Quelques minutes plus tard…
« Hé, Minori ! Elle se réveille. »
Entendis-tu faiblement alors que tu ouvrais doucement les yeux. Tu étais allongée là, au beau milieu du désert, sous le soleil tapant. La première chose que ton regard flou parvint à distinguer furent les cheveux verts de Minori, tu avais encore du mal à reprendre tes esprits alors que cette dernière t’apportait gentiment de quoi boire.
« Fiou ! Tu revoilà enfin ! Tu m’as fais une peur bleue ! Tout va bien ? »
Tandis que tu redresses, tu ressens un profond mal de crâne, couplé à ces picotements qui n’avaient pas cessés depuis que tu avais brisé le sceau. Après avoir bu une gorgée d’eau, tu passas ta main sur ton front en demandant :
« O-Oui. Que… Que s’est-il passé ? »
« Tu as perdu connaissance après avoir fait imploser la stèle. Navrée pour les brûlures, j’ai dû te traîner sur le sable. Mais tu es sûre que tout va bien ? »
Tu constatas en effet les quelques blessures, rien de grave mais cela expliquait peut-être la douleur que tu ressentais. Si tu avais été seule là-bas… tu serais morte à l’heure qu’il est. Comment les choses avaient-elles dégringolées aussi vite ? La curiosité était visiblement un vilain défaut.
« Je crois… oui. Merci, Minori. On est quitte maintenant, non ? »
Demandas-tu alors avec un sourire plus ou moins rassurant. Tu étais impressionnée du fait que la jeune femme était parvenue à te faire sortir sans peine de ces longs tunnels. Mais, les choses s’étaient passées différemment, tu avais été encore plus chanceuse que tu ne le pensais.
« Pas vraiment ! Pendant que je te traînais la dedans, tout à continué à trembler, je n’avais jamais ressenti une telle chose. Puis les tunnels ont commencés à s’écrouler, j’ai bien cru que je ne m’en sortirais jamais. Puis Ash est arrivé, c’est lui que tu dois remercier. »
« À défaut d’avoir de l’orientation, j’ai de l’intuition. Cela faisait un moment que j’étais retourné au point de rendez-vous, et puisque je ne vous voyais pas arriver, j’ai suivi vos traces de pas dans le sable. Quant au tremblement, je pense qu’il a du s’étendre sur des kilomètres. Il y a également plusieurs crevasses de sable qui n’étaient pas là avant. Je ne sais pas ce que vous avez fais là-dessous, mais cela à clairement déclenché quelque chose. »
Tu jetas un œil au loin. Il disait vrai, l’environnement avait drastiquement changé. Tout cela était-il de ta faute ? Tu ne comprenais pas encore très bien ce qu’il s’était passé, et encore moins pourquoi la stèle avait soudainement volée en éclat à ton contact. Les tremblements semblaient s’être calmés, mais tu craignais les conséquences qu’elles pouvaient impliquer. Bien que les environs étaient loin d’être civilisés, tu espérais ne pas avoir nuit à la vie de quiconque par ton acte maladroit.
« Oui oui… Je t’ai dis merci déjà ! Puis, on ne sait pas plus que toi ce qu’il s’est passé là-bas. Il y avait un genre de pierre, Kyoko l’a touché puis pouf, tout est partit en vrille. »
« Je te le redemande encore une fois mais, tu es bien certaine que tout va bien ? »
Te demanda-t-elle alors que tu commençais à faire quelque pas. Cette énergie qui t’avait heurté était étrange, mais surtout très puissante. Tu ressentais comme un dérèglement à l’intérieur, comme si elle s’était insinuée au plus profond de toi au point d’affecter ton chakra. Néanmoins, en dépit de ces sensations inquiétantes, tu ne voulais pas leur causer plus de problèmes que nécessaire, et toujours avec ce faux sourire tu répondis :
« Oui ! Je suis juste légèrement engourdie, ça ira ! On devrait se remettre en route. »
Toutefois, ni l’un ni l’autre ne semblait convaincus. Ils s’échangèrent un rapide regard et Ash te dit alors :
« Mouais, tu devrais te voir dans un miroir, tu es toute pâle. Trouvons plutôt un endroit pour monter le camp, nous repartirons demain après que tu te sois suffisamment reposée. »
Au fond, tu n’étais pas contre. Marcher sous cette chaleur était suffisamment difficile et cette nausée qui commençait à te prendre les tripes n’allait pas arranger ta situation déjà compliquée. Soupirante, tu acceptas alors.
« D’accord… Navrée de vous causer des soucis. »
« Les soucis c’est notre spécialité ! Ne t’en fais pas pour ça. »