Plus jamais seule

La déchue

JOUR 1

Voilà, j'avais accompli ce que l'on m'avait demandé, et maintenant je me retrouvais seule dans une cellule dorée. La présence interne que j'avais pu ressentir c'était évanoui. Maintenant je me sentais plus seule que jamais. J'avais trahi mon village, mon pays, mon amour, tout ça pour me retrouver dans une prison dorée seule. J'avais passé une nuit étrange, j'avais rêver que je possédais d'innombrables richesse, l'amour de Kimino le pouvoir de diriger le monde. Ce rêve m'avait fait entrer dans un sentiments de bonheur et de plénitude absolue. Et puis au réveille, j'étais là, nue dans mon lit. J'avais froid, je n'avais rien ; jamais je n'avais ressenti le besoin de quelque chose, je ne le ressentais pas. Sauf ce matin, en me levant, je me regardais dans le miroir, nue, sans rien. Je n'avais pas de personne qui m'aimait, pas de puissance, pas de richesse, pas de terre, pas de maison, et à ce moment là même pas de vêtements. Jamais je n'avais remarqué ça dans ma vie mais ce matin c'était une évidence. Je n'avais rien... Il me fallait plus.

Rapidement, je mis simplement un kimono de satin qui m'avais était fourni dans cette pièce, et je m'asseyais sur le lit. Le contact du tissu sur ma peau était agréable, je ressentais le bonheur d'avoir ce kimono. Quelques instants, quelques minutes, puis je me dis qu'un collier finirait d'habiller mon cou, bien sûr je n'en avais pas, et cela m'énervait énormément, il me fallait un collier. Je passais tout le début de ma matinée à penser a cet hypothétique collier. Puis vint le petit-déjeuner, du pain, de l'eau, un peu de beurre. On voyait que Kumo n'allait pas dépenser des millions pour pe mettre à l'aise, mais j'étais satisfaite de pouvoir manger. Durant un instant... Une heure... Puis je le dis qu'un peu de confiture n'aurait pas était de trop, et cette énervement me repris. Je ne pensais plus au collier, je pensais à la confiture, et cela m'obsédait pendant une bonne heure.

Toute ma journée fût dicté par ce genre de réaction, ce rêve avait changé quelque chose en moi. Je ne voulais plus me contenter du minimum, être la gentille fille amoureuse du garçon, qui voit le garçon coucher avec les autres fille sans la toucher. Je ne voulais plus être la fille dans son coin, que l'on ne remarque pas, car elle n'a rien d'intéressant sur elle et en elle.

Je prenais une douche, et c'est à ce moment, que pour la première fois, je ressentais une sensation étrange derrière moi. Comme ci quelque chose c'était collé à moi, je me retournais en sursaut, et plus rien. Personne, juste moi et ma médiocrité, encore une fois nue, dépossédé de toutes choses. Comment pouvait on avoir si peu, comment cela était possible d'être aussi médiocre en tout. Encore cette énervement, il me rongeait jusqu'au moment de me remettre à lit, j'espérais refaire se rêve, le rêve qui me rendait toute puissante.

Vint le moment du couché, j'étais de nouveau seul, et sans rien. Il ne me restait que mes pensées. Je n'avais jamais était jalouse, mais ce soir je ne pensais qu'à Kimino. Pas comme d'habitude cependant, je l'imaginais au lit, avec sa pute Kirishitan, en train de lui faire ce qu'il devrait me faire. Pourquoi lavait il choisi elle et pas moi ? Pourquoi je n'avais rien ? C'est cette question qui m'accompagnait, jusqu'à ce que le sommeil trop pesant vienne m'emporter.

Publié le 11/10/2020 à 15h29

La déchue

Jour 12

Je n'avais jamais était jalouse, même quand je voyais Kimino avec des femmes. Je l'aimais, mais il ne m'appartenait pas. Pourquoi ne m'appartenait il pas ? Pourquoi était il pas à moi ? Son cœur, son corp, son âme, pourquoi tout cela n'était pas mien ? Je le méritais ! J'étais sur de le mériter, et ce dont j'étais sur également, c'est que cette Risako ne le méritait pas. Depuis presque deux semaines, je ne pouvais ôter cette obsession de mon esprit. Je le voyais, embrassant sa peau d'ébène, caressant son postérieur, sa poitrine, s'engouffrant dans son intimité fusionnant avec elle. Bien sûr je n'avais jamais était témoin de ce genre de situation, mais je l'imaginais très bien. Il aurait dû être à moi, il aurait dû me faire tout ça à moi ! J'étais furieuse à cette idée, ma poitrine se serrait, j'avais une boule à l'estomac et envie de me taper la tête contre les murs. Et pourtant, le soleil ne s'était pas encore levé, il n'était que le petit matin. Mais ma jalousie m'obsédait déjà.

Doucement je me sortais de mon lit, en tenu d'Eve comme d'habitude. Pourquoi n'avais je pas de vêtements pour dormir ? Et quand bien même j'en aurais, pourquoi n'aurais je pas le droit de dormir nue ? Mais tout de même pourquoi je n'avais pas de vêtements. Voilà le genre d'exercices auquel mon esprit s'adonnait tout au long du jour et de la nuit. Pour tout et n'importent quoi. Comme pourquoi le garde avec d'aussi belle lunette. Je n'avais pas de problème de vue, mais si ces lunettes devait être mienne ! Pourquoi je ne pouvais pas les avoirs ! Elles devait être à moi !

La solitude commençait à me peser, cela faisait douze jours que je ne croisais que mes geôliers, et durant ce temps, aucune n'avait dit un seul mot à mon égard. Pourquoi il ne me parlaient pas ? Je n'avais pas le droit à quelques mots ? Je voulais quelques mots ! Et alors, n'avais je pas le droit au silence ? Je voudrais tellement avoir le silence ! Je voulais un homme avec moi, une femme avec moi, du plaisir, de la douleur, de la joie, de la tristesse, de la peur ! Je désirais absolument tout je voulais tout posséder.

Encore une journée qui passa à toute allure, je retrouvais ma tenue d'Eve, j'adorais mon corps, mon corps je le possédais entièrement, il était tout à moi ! Mes bougies était maintenant éteinte, et voilà les images qui revenaient, Kimino, cette Kirishitan à quatre patte devant lui, puis elle le chevauchait, il la chevauchait. Je criais dans mon oreiller de toutes mes forces. Je ne supportais plus la jalousie, elle m'obsédait je voulais que Risako meurt ! Et qu'aucune autre femme n'approche jamais Kimino.

D'habitude, je trouvais le sommeil avec ces pensées, mais cette fois une sensation me tira de mon obsession. Je n'étais plus seule dans cette pièce. Ce n'était pas possible, la porte était verrouillée. Mais je le sentais, une chose, il y avait une chose dans la pièce. Puis tout devint plus concret, ma sensation abstraite laissa place à des bruits de pas autour de mon lit. Je ne pouvais plus bouger, étrangement j'étais tétanisée, paralysée sur le lit. La chose se faufilait sous ma couette, le long de mes jambes je sentais une pression, sur mon jardin intime, sur mes fesses, le bas de mon dos, mes omoplates... Puis je fit terrifié. Un souffle, quelque chose me soufflait dans le cou de manière insistante.

« Aaaaaah ! »


Je me réveillai en sursaut, en sueur, et tremblante. C'était un cauchemars ? Je ne me rappelais pas mettre endormie, je ne mettais pas senti partir dans le monde des rêves. Je mis plusieurs heures à trouver le sommeil, et à chaque fois, ce cauchemars revenait...

Publié le 13/10/2020 à 22h21

La déchue

Jour 42

Plus de sommeil, plus de bonheur, j'avais besoin de tout ça, j'avais tellement envie d'avoir une nuit de sommeil qui ne serait pas toujours ponctué par d'horribles cauchemars. Depuis le début de ma détention, je me sentait seule, mais depuis quelques jours ce n'était plus le cas ; je ressentait toujours une présence, comme ci quelqu'un m'observait en permanence. J'avais d'abord pensais qu'il s'agissait d'une geôlier qui se serait épris de moi. Mais rapidement je compris que ce n'était pas le cas, et si la chose que le Raikage avait implanté en moi se réveillait ? Et si c'était elle qui me rendait visite toute les nuits ? J'avais peur, mais ce est pas pour ça que mes envies avait changé, je détestais de plus en plus Risako, et je commençais même à détester Kimino. Je l'aimais tellement que je le détestais.

Pourquoi je le détestais ? Parce qu'il n'était pas miens, je le voulais tout entier, tellement que le fait qu'il se refuse à moi, faisait naître une haine jusqu'à aujourd'hui inconnue en moi. Et je commençais même à me dire, que son poste de Hokage aurait très bien pu me revenir. Pourquoi est-ce que c'était lui qui avait le pouvoir ? Pourquoi est-ce qu'il avait la fille ? Risako était sexy finalement, je la haïssais, mais je la voulais également. Pourtant je n'avais jamais ressenti d'attirance pour les femmes. Mais Kimino l'avait, alors je la voulais également. Je voulais son corps, son poste, sa femme, sa vie, sa puissance. Konoha, je voulais Konoha ! Mais mon esprit parti en direction de Kumo. Je ne voulais pas le Raikage, mais je voulais son poste également, son village, sa puissance. Je ne comprenais pas tout ses sentiments, mais ils était là, du matin au soir, du soir au matin. Ma jalousie, le désir de posséder ce que les autres avaient.

La nuit fût mouvementé, je pensais trop à Kimino et Risako, au point de réussir à me faire atteindre le septième ciel toute seules. C'était la première fois que je faisais ça. Je ne me comprenais plus, mais mes sentiments mon désir, tout ça était trop fort. Je m'étais donné du plaisir dans la haine, je devenais folle ? Pas le temps de trop penser à ça, j'étais fatigué, et alors que j'étais allongé sur mon lit, je vit une silhouette. C'était... Moi ?! Mais avec un regard... Particulier.

« Tu devrais tout posséder, tu devrais avoir l'homme, la femme ! Le village, le pouvoir, le monde ! Pourquoi les autres peuvent le procéder et pas toi ? Tu ne trouves pas cela honteux ? »


J'étais pétrifié, je ne pouvais pas répondre, mais j'étais d'accord. Cette Kara était dans le vrai, je devais avoir tout ça. Alors, après quelques minutes d'état de choc, je me décidais à lui répondre.

« Je veux tout ça, mais comment l'obtenir, je suis à Kumo, je suis prisonnière, et j'ai cette haine qui grandi en moi. Je n'ai pas la puissance de mes ambitions... »


« Tu pourrais tout avoir, la puissance est au fond de toi maintenant. Ce soir, tu as commencé à accepter ta haine, ton désir, tes envies... Accepte tes envies, embrasse les, et tu auras le pouvoir. »


Je ne comprenais pas bien, c'est parce que ce soir, pour la première fois de ma vie, je m'étais touché en pensant à la haine et à l'envie, parce que je m'étais totalement laissé aller ; c'est pour ça que je me voyais ? Pour ça que je deviendrais puissante ?

« Je reviendrais, tu deviendras la personne la plus puissante de ce monde ! On va dominer le monde ! »


L'apparition disparu, j'étais terrifié, mais le pire était à venir. C'est lorsque je me recouchais que le pire arriva. Un bruit sourd, je me redressait, une immense ombre mon fonça dessus à toute vitesse.

« Aaaaaaah »


Encore une fois, je me réveillais, en hurlant, nue et en sueur dans mon lit, après un cauchemar tellement réel qu'il en était troublant. Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait, et j'avais peur de devenir folle. J'avais peur de devenir folle, et de mourir de cette folie ici. Je ne voulais pas que ma mort n'ait aucun sens. Je ne voulais pas mourir e étant une inconnue pour ce monde...

Publié le 14/10/2020 à 23h13

La déchue

Jour 58

L'obscurité, chose étrange que l'obscurité. Lorsque l'on passe subitement de la lumière à l'obscurité, on est aveuglé, on ne voit plus, on ne perçoit plus. On panique, la terreur s'empare de la moindre cellule de notre corps. On a peur, peur du vide, peur de la solitude, peur de ne pas être seule... L'obscurité est la peur la plus logique, et la plus illogique au monde. On a peur d'un lieu, qui ne nous fait pas ressentir de peur, voir qui nous fait ressentir du bonheur lorsqu'il est en pleine lumière. Cette peur vien, elle vois dévore les entrailles, jusqu'à ce que la panique soit tout ce qu'il reste, qu'elle entende son ombre sur votre jugement. La peur prend le contrôle, et vous n'êtes plus maître à bord du vaisseau qu'est votre corps...

Ce que je ressentais était exactement ça, la peur de l'obscurité, mais pas la même sorte d'obscurité, même en pleine lumière, la mienne ne me quittait jamais. Depuis que cette chose avait élu domicile en moi, je le l'avait plus ressenti. Et puis, une nuit, alors que comme d'habitude j'étais nue dans mon lit. Pourquoi ? Parce que j'en avais envie ! Donc une nuit, alors que j'étais nue dans mon lit par envie... Je l'avais senti, respirant dans mon cou, se collant à mon corps, pénétrant mon corps. Ce n'était pas sexuel, enfin, je ne savais pas vraiment ce qu'était le sexuel, je n'avais jamais connu d'hommes à ce point. C'était peut-être sexuel, en tout cas, je ne l'avais pas du tout ressenti comme ça. J'avais senti cette chose me pénétrer, mon corps, mon esprit, mon âme... Puis je m'étais réveillé en sursaut et en sueur comme d'habitude. Depuis, je n'ai plus jamais l'impression d'être seule.

L'envie, la jalousie rythmée toujours mon quotidien. Je voulais Kimino, je voulais Risako, je désirais Kimino, je désirais Risako, je voulais Konoha, je désirais Konoha, je voulais Kumi, je désirais Kumo, je voulais le monde, je désirais le monde, J'AURAIS LE MONDE ! Et tout ce qu'il comprend.

Les journées étaient devenu aussi difficiles que les nuits. J'avais même tué un serviteur qui n'avait pas voulu me donner un bout de pain supplémentaire. Je le voulais, je le voulais, il était à moi ! À MOI ! Et il a osé me dire non, de rage je l'ai tué. Depuis je regrette. Et encore j'ai eu de la chance, c'était un esclave Kaguya, tout le monde se fiche de la vie des Kaguya à Kumo. Mes désirs devenaient si grands, si puissants ! Je ne pouvais plus les contrôler, ils me dévoraient. Et puis il y avait cette sensation, cette présence. Dans mon lit, sous ma douche, aux toilettes, je n'avais plus jamais de répit, plus jamais d'intimité. La chose en moi, elle m'accompagnait, je ne faisais pas un avec, mais elle était là... Tout le temps...

« Laisse moi tranquille ! Je veux la paix ! Je désire la paix ! Je veux la paix ! »


Du matin au soir, du soir au matin, je poussais des hurlements dans ma cellule encore et encore. Mais rien, rien ne changeait. Je parlais avec, mais rien ne me répondait. J'avais brisé les miroirs, je ne supportait plus de me voir. Je devenais folle, l'obscurité s'emparait de moi. Je devenais l'esclave de l'obscurité...

Publié le 19/10/2020 à 21h27