Lettres d'adieux


Konohagakure no satô, Prison

Année 10 | Printemps
Eisenin Maudit

HRP : Ce rp ce situe le lendemain de du RP "l'opération trompe-la-mort".


Lorsque l'aube se leva, un rayon de soleil entrant par un minuscule trou du mur vint réveiller la kunoichi endormie. Vidée de son chakra par l'opération de Seito, elle avait était rapidement tombée dans un profond sommeil sans rêve. Les yeux ouverts fixant le plafond, elle médita. Finalement, ça ne s'était pas si mal passé. Le jeune Kano s'était bien débrouillé. Elle eu un petit sourire en repensant à lui. Quelque part, elle se retrouvait dans ce jeune Chikara. Prête à tout pour sauver les siens. Il avait le potentiel de la dépasser un jour. Un jour. Allait-elle sortir de cette prison ? Les espoirs étaient de plus en plus faible. S'ils pouvaient la pardonner, elle serait sortie depuis longtemps. Non, ils allaient l'exécuter. Quelque part, au fond d'elle, elle le savait. Sa vie ne tenait plus qu'à un fil. Le regard de Kotaro lui avait prouvé tout ça ... Ancien camarade, il l'avait regardé comme une ennemie. Un regard que la jeune femme ne pouvait supporter encore une fois.

Elle se tourna dans son lit.

Mako ... Kimino ... étaient-il toujours de son côté ? Kazami avait des doutes ... Même s'ils l'étaient, clairement les règles du jeu avaient changé. A présent, Konoha était un village unifié. Les clans semblaient sans frontières entre eux. Une nouvelle époque. Une bonne époque ? Elle en doutait. Cette nouvelle politique sonnait fausse à ses oreilles. Plus de liberté ou moins de liberté ? Aucune liberté. Surtout pas pour elle. Y a-t-il un village où les ninja sont libres ?

« Un jour, on fondera notre propre village. Un village où nous serons tous libres ! Tu imagines ça, Kazami ? »


Ces paroles raisonnèrent en écho dans sa tête. La liberté. Un mot que la Kazami de l'époque ignorait. Ses voyages avec Gekido lui avait ouvert les yeux. Konoha était loin d'être le merveilleux village de ses pensées. La réalité était bien plus difficile à accepter.

« Où es-tu ... Qu'as-tu fais encore ... demanda-t-elle au Gekido de ses pensées. »


Des images de Gekido possédé par Enoshima lui revint, et une larme coula sur sa joue. Il devait tellement souffrir ... Une telle haine ... dans un esprit aussi bon que Gekido... Pouvait-elle encore le sauver ? Cela faisait des années qu'elle essayait. Pourquoi n'arrivait-elle pas à abandonner ? Ne serais-ce pas plus simple d'abréger ses souffrances ? Le pourrait-elle seulement ?

Elle s'assit, se frottant les yeux et chassant cette maudite larme de pitié. Elle fut inspirée alors elle attrapa quelques parchemins vierges et de l'encre.

« Si ma fin arrive bientôt, j'ai encore des choses à dire. »


Elle écrivit quatre lettres. Une pour son frère, Shimazu. Une pour Kano, son nouvel élève. Une pour Kimino et une pour Mako. Elle prit son temps, car du temps, elle en avait à revendre en prison. Et lorsqu'elle eu finis, elle posa simplement les rouleaux sur le petit bureau. Elle aurait aimé les sceller, mais elle ne pouvait pas recourir à son chakra. Et puis, Mako voudrait probablement toutes les lires avant de les donner à chacun des destinataires.
L'Eisenin s'assit alors sur son lit, s'adossant au mur de pierre. Elle sourit. Ces lettres l'avaient soulagée d'un poids.

HRP : J'écrirais les lettres quand les différents personnages ouvriront les rouleaux.

Publié le 08/10/2020 à 18h06

La Dame de Fer

La Dame de Fer errait dans les couloirs de la prison. Elle s’imprégnait de ses murs, de son silence, de cet environnement hostile. Peut-être qu’elle-même, bientôt, elle serait enfermée dans cet environnement. Ce qu’elle faisait été dangereux, et elle le savait pertinemment. Une sorte de valse… Non, un tango avec sa propre vie. Pour autant, elle n’avait pas peur.

La Dame avait eu une vie remplie. Elle avait pu mettre au monde deux magnifiques fils qui avaient chacun leurs caractères. Elle avait eu la chance de défendre son clan, les siens. Elle avait eu la chance de rencontrer l’amour. Elle avait eu l’honneur d’être la femme d’un mari qui s’était sacrifié pour l’union. Elle avait même pu élever ses enfants en se dédiant corps et âme à leur éducation. La République, Konoha, leur avait permit d’éviter tant la violence du monde extérieur. Est-ce qu’il en serait toujours le cas ? Elle devait avoir la foi. Elle devait croire au bon sens de chacun. C’était le pari qu’elle faisait.

Elle avait commis des erreurs, des fautes de parcours, mais qui n’en ferait pas ? La Zélée ne faisait malheureusement pas exception à la règle. Elle était faillible. Est-ce que ses actes en étaient une ? Au final, elle n’en savait rien. Seul l’avenir lui soufflerai la réponse. Pour autant, elle n’avait pas le choix. Pour l’avenir, elle devait le faire. Pour le futur. Pour ses enfants. Même si cela se soldait par sa mort. Son sacrifice ne serait pas vain.

Arrivant dans la cellule de Kazami, la Dame de Fer s’asseya sur son lit. Puis, quelque chose attira son regard. Des lettres ? La Zélée les récupéra, et s’empressa de les ouvrir. Kazami… Qu’avait-elle bien pu anticiper ?

HRP : Mako ouvre les lettres

Publié le 28/10/2020 à 14h30

Eisenin Maudit

Shimazu

Cher frère,

tu dois être encore très en colère contre moi ... Je sais à quel point tu n'aimes pas les lettres. Mais j'étais bien obligée cette fois-ci. Le jour où tu reçois cette lettre je suis probablement morte ... ou pire. Ce sont donc quelque part mes dernières paroles. Je tenais tout d'abord à te dire à quel point je t'aime, grand frère. Ces dernières années ont été difficile pour nous deux, et je sais que plus je m'approchais de Gekido, plus je m'éloignais de toi, et tu en as beaucoup souffert. Ensuite, je tiens à m'excuser ... pour tout ce que je t'ai fais enduré. Tu as du porter le poids de mes erreurs plus que n'importe qui d'autre.
Je t'ai confié ma fille, la prunelle de mes yeux. Je l'aime tellement .... Je sais que tu lui donnera tout ce qu'il faut pour qu'elle devienne une incroyable kunoichi. Le jour où elle sera prête, que tu souhaitera lui dire la vérité sur ses origines, j'aimerai que tu lui fasse lire la suite de cette lettre ...

Hanabi,

Shimazu vient probablement de te dire pour tes origines. En effet, Gekido et moi sommes tes parents. Saches tout d'abord que tu as toujours été désirée. Gekido était tellement aux anges en apprenant que j'étais enceinte de toi ! Nous t'aimons plus que tout. C'est pour te protéger que nous t'avons confié à Tsubasa et Shimazu. Comme tu le sais, nous avons fais beaucoup d'erreur, commis beaucoup de crimes .... Mais notre amour a toujours été pur à ton égard. Tu étais notre lumière dans l'obscurité de nos pas.
Je ne suis probablement plus de ce monde où alors à l'autre bout. Dans tout les cas, ne cherche pas à me rejoindre. Construit ta vie, fais tes propres choix ... Je n'ai aucun doute sur la magnifique femme que tu es devenue. Ne t'encombre pas du poids de nos erreurs, tu n'en ai nullement responsable. Sache simplement que nous t'aimons de tout notre coeur...

Kazami.

Publié le 31/10/2020 à 14h03

Eisenin Maudit

Kano

Kano,

mon cher élève. Je n'ai pu être ta sensei que très peu de temps, j'en suis navrée. Mais même si peu de temps passé avec toi m'ont permis de beaucoup réfléchir à l'avenir de notre village. Tu portes en toi la flamme de Konoha, il n'y a aucun doute. La fleur de l'avenir. Continue dans cette voie que tu t'es tracée, je sais qu'elle portera ses fruits.

Tu vas probablement devenir un Eisenin puissant, probablement bien plus que moi. Tu en a les capacités et la motivation. Si jamais je suis encore de ce monde, il y a bien deux trois secrets que j'aimerai t'enseigner, si tu le souhaite. Je sais que tu sauras me retrouver.

Veilles sur Seito. Il a besoin de toi. Les amis sont quelque chose de très précieux, qu'il faut entretenir et chérir. Votre duo va réaliser de grandes choses, j'en suis certaine. Ma rencontre avec vous était enrichissante, et m'a ouvert les yeux.

Prend soin de toi, mon jeune élève ...

Kazami.

Publié le 31/10/2020 à 14h11

Eisenin Maudit

Kimino

Cher élève,

Hokage. Quoi de plus gratifiant pour un sensei que de voir son élève devenir Hokage ? Je ne t'ai jamais félicité pour ce poste ... Pour avoir été bras droit je sais à quel point il est prenant et demandeur de sacrifices. Parfois je suis désolée que ça te soit arrivé à toi. J'aurais aimé être à tes côté pour cette épreuve ... Mais d'un autre côté, je sais que j'en suis également responsable.
Je sais que la colère a toujours animé ton coeur, et plus encore aujourd'hui. Tu me hais probablement, et je ne peux que le respecter. Je regrette tellement ... J'espère que tu feras des meilleurs choix que les miens ... Je sais que l'élève a surpassé le maître depuis bien longtemps.

Je sais qu'un jour Gekido viendra, et que voudra te venger. J'aimerai, en dernière volonté par cette lettre, que tu ne te laisse pas aller à la colère. Je sais mieux que personne les sentiments que peut provoquer Gekido, et je ne veux pas que tu finisse comme moi. Tu vaut bien mieux. Un avenir éclatant s'offre à toi, tu n'as qu'a l'embrasser. Laisses ta haine et ta rancoeur de côté. Konoha doit avancer.

Kazami.


Mako

Mako,

je ne sais pas trop pourquoi je t'écris cette lettre. Mes autres lettres parlent d'amour, celle-ci parlera d'espoir. J'ai du mal à évaluer tes objectifs pour Konoha. Mais je sais qu'ils sont tournés vers l'avenir. Tes idéaux sont loin de miens. Mais finalement, ce n'est peut-être pas plus mal.. ? Je suis envahi par le passé, un passé qui ne me lâche pas, qui me collera toute ma vie. Un fardeau que j'arriverai peut-être à alléger, mais jamais à m'en débarrasser.
Tu as aussi un lourd passé, dont je suis partiellement responsable. Mais tu as réussis à en faire une force et non un handicap, ce que je ne peux qu'admirer.
Kimino est jeune, et sentimental. Il a besoin de toi pour construire le nouveau Konoha. Mon rôle de sensei avec lui est fini depuis longtemps, et je n'ai plus aucune légitimité à lui fournir des conseils. Mais il a besoin d'être entouré, soutenu. Il peut devenir un leader encore plus incroyable, je le sais.
A l'heure où tu lis cette lettre, je suis probablement morte ou échangée à Gekido. Je sais qu'il viendra me chercher, et je ne vous en voudrais pas de me vendre... Je sais que la paix nécessite des sacrifices, et ce n'est que juste retour des choses que d'être l'un d'entre eux. Ne t'inquiète pas pour moi, je m'en sortirai. Je ne laisserai plus Gekido corrompre mon âme. Je serais du côté de Konoha, toujours.
Si je suis morte ... et bien je le suis en paix. Konoha est entre de bonnes mains, surtout avec cette jeunesse incroyable que j'ai pu rencontrer.

Kazami.


Publié le 01/11/2020 à 19h56

La Dame de Fer

La Dame de faire lu attentivement chacun des lettres. Une fois, deux fois, puis une énième fois. Elle était pensive. Est-ce que c’était ça, la vision de Kazami ? Où n’était-ce là qu’un énième moyen de justifier ses actes horribles ? Elle n’en savait que trop rien. L’Eisenin maudite était difficile à cerner. Elle était humaine, faillible, et elle avait fait les pires choix possibles.

Mais à sa place, aurait-elle agi de même ? Si finalement, elle avait eu une relation amoureuse sur le long terme avec l’Hokage Fou, aurait-elle adopté son point de vue ? Aurait-elle pu accepter et participer au massacre Chikara ? Une longue méditation sur la question suivit cet instant de lecture. Le monde allait mal. Le village allait mal. Et pourtant, le temps continuait son fil, sa route. Monsieur et madame tout le monde continuait sans se soucier de l’avenir, leur petit traintrain quotidien. L’inconscience, l’innocent espoir de pouvoir se raccrocher à des choses familières. Pourtant, de nombreuses choses allaient basculer.

En levant les yeux au ciel, elle ne pouvait voir qu’une cellule. Et pourtant, elle y voyait des nuages noirs s’amoncelait. Il n’y avait pas de courant d’air, et pourtant, elle sentait cette brise du désespoir souffler délicatement sur sa peau. Une sorte de tension présente dans son dos. Un très mauvais pressentiment. Elle avait peur pour l’avenir. Du village et des siens.

Publié le 07/11/2020 à 19h20