Voyager, mais avec confort !

L'intendante

Quelques heures plus tard...

Bien qu'avançant lentement, le groupe venait enfin d'atteindre les plaines de Hai. Bien évidemment, les chemins montagneux couplés aux nombreux ponts installés n'y étaient pas pour rien. Kumo était un village caché parmi les montagnes et cette situation était autant un avantage qu'un défaut. Bref, le moyen de locomotion était étrangement bien moins lent qu'il ne semblait l'être et la Miwaku semblait choisir les porteurs avec un certain intérêt. Il était plus que probable qu'ils étaient des utilisateurs de Chakra et qu'ils usaient de cette énergie pour se déplacer à cette vitesse. Hidemi avait décidé de se taire pendant une grande partie de la route afin de tenter de mettre un nom sur les deux visages, mais rien... Ils n'existaient pas dans sa mémoire. Était-ce inquiétant ? Oui, totalement.

« Faisons un petite pause, il est midi et je préfère manger tant que nous sommes sur le territoire de l'Empire. »

Plusieurs rochers étaient à gauche du groupe, Hidemi décida de s'asseoir pour pouvoir retirer son sac et y saisir plusieurs onigiris. En temps de mission, elle tentait de se nourrir de manière à pouvoir user de sa gourmande capacité de senseur... Le palanquin de Asae fut posé au sol et les gardes se mirent à saisir un objet afin de le déplier en une sorte de table. L'un fut capable de faire chauffer une bouilloire en posant simplement sa main dessus. Ainsi, un Miwaku était capable d'user du Katon, intéressant.

« Tu n'as pas oublié ton repas, Kazuko ? »

Dame Asae se mit alors assise sur une petite chaise et se mit à déguster son thé express durant que ses gardes préparaient le repas dans le plus grand silence. La Okasan était à 7 mètres de Hidemi.

Publié le 02/10/2020 à 10h34

Okasan

« Jeune Kazuko, souhaites-tu te joindre à moi ? »

Asae le fit exprès, elle jouait des nerfs de Hidemi, celle-ci était la seule Hattori et son clan avait suffisamment dirigé sa vie.

« Mes gardes sont en train de faire un curry. Ils peuvent le faire en moins de 10 minutes, tu te rends compte ? »

La Okasan le savait, tant qu'elle n'était pas en territoire hostile, elle pouvait se permettre de vivre dans le luxe. Elle fit un signe à Kazuko de la rejoindre tandis qu'un garde lui déplia une chaise. En l'éloignant de la vieille intendante, elle pourrait peut-être s'en servir plus tard...

Publié le 02/10/2020 à 10h37


« Ne vous inquiétez pas pour moi, lady Hidemi. Je me suis préparée le nécessaire avec l'aide de Kohana. »

Elle sortait de son sac des Terryaki et se tournait vers l'intendante.

« Vous en voulez ? Je peux vous partagez mon repas, ce n'est pas un problème. »

Le jeune femme lui souriait avant d'être interrompue par l'Okasan. Ses yeux s'ecarquillaient à la question de celles-ci.

« Avec grand plaisir dame Asae. »

Kazuko terminait à peine sa phrase que l'un des deux inconnus déployait une chaise pour elle. Avant de s'y installer elle donnait des boulettes de viandes caramélisées à Hidemi en lui faisant un clin d'œil, puis rejoignait à sa table. Un peu hésitante, elle s'asseyait sur la chaise. L'héritière lui parlait de la capacité de ses gardes à pouvoir préparer tout d'une rapidité hallucinante.

« Certes, mais ils doivent user de pas mal de leur chakra pour faire tour cela. »


« C'est tellement plus conviviale de le préparer à plusieurs. »


« Cela ne vous manque pas de partager quelque chose avec quelqu'un ? »

Elle le savait mieux que quiconque que l'Okasan souffrait de l'absence certains kumojins qui ne sont plus. Si elle pouvait l'approcher de cette manière pour être la consolante, elle le ferait.

Publié le 02/10/2020 à 11h50

Jumelle N°2

Nous étions missionnées, Raika et moi-même pour être les ombres de cette mission. Étais-je heureuse ? Bien plus que cela ! Pour tout dire, j'avais même arrêté mes séances masochistes afin d'être en pleine forme le moment venu. Je refusais que mon corps me fasse défaut lors d'une mission. J'avais également cessé de voir Kuraso quelques jours avants, m'obligeant ainsi à me concentrer sur une chose unique. Les missions pour moi étaient chose sacré ! Nous pouvions tuer, si un risque était apparent et ne devions rendre de compte à personne, ou presque. Oui, je reconnaissais que si j'aimai à ce point les missions, c'est que souvent, j'aimais quand celle-ci se terminait en bain de sang. Bien évidemment, j'étais incapable de savoir si celle-ci serait de ce genre-là, mais une chose était certaine, il y avait plus de chance de goûter au sang chaud à l'extérieur du village, qu'à l'intérieur de celui-ci.
J'avais littéralement emmerdé ma jumelle des jours avant avec toute l'excitation que m'apportait cette nouvelle viré en dehors de l'enceinte du village. J'étais comme ça...

Et à peine lorsque nous avions nous aussi fini par franchir les portes du village, je n'avais pu m'empêcher d'évoquer mes espérances à Raika:

« J'espère vraiment qu'on va pouvoir jouer les bouchères et baigner dans des viscères, t'es pas d'accord Raika ?! »


Depuis le départ de notre mission, nous étions restées en retrait, observant ce petit groupe avancé de manière autonome. Guettant les danger éventuel, bien que peu probable puisque nous étions aux abords de Kumo. Nous nous sommes finalement jointes au groupe lorsque ceux-là prirent la décision de faire une halte pour manger.
D'un sourire malicieux, je saluai l'intendante.

« Hidemi, un plaisir de te voir ! Je suis heureuse de partager cette longue route en ta compagnie ! »

Publié le 02/10/2020 à 13h20

L'intendante

« Hum.. Merci.. Kazu.. »

Avant qu'elle ne puisse terminer sa phrase, la Okasan interrompit la membre du clan Hattori dans le seul objectif de la séparer de son élève. Hidemi se tut, ceci était si habituel pour elle. La Hattori n'avait pourtant pas l'habitude que quelqu'un s'intéresse autant à elle. Genichi avait été un bon élève, mais il avait été éduqué de sorte à devenir un véritable assassin et sa relation avec Hidemi s'était généralement limité à cela. Pour dire vrai, l'intendante venait de réaliser l'importance d'une relation sociale avec son élève, celle-ci semblait lui accorder plus d e temps que quiconque... Soudainement, l'une des jumelles vint lui parler. Tout en dégustant l'un des dons de Kazuko, elle prit alors la parole :

« Ah Reika ! Je suis contente de te voir. Comme tu le sais, cette mission est particulière. Asae-san va devoir discuter avec le chef de la citadelle et lui annoncer la décision de Kumo. »

« Tu dois te douter que cela risque de mal se passer. C'est pourquoi nous désirions nous faire accompagner par les deux expertes en élimination rapide. Comment allez-vous ? »

Hidemi ne disait pas cela par simple plaisir de discuter, elle énonçait tout fort la position complexe de la Okasan...

Publié le 03/10/2020 à 16h22

Okasan

« Oh jeune Kazuko ! Malheureusement, une dame doit apprendre à vivre seule et à abandonner ses semblables. Le temps est souvent cruel, tu l'apprendras bien vite. »

Elle porta son thé à sa bouche et une fois la tasse de nouveau sur la table, elle reprit alors :

« Le Chakra est une énergie, il faut l'utiliser, ne penses-tu pas ? Mes hommes sont endurants, ils sauront tenir. »

La mèche de la Miwaku cachait habilement son œil de verre tandis que sa main gauche était factice, mais partiellement articulée via une prothèse unique en son genre.

« Tu es une jeune Miwaku bien charmante, que fais-tu de ta vie ? J'ai l'impression de te connaître... »

Publié le 03/10/2020 à 16h33


L'une des deux jumelles finissaient par rejoindre le petit groupe et ignorait totalement les Miwaku s'adressant directement à l'intendante. La discussion était plus qu'intéressante entre les deux femmes. Si seulement les deux clans pouvaient trouver un compromis ou une réelle entente, les évènements se dérouleraient beaucoup mieux. En entendant les ignobles paroles de l'Okasan, la jeune fille se concentrait à nouveau sur elle. "Abandonner ses semblables", voilà à quoi servait son enseignement de la défunte ? Kazuko tentait de cacher la colère qui montait en elle en utilisant son éventail pour se cacher et de sourire légèrement.

« Ne vous inquiétez pas dame Asae, je sais beaucoup de choses sur les misères qui englobent nos semblables. Mais ne serait-il pas mieux de régler les vraies problèmes plutôt que de vivre seule ? »

Elle affichait un plus grand sourire encore en mangeant quelques bouchées de son repas. La femme qui la conviait à sa table l'avait dégoûté et la faim n'était plus. Utiliser du chakra d'autrui pour son petit confort et délaisser son peuple, voilà ce qu'était advenue cette femme. Le respect que portait la jeune fille à son égard s'effaçait. Elle ne valait pas mieux que les autres membres du clan. L'aspect de cette femme représentait ce qu'elle semait au sein des siens. L'abandon et les plaisirs multiples au profit des autres.

« Pour ma part, je penses que le chakra ne devrait pas être utilisé à tord et à travers. Vous le savez peut-être dame Asae, mais lorsque notre corps cumule autant de fatigue par cette "énergie" nous sommes propices à de nombreuses maladies de cette source qui nous permet bien des choses. »

La jeune Miwaku ne touchait plus à son repas laissant la moitié de ce qu'elle départageait déjà auparavant avec son Sensei. L'Okasan finissait par demander ce que Kazuko faisait de sa vie.

« Je m'occupais de divertir des hommes par la danse dans un bar très luxueux à Kumo avant de venir avec vous, ici. »

Elle ne disait pas plus et attendait de savoir ce que l'aînée dirait. En tout cas une chose était certaine, les deux femmes n'avaient pas les mêmes points de vue et cela pourrait engendrer des désagréments au long du voyage. L'abstinence était le mot d'ordre pour Kazuko si elle ne voulait pas échouer à sa mission secondaire de nouer un ancien lien avec Asae.

Publié le 03/10/2020 à 19h59

Okasan

« Tu sembles être une jeune femme dotée d'un grand caractère et tu sembles aussi très intelligente. Auparavant, je te ressemblais tellement, Kazuko-san... »

Asae n'en voulait pas spécialement à la jeune fille, elle se retrouvait en elle. Kazuko finirait par comprendre que la vie n'était pas aussi simple qu'elle ne semblait l'être. Elle semblait belle et avenante et elle finissait par s’effondrer sous son propre poids... La Okasan était encore bien jeune, mais ceci ne l'empêchait pas d'avoir beaucoup de recul sur ce monde. Sans le savoir, Kazuna s'était attelée à créer une femme intelligente et détestable. Asae détestait ce monde et elle ne tenterait pas de le modifier. Elle n'était ni rien ni personne pour le faire. Malgré ça, la femme comptait bien se jouer des autres pour sortir de cette manipulation perpétuelle...

« Je m'excuse de ton ancienne condition, mais je ne peux batailler sur chaque front. »

Les deux porteurs se mirent à dresser la table et se retirèrent ensuite pour manger des onigiris. Asae se mit alors à goûter au curry. Elle soupira.

« Il manque cruellement de saveur. »

La femme ne pouvait pas toujours déguster de tels plats, une Geisha étant toujours en obligation de devenir une bête de foire pour chaque rendez-vous. Le soleil devenait pesant pour la jeune femme préalablement enroulée dans plusieurs kilogrammes de tissus.

« Je m'excuse pour cette dramatique expérience. Malheureusement, certains Miwaku semblent se servir des femmes du clan pour réaliser des choses parfois douteuses... Je dois te l'avouer, je ne peux tout contrôler. Si tu souhaites éviter ce monde, évites Miwaku Raiko. »

Le ton de la femme semblait plus agressif, elle venait de parler d'un individu qu'elle ne respectait pas du tout. Ce type était une ordure manipulant quiconque sur son chemin. Asae, bien que tordue, n'était pas aussi cruel que le fils de la précédente Okasan. Elle le savait, elle n'en faisait pas assez pour son clan, mais n'agissait-elle pas sur le long terme en brisant ses propres chaînes ? Elle avala alors une quatrième cuillère qui signifia sa dernière bouchée. Une dame ne devait pas trop manger avant une telle réunion...

Publié le 04/10/2020 à 13h23

Jumelle N°2

J'observai du coin de l'œil la Miwaku et sa gourou. Je n'avais rien contre ce clan. Mais, c'était des êtres faibles et chaque individu apte à contrôler du chakra et gâchant ce don me répugnait, et je devais bien dire que les Miwaku excellaient en cela. Bien sûr, il fallait toujours une exception à la règle, celle-ci devait être le dénommé Genichi, le seul membre de ce clan à avoir été capable de sortir du lot. D'ailleurs, Hidemi ne devait pas y être pour rien en cela... Malgré une telle pensé, mon visage restait souriant.

J'écoutai les dires de Hidemi. Et je souriais davantage lorsqu'elle précisa la nécessité d'être accompagné par deux expertes en élimination rapide. Je ne souriais pas face à ce qui pouvait être interprété comme un compliment, mais, surtout car elle avait annoncé qu'il y a de grande chance que tout se déroule mal et que nous ayons besoin d'intervenir. Cette idée me plaisait... J'avais envie d'avoir du sang sur les mains ! Mon dernier meurtre était Sekutsu, et celui-ci n'avait rien eu d'excitant... D'ailleurs, peut-être, devrais-je en parler avec Hidemi ? Nous n'avions toujours pas évoqué ce sujet... Ceci dit, la route jusqu'à Suna serait longue et du temps pour discuter, nous en aurons bien trop...

« Hé bien, espérons que nos talents soient utiles à Kumo ! Nous avons hâte d'y être ! »


J'aurai pu laisser échapper un léger applaudissement en disant cela. Mais j'étais une Hattori fière et je n'allais pas me donner en spectacle de la sorte devant témoin.

« Une chose est sûr, nous sommes en pleine forme ! Prête à offrir souffrance et mort ! »


Publié le 06/10/2020 à 12h24


Celle que la femme idolâtrait plus jeune devenait une grande déception. Tout ses espoirs qui lui paraissaient si loin en l'espace d'un repas en compagnie de l'Okasan. La pauvre défunte devait se retourner dans sa tombe à l'heure actuelle ! Elle savait ce qui ce passait dans les quartiers et le disait indirectement qu'elle n'en avait que faire... Elle attirait son attention tout de même en parlant de Miwaku Raiko. Un nom qui était bien connu du clan et que Kazuko avait rencontré bien avant l'annoncement de la mission pour Konoha. La jeune femme, l'éventail à la main pour se rafraichir un peu, rétorquait à sa doyenne.

« Miwaku Raiko... Un nom connu de tous, mais impossible à déchiffrer. Le bellâtre sous ses manières cache bien son petit jeu. Je vous suis reconnaissante de me mettre en garde face à un tel homme, mais n'ayez crainte, il n'y a nul besoin de cet homme pour que nos quartiers ne connaissent que les mots plaisirs dérivant à la prostitution et à la magouille. »

Elle finissait par se lever de sa chaise dans le plus grand calme et faisait une révérence à l'Okasan avant de s'éloigner de celle-ci.

« Je préfères continuer notre conversation un autre moment si cela ne vous ennui pas. »

Elle lui souriait le visage adoucit. La mission s'annonçait rude pour la Miwaku, car les mots étaient parfois plus perçants que des lames. Si cette femme voulait rester un simple jouet ne voulant réellement lever le petit doigt sur la situation catastrophique qui se passait à Kumo, alors Kazuko changerait les choses à son retour par elle-même !
La jeune femme écoutait en même temps la conversation des femmes Hattori. Souffrance et mort, voilà ce qu'elle retenait... Malheureusement, il fallait l'admettre que si nous voulions la paix, la guerre devait faire rage et causer de terrible dégâts humains. La danseuse se perdait alors dans ses pensées en observant le magnifique horizon qui s'offrait à tous.

Publié le 06/10/2020 à 19h52

L'intendante

Asae semblait vexée, rien de plus satisfaisant pour la Hattori qui ne pouvait s'empêcher de sourire en constatant cela. Elle observa la jumelle pour lui répondre :

« Économisez votre énergie, votre aide est précieuse pour le groupe. Lors des négociations, nous allons devoir faire profil bas. Notre objectif étant d'en apprendre plus sur le Shogunat en préparation. Nous devons impérativement en savoir plus sur la citadelle. J'ai déjà
croisé le gouverneur, c'est un homme sûr de lui, nous devons donc user de cette information et ne pas nous faire surprendre par son calme. »

Lors de cette rencontre, l'homme s'était fait inventer à un petit repas au coin du feu dans un silence pesant. Il n'avait pas été effrayé par les Shinobi et Hidemi avait pu ressentir comme quelque chose de bien étranger chez lui... Elle se leva alors, le repas avait été rapide. Elle prit la parole :

« Ne perdons pas trop de temps. Nous devons encore traverser de nombreuses contrées et j'aimerais pouvoir dormir dans une auberge ce soir. »

Ce n'était pas pour rien, Asae devait rencontrer quelques marchands pour mettre en place des accords commerciaux avec Kumo. Les deux gardes Miwaku semblaient déçus, ils venaient tout juste de commencer à manger, Hidemi avait bien évidemment fait cela exprès. Elle remit son sac sur ses épaules, il était l'heure de partir et le dîner se ferait sûrement sur la route...

Publié le 10/10/2020 à 17h20


« Ne perdons pas trop de temps. Nous devons encore traverser de nombreuses contrées et j'aimerais pouvoir dormir dans une auberge ce soir. »

Kazuko sortait de ses pensées en entendant son Sensei qu'il était temps de reprendre la route. Un voyage qui promettait d'être long et pénible. Malgré le nombre restreint dans le groupe, il y avait pas mal de petites tensions vis à vis des deux clans. Mais aussi une lourde déception à porter comme un fardeau après temps d'années d'espoirs et de prières.

« Je vous suis, lady Hidemi. »

La petite troupe rangeait ses affaires. Dame Asae n'avait nullement besoin de faire d'effort avec les confrères de la jeune Miwaku exaspérait que celle-ci les utilisait comme de vulgaire toutou. Les jumelles ne disaient plus rien et se contentaient d'observer, quant à Hidemi c'était elle qui ouvrait à nouveau la marche. La danseuse préférait rester à côté d'elle pour la continuité du voyage.

Publié le 24/10/2020 à 23h26