L'enfant fragile

Année 9
L'aveugle
Esprit invisible
Chakra bleu

« Tomohiko prépare mes affaires, nous allons à l'hôpital. »


Il était probable que le soldat avait déjà pensé à les préparer. Il fallait dire que sa mémoire était impressionnante et je n'avais aucune doute sur le fait qu'il se rappelait qu'aujourd'hui j'avais rendez-vous avec l'un des médecins et amis de Kimino. Alors, oui, mon mari aurait très bien pu pratiquer l'examen médicale lui même, mais j'avais réussi à le convaincre de me laisser voir un de ses amis médecin pour contrôle de routine afin de le soulager de ses très nombreuses tâches. Et il avait finalement accepté. Certes, il n'était pas rare que malgré cela, il revérifiait les informations afin de s'assurer que tout soit pour le mieux. Toujours était-il que cela m'offrait une journée de balade au sein de la ville.

Équipée de ma canne et de mon bandeau, Tomohiko et moi-même prirent la porte de sortie de notre habitation, direction l’hôpital. Accroché au bras de mon garde du corps personnelle, nous traversions la ville, profitant des rayons réchauffant du soleil sur ma peau. D'un pas lent, nous passions ruelle après ruelle, dans un silence agréable. Tomohiko savait qu'en je ressentais le besoin d'échanger ou alors, au contraire, de rester silencieuse. Et de cela, je le remerciai.

Alors que nous arrivions dans le hall du bâtiment, le Kirishitan me lâcha délicatement le bras et me tendis ma canne, accompagné d'un bouquet de fleur. C'était notre rituel, du moins, le mien. Kimino avait fait accroché un portrait de Sawako, directrice de l'hôpital, mon ami, celle qui avait su me greffer un nouvelle œil, celle avec qui il m'arrivait -trop rarement- de discuter de tout et de rien. Celle qui avait été assassiné lâchement, empoisonnée... Alors à chacune de mes visites ici, c'était pareil. J'amenai un bouquet de fleur que je déposai au pied du portrait, en souvenir à cette ami, morte trop jeune.

Avec l'aide de ma canne, je me dirigea jusqu'à l'accueil. Certes, Sawako avait su me greffer l’œil de Hakizura juste après que Tomohiko l'eu tué, mais ceci était jusqu'à ce jour resté un secret bien gardé. Ainsi, aux regards de chacun, je n'étais que Risako, l'Hokage aveugle...

« J'ai rendez-vous... »


Publié le 12/07/2020 à 17h28

Tornade de Feu de Konoha
Chakra bleu

L'hôpital était calme, mais anxieux. Les murmures de couloirs rappelait sans cesse à l'Uzumaki sa condition, et son histoire récente. Si la douleur ne suffisait pas à le rendre irritable, ainsi que ses blessures, ces discussions de couloirs qu'il entendait finissait par achever sa bonne humeur.

Il était dans la tourmente.



Le jeune Genin, autrefois réputé tornade de feu de Konoha, véritable pile électrique atta-chiante, n'était devenu que l'ombre de lui-même. Il avait besoin d'aide pour à peu près toutes les tâches quotidiennes, avait du mal dans la coordination de ses mouvements, le moindre déplacement le faisait haleter comme s'il avait courru un marathon. Et ses saut d'humeur, passant d'une colère intense à des pleurs sans fin, incontrôlable, le travaillait encore plus.

C'était dans cette atmosphère anxiogène que l'aile maternité-pédiatrie de l'hôpital évoluait. Seitô n'étais plus "un garçon excité, mais sympatique", il était devenu "un garçon cas psychiatrique, blessé par l'Hokage en personne". Il le savait. Un évènement comme ça, ça ne pouvait s'éteindre. La situation était explosive. Et lui, de tornade lumineuse, il était devenu une boule concentré de nervosité, de dépression, de colère, de doute et de rancoeur.

Et des questions lui martelait l'esprit. Pourquoi l'Hokage avait-il décidé de le punir en lui retirant presque tout espoir de devenir Ninja ? En le blessant au point de presque le tuer ? Avait-il de la rancœur à l'encontre de l'Uzumaki ? De son père ? Etait-il un ennemi au point de lui faire vivre un événement aussi douloureux, sans même une once de regret ?

Toutes ces idées ne faisait que renforcer la haine qui s'accumulait dans son cœur meurtris.

Agacé par cet échos incessant lui rappelant sa condition, l'Uzumaki appuya sur un bouton pour qu'on le mette sur le fauteuil, afin de prendre l'air. Même ça, il lui avait enlevé ! Rapidement, les aides-soignantes arrivèrent, et l'installèrent. Il ne répondit pas à leur bonjour. Il c'était enfoncé dans un mutisme inquiétant. Une fois sur pieds, on lui proposa plusieurs endroits, mais sans succès. Il allait toujours au même, un petit jardin intérieur de l'hôpital, dans un coin tranquille, loin des regards.

Lorsqu'il arriva au Hall, son regard croisa celui de Risako, la femme de Kimino. L'Uzumaki la regardait d'un air franchement hostile, presque meurtrier. Elle portait en elle l'enfant de celui qui lui avait tout pris. Il lui passa même à l'esprit l'idée de se venger sur ce petit être d'innocence, rien que pour faire souffrir Kimino autant qu'il souffrait en cet instant. Puis, il réalisa :

« ... »


Ce n'était pas lui. Ce n'était pas lui de faire payer à d'autre les actes d'un homme, surtout quand il s'agissait d'être totalement innocent. Qu'une émotion si putride germe dans son esprit l'avait encore bousculée.

« ... »


Et il s'effondra en larme dans ce hall, devant l'Hokage des Kirishitan.

Publié le 13/07/2020 à 13h31

Le soldat
Chakra bleu

Son regard, un seul regard suffit pour comprendre que ce gamin possédait une haine en lui. Une haine si profonde que son âme se consumerait petit à petit. Hakizura avait toujours été claire sur ce sujet et je ne pourrais mieux faire que de le citer: "Le jour où tu croisera la haine, celle qui est si profonde et ancré que son regard le trahit, tue-le, tu lui rendra service". Hakizura était brutal, mais sage, chacune des actions qu'il préconisait avait pour objectif le maintient d'une paix. Mais je devais avouer qu'il se montrait de temps à autre contradictoire... Toujours était-il que ce gamin, je ne pouvais l'abattre froidement au milieu de l'hôpital. Cela ne m'aurait pas dérangée, finalement, j'avais moi-même assassiné mon sensei Hakizura pour clôturer mon éducation, mais, il m'était impossible afin de ne pas salir l'image de Risako-sama.
Toujours était-il que ce regards destructeur qui l'habitait était dirigé contre ma Cheffe. Et cela, je ne pouvais le tolérer... Je m'approchai de lui, droit, imposant toute mon autorité alors que je n'avais que quatorze ans. Et c'est à cet instant qu'il s'effondra en larme. Quoi ? Je ne l'avais pas encore touché qu'il pleurait déjà ? Peut-être avais-je laisser envisageait la mort par mon simple regard ? Non, impossible, mon visage n'exprimait jamais ses émotions... Bref, je n'allais pas changer mon objectif initiale sous prétexte qu'un merdeux se mettait à chialer comme une madeleine dans un foutue hall. Alors, je lui agrippai le visage afin de le forcer à me regarder.

« La prochaine fois que tu regarde ainsi notre Hokage... Je te tue... »


J'avais dit cela, calmement et sans réelle agressivité. Je ne faisais qu'exposer un fait, ni plus, ni moins. J'aurais aimé lui expliquer les enseignement de Hakizura, mais, ceci mettait impossible. Je ne pouvais éduquer n'importe quel crétin.
Alors, j'entendis la voix de Risako d'en mon dos...

Publié le 14/07/2020 à 15h46

L'aveugle
Esprit invisible
Chakra bleu

J'entendis les pas de Tomohiko s'éloigner de moi. Ces pas là, je les reconnaissais. C'était cette marche si symbolique, celle qu'il utilisait lorsqu'il se chargeait de tout son sérieux. J'étais aveugle, mais j'avais su apprendre à distinguer toute une multitude de chose via les bruits. La rythmique d'un pas était source de tant d'information... Et, mélangé au brouhaha environnant, j'entendis des pleures. J'aurai pu penser que Tomohiko avait frappé, mais ceci aussi, je l'aurai entendu. Non, la raison de ces pleures étaient tout autre. Mais toujours était-il que j'entendis la voix de mon soldat profaner des menaces à l'être qui sanglotait. J'avais un coeur, bien que celui-ci était dur, il était malgré cela présent. Alors, je rappelai mon soldat.

« Tomohiko, reviens proche de moi, et approches-moi l'enfant qui pleure... Qu'il m'explique ça peine... »


« De suite, Risako-sama »


J'entendis le commencement de reprobation venant de celle qui devait être une aide soignante. Probablement, celle qui devait accompagner l'enfant en pleure. Mais, rapidement, elle se rendit compte à qui elle avait à faire: l'Hokage. Alors, le silence de fit et je pu entendre des roues se rapprocher de moi suivit des pas de mon soldat...

« Tes larmes semblent chargé d'histoire... Tout aussi intéressant que le regard que tu semblais m'adresser... Alors, racontes moi... »

Publié le 14/07/2020 à 15h57

Tornade de Feu de Konoha
Chakra bleu

La douleur était désagréable, mais c’était ces sauts d’humeurs incontrôlables le travaillait bien plus. Pourquoi avait-il autant changé ? Il ne reconnaissait presque plus. Et ça ne faisait que renforcer sa condition, et ses émotions, ainsi que son envie de simplement tout détruire. Et le pire, c’est qu’à raison, l’Uzumaki sentait qu’on lui cachait quelque chose sur son état. Outre sa faiblesse physique qu’il allait « sûrement récupérer », les gens n’étaient plus totalement honnêtes avec lui. Il le sentait, et il supportait de moins en moins cet état de fait.

C’est pourquoi il pleurait. Parce qu’il n’était plus lui-même. Mais lorsqu’on lui agrippa le visage, et qu’on le menaça de mort avec un calme olympien, comme si on pouvait balayer son existence d’un revers de main, le garçon à la chevelure flamboyante ne fit qu’un tour. Son bras attrapa celui de son agresseur, il plantait ses ongles avec toute la force qu’il pouvait bien lui rester. Ses yeux le fusillèrent avec un regard noir d’ébène, et il serra fort, aussi fort qu’il pouvait. Il ne hurla pas, il lui dit avec un ton aussi massacrant.

« Tu… N’as pas… le droit. Tu m’entends ?! Tu n’as pas le droit ! »


La chose aurait pu dégénérer, tant l’Uzumaki était hostile. Tout son être transpirait la colère, celle qui voulait réduire en cendres n’importe qui, tant qu’elle pouvait sortir. C’était presque admirable -et inquiétant- de voir qu’il arrivait malgré tout à la contenir en lui. Mais la voix de l’Hokage rappela les deux jeunes garçons à la raison.

Le Genin lâcha son bras, et ce fut le retour à la case départ. Les larmes coulèrent de nouveau sur ses joues. Il avait pensé ça, alors qu’elle, était prête à recueillir sa peine. Quel genre de monstre il était devenu ? Il maudissait l’Hokage, son hokage. Pourquoi avait-il fait ça ? Pourquoi l’avoir condamné à vivre ça ? Quels enseignements devait-il en tirer ? Y’en avait-il ? Il ne s’était même pas excusé, il n’avait pas regretté son geste, ne serait-ce qu’une seule micro-seconde. Et malgré tout ce qu’on pouvait dire, Seitô ne pouvait pas croire que sa vie comptait si peu pour son plus grand supérieur. Accepter cet état de fait, c’était accepter de n’avoir aucune valeur. Et ça lui étais insupportable.

C’était dans ce déchirement intérieur, qui n’en étais qu’un parmi d’autres, que l’Uzumaki se fit transporter jusqu’à l’Hokage aveugle. Le regard qui lui était adressé ? L’Uzumaki sécha ses larmes. Il ne devait pas pleurer en tant que Ninja. Même s’il ne restait de lui qu’un corps et un cœur en souffrance.

« Ce ne vous était pas adressée… Enfin, pas directement… Je suis désolé… Je n’aurais pas dû… Vous n’avez rien fait pour mériter ce regard… »


Et pourtant, il n’arrivait pas à la dissocier de Kimino. Il n’y arrivait pas. Il devait lui dire.

« C’est… Kimino. C’est à cause de lui que je suis là. Et comme c’est votre mari, vous me faites penser à lui… Même si je sais que ce n’est pas de votre faute… »


Et c’était pénible. Très douloureux. Il était difficile pour le Genin de retenir ses larmes face à l’Hokage. Il essayait pourtant, même si sa voix était tremblotante.

« Je ne comprends juste pas pourquoi… Il n’est pas venu. Jamais. Il m’a même dit que cela devait me servir de leçon. Mais avait-il besoin de presque me tuer pour ça ?! Pourquoi il ne s’excuse pas… ? Pourquoi on ne me dit rien sur mon état ? Pourquoi tout le monde me regarde comme ça ? »


Il sautait du coq à l’âne. Il était d’autant plus difficile pour lui de conserver une cohérence, les émotions se bousculant les unes les autres pour prendre le dessus. Il baissa la tête…

« Maintenant, les gens crient vengeance… On va se déchirer… Et j’ai l’impression que personne ne fait rien pour arranger les choses… Et je ne peux rien faire… »


Les larmes coulèrent de nouveau. Il avait peur. Peur de son avenir, et peur de l’avenir tout court.

Publié le 17/07/2020 à 11h09

L'aveugle
Esprit invisible
Chakra bleu

L'enfant m'expliqua son histoire, et je devais reconnaître que je ne comprenais pas encore tout ce que cela impliquait. Qu'est-ce qu'avait bien pu faire Kimino, ou du moins, qu'est-ce qu'avait fait ce gamin pour le forcer à réagir par la violence ? Alors, je m'accroupis, posant mon fessiers sur mes talons afin de me trouver au même niveau que ce garçon. J'aurai pu ressentir de la pitié pour lui, mais depuis que je mettais fait grugé par une adolescente à Iwa, ce qui m'avait coûté ma vue, je ne me laissais plus attendrir par le malheur d'autrui... Du moins, pas aussi facilement. Pourtant, le voir si fort, tentant de retenir ses larmes afin de m'adresser le parole, ne me laissais pas indifférente. Je lui demanda de m'expliquer davantage. D'approfondir son histoire, de me conter comment Kimino l'avait blessé et pour quelles raisons. Et l'enfant qui me faisait face s'exécuta, difficilement, il me contait comment sa vie avait basculé, comment cette colère l'avait envahit...

Kimino... Je me remémorai la conversation que nous avions eu la veille lui et moi. Celui-ci se montrait inquiet concernant la probable attaque de Gekido. Comment gérer la situation de Kazami et qu'il restait sans nouvelle de l'équipe qu'il avait envoyé sur le terrain pour récolter davantage d'information sur l'ancien Hokage... Le tout mélanger à un manque de sommeil évident, puisque je ne le voyais qu'a de rare occasion ces derniers jours... Il rentrait tardivement à la maison pour y repartir tôt le matin... Aucun doute qu'il était en plein sur ménage... Mais, tout cela, je savais qu'il n'oserait l'avouer à quiconque. Je savais également qu'il faisait de son mieux pour tenter de sauver le village et je n'accepterai nullement que la vie d'un mioche puisse mettre cela en péril, aussi triste que cela pouvait être... Bien que je ne mettais en doute la parole de ce garçon, je ne pouvais me fier qu'a son uniquement jugement, probablement biaisé par la tristesse et la rage qui le ravageait.

« Je comprends ta peine mon enfant... Je la comprends... »


« Tu me fais penser à moi... Il y a seulement quelques années... Tu sais, j'ai perdu la vue et à l'époque, je jugeai cela injuste. Je possédais une rage, une haine féroce contre tous... Ceci m'avait changé intérieurement... J'ai prit en pitié une adolescente qui me semblait perdu, je l'ai recueillit dans le village, dans ma demeure de Cheffe, je lui ai offert à manger, à boire et de l'attention.... Et celle-ci m'a attaqué par surprise, m'a brûlé les rétines... Me plongeant dans un noir absolu... J'ai pensée que toute ma vie était détruire ! Toutes... ma... vie ! J'étais une Cheffe, une guerrière hors paire et je me retrouvais réduite à une femme aveugle, incapable de faire le moindre pas sans l'aide de quelqu'un... J'étais ce qui me semblait être un fardeau pour mon peuple... J'ai pensée à mourir, j'ai pensée à détruire, j'ai pensée à haïr... Tout une vague de sentiment négatif me traversait et combattait en moi. Alors, je pense, que mon regard devait être le même que le tiens à ce moment. Et tu sais quoi, j'ai pleuré aussi, beaucoup, de tristesse pour ce que j'avais perdu, de colère également et d'injustice ! Je me demandais pourquoi... Pourquoi cette adolescente avait fait cela alors que moi, je l'accueillais... Et j'ai fini par comprendre... Ceci était une leçon de vie, douloureuse, qui pouvait paraître insurmontable, mais qui était nécessaire ! Doucement, la colère ma quitter pour laisser place à de la sagesse, à de la reflexion... Pourquoi tout cela était arrivé ? Qui était le responsable ? Et la seule réponse revenait constamment sur moi ! J'ai été naïve, j'ai été imprudente, j'ai été faible... Alors, j'avais compris que je ne représentais pas la guerrière que je pensais être ! Et c'est à ce moment que j'ai compris ce que devait être un ninja. Un ninja ne doit jamais laisser ses émotions prendre le dessus, un ninja doit surveiller chacun de ces fait et geste, un ninja doit être constamment en alerte, un ninja représente un symbole, celui de la force, celui qui rassure les villageois, celui qui représente la sécurité, finalement, lorsque nous empruntons la voie du ninja, nous mettons tout au second plan, absolument tout...
Regarde Tomohiko... »


Je laissai quelques instants afin que le jeune homme puisse admirer la stature de l'adolescent, stoïque...

« Il incarne le calme, la mesure de chacune de ces actions. Il incarne ce que devrait être chaque aspirant ninja ! Et il n'a que 14 ans !
Alors pour redevenir au séquelle physique, car pour tout t'avouer... Je ne sais pas ce qu'il adviendra de toi, je ne suis pas médecin, et je n'ai aucun information concernant de possible séquelle... Mais écoute moi jeune homme. Des séquelles, je sais ce que cela fait d'en avoir... Je pensais ne plus jamais être apte à combattre. Comment se battre lorsque nous ne possédons plus la vue ? Alors, je me suis entraîné, encore et encore, des heures et des heures, j'ai affûté mes autres sens, mon odorat, mon ouïe, mon touché, tout. Un autre monde s'offrait à moi alors qu'un autre avait disparut et devines quoi ? »


Je sortis de derrière mon dos un de mes kunais que je vins plaquer rapidement contre la gorge de l'enfant. Il pouvait sentir le fil de l'arme sur sa peau sans pour autant le couper... Je ne m'étais aidé que de mon ouïe pour positionner la gorge de l'enfant, le bruit de sa respiration, le frottement de ses vêtements, le son lorsqu'il déglutit.

« Vois-tu... Je suis aveugle... c'est un sacré handicape et pourtant... J'ai appris à vivre avec... Je suis totalement apte à combattre... »


Je rangea mon kunai avec aisance, avant de reprendre:

« Tu sais, les Kirishitans sont des fervents croyant en la nature... Et finalement, ton corps est semblable à un tronc d'arbre... Lorsque l'on te casse une branche, ton énergie affluent vers une autre branche, la renforçant, lorsque tu reçois un coup de hache, alors ton énergie vient colmater la brèche... Notre corps fonctionne exactement de la même façon... Sois nous délaissons la faiblesse pour renforcer autre chose, soit nous retravaillons cette faiblesse, jusqu'à la rendre plus forte ! »


« Mais revenons à l'origine de tout cela... Ton regards... Tu m'associe à mon mari ? Ceci est une erreur également jeune homme... Tu ne devrais m'associer qu'à une seule chose: ton hokage! Et que devons nous à son Hokage ? Du respect, ainsi, les regards haineux, n'ont guère leurs places dans cette situation... Mais je ne t'en tiens pas rigueur mon enfant... Des erreurs nous en commettons tous... Et mon mari vient de t'enseigner, ce qu'une adolescente m'a enseignée, une chose extrêmement importante: les conséquences sont parfois dévastatrices ! »


« Tu dis avoir peur de l'avenir, car tu as conscience que ce dont tu me raconte risque de nuire à la stabilité du village... Alors, fait preuve de force, de sagesse, prouve que ce qui a été cassé en toi, t'a rendu plus fort... Et fait ce que tout ninja devrait faire... Faire régner la paix ! Et n'oublie pas une chose, tout ninja se doit de respecter sa hiérarchie... Et nous, Hokage, représentons le dernier échelons... Ceci ne donne pas droit de vie ou de mort sur autrui... Nous répondons également de nos actes, mais nous attendons une chose des ninjas... De représenter le symbole qu'ils sont et d’œuvrer pour la stabilité, au détriment de sa propre condition ! »


« Que compte tu faire mon enfant ? Errer dans les mêmes méandres dont je t'ai parlé, la haine et la colère, ou alors, suivre mon enseignement et rechercher ce que tout cela a pu developer en toi ! »

Publié le 18/07/2020 à 00h22

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Tornade de Feu de Konoha
Chakra bleu

Et ainsi, à la demande de l’Hokage des Kirishitan, le jeune Genin sécha ses larmes, et tenta d’expliquer ce qu’il avait bien pu comprendre de l’histoire, sous son point de vu. Mais cette fois, comparée à avant, il allait à l’essentiel. Il ne perdait que peu de temps avec les détails. L’hokage était une femme importante, et elle lui prêtait déjà son oreille, ce qui n’était en soit pas rien. Alors le jeune Genin s’arma de courage et commença.

« Comme d’habitude, je suis allé m’entraîner sur les terrains d’entraînement tôt le matin, puis je suis parti manger un bol de ramen à midi. J’ai vu qu’il y avait de l’agitation vers les portes, quelque chose clochait. Je suis parti vérifier. Il y avait beaucoup de monde. Trop de monde. J’ai eu du mal à me faire une place. En montant sur une caisse, j’ai pu voir plusieurs ninjas, mais je n’avais pas vu le Hokage. Mais j’ai vu Kanashisaa… C’est un membre de mon clan, et une amie. On pensait qu’elle était morte. J’ai rarement été aussi heureux de ma vie de revoir une personne disparue. C’était comme un rêve qui devenait réalité. Sa disparition nous avait beaucoup attristés. »


Et il baissa les yeux, avant d’annoncer d’un ton solennel.

« Et ça à dérapé. »


Non, il devait assumer. Il était devant l’Hokage, pas devant sa mère. Il était un Shinobi, bon sang. Ça, personne ne pouvait lui enlever.

« J’ai… Dérapé. »


C’était dur, mais il avait dit. Cela lui avait coûté le peu d’image positive qu’il avait encore de lui-même, mais il ne pouvait pas éviter l’inévitable.

« J’étais si heureux de la revoir que j’ai négligé les informations. J’ai foncé dans le tas, et j’ai bousculé l’Hokage. Il m’a frappé de toute ses forces, je pense. Lui aussi, il ne s’est pas maîtrisé. C’était très rapide, trop rapide, et trop violent. Je n’ai rien vu venir. J’ai juste senti une énorme douleur dans ma poitrine, et je me suis évanouie. Je pense qu’il a dit quelque chose, mais j’ai eu si mal que je n’entendais plus rien. J’avais peur… Il n’y avait que le noir… Et le noir. J’allais mourir. »


Il frotta de nouveau ses yeux. Le souvenir était extrêmement pénible à raconter.

« Je me suis réveillé dans un endroit étrange, en sous-sol je crois. Il y avait Kano, des médecins, dont une Uzumaki, et l’hokage. Il m’a dit que cela « me servirait de leçon ». Je l’ai haï. J’ai eu envie de le tuer. Mais je n’avais plus de force. Puis je me suis réveillé à l’hôpital. Et depuis, je n’ai que ça en tête. Son faux sourire, cet air presque satisfait, sans remords ni regret. Je n’arrive pas à m’enlever cette image de ma tête. À chaque fois que je ferme les yeux, je l’entends dire « Que cela me serve de leçon ». Sa voix, ce faux-sourire… J’ai l’impression que j’avais affaire à un criminel impunissable, et qui se sentait invincible. Je déteste ça. Je le hais. »


Il serrait les poings, qui devenait blanc et tremblait de rage.

« Je le maudis. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi il m’a fait ça. J’ai envie de tout détruire. Parce que je le hais, mais c’est mon Hokage. Parce qu’il a failli me tuer et que c’est un membre de mon clan. Je me sens humilié, comme si ma vie ne valait au final, rien du tout. Et maintenant, ma vie est détruite… Mais au fond, je sais que ça ne me ressemble pas… Je suis perdu, Maître Hokage… J’ai peur. J’arrive à peine à marcher, je ne sais plus quoi faire… »


Il ferma les yeux. De nouvelles larmes, qu’il chassa d’un revers de la main. Il devait tenir. L’heure n’était pas aux pleurs. L’heure était au verdict de l’aveugle. Qui lui raconta une histoire, en réponse à la sienne. Qui faisait écho à sa haine. Qui donnait sens à sa quête de vengeance. Il ne s’agissait pas d’un discours du Hokage à l’un de ses ninjas, mais de quelque chose de plus personnels. Quelque chose qui résonna dans le cœur noircit du jeune Genin.

Ainsi, elle aussi avait vécu cette humiliation intérieure.



Elle aussi avait vécu la destruction imposée de son être, de sa vie par quelqu’un a qui elle faisait confiance. Elle parlait directement de sa blessure, elle arrivait à l’atteindre là ou personne n’était vraiment capable d’aller, puisque seul elle avait eu un vécu similaire. Le Genin buvait ses paroles, l’écoutait attentivement, la regardant droit dans les yeux, s’identifiant à son histoire, cherchant à mettre du sens sur sa propre expérience. Il se nourrissait du cheminement de Risako. Elle lui transmettait la sagesse de ses méditations, et lui, il ouvrait grands ses oreilles pour ancrer au plus profond de son être le moindre de ses enseignements.

Elle avait été naïve, faible, et imprudente. Il l’avait été. Il se reconnaissait en elle. Coup du sort, ou réelle intervention divine, Risako avait chassé d’un revers de main le Genin. Tel un apôtre du divin portant la bonne parole, elle était venue, et lui avait offert une nouvelle voie du ninja. Elle lui avait transmis un sens nouveau à son engagement de shinobi. Rien d’incompatible avec son caractère, ou avec sa vision du Ninjas, qui était pour lui un héros fort qui protégeait les faibles et qui rassurait le monde sous sa protection. Non. Elle y ajoutait simplement des règles.

Des règles claires, limpides, et qui donnait sens à son erreur.



Elle entama alors un discours sur les séquelles. Et sa démonstration impressionna le Genin. Même s’il n’en doutait point, là, il en était persuadé. Elle n’avait pas usurpé sa réputation. Même aveugle, l’Hokage voyait bien plus que lui. Elle avait, avec une dextérité impressionnante, plaqué son Kunaï sous la gorge du garçon. Une pression parfaitement contrôlée. Seitô déglutis. C’était ça, un grand Shinobi ? Un chef de clan ? Oui. C’était un héros. Devant ces yeux. Différent de son père, mais complémentaire. Retravailler sa faiblesse ? Renforcer ces forces tel un arbre ? La métaphore faisait sens pour le Genin. Il n’était encore qu’un petit arbrisseau, alors qu’il avait devant lui un énorme chêne robuste. Aujourd’hui, plus que jamais, il avait encore énormément à apprendre. Bien plus qu’il n’avait jamais eu à apprendre de toute sa vie.

Elle revenait ensuite à la fameuse leçon de Kimino. Et sur son regard. Elle ne lui en tenait pas rigueur. Elle lui pardonnait son erreur de jeunesse. Elle explicitait alors la fameuse leçon que Kimino avait soi-disant tenté de lui inculquer : les conséquences de nos actes sont parfois dévastatrices. Et encore une fois, elle avait raison. C’était le principe même de l’effet papillon.

Et l’hokage lui offrit un choix.



Le choix était simple : la route ardue, ou celle de la facilité. Il pouvait soit faire preuve de force, de courage et de sagesse, pour faire régner la paix. Respecter sa hiérarchie, même si elle lui assurait implicitement que les actes de Kimino, même Hokage, n’allait pas être sans conséquences. Ou alors, il pouvait choisir d’errer dans cette haine, qui semblait n’avoir aucune limite, jusqu’à qu’il se consume.

Seitô ne répondit pas tout de suite à ce choix. Il regardait l’Hokage, non pas avec un regard empli de haine ou de tristesse, mais un regard de réflexion intense. Il ne prenait pas cette décision à la légère. Car une fois qu’il avait choisi de renoncer à la vengeance pour s’améliorer, il ne pouvait faire machine arrière. Puis, il ferma les yeux, et inspira profondément.

« Je… »


Il repensa à son parcours. Aux dires de l’Hokage. Puis, il ouvrit de nouveau les yeux. Son regard avait changé. Il était clair, limpide, empli de cette nouvelle vérité. De sa nouvelle vérité.

« J’ai choisi. »


Seitô avait autrefois des qualités précieuses : un sens aigüe de la justice, ainsi qu’une volonté aussi puissante que l’acier. Il l’avait perdue, et avait sombré dans le désespoir, mais l’histoire de la Kirishitan lui avait permis de retrouver son chemin. Dans ses yeux, il y avait une flamme : sa flamme de volonté, impitoyable et déterminée. Moins envahissant qu’auparavant, plus concentrée, plus précise, plus calme et plus intense. Il allait se nourrir de cette énergie. Lui aussi, avait sa propre métaphore d’épéiste.

« Mon épée s'est peut-être brisée, mais je vais la reforger. Elle sera plus grande, plus solide. Je vais corriger ses défauts, je vais l’aiguiser jusqu’à ce qu’elle puisse trancher n’importe quel obstacle. J’y passerais mes jours et mes nuits s’il le faut, mais je vais réussir. Et je prouverai à tous que moi aussi, je suis un vrai Ninja. Et je vais commencer maintenant. »


L’Uzumaki se concentra, et prit fortement appuie sur ses mains. Il regardait avec la rage de vaincre ses jambes, et rassembla ses forces nouvelles. « Bouge… Bouge… ! Bouge ! Écoute-moi, je t’ordonne de bouger ! » Se martelait intérieurement le flamboyant Genin. Et il se souleva. Seul. Difficilement. Il haletait, il tremblait, mais il allait réussir. Il devait réussir. Debout, il se tint droit devant la Hokage.

« Je ne suis peut-être qu’un petit arbrisseau, mais je vais devenir un grand chêne aussi puissant que vous. Je vais développer mes forces, et combler mes faiblesses… »


Puis, il s’inclina, avec toujours autant de difficultés.

« Merci, Maître Hokage… Je suis désolé. Je vous prouverai que vous pouvez être fier de moi. Je ne suis peut-être pas encore le meilleur des épéistes, surtout maintenant mais je le deviendrai. Je vous le jure. »


L’Uzumaki chancelait, mais tenait bon. Envers et contre-tout, il ne s’effondrerait pas. Il repartait à la conquête d’une nouvelle vie, et cela commençait par son corps meurtris.

Publié le 21/07/2020 à 01h20

L'aveugle
Esprit invisible
Chakra bleu

J'attendis quelques instants la réponse du gamin. Mon discours semblait l'avoir fait réfléchir et j'espérai fortement que celui-ci l'influencerait vers des horizons plus sain... La haine, je l'avais connu et je ne la souhaitai à quiconque. Cette puissance invisible rongeait de l'intérieur, bien plus destructrice que n'importe qu'elle autre blessure. En tant que Hokage, il était de mon rôle d'anéantir ce genre de sentiment avant que ceci ne vienne mettre en péril la stabilité du village. Et qu'elle fut mon soulagement lorsque cet enfant me parle de sa lame, de son épée, de son désir ardent de vouloir la reforgé, de l'aiguiser, de la réparer. J'aimais ça métaphore, celle-ci vibrait en moi, maîtresses des armes. C'est à cet instant que je pris la décision que je serais pour ce gamin, ce qui Seîto avait été pour moi. La personne qui guiderait cet enfant vers sa reconstruction, la personne qui lui rendrait ça maîtrise d'antan, celle qui l'aiderait à aiguiser davantage sa lame... Je m'en faisais la promesse... Mon enfant, fils de Konoha, je suivrai ton évolution !

Et qu'elle ne fut pas ma surprise lorsque je l'entendis se surpasser. Peut-être que ma vue me privait de voir l'effort surhumain que ce merdeux accomplissait devant moi. Mais mon audition ne pouvait me trahir. Je pouvais entendre ses mains tremblantes sur la chaise roulante, j'écoutais son souffle trahissant la difficulté de ce qu'il faisait. J'entendais ses jambes entrechoquer la ferraille de son fauteuil ! N'abandonne pas gamin, tu vas réussir à te lever devant moi ! Et si tu tombes, tu recommenceras encore et encore ! Un sourire se dessinait sur mon visage lorsque je compris qu'il avait mené à bien son entreprise ! Sa voix me provenait de plus haut, il se tenait debout, devant moi !

Je vins délicatement poser ma main sur son épaule, sans pour autant lui faire porter le poids de celle-ci. Et je le félicitai.

« Aucun doute que je serai fière de toi jeune homme ! Mais plus que cela, ce sera Konoha tout entier qui sera là pour t'applaudir le jour où tu deviendras ce grand épéiste ! »


Je retirai ma main de son épaule pour venir la poser contre mon ventre. Je caressai mon futur enfant au travers de ma chair l’imaginant à la place de celui qui se trouvait devant moi. Et cette image m’insupporta... Ce soir, aucun doute que l'ambiance allait être électrique entre Kimino et moi-même...

« Je te fais un serment jeune homme, le serment d'une Hokage ! Le jour où tu sortiras de cet hôpital et que tu me démontreras ta valeur avec un sabre entre les mains... Alors, ce jour-là, je t'offrirai un sabre d'exception ! »


Je tournai mon visage vers Tomohiko, lui faisant ainsi comprendre que nous allions reprendre notre route afin d'effectuer mon examen de routine. Le dos tourner à Seîto, je lui lançai par-dessus mon épaule:

« Je viendrai régulièrement, voir tes progrès.... »

Publié le 23/07/2020 à 17h01

Tornade de Feu de Konoha
Chakra bleu

Debout, sur ses deux jambes tremblantes, l’Uzumaki regardait la Hokage. Pour la première fois, depuis ce qui lui semblait être une éternité, il était fier. Fier de lui. Fier de se tenir droit devant un être aussi important, et qui avait réussi à parcourir le chemin qu’il s’apprêtait à emprunter. Fier d’avoir réussi à lui décrocher un sourire.

Il le sentait, à cet instant présent, ils avaient réussi à transcender la barrière des clans. Si son ressentis envers Kimino était encore peu flatteur, il pouvait s’accrocher à une image plus que positive de l’Hokage des Kirishitan. Et lorsqu’il serait de nouveau sur pieds, lorsque sa lame sera de nouveau aussi tranchante que l’acier, il lui montrerait, et il la mettra à son service. Personnel, s’il fallait.

C’était avec ce puissant sentiment d’admiration, proche de la quasi-vénération, induit par l’histoire inspirante et le charisme naturel de l’aveugle que Seitô évoluerait. Cette main sur son épaule ne fit que renforcer cette conviction intérieure. Elle l’avait comme sauvé des ténèbres, elle lui avait montré une voie insoupçonnée, invisible à ces yeux. Un chemin vertueux. Car elle était l’incarnation même que « oui, c’était possible ».

C’était encore un garçon jeune et naïf, mais elle avait réussi à l’atteindre dans les plus profondes fibres de son être. Munis de cette nouvelle énergie, il se sentait invincible. Oui, elle serait fière de lui. Et des étoiles brillèrent dans ses yeux lorsqu’elle parlait de Konoha tout entier. Lorsqu’elle lui fit ce serment, qui était si précieux à ses yeux, ce serment qui reconnaissait son droit de vivre, d’avoir son existence propre, elle balaya ce que seul un Hokage aurait pu balayer.

Il voulait plus que jamais réussir. Lui qui avait succombé au désespoir, il devait s’en sortir. La remontée s’annonçait longue et pénible, mais il y arriverait. Il n’avait pas le choix. Il ne pouvait pas échouer. Maintenant que la Kirishitan l’avait lié à un serment, il ne pouvait plus s’échapper dans les méandres de la tristesse. Il devait se relever et se battre, comme autrefois.

« Et moi, je vous fais le serment que j’y arriverais. Que je serais digne de votre confiance, et lorsque j’y arriverais, je mettrais mon épée à votre service et à celui de Konoha tout entier. »


Son corps devenait lourd, mais le Genin ne lâcha pas l’affaire. Il continuait à subsister, à être, à vivre, debout, alors que l’Hokage se déplaçait et lui annonçait qu’elle viendrait régulièrement observer ses progrès… Seitô décrocha un sourire malgré la douleur, et hocha la tête, comme un signe d’approbation. De grands honneurs.

Lorsque la grande et noble Kirishitan sortie de la pièce, le jeune Uzumaki s’effondra sur son fauteuil, tandis que l’infirmière revenait. Il était fatigué, mais changea ses plans lorsqu’elle lui demanda où il voulait aller.

« On peut aller en rééducation, s’il vous plaît ? »


Surprise, elle acquiesça. Les efforts ne pouvaient attendre la prochaine visite de l’hokage.

Publié le 25/07/2020 à 16h25