement secrète, que seul une poignée d'anbu en avait connaissance. Seijuro ? Est ce que c'était possible ? Cela faisait facilement... Trois ans que Kimino n'avait pas eu de nouvelles de lui, il n'était même pas encore Hokage lorsqu'il avait disparu. Il n'avait pas de temps à perdre, le Hokage devait rapidement se rendre aux portes. S'il s'agissait bien de Seijuro, et que les anbu se montraient trop agressif, Dieu seul savait comme il allait réagir. Sans trop réfléchir, le Hokage se précipita vers les portes. Il traversa les rue bondé du village à toute allure, sautant de toit en toit pour plus de rapidité. Rapidement il arriva sur le rempart, de là, il vit le Kitto. Il avait changé, mais il s'agissait bien de son vieil ami. Rapidement Kimino descendit et d'une voix puissante et clair il dit.

« Anbu dispersez vous ! C'est un Jonin du village ! »


Kimino marchait d'un pas lent et décidé en direction de Seijuro. Pendant quelques secondes, le Kitto aurait pu penser que Kimino était maintenant un Jonin, voir le chef de cette troupe de ninja masqué. Les prochaine parole des anbu présent allait sans doute le troubler.

« Toutes nos excuse maître Hokage, nous ignorions sa véritable identité... »


Kimino n'allait certainement pas punir ses gardes pour être trop prudent, surtout avec Gekido à leur porte. Cependant, il avait entièrement confiance en Seijuro, et il était très heureux de le savoir encore en vie après tout ce temps à l'extérieur. Il fit un large sourire à son ami, et lui donna une poignée de main chaleureuse.

« Je suis heureux de te voir ! Apres tout ce temps je craignais le pire ! Excuse nous pour l'accueil, les nouvelles ne sont pas bonne pour le village, mais entre avec moi je vais t'expliquer... »


Kimino se mit alors sur le côté et fit signe au Kitto d'avancer, avant de marcher à ses côtés. Il avait forcément entendu les gardes l'appeller maître Hokage, de plus, tout les Shinobi sur son passage lui faisait une révérence. Seijuro devait se dire que les choses avaient bien changé en son absence. Une fois les portes passées, et les deux Shinobi dans une rue plus tranquille, Kimino commença son explication.

« Gekido a prévu d'attaquer le village, il serait sous la coupe d'un certain Uzumaki Sugishi, Kazami s'est rendu et nous a prévenu, toute nos enquête rendent à prouver que ce qu'elle a dit est vrai... Elle a peu être fait du mal, mais elle n'a jamais été une menteuse... »

Publié le 10/09/2020 à 17h59

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Au poing divin
Chakra bleu

Les shinobis masqués se rassemblèrent rapidement autour de Seijuro comme pour vouloir prévenir d’une menace avérée. Cinq, non, ils étaient déjà six à se rassembler autour du prodige, prenant quant à chacun un air menaçant. Toujours le sabre dégainé, l’ancien Konohajin les toisait du regard, prêt à découper le premier à bouger. Il ne connaissait rien d’aucun des shinobis qui l’entourait, et aucun d’entre eux ne semblait reconnaître celui qui fut autrefois, un pilier de la ré-ascension des Kitto pour le village. Il n’était pas en mesure de bouger, car le moindre faux-pas pouvait s’avérer fatal, tant il ignorait tout des capacités de ses désignés adversaires. Alors, il patientait calmement, sachant pertinemment qu’à l’inverse, le premier contre de sa part serait assurément fatal à ses prétendus guerriers. Leur accoutrement était un tantinet ridicule, revêtant une cape terne et un masque comme pour voiler leur véritable visage. Quel guerrier digne de ce nom, voudrait ainsi taire la gloire de ses pseudo-exploits ? Ils allaient être 6 à mourir, Seijuro le savait.

Mais une voix retentit au loin, derrière les portes, puis apparut un visage qui semblait déjà davantage familier. Une chevelure ardente à la longueur bien connue, il n’avait visiblement que peu changer : Kimino Uzumaki. Ce dernier d’un geste éloigna ce qu’il appela « ANBU ». Surprenant, était-il donc devenu le gardien des portes ? Un sentiment apaisant parcourut Seijuro, comme pour le sentiment d’un retour chez soi.

Cependant, l’instant d’après, un frisson parcourut cette fois-ci le corps du demi-Nukenin. « Hokage ». C’était ainsi qu’il l’avait nommé. Uzumaki Kimino était alors promu Hokage ? D’aussi loin qu’il pouvait s’en souvenir, Kimino était une pièce importante au sein du village, mais loin d’être le candidat idéal pour l’obtention d’un titre aussi inestimable que représentait le Kage du village caché de la feuille. Quel mérite ? Quels exploits ? Quelle fiabilité ? Seijuro le savait, et bien que ce nouveau venu fût assurément un vieil ami, il ne pouvait s’empêcher de garder un soupçon de méfiance quant au fait qu’il n’était autre également que le disciple de la pire espèce de Konoha, celle qu’il avait combattu quelques années plus tôt.

« Je suis heureux de te voir ! Après tout ce temps je craignais le pire ! Excuse-nous pour l'accueil, les nouvelles ne sont pas bonnes pour le village, mais entre avec moi je vais t'expliquer...
Gekido a prévu d'attaquer le village, il serait sous la coupe d'un certain Uzumaki Sugishi, Kazami s'est rendu et nous a prévenu, toute nos enquêtes rendent à prouver que ce qu'elle a dit est vrai... Elle a peut-être fait du mal, mais elle n'a jamais été une menteuse... »


Les informations fusèrent rapidement alors que le Juunin accompagnait d’une marche méfiante celui qui serait désormais son nouveau « supérieur ». Enfermé dans un mutisme neutre, le shinobi écoutait Kimino attentivement. Ses yeux s’exorbitèrent brutalement. La fameuse et maudite s’était rendue, celle-là même qui trainait un regard de chien battu lorsqu’elle devait affronter son destin, mais comme une bâtarde battue, elle ne fit que de s’enfuir, y délaissant tout son honneur, ainsi que sa prétendue renommée. Kimino n’était probablement pas informé de cet affrontement. Cependant, on lisait dans le regard du Hokage, quelque chose de différent d’autrement. Il parlait de son ancienne sensei avec empathie, mais gardait une fermeté qui tendait à rassurer le Kitto. Gekido serait également de retour, accompagné de nouveau par un Uzumaki. Qu’était-il advenu de cet homme qui avait fini par perdre également sa dignité ? Lui, le plus haut traître jusqu’alors jamais porté ? Il s’apprêtait à attaquer le village de Konoha ? Pourtant, il n’était pas le moins à connaître la puissance du village réuni, aussi puissant qu’il puisse être, de nombreuses fines lames viendraient à s’interposer, et il finirait par rompre avant de s’éteindre dans les terres qui l’avaient accueillie, longtemps auparavant. Il n’était point cet homme sot, et dépourvu de bon sens. Tout semblait à penser que cette discussion mériterait d’être approfondie.
Le Kitto fixait fermement le Hokage Uzumaki. De nombreuses questions lui traversaient l’esprit… Mais par où commencer ?

« Kimino Uzumaki, « maître Hokage » ? Depuis quand l’es-tu devenu ? Et qu’en est-il des autres chefs de clans ? »


Comment Shinji pouvait-il appliquer une politique si souple, qu’elle permettait de mettre au pouvoir un homme dont les fonctions étaient aussi dangereuses, lorsqu’on connaissait son passif avec ceux que l’on connaissait comme étant les pires traîtres du village ? Avait-il été conseillé pour ce choix, Keisan avait-il seulement appuyé cette décision ? Mais… De toutes ses questions, il n’en restait qu’une essentielle aux yeux vengeurs du Kitto. Sa pupille toujours de pleine teinte illuminée, adressait du mépris sans retenue. Ce regard ne portait pas vers son vieil ami, et celui-ci le comprendrait aisément, mais ce mépris était porté à l’attention de celle qu’il souhaitait voir périr du bout de sa lame.

« Kazami Uzumaki est-elle dans le village ? »

Publié le 10/09/2020 à 19h33

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Chakra bleu

Kimino accompagnait Seijuro à travers le village, son rôle de Hokage ne lui permettait que très peu de temps pour lui. Il était content de retrouver son vieil ami. Cependant la haine qu'il avait autrefois pour Kazami et Gekido ne c'était pas estompé, Kimino ne pouvait pas lui en vouloir pour ça, il ressentait la même haine pour Gekido, et même s'il ne la ressentait pas pour Kazami, il la comprenait. Autre chose sembla chiffonner le Kitto, Kimino dans le rôle de Hokage ne semblait pas lui convenir, mais le village avait bien tenu sans lui, et il n'était plus reelement en mesure de juger après trois ans d'absence sans accord. Mais au nom de leur amitié, Kimino n'allait pas chercher la petite bête.

« Je suis Hokage depuis deux ans, Chikara Azukiyo est Hokage avec moi, et Kirishitan Risako l'était aussi avant son décès. Ah oui... Les Kirishitan de Iwa on rejoint le village, et les Kitto sont revenu... les clan Chikara et Kirishitan n'ont pas de chef pour le moment. Shimazu est le Uzumadono et Keisan le Kittodono... »


Les informations était en pagaille, mais Kimino n'avait vraiment pas le temps. Il devrait déjà être vers Mako à l'heure qu'il est. Même si vu sa charge de travail, il était toujours en retard, il n'aimait pas ça.

« Désolé, la position de Kazami est top secrète.. »


Même si la rumeur se chargerait rapidement de lui donner des indices. Alors que Kimino allait demander à son ami où il était tout ce temps un homme masqué apparu devant lui.

« Un message de la part de Uzumaki Mako ! »


Puis il disparu aussi vite qu'il était apparu. Kimino ouvrit le contenu du message en prenant soin de ne rien dévoiler à Seijuro. Peut-être que cela concernait des affaires qui ne le regardait pas...

« Je dois partir désolé. Tu es chez toi ici, ta maison est resté dans l'état que tu l'as quitté, peut-être un peu de poussière en plus... On se revoit quand j'aurais un moment. »


Kimino disparu rapidement dans le village, il devait aller à la prison surveiller Kazami pendant l'apprentissage de Kano...

HRP : Merci pour le rp. Seijuro est maintenant libre de rp et de se promener dans le présent à Konoha.

Publié le 10/09/2020 à 22h12

Au poing divin
Chakra bleu

Le nouveau pourvu au poste de Hokage semblait avoir changé depuis le temps qui séparait les deux amis. La relation entre les deux hommes avait forcément été émoussée, par la distance qui les éloignait, mais qu’en resterait-il lorsque chacun d’entre eux aurait démontré à l’autre toute l’étendue de son évolution ? Serait-il toujours en accord l’un avec l’autre ? Ou s’éloigneraient-ils encore davantage de sorte à dénouer un lien d’appréciation réciproque ? Seijuro n’était définitivement plus le même, bien que sa nature restât inchangée, il avait voyagé et vécu bien différemment de cette vie qui semblait avoir établi un engrenage infini. Kimino, lui, semblait s’être complètement accaparé de son nouveau rôle, et semblait s’en enticher à loisir. Les deux hommes, à peine de nouveau réunis, que déjà son rôle lui imposait un départ soudain. En même temps, il n’était certainement pas prévu pour lui de faire un détour par les portes, pour accueillir celui qui pouvait s’apparenter à un renégat. Et pourtant, il l’avait tout de même fait.

Au détour d’un résumé trop hâtif, Seijuro retint tout de même les informations qui lui étaient indispensables dans un premier temps. A savoir, la légitimité de Shimazu et de Keisan au sein de leur clan respectif, tandis qu’un nouveau chef Chikara semblait avoir été élu. A l’époque, Chikara Len semblait être le prétendant le plus à même de devenir une nouvelle figure, et pourtant, aujourd’hui ce nom ne semblait pas être en tête d’affiche, au profit d’Azukiyo. Un shinobi ou une kunoichi ? Il n’en savait même rien, que déjà il s’amusait de l’idée. Le village avait-il atteint une forme d’équilibre ? Tout sur le papier pouvait le paraître et pour autant, une atmosphère sombre se dégageait de ces lieux, le visage de chacun des « gardiens » et de chacun des shinobis était masqué. Konoha était-il devenu le village de la honte et de la supercherie ? Qu’elle était ce froid glacial qui avait recouvert cette ancienne atmosphère chaleureuse et dont un rougeoiement chaleureux dans l’âtre hébergeait la flamme de toute une nation ?

« A bientôt, Hokage-sama. »


Quelques mots élancés dans une forme de bienveillance, comme un appui, un soutien d’accord envers cet homme. Parce qu’au-delà de son lien étroit avec la clandestine, il était un modèle de droiture et de responsabilité. Seijuro ne souhaitait pas en rester là avec le chef promu, mais sur le dernier instant, il souhaitait lui envoyer des ondes positives.

Et puis, une information bien plus sombre avait été enregistrée : Kazami était bien présente en ces lieux, que sa position soit maintenue secrète n’était pas un problème car elle semblait s’être rendue par elle-même. Et d’aussi loin que le regard de Seijuro pouvait se porter, l’information de sa position ne resterait pas muette bien longtemps. Pour le moment, le Juunin savait qu’il fallait déporter son attention sur d’autres rencontres, d’abord celle de Keisan et de Shimazu, mais également celle d’Imawara. Qu’était devenu celui qui fut anciennement son disciple ? Qu’était devenu son ami ? Et quid de son compère d’un autre clan ? La dernière pouvait attendre, sûrement enfermée et enchainée, son heure sonnerait le glas suffisamment tôt.

La brise soufflait. L’homme disparut dans les ruelles du village. Un village qui semblait n’être plus que le reliquat de son glorieux passé.

Publié le 11/09/2020 à 19h30