Avance rapide

Année 9
Chakra bleu

Depuis son retour victorieux au village Mastuo en voyait de belles. Tout d’abord il avait plus ou moins compris que Kazami la traîtresse n’avait pas vu sa tête décoller de son corps pour être plantée au bout d’une pique. Ensuite, il avait entendu le Hokage dire à son maître qu’il y avait eu un accident avec Seitô. Et enfin, Kanashisa se serait pointée au village pendant sa mission, le plus étonnant de tout c’était qu’elle s’était pointée vivante !

Une fois le rapport de mission effectué dans le bureau de l’Hokage le chuunin quitta le bâtiment ministériel et prit le chemin des prisons. La raison était bien simple. Lorsqu’il avait confié le prisonnier aux shinobis du village il leur avait aussi confié Hamaki, c’était plus commode pour eux de le transporter ainsi car les risques d’évasion s’en trouvaient bien réduits mais surtout cela permettait de camoufler la présence du prisonnier aux yeux de tous. Qui pouvait bien se méfier de la présence d’un être humain dans une marionnette ? Au pire on penserait que c’était le Chikara qui était à l’intérieur.

Une fois qu’il eut récupéré sa merveille d’ingénierie et que les gardes de la prison l’eurent remercié il passa au bureau des emplois. Il venait de boucler une mission de haute priorité, une mission extrêmement dangereuse, donc en tant que chuunin il allait pouvoir se faire un joli paquet de ryos ! Héhé ! Finalement s’entraîner aussi dur et participer à des missions dangereuses avait des avantages. Avec ça il pourrait vivre un bon moment sans faire de missions, ça lui laisserait le temps de mettre au point de nouveaux procédés techniques pour ses pantins et pour profiter de la paisibilité du village. Peut-être même pourrait-il bouger de chez Dame Michyio ? La vieille dame l’hébergeait depuis plusieurs années déjà, maintenant qu’il était chuunin le temps était peut-être venu pour l’adolescent de 13 ans de s’installer seul.

En parlant de la vieille femme, il avait pris le chemin de sa maison après avoir empoché sa prime. Sur la route il se souvint de ce que le père de Kano lui avait dit : son ami avait des choses à lui dire. Et en effet, avec tout ce qu’il avait entendu depuis son retour au village il allait avoir du boulot ! Une fois rentré chez Michyio il salua la vieille femme, heureuse de le voir revenir entier et en vie. Sans trop s’attarder il monta dans sa chambre et rangea Hamaki au côté de ses nombreux pantins, prit une douche et s’habilla.

« -Je vais chez Kano, à toute à l’heure ! »


Propre comme un sou neuf il se dirigea jusqu’à la maison de son aîné et toqua à la porte :
« -Kano, c’est moi ! »


La porte de la maison s’ouvrit, laissant apparaître Kano.
« -Salut Kano. J’ai croisé ton père tout à l’heure, il m’a dit de venir te voir. J’ai cru comprendre que pas mal de choses s’étaient passées depuis mon départ alors maintenant que je suis rentré j’aimerai bien que tu me racontes tout. »


« -S’il te plait. »

Publié le 28/07/2020 à 15h10

Les Doigts d'Or
Chakra bleu

Les jours n'étaient plus les mêmes depuis quelques temps, après les récents événements. Le garçon passait bien de nombreuses heures à l'hôpital aux cotés de son ami, à lui tenir compagnie, l'aider aussi bien physiquement et mentalement, mais aussi à se renseigner sur l'évolution de son état. Il restait un médecin, et pouvait suivre un peu le résultat de certains tests, etc., afin de se tenir informé. Il aidait d'ailleurs comme il le pouvait le personnel médical lorsqu'on lui autorisait, et lorsque c'était dans ses cordes, mais malheureusement on le considérait la plupart du temps comme un simple visiteur, ce qui n'était pas si faux que ça, malgré lui.

À côté de ça, le Chikara avait reprit sérieusement son entraînement, afin de ne pas se retrouver de nouveau dans cette situation. Cette image de Seitô mourant, et lui impuissant, risquait bien de le hanter pendant encore de longs moments...

La journée était bien avancée, et le Chikara était rentré chez lui. N'ayant pas faim, il avait sauté le repas, et s'est directement lavé et changé. Ce soir, il allait s'autoriser un peu de répit. Tout cela lui pesait beaucoup sur le coeur, et sur le moral, à tel point qu'il avait l'impression de ne plus pouvoir se reposer, il se sentait constamment en alerte, et inquiet vis-à-vis de la suite. Malgré ce qu'avait pu lui dire Kazami, il était persuadé qu'il aurait du pouvoir faire plus pour lui, il avait été impuissant. Elle était sa véritable sauveuse, pas lui.

Alors qu'il se morfondait dans ses pensées, et s'apprêtait à s'isoler dans sa chambre, il entendit la porte toquer, avec une voix qu'il n'avait pas entendu depuis bien trop longtemps : celle de Matsuo. Sans hésitation, il se dirigeait vers la porte, et l'ouvrit, voyant son cousin devant sa porte. Il y avait enfin une bonne nouvelle dans tout ça ! Son cousin était enfin de retour ! Il ne connaissait pas les aboutissements exacts concernant la mission qu'il venait d'accomplir, mais il avait vu par lui-même qu'elle a duré un bon moment. Sa présence apportait un peu de fraîcheur et de gaieté dans le coeur du blondinet.

« Oh Matsuo ! Ça fait plaisir de te revoir. »


Il lui souriait, mais la fatigue et la tristesse se lisait néanmoins sur son visage. Il écoutait son cousin, et il aurait été tenu au courant que certaines choses s'étaient passées à Konoha, depuis son départ, par l'intermédiaire de son père. Son père, hein... d'ailleurs, où était-il encore, celui-là ? Kano était tellement désintéressé par ses présences sporadiques qu'il ne s'était même pas demandé s'il était rentré ou pas. Visiblement, il n'était pas là...

« Un peu qui s'est passé des trucs... Enfin, rentre, tu risques de trouver le temps bien long à m'écouter parler sur le pallier de la porte. Et puis je pense que t'auras besoin... de t'asseoir. »


Oh que oui. Il savait à quel point la disparition de Kanashisa l'avait détruit, mais même s'il était son cousin, il ignorait complètement comment il prendrait son retour. Il fit installer son invité, lui proposant à boire ainsi que quelques biscuits, puis s'assit en face de lui, soupirant longuement.

« Bon... Rentrons dans le vif du sujet, je vais pas tourner autour du pot pendant des heures... Kanashisa est en vie, et elle est de retour au village. »


Il observait les réactions de Matsuo, mais reprit assez vite.

« Je sais que ça paraît fou, et insensé, mais elle est bien là : en chair et en os. Elle a changé physiquement, c'est donc qu'elle a continué de vieillir durant cette année, et a pris un peu de poids. Son chakra est identique en tout point, mais sa mémoire était défaillante. Il semblerait qu'elle retrouve des souvenirs petit à petit : elle s'est souvenu de moi après un échange de seulement quelques mots, et s'est souvenu d'autres personnes qu'elle a croisé. Bien que défaillante, il semblerait que sa mémoire refasse surface. En fait... tout porte à croire qu'il s'agit bien d'elle. Il n'y a aucun doute là-dessus. La seule chose étrange, c'est un sceau dans son dos. Je ne l'ai pas vu de mes propres yeux, je l'ai seulement ressenti grâce à mes capacités sensorielles, et ce sceau contient un chakra différent du sien. À ce sujet, j'ai pas eu plus d'infos... »


Et c'était bien là le problème...

« Je sais que tu l'as vu mourir, et à quel point tu en as souffert... mais pour une raison qui nous dépasse tous, elle est aujourd'hui à nos côtés. J'ignore s'il existe quelque chose, ou quelqu'un capable de faire revenir les morts à la vie dans ce monde... mais ça reste la seule explication possible. »


Le garçon aux cheveux blonds regardait son cousin, d'un air un peu gêné. L'histoire était sans doute bien difficile à avaler, et ça se comprenait... Et pourtant, ce n'était que le début de son récit.

« Ça va Matsuo, tu tiens le coup jusque là ? »


Il posait cette question sincèrement. Le Chikara était capable de comprendre qu'après avoir autant été affecté par la mort d'une personne, il était difficile de concevoir qu'elle puisse être toujours envie, et ce depuis sans doute quelques mois déjà.

Publié le 28/07/2020 à 23h45

Chakra bleu

Kano finit par lui ouvrir. En voyant la tête de celui qu’il considérait comme son cousin Matsuo ne put s’empêcher de sourire :
« -Ahah, moi aussi ça me fait plaisir de te revoir. »


Son ami l’invita à entrer, considérant que sur le palier la discussion risquait de lui paraître moins agréable. Bizarrement, Kano lui demanda de s’asseoir. Cela lui rappela que maître Kimino leur avait proposé la même chose à Shimazu et à lui avant de leur annoncer que Kanashisa était de retour. La discussion qui allait suivre allait donc être du même acabit, il y allait sans doute avoir des révélations.

Une fois qu’il se fut assis, Kano annonça directement à Matsuo que Kanashisa était de retour au village, vivante. Ça, Matsuo le savait déjà. Il n’eut pas le temps de répondre à son cousin qu’il enchaîna une longue tirade. Poli, le chuunin laissa parler son ami sans l’interrompre.

Un sceau dans son dos ? Un chakra différent du sien ? Sa théorie quant au fait que Masaru avait dû faire des expériences sur elle se renforçait un peu plus. Il ne savait pas vraiment quoi penser du retour de son ancienne coéquipière. Elle était morte dans ses bras, littéralement. Pourquoi ? Comment avait-elle fait pour revenir à la vie ?

Perdu dans ses pensées, Kano le ramena à la réalité et il lui demanda s’il tenait le coup. De retour sur Terre il dit :
« -Honnêtement je ne sais pas quoi penser de toute cette histoire … Je l’ai vu mourir. Elle était bien morte, maître Shimazu et Shikei pourraient te le confirmer. Je ne peux pas te donner certaines informations que j’ai pu apprendre au cours de mes missions, ça pourrait mettre le village en danger. Mais ta théorie ne doit pas être si éloignée de la réalité … »


En avait-il déjà trop dit ? est-ce qu’une escouade de jonins surentrainés allait débarquer pour le faire taire ? Bah … S’il ne pouvait pas dire cela à l’un de ses ami les plus proches alors à quoi bon être ninja ? Et puis de toutes façons ils pouvaient bien débarquer les jonins, à 13 ans il avait déjà sans doute fait plus de missions de haut rang qu’eux. Il avait quasiment terrassé un membre du clan Abura à lui tout seul, quasiment …

Trêve de rêveries, si des jonins avaient dû débarquer il aurait déjà été mis hors d’état de nuire. Il continua en posant une question qui laissait perplexe depuis un moment :
« -Dis moi … J’ai entendu Maître Kimino dire quelque chose d’étrange à propos de Seitô. Mais ça ne peut pas être vrai, jamais notre Hokage ne pourrait faire quelque chose comme ça … »

Publié le 29/07/2020 à 11h30

Les Doigts d'Or
Chakra bleu

La discussion était lancée, et le premier sujet épineux était amené sur la table, directement. Pour une fois, Kano avait hésité à prendre des gants pour lui annoncer la chose, mais il avait finalement opté sur sa méthode favorite, à savoir celle où il laissait les gants dans le placard, et qu'il disait les choses franchement. Il y avait beaucoup à raconter, alors il n'avait pas vraiment le temps de prendre trente-six chemins pour lui annoncer les choses.

La réaction de Matsuo le laissa perplexe néanmoins. Visiblement, il savait quelque chose que le blondinet ne connaissait pas, quelque chose qu'il avait visiblement appris au cours de ses missions, mais il ne pouvait pas en dire plus, au risque de mettre le village en danger. Il l'observait d'un air dubitatif, mais il lui confirmait néanmoins qu'il n'était peut-être pas très loin de la réalité, lorsqu'il pensait que quelque chose, ou quelqu'un, l'avait sans doute ramené à la vie.

« Oy oy... Je sais que tu peux pas trop en dire, mais c'est quand même pas normal ce qu'il se passe. Comment quelque chose ramenant les morts à la vie peut exister... »


Pour le garçon, cette possibilité improbable était sa seule explication, d'où son incompréhension totale de la chose. Il n'avait jamais rien entendu de tel, comment un coeur qui s'est arrêté, puisse recommencer à battre ? Peut-être qu'il voyait la chose d'un côté trop scientifique et rationnel, mais le Chikara n'était pas du genre à fantasmer sur des choses irrationnelles. Il n'y avait que dans le monde des rêves, ou l'irréel n'existait tout simplement pas.

Son cousin enchaîna alors, avec une autre question... il voulait lui parler de Seitô. Il aurait entendu Kimino en parler ? Le garçon ressentait comme une sensation de froissement au niveau de son coeur, lorsqu'il l'entendit l'appeler "Maître". Comment un homme comme lui pouvait-il mériter autant de respect ? Le garçon soupirait.

« Malgré tout le respect que tu peux tenir à son égard, Kimino reste un homme. Et les hommes n'ont rien de parfait, ni d'irréprochable ; encore moins lui. »


Kano regardait alors Matsuo droit dans les yeux.

« Tout ça pour dire que, oui... Il l'a fait. »


Au vu des doutes qu'il avait quant à ce qu'il avait pu faire, il semblait évident que son cousin n'était pas du tout au courant des détails de cette affaire. Prenant sur lui, il gardait son calme pour lui expliquer les choses sans laisser ses émotions prendre le dessus.

« Lorsque Kanashisa est revenue au village, Seitô était là. Tu le connais, il n'est pas du genre à se faire discret, ni agir avec discernement, et dans sa grande joie de retrouver son amie perdue, il a accidentellement bousculé Kimino et lui a manqué de respect, avant qu'il ne se rende compte à qui il s'adressait. »


Kano prit une petite pause, et but une gorgée.

« Il a agit comme un crétin, certes. Mais alors Kimino l'a frappé de toutes ses forces, un coup terrible au niveau de son plexus solaire. Plusieurs côtés brisées, un poumon perforé, en quelques secondes à peine il crachait déjà du sang, et sombrait dans l'inconscience... Il était en train de mourir. J'ai été obligé d'intervenir pour essayer de le sauver, mais je n'ai été que capable de stabiliser son état, entre la vie et la mort... »


Bien qu'il essayait de garder son calme, un rictus de colère était discernable dans son attitude. Néanmoins, la suite était encore plus intéressante, mais Kano, connaissant tout de même son cousin, savait très bien que la suite ne risquait pas de l'enchanter.

« Tout s'est passé très vite, après. J'ai... bon, j'ai un peu pété un câble après Kimino. Après tout il venait d'abattre mon meilleur ami sous mes yeux... ! Mais je lui ai demandé de prendre les choses en charge, et de le sauver. Lui aussi est un médecin, après tout, et devant tous ces témoins il se devait d'agir. Il a cependant opté pour un autre recours, et m'a demandé de l'accompagner, tout en le maintenant en vie en chemin. On est donc allé dans les cachots, pour aller trouver la seule et unique personne qui pouvait le sauver... »


Le garçon observait toujours les réactions de son cousin, surtout à ce moment-là.

« Uzumaki Kazami. »


Le blondinet croisait les bras.

« Tu es mon cousin, alors je n'ai pas envie de te cacher ce genre de choses. Tu es en droit de savoir ce qu'il s'est réellement passé, même si je pense que cette histoire ne doit pas trop s'ébruiter. Le bouche à oreille peut aller très vite, et chacun serait libre de déformer l'histoire, ou de l’interpréter différemment. Néanmoins, avant de continuer... j'aimerais te demander de garder ton calme, de garder ça pour toi, et de me croire sur parole sur tout ce qu'il va suivre. J'ai ta parole ? »


Nul doute qu'avec ce nom, il avait sans doute lâché une bombe.

Publié le 30/07/2020 à 17h06