Une piste à explorer


Les marchands ambulants s’avéraient souvent être des mines d’informations sur le monde qui s’étendait hors des frontières de Konoha. Je tendais toujours une oreille pour les écouter. Sans nécessairement prendre pour argent comptant tout ce qui sortait de leur bouche, car ces individus se révélaient souvent, disons-le honnêtement, assez peu scrupuleux. Combien de fois les avais-je ainsi surpris à faire l’éloge de babioles un peu trop tape-à-l’oeil en leur attribuant toutes sortes de vertus mystiques ou encore en vantant leur pseudo-rareté pour extorquer les plus crédules de leur dernier sou. C’était tout un travail de démêler le vrai du faux, mais parfois, certaines informations méritaient tout de même d’être vérifiées. C’était le cas de celle-ci…

Une rumeur au sujet d’une relique d’un temps ancien, précédemment dérobée par des pilleurs. Et soit disant doté d’un immense pouvoir. Ce pourrait-il que ce soit... ? Hum… C’était peu probable, mais ça restait une piste que je ne pouvais pas me permettre de négliger. Toujours était-il que le marchand était resté très évasif au sujet de ses motivations ou des forces de cet artefact. Et pour d’obscures raisons, il souhaitait que l’administration Konohajin n’en soit jamais informée. Je crois surtout qu’il semblait désireux d’une main d'œuvre gratuite et qu’il comptait sur l’appât du gain pour parvenir à ses fins… Les Konohajins n’étaient pas réellement libres de partir se balader comme bon leur chante à l’autre bout du Yuukan, avec leur petit sac-à-dos et leur pique-nique, mais il y avait fort à parier que l’artefact saurait attiser les convoitises de plus d’un shinobi. Et qu’un certain nombre d’entre eux se débrouilleraient, d’une manière ou d’une autre, pour se rendre sur place le moment venu.

J’allais mener ma petite enquête. Et je n’avais pas l’intention d’attendre le premier jour de l’automne, rendez-vous initialement fixé par le marchand, pour aller poser le pied sur les plages de sable noir. Il fallait que j’y aille tout de suite. Trop de gens avaient déjà été mis au courant de cette fameuse chasse au trésor, et je ne pouvais pas me permettre de laisser filer ma chance. Il y aurait de la concurrence et je devais agir vite si je voulais prendre l’avantage et potentiellement tirer mon épingle du jeu.

Et pour se faire, j’allais devoir ruser. Je retournais donc au poste de police et jetais un coup d'œil sur les dossiers de missions en passe d’être assignées à des équipes. Bien sûr, il n’y avait rien du côté de Yuki et des plages noires. Ces endroits étant plutôt difficiles d’accès, nos communications étaient plus compliquées, et par conséquent, plus rares. En revanche, je repérais une mission adaptée à des genins aux abords du village de Matsumoto. Parfait. Maintenant que j’avais de bonnes raisons de partir en vadrouille, il me fallait constituer une équipe. Je passais en revue les jeunes recrues disponibles et ordonnais, selon les formalités habituelles, la convocation de Seiji Uzumaki et de Daigo Chikara, à midi, aux portes de Konoha.

Je retournais dans mon bureau, en prenant soin de refermer la porte derrière moi afin de ne pas être dérangée pour des affaires futiles. Il me restait alors, deux bonnes heures avant de rejoindre ma nouvelle équipe. Mon sac-à-dos était toujours prêt pour les grands voyages improvisés, je n’avais pas grand chose de plus à faire, mais je prenais tout de même un instant pour étudier notre parcours et me renseigner sur le château de glace. Ceci étant fait, je m’accordais une petite sieste avant le grand départ.

Les yeux fermés, la tête enfouie au creux de mes bras, je savourais ce moment précieux de calme et de repos. Quand soudain…

HRP : Seiji -> Taram n’est pas encore aux portes, je te ferai signe quand ce sera le cas, mais il va falloir attendre encore un peu ! :)

Publié le 13/11/2020 à 12h40

Oni Genji

Comme à mon habitude, je n’avais que très peu dormi à cause de mes petites virées nocturnes. L’affair avec Kazami m’avait fait réfléchir à devenir encore plus fort et ainsi lui faire payer d’avoir osé me toucher. Je ne devais pas me leurrer, j’avais dix ans et je n’étais pas capable de la blesser ou pire de manière frontal. Il y avait cependant un moyen, mais l’entraînement devait être sans relâche. Bref, arrêtons de penser à cela. J’arrivais en bas et je voyais mes parents, lettre en main, qui me regardait bizarrement. Que se passait-il encore ? Il me rendait alors la lettre et je la lisais. Il s’agissait d’une convocation à la police. Il passait à la vitesse supérieure ici, c’est sans doute dû à mon comportement avec certains Chikara qui ont dû porter plainte un peu plus haut ou alors de ce Seika que j’ai traumatisé. Il y avait énormément de possibilité.

Mes parents ne disaient pas un mot dans leurs intérêts. Je prenais ce papier avec moi et je sortais de la maison pour me diriger vers le poste de sortie non loin des portes de Konoha. Il y avait une heure de convocation. J’y allais assez à mon aise, pourquoi se presser, je ne vais pas m’échapper. La journée allait peut être devenir amusante et j’allais pouvoir me divertir et sortir de la monotonie que m’offrait horriblement Konoha. Je ne savais pas l’heure, j’ai bien mis trente minutes à y arriver. Je ne me suis pas du tout dépêché. J’entrais dans le commissariat et je présentais mon papier à l’accueil. Le policier me dirigeait vers un bureau, il frappait et m’y faisait rentrer. Il se tenait là une femme face à moi, à première vu, il ne s’agissait pas d’une chikara, déjà très bien.

« Vous m’avez convoqué pour quelle raison ? Ça va au-delà de la remontrance cette fois-ci. »


Je regardais la femme devant moi, Shinji en main, avec mon air innocent de petit enfant. Un air anodin qui cachait le chaos, mon regard était vide, comme toujours.

« Je suis mal poli. Uzumaki Mokusei. La plainte vient de qui ? »

Publié le 16/11/2020 à 12h42


Quelques coups fermes sur la porte me ramenèrent brusquement à la réalité. Instantanément, je poussais fortement sur mes mains pour propulser mon dos dans le fond de mon fauteuil. Mes yeux s’étaient ouverts en grand, d’un coup, juste avant que la porte ne s’ouvre. Le muscle de ma paupière la maintenait fermement ouverte et mon regard restait hagard encore quelques instants. Réalisant que la situation n’était en rien menaçante, j’adoptais peu à peu une posture plus détendue. Cependant, mon regard demeurait vague alors que je me demandais ce qu’un gosse de dix ans pouvait bien faire ici, face à moi, dans ce bureau. Mes yeux balayèrent brièvement la pièce, comme à la recherche du moindre indice capable de m’éclairer sur cette situation. Mon visage était resté immobile tout ce temps et j’ancrais désormais mon regard sur la petite tête rousse. Je déplaçais ma main sur mon bureau, le tapotant sans le regarder, à la recherche de mon carnet. Je m’en saisissais et l'ouvrais, laissant alors tomber mon regard sur celui-ci. Je feuilletais les dernières pages, que j’avais vraisemblablement griffonné sans y accorder beaucoup d’importance au vu de la qualité de ma calligraphie.

Uzumaki Mokusei
Comportement socialement inadapté
Évaluation psychologique nécessaire

C’était donc ça. Et c’était donc aujourd’hui… C’était bien ma vaine.

J’avais d’autres projets pour ma journée, et je ne comptais pas m’y soustraire. Je reportais une nouvelle fois mon regard sur le gamin et je m’accordais un instant pour évaluer la situation.

Hum… C’était donc lui la nouvelle terreur de Konoha. Difficile à imaginer au vu de sa petite taille et de sa timidité apparente.

J’ouvrais pour la première fois la bouche depuis l’entrée du jeune shinobi. Sans un sourire et après avoir méticuleusement ignoré chacune de ses paroles, j'annonçais :

« Tu vas venir en mission avec moi. »


Je refermais aussitôt le carnet. Je me levais pour aller le glisser dans mon sac-à-dos, lequel je jetais négligemment sur mes épaules. Je redressais le col de ma longue veste et prenais ensuite le chemin de la sortie. Arrivant à sa hauteur, je tournais les yeux vers lui tout en maintenant mon visage dirigé vers la porte.

« Maintenant, suis-moi. »


Je reprenais alors ma marche, nous guidant tous deux jusqu’aux portes de Konoha où patientait déjà certainement le reste de l’équipe.

HRP : Je pense qu'il faut laisser l'opportunité à Mokusei de répondre avant toi Seiji. J'essaye de ne pas traîner au poste promis. ;)

Publié le 18/11/2020 à 14h24

Oni Genji

Je restais là tranquillement regardant un peu ce qui m’entoure jusqu’à rentrer dans la pièce où une femme rousse une Uzumaki. Je restais serein, j’allais peut être devoir subir un interrogatoire comme j’étais le dernier à avoir été vu avec Kitto Hiroki. Il n’y avait aucune trace de mon crime presque parfait, mais il y a toujours un certain poseur enragé d’incertitude. Elle ouvrait comme un dossier qu’elle lisait. Si cela concernait tout les petits soucis, elle en aurait pour un bon bout de temps et tu te ferais passer pour une pauvre petite victime de dix ans. Après tout, comment suspecter un petit homme festif comme moi avec un visage d’ange, c’était impensable. Elle me parlait enfin pour me dire que l’on part en mission. Le dieu de la mort était vraiment bon avec moi de le faire quitter le village au moment le plus parfait. Je souriais à la dame.

« Enfin une mission! J’attend ça depuis si longtemps ! »


J’étais réellement content de pouvoir quitter le village le temps que tout se tasse et éventuellement trouver une solution pour ne pas y revenir. Elle refermait le dossier, se levait et d’un petit regard elle me demandait de la suivre. Je me relevais et j’obéissais sans broncher. Pour la première fois, je vais faire tout ce qu’on le dit de faire.

« C’est quoi la mission? »

Publié le 21/11/2020 à 09h47


Adossé à un mur, Seiji patientait actuellement aux portes du village. Et s'il s'était d'abord réjoui de recevoir un ordre de mission.... il commençait à se sentir agacé. Il s'était rendu aux portes avec cinq grosses minutes d'avance et avait sagement attendu. Et attendu. Il avait vérifié une énième fois qu'il ne lui manquait rien, observé les gens qui passaient, récapitulé tout ce qu'il savait de la mission...
Hors des frontières de la république, une mission de niveau genin avec pour chef Taram Uzumaki, qu'il connaissait de nom puisqu'elle était l'ancienne cheffe de la police. Son coéquipier, il ne connaissait pas son identité.
Si lui était arrivé avec une petite avance, ses coéquipiers étaient maintenant à un retard de trente minutes. Trente.
A quarante, il pensa que si, vingt minutes plus tard, ils n'arrivaient toujours pas, il irait se renseigner au ministère. S'il y avait vraiment une mission de prévue, elle commençait bien !
Mais il n'eut pas besoin d'en arriver là puisque cinq minutes plus tard, une femme rousse et, celui qui devait être son coéquipier, arrivèrent tous les deux. Enfin ! Par souci de respect de la hiérarchie et de leurs rapports durant la mission, il ne fit pas de commentaire mais ce n'était pas l'envie qui lui manquait.... Se décollant du mur, il s'avança :
« Bonjour, Seiji Uzumaki, enchanté. »

Publié le 21/11/2020 à 16h30