Une nouvelle voie


Le froid, la douleur, le deuil. C'était tout ce que pouvait ressentir Inoiya en ce rude hiver de l'année quatre. Elle venait d'abandonner ses études de médecine, la mort de Dokho résonnait encore dans son esprit. Il avait défié Gochiro, il avait voulu prendre sa place, résultat il était mort, et il avait abandonné Inoiya à la douleur du deuil, à la spirale infernale de la vengeance. Elle ne voulait plus être médecin, elle ne voulait plus être un soutien. Si elle avait choisi ces études à la base, c'était pour soutenir son amour, faire en sorte que Dokho aille toujours bien. Maintenant quel intérêt pour elle ? Elle devait développer son aptitude au combat maintenant, elle devait devenir un assassin. On lui avait toujours dit qu'elle avait de bonne capacité en infiltration, c'est exactement ce qu'elle comptait faire.

Chez elle, elle regardait par la fenêtre, buvant une tasse de thé, voyant le doux manteau blanc de l'hiver tapisser les sols et les toits du village caché de la brume. Toute les nuits était du même calibre, elle n'arrivait pas à fermer l'oeil, son lit était trop vide. Elle ne faisait que élaborer des plans pour devenir plus forte qu'elle ne l'était. Aujourd'hui elle avait décidé d'aller s'entraîner dans la neige. La rudesse du climat d'hiver à Kiri permettrait de la renforcer, même s'il paraissait que ce froid n'était rien par rapport à celui de Kumo ou des montagne proche de Aisu, c'était déjà un début.

Chaudement habillé le temps de quitter le village, la future cheffe du clan Kaguya quitta sa demeure. Elle marchait dans les rues du village, essayant de ne pas faire trop attention au bruit sauvage s'échappant des maisons du quartier Kaguya. C'est fou comme un peuple pouvait être barbare à ce point, seul quelques exceptions venait remonter le niveau, et bien souvent ces exceptions étaient des parias. Elle avait déjà failli être renié en apprenant la médecine plutôt que la manipulation des os.

Bien qu'elle ne voulait pas perdre de temps, ni trop prêter attention à ce que ces sauvages Kaguya faisait dans les ruelles, elle ne pu s'empêcher de remarquer le chahut de l'une d'entre elle. Trois hommes Kaguya, en train de tenter de racketter une jeune femme. Inoiya ne la connaissait pas personnellement, mais elle l'avait déjà croisé en entendu des ragot à son propos. Une jeune femme Kaguya qui n'avait pas les cheveux blanc, et qui en plus n'avait pas l'air de vouloir se servir des os, cela ne pouvait être que Kaguya Kazumi. Alors, sans trop réfléchir, Inoiya entrait dans la ruelle. Entre femme outcast dans ce clan, il fallait savoir se serrer les coudes. Elle lançait quelques aiguilles, et rapidement les trois hommes furent en fuite. Rien d'étonnant, quand des hommes sont des couards au point d'attaquer à plusieurs une femme sans défense, ils ne montrent que rarement de la résistance.

Rapidement, celle qui aurait dans moins d'un an le visage à moitié brûlé par le Raikage aida la manipulatrice du papier à ramasser ses affaires.

« Tout va bien ? »


Kazumi avait de la chance, il était rare de trouver quelqu'un pour nous aider dans ce quartier.

Publié le 18/11/2020 à 12h01

Best Waifu

L'Hiver était l'une de mes saisons favorites. Certes, le froid nous obligeait à porter des vêtements beaucoup plus chauds et moins pratiques que les habits standards d'un ninja, mais voir le village se recouvrir d'un drap blanc était le spectacle le plus magnifique à voir. De plus, quand quelques jours, c'était l'anniversaire de mon tendre époux. Mon petit coeur bondissait de joie seulement à y pensant et je m'imaginais déjà le surprendre avec une journée bien spéciale, voir mémorable. Une journée où que son bonheur serait important à mes yeux, que je vais pouvoir lui offrir quelque chose sans qu'il se sent redevable, que mon amour brillera de milles feux, plus que les autres journées. Je pourrais lui prouver que tous mes importants quand ça le concerne, même les choses les plus banales, le chouchouter comme il le mérite.

C'est avec cette pensée que je suis allée dans le centre ville pour aller chercher les dernières décorations et petites surprises. Je pouvais me permettre de dépenser un peu plus pour mon mari, vu que, malgré notre mariage dans les périodes chaudes de Kiri, je ne pus profiter d'une petite lune de miel, vu que je fus envoyée en mission quelques jours plus tard. J'avais été absente pendant plusieurs semaines, puis, à mon retour, nous étions un peu trop occuper par notre métier. Néanmoins, malgré tout, je n'avais point oublié cette journée où je pouvais le chouchouter et le remplir de cadeaux et d'amour. D'ailleurs, un de mes cadeaux que j'avais acheté était.. beaucoup plus personnel. Un cadeaux que seul mon mari aurait l'autorisation de le regarder, vu que je le porterais seulement à la maison.

Je n'avais que deux sacs sur moi. Un que je tenait de la main droite et l'autre, qui cachait le cadeau intime, était tenu par mon bras gauche, collé contre ma poitrine. Je me rapprochais de plus en plus de ma maison, cependant, au moment que je tournai le coin, je fus interceptée par trois hommes du même clan que moi. Un m'était très familier, vu que c'était un jeune adulte qui avait demandé que je partage mon lit avec lui. Évidemment, étant fidèle à mon mari, j'avais refusé son offre et le résultat fut de la colère de sa part. Je me rappel encore de ses insultes qui n'avaient aucun sens. ''Gros Catin'' disait-il. Je laissai un regard froid quand ils se misent devant moi, perplexe par leurs présences devant moi. Certes, avec le mariage de Kyota et mes exploits en tant que Kunoichi, certains membres du clan avaient su m'accepter en tant que membre officiel du clan, mais certains semblaient encore me voir comme un membre déshonorable. Cela pouvait m'arriver de croiser certaines personnes très fermés à l'idée de me voir porter le symbole du clan.

« Tu sais.. je suis désolé pour la dernière fois. Je me suis mal exprimé. Tu sais.. si tu deviens ma femme, tout le monde va te respecter car je suis un VRAI Kaguya, pas comme Kyota. »


J'haussais le sourcil droit en fixant le Kaguya que j'en avais oublié son nom. Malgré mon regard désabusé envers ses dires, je bouillais de rage. J'avais envie de lui refaire le visage, mais tellement qu'on l'appel Picasso le Cassos de Kiri, le laisser se promener avec la honte d'avoir provoquer une pauvre petite femme désossée, comme on aime si bien m'appeler. Néanmoins, avoir un visage neutre, voir amical, alors que je ne souhaitais que te botter le cul était l'une de mes plus grande tactique pour emporter les personnes dans mon jeu.

« Bon, voila. Maintenant que t'as eu mes excuses, on va aller ailleurs pour baiser, hein. J'ai fait mon tout premier meurtre, j'ai bien le droit à une récompense. »


Malgré que je sois dégoûtée, je décidais de jouer avec lui. Je donnais un regard assez doux sur mon visage, tandis que mes joues prirent un teint rosé. Je me rapprochais de lui, plaçant une de mes mains derrière son cou, comme si j'allais lui offrir un baiser, cependant, au moment qui allait être fatidique, je donnais un puissant coup de genou entre ses jambes, lui coupant le souffle. Mon regard était maintenant haineux envers ce porc qui se croyait tout permis. Je le laissais s'écrouler comme une merde sur le sol, avant de lui donner un coup de pied au visage et lui cracher dessus. Les deux autres du clan réagirent, voulant me maitriser, néanmoins, au moment que un me prit le bras, me faisant lâcher le sac qui était collé contre ma poitrine, des aiguilles vinrent frôler leurs visages. Voyant la personne qui avait fait cela, ils prirent la fuite. Je soupirais doucement et tourna la tête vers la femme qui est venue à mon secours. Je laissais un sourire sur mon visage, tout en hochant positivement la tête. Je reconnais cette jeune femme, Inoiya. Elle était une Kaguya et, comme moi, elle ne semblait point maîtriser l'art héréditaire du clan. Certains membres parlaient contre elle, trouvant cela déshonorant d'avoir choisi la médecine au lieu de notre pouvoir héréditaire, ce qui était l'inverse pour moi. Je trouvais sa voie nettement honorable, car elle faisait partie des gens qui sauveraient, au moins, une fois une vie dans toute sa vie. Un peu hésitante, je plaçais mes doigts en fonction que je puisse lui signer doucement et je dis, tout en bougeant mes lèvres pour qu'elle puisse le lire.

« Merci beaucoup, Inoiya-san. »


Beaucoup connaissait mon incapacité à maîtriser le pouvoir héréditaire, mais ce n'était guère tout le clan qui était au courant de mon handicape. Le mutisme n'était point un problème connu dans ce village et très peu de personnes savaient parler le langage des signes, vu que tous peuvent utiliser la parole pour dire ce qu'ils ressentent.

M'enfin, laissant un doux sourire sur mon visage, je pris mes sacs qui avaient tombés sur la neige, puis, je resigner en mimant de mes lèvres les mots.

« Puis-je vous inviter à prendre un repas pour vous remercier de votre geste, Inoiya-san? »

Publié le 22/11/2020 à 15h30


Inoiya avait réussi à bien défendre Kazumi. Mais la communication entre elles n'étaient pas des plus aisées. Il fallut énormément de concentration à la futur cheffe des Kaguya de l'île pour comprendre ce qu'elle était en train de dire. Il fallut énormément de temps à Inoiya pour comprendre un simple merci. Et il fallait l'avouer, deux fois plus de temps pour comprendre qu'elle venait de l'inviter à dîner.

« Oui, avec plaisir ! Je te laisse choisir où, je te suis... »


Les deux belles Kaguya prirent alors la route vers un restaurant que la jeune femme choisirait. Ou jusqu'à chez elle. Les deux jeunes femmes marchaient dans le silence, c'était normal, car Kazumi ne pouvait pas faire beaucoup de bruit. Et Inoiya était perdu dans son esprit. Elle pensait à l'handicape de la jeune femme, elle n'avait jamais su, elle savait qu'elle était "désossée" comme disent les autres membres du clan. Inoiya elle avait choisi de ne pas utiliser ses os, mais elle le pouvait. Non ce n'était pas les histoires de problèmes de jutsu héréditaires, mais le fait que le clan était tellement individualiste au point de ne pas prêter attention à ça ? Kiri était voué à sa perte si le village continuait à agir de la sorte.

Les deux jeunes femmes arrivèrent au lieu de leur rendez-vous. Inoiya avait prévu de s'entraîner mais c'était compliqué de refuser l'invitation de quelqu'un, surtout quand c'est seulement avec de bonnes intentions. Une fois en face, Inoiya questionna la jeune femme.

« Tu fais comment pour communiquer ? Tu dois avoir un autre moyen que de nous faire lire sur les lèvres. Je ne savais pas que tu ne pouvais pas parler, notre clan est trop égocentrique, surtout les membres qui ce croit puissant, parce que il peuvent jouer avec leur colone vertébrale ! »


Inoiya lâcha un petit rire. Elle était plutôt direct dans son approche. Mais bien que beaucoup beaucoup moins exubérante que sa sœur Aohime, les deux n'avaient pas tellement de gêne. Aohime c'était par impolitesse, mais Inoiya par maladresse.

Publié le 24/11/2020 à 13h41