Le sang, la ruelle et l'Homme


Centre-ville, Marché de Kumo

Année 15 | Printemps

Centre-ville, Marché de Kumo
12h50, temps ensoleillé




        Le poing de Kaede s'abattit sur le visage du vendeur. Le sol déjà teint de rouge accueillit les gouttes de son sang. Dans cette ruelle à l’abri des regards indiscrets, l'homme a la quarantaine passé semblait avoir quelques problèmes. A genoux, maintenu par deux grands gaillards a la carrure imposante il faisait bien peine à voir. La face salement amochée, il était presque amusant de constater que son œil était maintenant caché par un hématome de la taille d'une bille. L'auteur de cette violence, qui n'était autre que Kaede, se tenait accroupi devant lui. Le visage impassible, les yeux toutefois animés de cette démence propre à lui, il attrapa violemment les cheveux de sa victime, forçant ce dernier à le regarder de plus près.

Dialogue de personnage
« Alors ? »

Dialogue de personnage
« Mais puisque je vous dis que je ne sais ... »


On n'entendit jamais la fin de sa phrase. Kaede s'était relevé prestement, abattant au passage son genou sur le nez du pauvre vendeur. Puis un paf avait accompagné le coup. L'homme était tombé au sol, inconscient... Un crachat l'avait suivi dans sa chute. Le liquide, maintenant mélangé au sang de celui à terre, dégoulinait avec lenteur sur sa joue.

Dialogue de personnage
« Laissez le ici »


Disait froidement le garçon de 19 ans en direction de ses deux acolytes.

Dialogue de personnage
« Mais... »

Dialogue de personnage
« Oui ? »


Ces derniers hésitèrent un peu, la morale et la culpabilité leur faisant sûrement reproches avant de se raviser très vite. Ils avaient été suffisamment témoins des actes de violence du garçon pour savoir qu'il valait mieux avoir des remords que se risquer à contredire l'Hattori.

Dialogue de personnage
« Non rien. »


Disait -il dans un murmure provocant alors un simple haussement d'épaule chez Kaede.



        Laissant alors un homme aux portes de la mort dans la ruelle, il commencèrent à s'en aller. "Commencèrent " car voilà que le garçon aux pupilles ambres s'étaient arrêté net. Le regard dirigé vers l’extrémité de l’allée, les deux compères eurent la surprise de voir un homme s'y tenir. Quelques mètres le séparait du groupe. Quelques mètres qui furent parcouru par la voix froide et cinglante de Kaede.

Dialogue de personnage
« Tu n'as rien à faire ici. Dégage. »








Publié le 01/05/2022 à 20h02


Maeda observait la scène de loi, de l'autre côté de la ruelle. En passant dans la rue il avait cru entendre un bruit. Un bruit en ville c'est banal, alors à quoi bon se soucier d'un presque bruit à peine entendu ? Mhhh ... C'était peut-être parce que c'était un de ces bruits étouffés, un de ceux qu'on n'entend que dans les ruelles sombres quand il se passe quelque chose de pas nette. C'était peut-être son instinct de rat des bas-fonds, parce qu'après tout il n'était que ça : un rat. Ou alors c'était simplement le hasard. Oui accordons nous sur un simple hasard.

Enfin, peu importe pourquoi il avait passé la tête au détour de la rue pour observer la ruelle sombre, salle et humide, le fait est qu'il se retrouva face à une scène assez particulière. Deux colosses encadrant un troisième type occupé à refaire le portrait d'un pauvre bougre. A vrai dire, il se souciait peu du sort de l'inconnu, il n'en avait même carrément rien à faire. Il n'allait sans doute pas prendre le risque de se faire poignarder pour un inconnu, ici c'était le gendre de chose qui pouvait arriver si vite. Mais il ne pouvait s'empêcher d'observer la scène comme s'il voulait comprendre.

Il ne saisissait pas pourquoi ce gamin et ses colosses tabassaient ce gars. C'était le genre de choses qui arrivaient dans les bas fonds, pas dans le centre ville de la capitale de l'Empire. Et il était plutôt bien placé pour savoir ce qui se passait dans les bas fonds puisqu'il en dirigeait plus ou moins une partie. Plutôt moins que plus d'ailleurs malgré l'écoulement du temps il n'était resté que l'homme de main de Kazuna, exécutant ses basses oeuvres pour son bon plaisir.

Cette scène d'une grande brutalité en plein centre ville l'intriguait au plus haut point. Enfin ... C'était sans doute le caprice d'un impétueux jeune Hattori plein de fougue. Les jeunes hommes du clan dominant de l'empire pouvaient se montrer cruels avec les civils. Après tout c'était une perversion comme une autre, autant subir ça que quelque chose de pire comme ce qu'avait pu lui faire endurer Kazuna ces dernières années ou même l'entraînement stupidement atroce qu'il avait suivi dans son enfance. Oui, après tout cette scène n'avait rien d'étonnant.

Il s'apprêta à repartir pour les bas fonds quand le gamin lui parla. Rien qu'au ton qu'il employait on sentait qu'il avait l'habitude d'être obéi au doigt et l'oeil car ceux qui défiaient son autorité devraient alors subir la loi de ses terribles poings comme l'homme au visage ensanglanté semblait le prouver. Sans doute un Hattori en effet. Un petit merdeux en plus de ça.

Il aurait pu partir sans demander son reste. Mais après tout qu'est-ce qu'il allait lui faire ce petit con ? ça faisait cinq ans qu'il se frôtait aux pires racailles des bas fonds pour y faire régner la domination de Kazuna. Il avait travaillé dans les services carcéraux des prisons secrètes, survécu à un entraînement qui avait emporté nombre de ses frères, avait gagné sa liberté dans l'arène. De plus, il avait appris à jauger un potentiel ennemi d'un coup d'oeil à force de côtoyer les pires assassins et meurtriers, il savait donc que les deux colosses ne représentaient pas un danger pour lui. Ouais, il allait lui faire quoi ce chiot de Hattori ?

Il ignorait si les trois énergumènes avaient saisis la menace sous-jacente mais la tension était palpable. La rage, le ressentiment et l'envie de meurtre était montée en lui. Il se tenait droit, le jambes écartées et les bras croisés, barrant la sortie de la ruelle. Ses muscles saillants, prêts à frapper. Il regardait le gosse droit dans les yeux, à moitié en signe de défi, à moitié pour lui faire comprendre qu'il était en danger. Mais son envie de réduire ce gamin en bouille redescendit aussi vite qu'elle était montée, la fameuse maîtrise de soi des Shinayaka ! Ou alors l'asservissement aux Hattori ? Qu'importe ! En moins d'une seconde il se rendit compte que ce serait stupide d'agresser un gosse Hattori en plein centre ville. C'était qu'un gamin et tous les gamins Hattori faisaient ce genre de chose, il n'y avait pas de quoi en faire une affaire. Un Hattori ça pouvait reserver des surprises, et pas des bonnes ... Ce n'était pas un risque qu'il était prêt à prendre, pas pour rien, pas pour un inconnu. En plus il était en plein centre ville : pas son terrain de prédilection. Il devait regagner les bas fonds comme un bon rat. Le rat de Kazuna ...

C'était donc décidé : pas d'écrabouillage de Hattori aujourd'hui. Enfin ... Jusqu'à nouvel ordre ! Il se détendit, fit un sourire en coin plein d'un mélange de soumission feinte et d'arrogance (à choisir ç'aurait plutôt été de l'arrogance) pour sauver les apparences l'air de dire "je me soumets mais fais attention à ne pas transformer cette soumission feinte en violence à ton égard". Il leur fit un signe de la main et commença à se retourner vers les bas fonds.

Dialogue de personnage
« Bonne journée. »

Publié le 01/05/2022 à 22h01


        Ne sut-il si ce n'était qu'une impression mais Kaede avait l'impression que l'homme se moquait de lui. Il avait souvent cette impression étant dit, cela disparaissait généralement à coups de poing et de pieds mais là c'était différent. L'homme paraissait confiant, les muscles saillants, les jambes figées dans le sol. Son aura et sa présence semblaient menaçantes, bien plus que les deux moucherons qui l'accompagnaient pensa Kaede d'un rictus. Ce fut donc le pourquoi du comment que se tournant, sourire sur le visage vers ces derniers, qu'il leur dit d'une voix pleine de gaieté :

Dialogue de personnage
« Je n'aime pas son sourire. Défoncez le. »


Les deux comparses se regardèrent l'un et l'autre. Puis d'un hochement commun de la tête, ils foncèrent droit sur le pauvre homme qui le dos tourné semblait ignare de ce qui se tramait dans son dos. Spectateur de la scène quant à lui, Kaede se délectait de la scène. Au fond il espérait bien une éventuelle défaite des deux zigotos qui l'accompagnaient. La vie en leur compagnie était monotone, lassante. Les victimes, de pauvres civils ou des esclaves, perdaient tout courage à la vue des deux colosses. Kaede ne frappait alors que des pantins désarticulés remplient de peur et de couardise. Il n'y avait plus l'excitation d'antan où, seul, il sévissait....



Publié le 01/05/2022 à 22h45


Malgré les signes indiquant sa supériorité en cas de potentiel affrontement. Malgré l'aura de violence qui se dégageait de façon invisible par tous les pores de la peau de Maeda l'enfant Hattori n'y fit pas attention, ou alors il y vit un signe de défi. Comme si la violence n'était qu'un jeu pour lui. Un jeu où c'était toujours lui le gagnant. Il avait joué contre le pauvre homme et sa face ensanglantée prouvait qu'il avait gagné. Maintenant que Maeda lui contestait la victoire il envoya ses deux molosses pour la lui arracher. Même leur présence à tous les deux était signe qu'au jeu de la violence c'était lui le plus fort. Sinon pourquoi deux types aussi costauds exécuteraient le moindre de ses ordres ? Allant même jusqu'à se jeter dans la gueule du loup.

Le faisaient-ils pour l'argent ? Par loyauté ? Non, ce n'est pas le carburant des Hattori. Ils le faisaient sans doute plus par peur, même si au fond d'eux ils ne pouvaient se l'avouer. Ils se jetaient sur lui, défiant leur instinct qui, à moins d'être des idiots complets, leur criait de fuir loin de cet homme. Loin de Maeda. Pour nombre des habitants des bas fonds ce n'était qu'une silhouette apportant mort et violence avec elle. C'était tout ce qu'il savait faire et il savait bien le faire. Il le faisait pour Kazuna, parce qu'au jeu de la violence c'était elle la plus forte et qu'il avait peur d'elle au fond de lui. Ces deux hommes fonçaient sur lui parce qu'ils avaient plus peur du Hattori que de lui. Les pauvres ...

Malgré tout il devait les neutraliser. Même si eux aussi servaient un maître Hattori il devait les neutraliser. Non pas qu'il avait peur de mourir, ils ne le tueraient pas mais encaisser des coups ça fait mal. Et moins en reçoit moins on a mal. La logique pouvait sembler stupide mais c'était aussi simple que cela. Pour ne pas avoir mal il devait donc taper plus vite et plus fort qu'eux pour les neutraliser d'un seul coup s'il y parvenait. Utiliser ses techniques Shinayaka était proscrit, il était en plein centre ville et il n'avait rien à faire là. Il courrait le risque de se faire arrêter. Un Shinayaka sert l'empire, pas Kazuna la maîtresse des bas fonds.

Toujours de dos il fit quelques mudras : un simple jutsu fuuton pour améliorer sa vitesse et donc sa force d'impact, ainsi qu'un deuxième pour améliorer encore le premier. Une sorte de double amélioration ? Il n'y connaissait rien en théorie du fuuton mais il savait que quand il utilisait cet enchainement de mudras et qu'il combinait les deux jutsus il allait plus vite et il tapait plus fort. Pas autant qu'avec ses jutsus Shinayaka mais il restait plus rapide qu'un humain normal et c'est tout ce qui importait.

Il se retourna donc brusquement face aux deux colosses. Fonça sur celui de gauche et à la vitesse du vent lui envoya un poing dans le plexus avec la force d'un taureau. Surpris il ouvrit des yeux exorbités avant d'être propulsé deux mètres en arrière. Mais même s'il en avait eu un par surprise il en restait un second. Même s'il avait fait volte face rapidement et qu'il avait frappé vite il avait eu le premier plus par surprise que par technique mais le second était prêt à frapper. Maeda bloqua son assaut et contre-attaqua d'un coup de coude horizontal en plein dans la mâchoire. Il y eut comme un craquement. L'homme sembla se soulever puis tomba comme une poupée de chiffon au sol, le yeux révulsés par la violence du coup. Lui aussi était hors de combat.

Maeda avança dans la ruelle jusqu'au niveau de celui qui avait fait un vol plané et qui commençait à émerger. Il enfonça son pied dans son ventre pour lui couper le souffle, le renvoyant peu à peu dans les vapes. L'autre grognait et se débatit mais Maeda maintint la pression et l'augmenta même. Qu'est-ce que ça avait du bon la violence !

Il regarda le Hattori dans les yeux, un de ses hommes bon pour se faire reboîter la mâchoire, l'autre en train de se débattre sous son pied, prêt à tomber dans les vapes d'un instant à l'autre.

Dialogue de personnage
« Si j'ai divertit mon jeune seigneur alors permettez moi de me retirer. »


HRP : ça fait un peu gros bill mes techniques surtout qu'elles sont en soit relativement faibles mais c'est face à des random donc c'est pas trop grave mdrr

Publié le 01/05/2022 à 23h20


        Le spectacle fut au rendez-vous. Il n'aurait manqué que quelques popcorn pour que Kaede puisse profiter pleinement de la scène, mais pour cette fois il ferait l'effort de s'en abstenir. Finalement, la confiance et l'aura menaçant de l'homme ne faisaient pas seulement acte de présence. Ils étaient réels. Planant au-dessus de la tête du Hattori, il ne lui avait suffi de quelques poings pour l'abattre sur les deux hommes, qui maintenant, allongés au sol, presque inconscient, offraient un spectacle ridicule. On aurait alors pu penser que Kaede se serait énervé face à la défaite de ces deux sbires, qu'il aurait maudit l'homme d'avoir maltraité ceux qu'il connaissait voilà bientôt 5 ans. Mais il ne fit rien de tel. La mine réjouit. Ses mains se rencontrèrent pour applaudir l'homme qui était sorti vainqueur de ce combat déloyal.

Dialogue de personnage
« Divertit ? Si fracasser mes deux compagnons est synonyme de divertissement alors... »


        Parcourant de façon un peu trop détendue, pour quelqu'un qui avait vu ses acolytes se faire humilier, les quelques mètres qui le séparaient de l'homme. Il se mit à genoux à la hauteur de celui qui sous le pied de l'individu faisait force pour s'échapper.

Dialogue de personnage
« ... Amusons nous. »


        On ne sut ce qui se passa dans la tête de l'Hattori mais ce fut kunai dégainé qu'il abattit avec force sur la tête de son compagnon. La lame perforant le crâne de ce dernier, ses yeux se convulsèrent, ses muscles se contractèrent, un râlement s'échappa de sa gorge puis ce fut tout. La mort l'avait accueilli bras ouvert. Une mort que Kaede avait provoquée sans la once d'hésitation. Une mort dont il était presque fier tout compte fait puisque, sourire sur le visage, il déficha son arme de la cervelle du cadavre. Puis relevé, à la hauteur de celui qui avait maintenant une charogne sous le pied, il lui tendit la lame.

Dialogue de personnage
« Tiens. Tue l'autre. Divertis-moi. »



Publié le 01/05/2022 à 23h55


Alors des tordus il en avait vu, côtoyé et même bien connu certains. Mais de là à tuer un homme, de sang froid, et par pur plaisir ? Ouais, si, il en avait vu des comme ça ...

A vrai dire, la tournure des évènements ne lui allait pas du tout. Ne lui allait vraiment pas. Qui pouvait bien être ce type ? Il était consterné devant tant de bêtise. Le Shinayaka ne pouvait pas dire que chaque vie était importante, unique et qu'il fallait préserver chaque vie humaine. Non, il en avait trop vu. Pour lui les humains n'étaient que des sacs d'os et de viande, destinés à servir puis à mourir. Mais le gamin face à lui avait mis fin à la vie de son homme de main, comme ça. Par pur plaisir, par pure folie ...

Cela n'impressionnait nullement Maeda, bien au contraire. Ce mioche le dégoûtait il hésitait à lui broyer les os avec une technique Shinayaka. L'envoyant mourir à petit feu. Contraint de devoir attendre son dernier souffle dans cette ruelle humide, juste à côté du crane explosé de son compagnon. A moins que le commerçant ou un voyou faisant les poches de son presque cadavre ne vienne l'achever.

Mais ça attirerait des ennuis à Kazuna. Et ce gamin restait un Hattori. Et il était loin des bas fonds. Il laisserait donc la vie sauve à cet énergumène.

Il souffla par ses naseaux :
Dialogue de personnage
« -Tu ne m'amuses pas gamin. Il n'y a rien d'honorable à ôter la vie à un homme à terre. Je devrai te réduire en bouillie mais tu n'en vaux pas le peine. »


En perforant le corps du gorille, l'autre avait fait gicler du sang sur le pied de Maeda. Celui qui se tenait quelques instants plus tôt sur le corps vivant du pauvre homme de main. Il le leva et l'essuya méthodiquement sur la veste du Hattori, le regardant dans les yeux. Le ton était clair : si le Hattori refusait d'admettre sa défaite en détournant les yeux alors ce serait sa dernière ...

HRP : Juste pour te prévenir si tu fais pas extrêmement attention dans ton prochain post Maeda va mal réagir à son encontre. A mon avis il peut largement battre ton perso et ce serait dommage de reroll aussi vite. La mort des persos est possible sur le forum alors je veux pas te prendre en traître. Mais c'est toi qui voit.

Publié le 02/05/2022 à 20h29


Ce ne fut pas la réaction qu'il attendait. Kaede était déçu. Il pensait avoir trouvé quelqu'un avec qui partager sa soif de sang, avec qui s'amuser... Mais il en était rien. L'homme n'était qu'un de ses couards a la bien pensance. Pire même il osait essuyer son pied sur la veste de Kaede !

Dialogue de personnage
« Tss... Quelle dommage. Je te propose de t'amuser et toi tu ne trouves rien de mieux à faire que ça ? »


Il lâcha un long soupire. Sûrement exaspéré de voir que Kumo renfermait encore de la vermine de ce genre. Cette même vermine qui empêchait la pleine extension de l'empire Hattori. Cette vermine qui osait faire de tel affront au plus grand, au plus beau peuple que la terre des Shinobi pouvait abrité.

Dialogue de personnage
« ...Ainsi tu décides d'emprunter le chemin de la mort. »


Il avait dit cela tout sourire. La démonstration de force que l'homme avait preuve à l'instant n'étant qu'un lointain souvenir. On avait alors vite compris que l'humiliation des deux sbires allait faire place à quelques choses de plus sanglant. Cette anodine ruelle allait bientôt recevoir son deuxième mort sur ses pavés. Il ne restait plus qu'à le définir.

Kunai toujours en main, Kaede remonta l'arme vers le cou du trentenaire. Un coup fatal qui n'était séparé que par la maigre distance entre le point vital et sa lame. Un coup sensé envoyé au trépas son adversaire...



HRP : Ce ne serait pas correct et cohérent de fuir ^^. Va pour la mort... Ou la victoire qui sait ?

Publié le 02/05/2022 à 21h52


Le gamin avait donc choisi la violence ... Maeda avait tout fait pour l'éviter. Enfin tout ... Non. Clairement. Sous ses grands airs de pacificateur il n'avait cessé de provoquer le jeune Hattori. Celui-ci avait ses tords : la violence, l'impétuosité et finalement tous les défauts de la jeunesse. C'était son caractère, un simple caractère de Hattori. Le gamin n'avait pas choisi ça, c'était simplement un Hattori. Finalement il allait mourir juste parce que c'était un Hattori ...

Triste quelque part mais Maeda ne s'en ému pas. Il avait tué des hommes pour moins que ça. Même des hommes sans défense, bien qu'il en ait fait le reproche au gosse. Alors un sale gamin Hattori qui menaçait sa vie ? Ahahah ! Il avait affronté des adversaire dix fois plus redoutables que lui. Il s'était même pris pour l'homme le plus fort du monde, invincible. Mais ça c'était avant Kazuna.

La tension entre les deux hommes était palpable et il avait le regard braqué sur le Hattori. Même s'il avait l'air détendu il était aux agets et il vit venir le coup. Il avait toujours son pied sur son torse. Et quand le gosse tourna son regard plein de morgue vers lui il se contenta juste de pousser sur sa jambe pour le repousser en arrière ... il tomba en arrière, dans la saleté et l'humidité de la ruelle.

Alors Maeda eut moins d'une seconde pour choisir : s'enfuir et laisser le gamin s'en tirer, mais en ayant reçu une bonne leçon, ou alors le terrasser pour de bon. Ce ne serait pas une grande perte. Il martyrisait les passants et assassinait ses hommes pour le plaisir. Mais c'était un Hattori, son meurtre pourrait lui attirer des ennuis ... D'un autre côté ça lui procurerait sans doute du plaisir de le rayer de la carte. Un Hattori ... Il n'en avait encore jamais tué, ou alors il n'était pas au courant.

Oui ... Après tout il n'aurait aucun mal à camoufler ça en banal règlement de compte avec l'épicier ou un de ses hommes. Un d'eux était déjà mort d'ailleurs ... Et si ça ne lui semblait pas crédible il pourrait toujours faire disparaître les corps. Depuis le temps qu'il exerçait de basses oeuvres dans les bas fonds il avait l'habitude de ce genre de choses ...

Moins d'une seconde pour refléchir avant que le Hattori ne se remette sur pied ...

Il avait choisi et tant pis pour le Hattori, il avait qu'à être moins con ...

Il fit les mudras et son bras s'étira et s'enroula autour du corps du gamin. De façon suffisamment ferme pour l'empêcher de bouger mais pas trop fort non plus, il ne faudrait pas laisser de traces ...

Publié le 02/05/2022 à 23h02

L'intendante

Dialogue de personnage
« Vous êtes en train de me déranger pour une stupide bagarre ? »

Hidemi effectuait son travail le plus redondant et le plus pénible ; veiller sur ses concitoyens... Intérieurement, la femme rageait sur le fait qu'elle n'avait pas pu accompagner Kazuko dans son périple à Konoha et de par ce fait, elle était particulièrement désagréable. L'homme face à elle reprit alors :

Dialogue de personnage
« Un Shinayaka affronte un Hattori. »

Elle se mit à rire.

Dialogue de personnage
« Une bonne nouvelle ! Enfin ! »

Il manquerait plus que le concerné soit un homme suffisamment connu pour réorganiser une belle confrontation à l'arène ! Bien que particulièrement proche du pouvoir en place, Hidemi était nostalgique des confrontations entre les anciens Kirijins... Shizuka était si fermée... La femme ne tarda pas à ressentir une confrontation et elle décida d'observer cette dernière en prenant de la hauteur. Lorsque le Shinayaka se décida enfin à exterminer sa cible, la femme détacha un objet métallique entourant sa taille. Elle ne tarda pas à se servir de son arme pour tenter de découper un bras au Shinayaka. Toujours sur son toit, elle disposait d'une capacité à attaquer à distance à l'aide de cette épée si particulière.

Dialogue de personnage
« Alors les garçons, on s'amuse sans moi ? »

Publié le 03/05/2022 à 09h21


Kaede le vit : son pied. Cela manquait un peu de vitesse et de puissance pensait t-il en faisant la mou. Il n'aurait pas été difficile de le contrer ou de lui briser l'os de la jambe... Mais voulait-il que ce combat finisse maintenant ? Que l'arène ferme ses portes aussi vites ? Il connaissait la réponse.

Dialogue de personnage
« Tu es bien faible le vieux. Est-ce donc tous ce que tu as me proposer ? »


Ce fut par terre donc que Kaede, les yeux demi clos, de lassitude devinera t-on, défiait une fois de plus le trentenaire. Si il n'avait rien de plus convaincant à lui montrer, il ne ferait aucun doute que le divertissement prendrait fin prématurément....

Puis comme par magie tout s'enchaîna très vite . Les bras de l'homme s'allongèrent pour enrouler le corps de l'adolescent, une lame fendit les airs et le combat se tut. Quelqu'un avait osé interféré dans le combat et de manière déloyal si l'on en jugeait le coup qui avait été porter.

Les yeux plissés en direction du toit, Kaede eut un haussement de sourcil à la vue de la nouvelle arrivante.

Dialogue de personnage
« ... »


Il détourna son regard sur le Shinayaka car s'en était bien un, sa technique avait parlé à sa place, et demanda avec une once de pitié :

Dialogue de personnage
« Ça va ? »


Drôle de question pour quelqu'un qui avait l'intention de le tuer quelques secondes auparavant... Mais allez savoir... Kaede était ainsi.




HRP : Pour le coup de Hidemi, je laisse le choix à Maede. Il serait un peu osé de répondre à sa place ^^

Publié le 03/05/2022 à 23h57

L'intendante

Hidemi observait le Shinayaka avec un dédain plus que certain. Elle reconnaissait parfaitement le visage d'un troubleur de l'ordre et encore plus quand celui-ci se permettait de se coiffer comme un vulgaire macaque. Celui-ci prit alors la parole :

Dialogue de personnage
« Je- »

Dialogue de personnage
« Tu ne parles pas. »

Le cas de Maeda devenait problématique et sa capacité à combattre devenait tout autant énervante. Effectivement, le Shinayaka était bon combattant, mais il semblait totalement incapable de prendre sur lui et il ne cessait de se rebeller. L'intendante n'était pas à sa première punition, mais elle était clairement lassée à ce que cet homme se permette d'agir de la sorte. Il était temps d'en finir. Plusieurs hommes débarquèrent alors dans la rue, ils étaient tous habillés de noir.

Elle concentra alors son énergie spirituelle dans sa lame qui se rangea de nouveau autour de sa taille. Elle fit signe de sa main gauche au supposé chauve de lâcher l'homme du clan Hattori.

Dialogue de personnage
« Aucune raison ne permet à un Shinayaka de toucher un Hattori sans l'autorisation d'un autre. »

Et ce n'était malheureusement pas le premier crime de l'homme aux bras élastiques.. Elle reprit alors :

Dialogue de personnage
« Cette mascarade doit cesser. Le Shinayaka rencontrera l'Impératrice. Cette dernière décida de son sort. »

Qui risquait très certainement d'avoisiner la mort...

Publié le 07/05/2022 à 16h34