Les secrets de l'irou-jutsu 3

Année 10 | Printemps
La Dame de Fer
Chakra bleu

La dame de fer s’enfonçait dans les abysses de la prison. Depuis l’affaire « Ike », elle avait renforcé drastiquement la surveillance de la prison, et les modalités de droits de passage. Elle surveillait personnellement et minutieusement, prenant la peine chaque jour de venir récupérer elle-même le rapport des visites (qui consistait souvent en une page avec le nom du personnel apportant le repas), qu’elle consignait soigneusement au sein d’un classeur, dans son bureau.

L’entraînement par Kazami de Kano, son troisième fils qu’elle n’avait jamais eu, n’avait pas échappé à la quadragénaire, tout comme la motivation inexpliquée de l’Eiseinin à guérir son fils. Loin de voir ça d’un mauvais œil, elle avait juste était surprise de voir son enfant lui réclamer « la libération immédiate et sans condition » de la rouquine car « c’était une bonne personne ayant fait les mauvais choix » et que les « actes de rédemptions suivis d’un pardon sont les premiers pas vers la paix ». Pour la première fois depuis longtemps, la Dame de Fer était prise au dépourvue… Par son propre fils. Une situation inédite, qui n’avait pas eu de cesse de la faire sourire et de l’interroger sur la nature véritable de la prisonnière sous sa juridiction.

Juste et implacable, comme toujours, elle entra dans la cellule, suivis de quatre Shinobi, et afficha un simple sourire à la prisonnière dont les motivations lui restaient obscures. Enfin, si elle voulait se faire bien voir

« Bonjour Kazami. »


Elle approcha alors, ouvrant la cellule de la Ninja.

« Aujourd’hui, vous aurez votre entraînement avec Kano. Comme vous l’avez demandée, vous aurez possibilité d’utiliser votre chakra et tout l’espace et le matériel sur votre liste. La condition sine qua none à ce protocole afin d’assurer à tout un chacun la sérénité et la sécurité, ainsi que le respect complet de votre demande, nécessite à ce que je vous appose un sceau de confinement. »


La dame de fer croisa les bras.

« Vous êtes une Uzumaki, donc je ne vais pas vous faire l’outrage de vous expliquer le fonctionnement dudit sceau. Simplement, un mot de sauvegarde sera mis en place avec Kano. S’il le dit pour X ou Y raison, vous devrez stopper vos actions. Dans le cas inverse, j’activerai le sceau. De même si je juge que la vie de ce jeune homme est mise excessivement en danger par rapport au bénéfice dont il pourrait tirer d’un tel entraînement. Mais je ne suis pas du genre à être complaisante lors d’un entraînement de shinobi, je vous assure donc une latitude plus que suffisante pour cette leçon. »


Elle fit une pause, et anticipant la réaction de la shinobi, précisa un point.

« Avant que m’opposer un refus, j’aimerais vous faire comprendre que cela va plus loin qu’une raison de sécurité. Voyez cela comme un moyen de restaurer dans les meilleures conditions possibles une confiance entre vous, et la république. Puisque vous n’allez rien tenter de stupide, vous n’avez rien à perdre et tout à gagner à accepter ce sceau sans histoire. D’autant plus que cela calmera l’ardeur de la réponse que pourrait avoir certains Shinobi un peu trop… « Impliqué ». »


Elle fit une pause, et fixa l’Eisenin.

« Si ces conditions vous conviennent, alors procédons à l’application du sceau, et rejoignons le dit lieu au plus vite. »


Elle espérait que cela lui convienne... Sinon, elle passerait à son plan B.

Publié le 09/09/2020 à 21h45

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Libératrice des Uzumaki
Chakra rouge

Après que Kimino est accepté sa proposition pour les ninjas qui participeraient à la guérison de Seito, Kazami avait pu également évaluer le niveau de Chikara Kano. Un genin prometteur mais qui manquait d'encadrement par un vrai Eisei-nin qui saurait le pousser au-delà de ses limites. Rôle que Kazami avait commencé à remplir mais, du fait de sa situation actuelle, n'avait pu être assez régulière. Les visites se faisaient de plus en plus rare dans sa cellule, à croire qu'elle commençait à tomber dans l'oubli ...
Elle entendit les sabots de la folle arriver près de sa cellule. Pendant un court instant, elle espéra que la chef de l'ANBU ne venait pas la voir elle mais un autre prisonnier. Mais non, c'est sa porte qu'elle poussa. Elle entra dans la cellule pas avec un ou deux gardes mais quatres. Avait-elle à ce point peur de l'Eisei-nin ? Ou il y avait un sureffectif de ninja à Konoha ?
La rouquine se redressa alors qu'elle était assise sur son lit. Mako lui annonça qu'elle allait -enfin- pouvoir poursuivre l'entrainement de Kano comme demandé. Et s'il en était en capacité, Kazami allait lui apposer son sceau pour qu'il puisse participer à la guérison finale de Seito. Voilà le programme qui avait été convenu avec Kimino. La rouquine fut donc très surprise d'entendre les paroles de Mako. Qu'est ce qu'elle était encore allé inventer ? De toute façon, vu le faux "Bonjour" qu'elle lui avait adresser, elle s'était déjà doutée qu'il y avait une embrouille qui allait arriver.

« Cette condition n'a jamais été évoquée par l'Hokage. Il est donc hors de question que je l'accepte. »


Elle se leva un peu brutalement. Un des gardes fit un mouvement de recul. C'était donc cela. Ils avaient peur d'elle. Quelles histoires se racontait-il dans le village ? Qu'elle mangeait des enfants ?

« Kimino sera présent à l'entrainement. Donc si vous pensez que lui-même ne peut pas m'arrêter en cas de soucis, vous n'avez vraiment plus aucune confiance en votre Hokage. De plus, ce n'est pas un petit Teishutsu Shīru qui m'arrêtera si je veux vraiment faire du mal à Kano ... Vous êtes ridicule Mako. A côté de la plaque, comme d'habitude. »


Kazami ria jaune. Mako pensait-elle vraiment que Kazami serait complètement paralysée par un jutsu aussi faible ? La douleur, elle la ressentait tous les jours dans son bras. Cela faisait longtemps qu'elle ne la craignait plus. Sa spécialité au combat était d'utiliser son propre corps comme bouclier, usant de ses jutsu médicaux pour se soigner directement pendant l'assaut -ceci avait d'ailleurs bien écourté son espérance de vie-. Alors son sceau -qu'elle avait déjà posé plusieurs fois pour ses interrogatoires avec Gekido-, elle ne le craignait non seulement pas, mais en plus elle trouvait cela insultant.

« Si je ne peux pas faire l'entrainement sans, qu'il en soit ainsi. Je resterai ici, pendant que votre fils continue de souffrir. »


Et elle se rassit. Mako ne voyait pas que c'était elle qui était à sa merci et non l'inverse ?

Publié le 09/09/2020 à 23h03

La Dame de Fer
Chakra bleu

Silencieuse. La Dame de fer ne souriait pas. Elle ne bougea pas. Elle restait uniquement, et très simplement sans… Aucune expression. Peut-être uniquement un regard sévère, transperçant ses interlocuteurs. Elle, qui avait grandi hors des murs protecteurs, qui avait connu l’époque ou le danger était présent à tout instant, n’avait même pas sourcillée à la provocation de l’autre rouquine. Kazami avait fait preuve de propos plus qu’outrancier envers une des haute-tête du gouvernement actuel. Elle ne faisait preuve d’aucun respect, elle ne la considérait pas. Soit, elle avait fait son choix. Être détestée des uns, et craintes des autres ne dérangeait pas plus que ça la capitaine des Services Secrets.

Mais une question fondamentale restait en suspens. Pourquoi n’était-elle pas surprise ? Pourquoi n’était-elle pas déçue ? Comment allait-elle réagir ? Pour l’instant, elle n’en avait eu aucune. Elle fixait l’arrogante de ses yeux de glace. Elle se plaçait derrière une barrière de silence. Elle ressentait, malgré elle, un pincement dans son cœur. Kazami était du genre coriace… Et c’est justement ce qui la dirigeait tout droit jusqu’à sa perte. Elle aurait voulu intervenir dans ce processus d’autodestruction si bien huilé, et l’enrailler pour empêcher ce gâchis, en guise de remerciement. Mais à chaque fois qu’elle présentait une main tendue à la prisonnière, cette dernière lui crachait dessus en guise de réponse. Si elle voulait se débrouiller toute seule, alors elle la laisserait dériver en direction de son funeste destin.

Face à cette prédiction qui se précisait de jour en jour, la Dame de fer poussa un long soupir ennuyée, constatant finalement que ce petit séjour en prison et voyage avec Gekido n’avait pas fait grandir, physiquement ou mentalement, son interlocutrice. À la différence d’elle, Mako savait quand il fallait battre en retraite, perdre une bataille, pour mieux revenir en force et gagner la guerre. Et elle avait mis en place un plan B si ce cas de figure se présentait à elle. Et c’était, malgré elle, le cas.

« Sans surprise. »


La Dame de Fer sorti alors deux enveloppes de sa veste. Elle se retourna vers deux soldats, notamment celui qui avait eu ridiculement peur. À quoi s’attendait-il ? Si elle l’attaquait, elle se condamnait à mort. Elle roula des yeux, avant de tendre les deux lettres codées, en prenant soin de cacher le nom des destinataires : Uzumaki Kimino, l’hokage et… Shimazu, l’Uzumadôno.

« Vous savez ce qu’il vous reste à faire. »


La quadragénaire laissa partir ainsi un duo de Shinobi, avec des instructions plutôt claires : en main propre uniquement, et sans vous séparer. Non, ils n’étaient pas à cinq pour s’occuper de Kazami, en sachant que toute tentative de rébellion de sa part se solderait par son élimination. Ils étaient trois, et c’était déjà largement suffisant. Une fois en dehors de la pièce, la Dame de fer se tourna de nouveau vers l’impétueuse.

« Raison de plus pour vous d’accepter le sceau sans histoire et nous laisser tous dans l’illusion de son « utilité » sur votre personne… Enfin… Je prends note de votre décision, et de vos « remarques », Kazami. Moi, tout comme les Shinobi ici présent. »


Elle était stupide. Stupide de croire pouvoir résister à une douleur d’un sceau pareil, sachant que cette dernière était proportionnelle au seuil de tolérance de la personne, jusqu’à l’évanouir. Et même si c’était vrai, elle était stupide de le divulguer à ces Shinobi qui le mettraient inévitablement dans leurs rapports, qui serviraient ensuite à son jugement. Elle brûlait des cartes sans même s’en rendre compte. La Quadragénaire poussa un énième soupir, blasée. Ces gamineries, ces menaces, l’illusion d’être intouchable, tout cela l’ennuyait profondément. Pourquoi ne pouvait-elle simplement pas se concentrer sur la vraie guerre, la réelle menace ? Pourquoi tout cela ne pouvait-il pas être plus simple ? Tant d’énergie gaspillée à satisfaire et protéger l’ex-femme atteint par une folie des grandeurs, d’un monstre qui voulait sa vie.

« Allons-y. »


Elle se tourna, avant de rejoindre la pièce préparée à son intention. Il s’agissait d’un espace de 28m² rectangulaire, en plein cœur de la prison, avec des vitres sans teint où elle observerait l’ensemble de la séance. À l’intérieur, l’ensemble du matériel que Kazami avait demandé. À l’extérieur, l’Uzumaki avait pris soin de configurer le sceau anti-chakra pour établir un périmètre de confinement. Ainsi configurés, les sceaux empêchaient l’utilisation du chakra dès que le prisonnier franchissait l’extérieur de la pièce. En plus de quoi, elle avait fait installer de nombreux pièges pour éviter une fuite, à l’étage et dans les étages inférieurs, ainsi que sur les côtés. Les sorties principales étaient quant à elle, comme d’habitude, surveillées par des Shinobi. Le chemin d’accès ne comprenait pas de tel piège… De quoi ne pas éveiller les soupçons de l’Eisenin.

Entrant dans la pièce, Mako aperçue enfin un visage amical. Elle fit alors un grand sourire à son petit Chikara préféré, à son troisième fils qu’elle n’avait jamais eu.

« Kano-kun ! Kazami est arrivée. Comment tu vas ? »


Elle s’avança vers l’adolescent, un sourire doux aux lèvres.

« Kano, nous allons aller à l’extérieur, et tu vas me donner un mot de sauvegarde, comme prévu. »


Puis, elle fixa Kazami, d’un air bien plus sévère.

« Restez-là, vous. Et ne bougez pas. »


Les deux sortirent à l’extérieur. Kano lui donna son mot d’urgence, avec pour instruction de pouvoir l’utiliser sans éveiller les soupçons de son sensei. Une fois cela fait, la Dame de fer se permit de lui faire une étreinte.

« Je serais derrière les vitres, si tu as besoin de moi. »


Avant de le fixer, les mains sur les épaules.

« Ne t’attache pas trop à elle, Kano. Elle t’apprend la médecine, elle soigne Seitô, mais ça doit s’arrêter là. »


Puis, elle le tourna, avant de lui tapoter le dos.

« Aller, file. »


Et la Quadragénaire laissa le Chikara rejoindre son professeur du jour. Elle perdit son sourire, en entrant dans la pièce d’observation. L’avenir s’annonçait bien sombre. Et les beaux jours étaient encore loin devant…

Publié le 10/09/2020 à 18h06

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Les Doigts d'Or
Chakra vert

Enfin. Une grande période s'était écoulée depuis son dernier entraînement avec Kazami, si bien qu'il croyait qu'il n'arriverait jamais. Malheureusement, tout ne dépendait pas que d'eux. Si ça ne tenait qu'à lui, il serait allé la voir autant que possible, mais il était normal qu'on ne puisse pas le laisser vagabonder dans les prisons à tout va. Et puis, Kano était également bien pris par son entraînement avec son nouveau professeur, en plus de son entraînement personnel. C'est dire, il avait même utilisé les plantes de Kanashisa pour l'aider à rester éveillé, lorsqu'il était trop fatigué, alors qu'il avait jugé ne jamais les utiliser, et les garder simplement en souvenir. Comme quoi, il avait bien fait de ne pas les jeter.

Durant ces quelques temps qui s'étaient écoulé, Kano avait grandi, et avait progressé. Toujours accompagné des mêmes idéaux, il avait presque définitivement abandonné sa flemmardise d'antan, pour se consacrer plus précisément sur son entraînement. Il le savait : lorsqu'il la reverrait, elle attendrait des résultats. Si c'était toujours bon pour elle, alors il participerait à la guérison de Seitô uniquement s'il avait appris à contrôler parfaitement son chakra, et gagné en endurance pour pouvoir tenir tout le long du processus. C'est sans relâche qu'il s'était entraîné, et il espérait être prêt désormais.

On l'avait accompagné dans une salle différente cette fois-ci, une salle plus grande, avec du matériel, ainsi... qu'un gros cochon. Endormi. Le temps des souris était révolu, il allait travailler sur une bête bien plus imposante maintenant. En même temps, elle lui avait présenté la chose comme une opération chirurgicale, une technique de rang A. Si Kano avait progressé, il n'avait tout de même jamais fait quelque chose d'une telle envergure. La dernière fois il avait du adapter ses connaissances à une situation et un contexte donnés ; cette fois-ci, il allait devoir acquérir des connaissances et apprendre. Un exercice d'un tout autre ordre. Mais le garçon était prêt, et avait travaillé dur en prévision de cette session. Peut-être celle qui serait décisive ? Un grand coup de pression, mais positif l'habitait...

Alors qu'il attendait sagement, après avoir inspecté de ses yeux la salle, il vit deux visages familiers. Celui de Kazami, ainsi que celui de Mako. Le garçon souriait en les apercevant.

« Mako-sama, Kazami-senseï ! Je vais bien, merci. »


En guise de respect, il s'inclinait devant eux. Pour l'instant, il n'y avait aucun signe du Hokage, sans doute arriverait-il plus tard, ou alors qu'il avait un imprévu. Mako lui indiquait de la suivre à l'extérieur, afin de lui donner un mot de sauvegarde. Ah oui, ça... Il avait presque oublié que de nouvelles mesures de sécurité ont été prises, vu qu'elle pourrait cette fois-ci utiliser son chakra. Kano était sceptique, il ne se sentait nullement en danger aux côtés de sa senseï, malgré tout ce qu'on pouvait dire et penser sur elle. Il avait confiance, et ne pensait pas une seule seconde que sa confiance pourrait le mettre en danger. Aucune chance. L'apprenti médecin trouvait que cela n'était pas nécessaire, mais connaissait bien la mère de Seitô. Elle ne le laisserait pas rentrer dans cette salle sans qu'elle ait eu son mot de sauvegarde. Alors il réfléchissait un instant, avant de le lui donner.

« Mh... Chaise ? Est-ce que ça vous va ? »


Il n'aurait aucun mal à employer ce mot, en cas de besoin. Si vraiment besoin il y a, chose qu'il se doutait. Chaise donc, ça lui paraissait plutôt bien. Il devait juste faire attention à ne pas employer ce mot par mégarde, mais ça devrait aller. Le Chikara n'était pas comme son meilleur ami, il réfléchissait avant de parler. Le passé lui avait bien démontré qu'il ne le faisait pas tout le temps... n'est-ce pas ? Elle lui indiquait qu'elle serait derrière les vitres, au besoin, ce à quoi il lui adressait un sourire, alors qu'elle l'étreignait. Mako était peut-être très sévère et autoritaire, mais lui qui n'avait pas de mère pouvait la considérer comme une seconde mère, surtout avec le temps qu'il passait chez eux, avant l'incident.

« Ok, j'y penserais ! »


Elle reprit néanmoins un air un peu plus autoritaire, alors qu'elle le fixait, en lui donnant des consignes supplémentaires. Ne pas trop s'attacher à elle ? Le garçon était plutôt malaisée d'entendre cela. Car pour lui, ça ne pouvait pas s'arrêter là. Il appréciait Kazami, s'était déjà attaché à elle. Il voulait apprendre à plus la connaître, ainsi que l'aider. Pour lui, il fallait que son jugement soit revu, et qu'elle puisse être libérée. Une telle personne n'avait rien à faire emprisonnée. Néanmoins, ce n'était pas un sujet que l'on pouvait aborder avec n'importe qui, sans prendre des pincettes, au vu de son passif, et ça il pouvait très bien le comprendre.

Devait-il confronter Mako sur cette consigne ? À quoi bon, si cela se passe mal elle l'empêchera peut-être même de participer à l'entraînement aujourd'hui. Il se contentait alors de simplement lui hocher la tête. De toute façon, elle ne lui laissait pas vraiment le temps de répondre, puisqu'elle enchaînait bien vite pour lui dire de filer.

« J'y vais ! Vous allez pouvoir voir mes progrès également. »


Le temps de l'enfant sans ambition ni assurance était définitivement révolue.

Une fois de retour dans la salle, le Genin s'approchait de sa senseï, un sourire sur le visage. Il avait un peu grandi depuis la dernière fois, et avait même un peu gagné de carrure. Avec son entraînement auprès de Kimino, il en avait bavé, et son corps s'était un peu plus sculpté. Il n'avait plus cette allure de mollasson qu'il avait auparavant. Les choses avaient bien changé. S'approchant de sa professeur, il la fixait.

« Comment allez-vous senseï aujourd'hui ? Cela fait un bail qu'on a pas pu se voir. »


Suite à quoi, d'un air plus sérieux, il continuait.

« J'ai respecté chacune de vos consignes, et je me suis entraîné sans relâche depuis la dernière fois. Je maîtrise encore mieux les techniques qu'on a vu ensemble, et j'ai travaillé le contrôle de mon chakra avec l'exercice que vous m'avez donné. Au début, j'avais des difficultés à stabiliser mon chakra sur une longue durée, j'en mettais parfois trop, parfois pas assez. Mais maintenant, j'y arrive sans soucis, à le maintenir stable sur une longue durée. Et j'ai essayé à plusieurs reprises avec différentes quantités de chakra à déployer. Ça a été un peu mon rituel ces derniers temps, à chaque matin et soir je le travaillais, même encore ce matin je l'ai fait. »


Tel un élève sérieux faisant le compte-rendu de son devoir, il expliquait donc à sa sensei comment s'est déroulé son entraînement avec l'exercice donné.

« Et je suis aussi bien plus endurant que la dernière fois ! »


Une petite pointe de fierté se faisait ressentir dans ses paroles.

Publié le 10/09/2020 à 21h41

Chakra bleu

Journée déjà bien riche en émotion, le retour de Seijuri était une bonne nouvelle, pour combattre Gekido. Une bien mauvaise nouvelle pour la sécurité de Kazami. Kimino devait d'ailleurs aller la retrouver. Il avait le cœur qui battait la chamade à cette idée... Non il avait le cœur qui battait la chamade à cette idée ? Il n'avait pas le droit d'être à ce point heureux de la voir, il devait se ressaisir, il devait le faire pour le village, il devait le faire pour la mémoire de sa femme et de son fils, en la mémoire d'une vie qu'il aurait pu vivre mais ne vivra jamais... La vie de famille.

Rapidement, le Hokage se fraya un chemin dans la prison. Mako était déjà là, et il vit Kazami et Kano derrière la vitre. Il fit en sorte de capter le regard de la belle Uzumaki. Il fit alors un clin d'oeil à Kazami quand elle le regarda. Et il pensa qu'il aurait dû l'embrasser la dernière fois. À cette pensée, il détourna le regard, puis il salua Mako.

« Salut, désolé du retard... J'ai du gérer le retour d'un Kitto de plus. Je t'avais demandé si Seijuro était entré avec Shinji... Et bien, il est rentré aujourd'hui, mais tes anbu ne l'ont pas reconnu... Bon on va pas leur reprocher de faire dans l'excès de zèle... »


Kimino regarda ensuite Kazami entrainer Kano. Étrangement aujourd'hui il peinait à la lâcher du regard, et elle pouvait sans doute sentir le regard de Kimino sur elle. Il n'était plus son élève il était un homme fort capable de la protéger, de protéger sa fille... Kimino espérait qu'elle le voit comme ça maintenant.

« L'entraînement a commencé depuis longtemps ? Tout s'est bien passé avec Kazami ? »


Le Hokage avait un peu peur de cette réponse, il savait comme elle pouvait être, et comme Mako pouvait être... Mais tout ce que Kazami refuserait lui ferait perdre des points dans son procès, et Kimino ne voulait pas la voir se faire condamnée à mort...

Publié le 10/09/2020 à 23h42

Libératrice des Uzumaki
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Kazami fut surprise de voir Mako baisser les bras aussi vite. Ce n'était probablement pas bon signe mais la kunoichi haussa les épaules et suivit la chef de l'ANBU et ses secrétaires. Mako allait probablement aller pleurnicher chez Kimino que Kazami n'était pas assez docile. Elle imagina cette scène pendant un instant et eu un léger sourire. Kimino connaissait bien le caractère de sa sensei. Il avait subit ses changements d'humeurs, les bons comme les mauvais. Son sourire ne s'estompa pas alors qu'elle continuait de penser à lui. S'il y a bien quelqu'un ici qui pouvait la comprendre c'était lui.
Ils arrivèrent dans la nouvelle salle d'entrainement -décidément, ils n'avaient que ça à faire de trouver à chaque fois une salle différente-, où elle vit immédiatement le petit Kano au milieu qui attendait sagement. Petit, ce n'était pas très juste car il avait pris quelques centimètres depuis leur dernière entrevue. Ses épaules s'étaient élargies et il affichait un sourire sûr de lui. Il eu à peine le temps de saluer sa sensei que Mako le pris à part. Kazami en profita pour vérifier que l'équipement qu'elle avait commandé était bien complet. Le cochon semblait profondément endormi. Elle hocha la tête en signe de satisfaction. Lorsque Kano revint, elle le salua également.

« Bonjour Kano, j'espère que tu es en forme aujourd'hui. Oui effectivement cela fait un certain temps, mais tu avais des exercices à faire donc je suis sûre que tu as pu continuer à progresser de ton côté. »


Il lui avait également demandé comment elle allait mais Kazami ne répondit pas à cette question. De toute évidence, elle allait mal. On ne lui avait pas amené sa fille depuis des mois, elle perdait même parfois son objectif de sa vue. La prison commençait à la rendre folle. Elle passait son temps à cogiter et ruminer des vieux souvenirs, mélangeant le présent et le passé. C'était vraiment pas la joie. Mais inutile de venir assombrir l'esprit de son élève qui était bien trop jeune pour porter de tels problèmes sur ses épaules.
Il lui fit alors un exposé/compte-rendu/dissertation sur la façon dont il s'était entrainé et à quel point il avait progressé. Kazami lui fit un sourire. Elle n'avait jamais douté de lui ! Elle savait qu'il avait travaillé dur, car il savait ce qui allait découlé de cet entrainement, sa sensei l'avait prévenu. Elle ouvrit la bouche pour lui répondre mais Kimino entra dans la pièce. Pendant une fraction de seconde, elle cru que c'était Gekido. Elle resta là, la bouche ouverte, pendant probablement les 2 secondes qui lui parurent 3 heures. Il lui fit un sourire mais Kazami ne lui répondit pas. Elle ferma simplement la bouche et détourna le regard. Leur dernière entrevue l'avait perturbée. Elle ne savait plus vraiment comment agir avec lui. Leur rapprochement pourrait coûter son titre au Hokage et c'était la dernière chose qu'elle souhaitait.

« Heum ... Merci Kano .. Enfin je veux dire très bien Kano. Bon, on s'y met ? »


L'élève et le maitre s'approchèrent du cochon, et se mirent de part et d'autre. Kazami avait la vue sur la baie vitrée derrière laquelle se trouvait Kimino et Mako. Mais surtout Kimino.

« Comme je te l'avais dis aujourd'hui nous allons apprendre une technique de rang A. »


Elle leva les yeux et eu l'impression de voir le regard de son ex-élève derrière la vitre. Cela la gênait.

« Echangeons nos places. Tu seras mieux de ce côté. »


Et elle bouscula Kano pour qu'il aille en face. Maintenant elle avait la vitre dans le dos, mais elle sentait toujours son regard. Concentres-toi. Elle tendit une tenue de bloc opératoire à son élève et revêtit la sienne.

« Pour cette technique, il est important que tout soit bien stérile. En effet, ce n'est pas une technique qui se fait au combat mais bien à l'hôpital. Elle permet de soigner des blessures très graves. C'est la seconde étape de l'entrainement de la dernière fois. Tu as appris à stabiliser une blessure et à faire les soins de première urgence. Maintenant, nous allons apprendre la suite. Cette technique a plus de réussite si nous sommes plusieurs Eisei-nin à la pratiquer en même temps. Donc pour cette fois-ci, tu vas m'assister. »


Elle guida son élève pour aller se laver les mains correctement et bien tout désinfecter, puis ils revinrent près du cochon.

« Ce cochon a été blessé il y a quelques jours et il présente depuis un hématome rétro-péritonéal que nous devons évacuer. En effet, il saigne dans son ventre de façon constante ce qui va bientôt le tuer. Mais aujourd'hui, toi et moi, nous allons le sauver ! »


La kunoichi lui fit un sourire. Elle était un peu plus détendue que lors de l'arrivée de Kimino. Elle posa alors ses mains contre le "patient" et invita son élève à faire de même. La kunoichi enveloppa ses mains de son chakra-scalpel et ouvrit l'abdomen de la bête de haut en bas.

« Pour l'instant, tu vas activer ton chakra d'irou et essayer de faire comme moi. »


L'eisei-nin revêtit ses mains de son chakra verdâtre, ce qu'elle n'avait pas fait depuis longtemps puisque la prison lui empêchait d'utiliser son chakra. Elle eu un certain plaisir à retrouver cette sensation. Elle se concentra alors sur soigner ce cochon, en essayant de ne pas aller trop vite pour que son élève puisse la suivre, et enfonça ses mains dans le ventre de l'animal.

Publié le 11/09/2020 à 00h25

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Sa senseï le saluait, et une sensation bien particulière l'envahissait. Il était heureux de pouvoir reprendre cet entraînement, mais aussi de la revoir. Pour ce qu'elle faisait, et pour ce qu'elle était, Kano lui avait déjà pardonné ce qu'elle a pu faire par le passé. Il fallait accepter la rédemption d'une personne, lorsqu'elle était exprimée avec de sincères regrets, et une volonté de faire changer les choses. Il avait pardonné Kazami, tout comme il avait pardonné Kimino. Même si le passé était douloureux, rien qu'en y pensant, le garçon se devait d'aller de l'avant. Jamais il n'accomplirait ses objectifs s'il était incapable de se détacher des démons du passé. Était-ce de la sagesse, ou de la naïveté ? Il l'ignorait, mais ne se préoccupait pas réellement de ce que pouvaient en penser les autres.

Un jour, elle sera libérée. Il espérait de tout son coeur, et s'il pouvait y faire quoique ce soit pour l'aider, il le ferait. Et dans un sens, il le faisait déjà. Cet entraînement, et opération sur son ami, était un grand pas pour sa libération. Il en était convaincu. Seul l'avenir le leur dirait, pour le moment il se devait d'être exemplaire en tant qu'apprenti. C'était un moyen de prouver sa propre valeur, afin qu'il puisse participer aux soins de Seitô, mais également pour prouver la valeur de sa formatrice, et la présenter comme un véritable atout. Il avait ainsi deux raisons d'être plus que motivé.

Le blondinet lui exposa donc le fruit de son travail, et était même prêt à sortir le parchemin pour le lui montrer si elle le souhaitait, mais visiblement elle n'en avait pas besoin. Était-ce de la confiance ? Un sourire se dessinait sur ses lèvres, mais s'estompait légèrement lorsque Kimino entrait dans la salle. Respectueusement, il s'inclinait. Suite à quoi, Kazami lui paraissait déstabilisée, pour une raison qui lui échappait complètement. De toute manière, elle l'invita bien assez vite à se mettre au travail, s'avançant tous les deux en direction du cochon. Il pouvait voir la bête d'un peu plus près. À la mention de la technique de rang A, il s'exprimait vivement.

« Je suis prêt ! »


Ce n'était pas contre Kimino, mais l'apprenti médecin semblait prendre plus son pied dans ses entraînements avec Kazami qu'auprès de lui. Ce n'était pas le même domaine, ni le même traitement. Ici, il se sentait plus dans son élément. Alors qu'il commençait à observer le cochon, attendant ses instructions, elle lui demandait d'échanger leurs places. Enfin, demander était un grand mot puisqu'elle le bouscula même, pour prendre sa place. Le Chikara la regardait d'un air un peu étrange, il ne comprenait pas vraiment cette précipitation. Quelque chose échappait à sa compréhension, visiblement. Etait-ce lié à Kimino, par son arrivée ? Il ne voyait pas vraiment en quoi. Enfin, il aura tout le loisir d'y réfléchir plus tard, car il avait des chats plus importants à fouetter. En l’occurrence, c'était plutôt un cochon là.

Attentivement, il écoutait les instructions de sa senseî concernant l'opération, mais aussi tout le protocole à suivre pour la réaliser. Cela passait par le port d'une tenue adaptée, lavage et désinfection des mains, ainsi qu'une mise en contexte. Une technique permettant de guérir les blessures graves, à effectuer non pas sur le terrain, mais à l'hôpital ? Et puis, elle était plus effective si plusieurs Eisei-nin étaient dessus ? Cela lui rappelait bien quelque chose, maintenant qu'il y pensait.

Lorsqu'il se lavait les mains, il le lui demandait.

« Cette technique, c'est celle que vous avez utilisé pour sauver Seitô l'autre fois, non ? »


Rien qu'en y pensant, une étrange sensation l'habitait. C'était la technique qui l'avait sauvé, celle qu'il aurait pu utiliser s'il la maîtrisait à l'époque. L'apprendre à ses côtés, reviendrait à dire qu'il aurait passé un cap. Un cap qui lui permettrait de pouvoir lui sauver la vie, si un jour un tel scénario se reproduisait. C'était peut-être involontaire de sa part, mais une sacrée pression venait s'installer dans le coeur de Kano. Il devait réussir.

Une fois tout en place, elle lui présenta le cas de leur patient du jour, et le mal dont il souffrait. Un hématome donc, qui allait bientôt avoir raison de lui ? Cela n'avait rien à voir avec une artère de souris là, c'était quelque chose de plus gros, et interne. La dernière fois, le sang s'écoulait de son corps, maintenant cela se passait uniquement à l'intérieur de son ventre. D'où la nécessité d'une technique de plus haut rang, et d'une opération comme celle-ci. Le garçon ne devait pas se rater, c'était maintenant la vie de ce cochon qui était entre ses mains. Utilisant d'une technique de scalpel de chakra qu'il avait apprise récemment également, elle lui ouvrit l'abdomen tout en longueur. Peut-être que quelques mois plus tôt il serait définitivement tombé dans les pommes, là il parvenait à garder contenance. Bien entendu qu'une opération n'allait pas se passer autrement...

« D'accord senseï ! »


Le garçon effectuait quelques mudras, et formait autour de ses mains son chakra médical, et le stabilisait bien assez vite à un bon niveau. Pour l'instant, il ignorait ce qu'il devait faire, et se contentait de faire comme elle. Le garçon observait néanmoins davantage qu'il n'agissait pour l'instant, prenant bien le temps d'analyser et de comprendre la moindre de ses actions, avant d'essayer de l'imiter. Même s'il s'était psychologiquement préparé à ça, c'était toujours étrange de sentir ses mains à l'intérieur d'un corps comme ça. Néanmoins, bien que c'était étrange, il ne rechignait pas à la tâche. De toute manière, s'il voulait apprendre, il devait mettre les mains à la pâte.

HRP : Considère que pour l'instant il te suit du coup, prenant le temps d'analyser ce que tu fais pour ne pas faire de bêtise. J'estime qu'il est actuellement capable de maintenir une bonne quantité de chakra, ce qu'il produit et encore en dessous du nécessaire de cette technique pour le moment (genre environ une rang B quoi), mais c'est sa "base stable". =)

Publié le 11/09/2020 à 23h04

Libératrice des Uzumaki
Chakra rouge

« Oui effectivement, c'est cette technique que j'ai utilisé sur Seito, confirma-t-elle. »


Son élève était très observateur. Depuis le début de leurs échanges, il ne ratait pas un détail. Tous ses sens semblaient aux aguets et il semblait être habité par une soif de connaissance sans fin. Kazami se reconnaissait en ce personnage très demandeur de progrès. Elle aussi, à l'époque, voulait progresser le plus vite possible, devenir une des meilleurs Eisei-nin. En ce temps, elle avait été repérée par Gekido pour ses qualités de ninja-médecin, pour finalement devenir son fidèle bras droit.
Kano suivit ses instructions et plongea également ses mains dans le ventre de l'animal.

« Pour cette technique il faut combiner les deux techniques que nous avions vues lors du précédent entrainement. Tu dois à la fois analyser puis soigner de façon précise les différentes lésions. »


Elle lui fit la démonstration après avoir détaillé les différents mudras. La sensei montra d'abord à son élève puis le laissa un peu faire, le corrigea ... Tandis qu'elle le voyait suer pour essayer, elle le regardait avec affection. Cette relation de sensei à élève lui avait manqué. Elle n'avait pas eu d'élève depuis Kimino .. Et même lui, il était déjà devenu presque junin quand elle était partit.
Pas à pas, à deux, ils soignèrent le ventre du cochon. Kano était vraiment doué. Ses progrès étaient remarquables.

« Tu progresses vite Kano, bientôt tu surpasseras l'irou-jutsu du Hokage. »


Elle lui fit un clin d'oeil en souriant. Kazami avait parlé assez fort pour que Kimino l'entende, mais comme elle était de dos, il n'avait pas vu son petit échange avec Kano. Mais ce petit moment détente ne durant pas longtemps car les deux Eisei-nin se concentrèrent à nouveau pour soigner leur cochon. Au terme d'environ 30 minutes, ils eurent finis.

« C'est bien, Kano. Tu t'en entrainé et j'ai remarqué tes progrès. Cette technique, nous allons encore devoir la pratiquer ensemble pour que tu la maîtrise totalement. De toute façon, comme je te l'ai dis, c'est toujours mieux d'être à plusieurs Eisei-nin pour la réaliser. »


Tout en retirant sa blouse, elle jeta un coup d'oeil par dessus son épaule. Mako et Kimino ne semblaient pas vouloir faire d'intervention, et elle poursuivit donc :

« Comme je te l'avais promis, je vais te poser le sceaux. Tu t'es largement montré à la hauteur. »


Cela devait probablement être un soulagement pour lui, après tout le suspense qui avait duré. Il pouvait être fier de lui. Kazami elle, espérait qu'elle ai raison.

« Ce sceau est une technique personnelle que seul le Hokage actuel et moi-même maîtrisons. Un jour peut-être, je te l'apprendrai.
Tu ne vas rien sentir. Je vais juste sceller mon chakra, et comme je te l'avais expliqué, il se libérera en toi lorsque le tiens sera épuisé, ce qui arrivera lors de la technique pour soigner Seito. Cela te convient ? Tu as des questions ? »

Publié le 12/09/2020 à 04h28

Les Doigts d'Or
Chakra vert

C'était donc bel et bien cette technique. Lorsqu'elle le confirma, l'apprenti médecin affichait un regard plus que déterminé. Lorsqu'il maîtriserait cette technique, il pourrait guérir des blessures semblables à celles que son ami avait reçu. D'un simple apprenti, il deviendrait un médecin confirmé, quelqu'un qui pourrait prendre la responsabilité d'une vie entre ses mains, afin de la sauver. Il ne devait donc pas se rater.

Kano suivait donc ses instructions, écoutant chacune de ses consignes et remarques. Analyser, et soigner les lésions. Pour ce qui était de l'analyse, il ne rencontrait pas réellement de soucis, et était capable d'analyser avec précision la situation dans laquelle se trouvait l'animal. Pour le soin en revanche, c'était plus délicat. Il le savait sa technique actuelle ne lui permettait pas de soigner des blessures comme celles-ci, il devait donc agir avec précision et minutie afin de s'occuper des lésions, unes par unes, en y mettant plus de chakra que nécessaire à sa technique. Il devait surclasser sa propre technique, afin d'apprendre à faire les choses correctement.

Il s'y essayait donc, sa senseï le corrigeant par moment lorsqu'il se trompait ou faisaient pas assez bien les choses, et le garçon fut discipliné à prendre en compte chacune de ses remarques et de ses conseils. Il était concentré à cet instant, rien d'autre n'occupait ses pensées ou son attention. Il voulait lui montrer ses progrès, et qu'il était digne de ce qu'il lui avait promis. Mais c'était aussi pour lui aussi, se prouver qu'il est capable de faire quelque chose de ses propres mains, de sauver des vies. Allait-il échouer comme avec la première petite souris ? Il se le refusait.

Et de ce que pouvait voir le Chikara, avec sa technique d'analyse, c'est que la blessure du cochon commençait lentement mais sûrement à se résorber. Ils étaient sur la bonne voie. Alors que le garçon était concentré, la remarque de sa formatrice le fit réagir. Ses joues devenaient rouges tout à coup.

« Euh... M-merci Kazami-senseï ! Mais je pense pas que... enfin... »


Est-ce que Kimino avait entendu ce qu'elle venait de dire ? Si oui, il allait peut-être morfler davantage à l'entraînement avec lui, la prochaine fois... Mais dans un sens, elle disait peut-être vrai. Le Hokage Uzumaki utilisait l'Irou jutsu de manière bien plus offensive de ce qu'il avait pu voir en entraînement, c'était un tout autre art que celui qu'ils pratiquaient dans cette salle. Il n'avait donc pas à être gêné tout compte fait, puis se reprit avec un sourire plein d'assurance, qu'il regretterait peut-être au prochain entraînement.

« J'y compte bien de le surpasser ! »


L'opération continuait donc, arrivant à son terme. Le cochon avait été sauvé. S'il avait été seul, il n'aurait pas réussi, mais c'était normal : il apprenait. Et il estimait déjà avoir compris certaines choses. Pouvait-il pour autant réussir tout seul ? Actuellement, il en doutait... mais les prochaines fois, il sera bien plus impliqué à la tâche, et ne se contentera plus de suivre bêtement. Le fond était compris, il ne manquait plus qu'à le maîtriser à la perfection. Kazami le félicita, et fit un constat similaire.

« Merci Kazami-senseï ! Vous avez grandement contribué à mes progrès, je vous dois beaucoup. Et puis, c'est agréable de travailler avec vous, j'aime beaucoup. La prochaine fois qu'on pratiquera cette technique, je pense que je serai capable de prendre plus d'initiative, et pas de simplement suivre. »


Il était plutôt fier de lui, de ce qu'il avait accompli jusque là. Et puis ce fut la consécration de tous ces efforts. Elle allait lui apposer le sceau. Elle le jugeait donc digne ? Il se sentait récompensé pour tout ce qu'il avait travaillé jusque là. Ou plutôt, une énième fois récompensé, car la première récompense étaient les progrès indéniables qu'il avait fait. Respectueusement, il s'inclinait devant elle. Il aimait beaucoup sa senseï.

« J'en suis honoré, senseï. Merci beaucoup. »


Non seulement, cela voulait dire qu'il allait pouvoir participer à la guérison de Seitô, mais également que celle-ci approchait à grands pas. Ce n'était plus qu'une question de jours.

Elle lui présentait donc ce sceau, et avait quelques questions.

« Vous pensez que je peux apprendre une technique comme celle-ci, malgré le fait que je ne maîtrise pas le pouvoir de votre clan ? Après, je maîtrise déjà une technique de mon propre clan pour confier une partie de mon chakra, je pourrais peut-être en faire une variante ? Enfin... c'est une simple curiosité, ce n'est pas important pour le moment j'imagine, mais ce serait avec plaisir. »


« Aussi, si j'ai bien compris, lorsque votre chakra se libérera en moi, ce sera d'un seul coup ? Je veux dire, je vais devoir m'habituer à cette charge de chakra le plus rapidement possible, c'est bien ça ? Si c'est ça, je pense que j'en serai capable, le contrôle de mon chakra s'étant nettement amélioré depuis que j'ai commencé à m'entraîner auprès de vous. Je devrais sans doute m'entraîner dans ces derniers jours avec votre parchemin, en y mettant des quantités de chakra plus élevées. Bien sûr, je n'irais pas jusqu'à mes limites, pour ne pas activer le sceau par mégarde en plein entraînement, ne vous inquiétez pas. »


Il lui souriait, il aurait l'air bien con s'il activait le sceau en plein entraînement, et retarderait encore l'échéance en plus de décevoir sa professeur. Le garçon ne ferait pas quelque chose d'aussi stupide.

« Enfin, ça me convient, et je me sens prêt, Kazami-senseï. »


Le Chikara restait néanmoins sur ses gardes, observant les différents protagonistes dans la salle. Des membres de l'ANBU, ils doivent être des hommes de confiance. Mais, toujours est-il qu'il préférait faire attention à ce qu'aucun d'entre eux ne tente quoique ce soit pendant l'apposition du sceau. Avec Mako et le Hokage dans les parages, les chances étaient peut-être minimes... mais si l'entraînement de Kimino lui avait bien appris quelque chose, c'est qu'il ne devait jamais baisser sa garde, au risque de se faire surprendre. Si quelqu'un tente quoique ce soit, il serait le premier à réagir, au vu de sa position. D'autant plus qu'elle lui a assuré qu'il ne sentirait rien sur le coup, alors il ne sera pas gêné par l'apposition du sceau.

Publié le 12/09/2020 à 13h48

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Libératrice des Uzumaki
Chakra rouge

Kazami hocha la tête. Encore une fois, les déductions de son élève étaient les bonnes.

« C'est cela. Ce sera comme refaire tes réserves de chakra et bien plus encore. Pour ce qui est de l'apprentissage de la technique ... Les Chikara étant des experts en maîtrise du chakra, je suis sûre que nous trouverons une solution pour en faire une technique qui te correspondra parfaitement. »


Elle fit un sourire confiant. Elle lui fit signe de se tourner pour avoir accès à son dos. Elle fit alors ses mudras et placa une main entre les deux omoplates de son élève.

« Katsuryoku No Shiru ! »


Le sceau apparu, rougeoyant de son chakra. Pendant plusieurs minutes, Kazami se concentra pour y mettre la parfaite dose de chakra. Une fois celle-ci scellée, l'Eisei-nin relâcha son bras. Elle fut prise d'un léger vertige, et ce fut tout.

« Te voilà prêt .. A sauver ton ami, fit-elle en souriant malgré une perle de sueur qui venait humidifier sa tempe. Il me faut juste un peu de repos. J'espère que Seito aussi est prêt..Tu y as veillé, non ? »


Mako et Kimino arrivaient déjà dans la pièce. Kazami fit à la chef de l'ANBU, en la regardant à peine.

« Alors ... rassurée, Mako ? Surprise peut-être ? Que je n'ai pas tenté de tuer cet enfant ? Un jour tu comprendras peut-être que je ne suis pas celle que tu penses ... J'étais comme toi avant ... Suivre les règles, suivre mon Kage, honorer mon chef de clan, défendre mon village ... Sans prendre en compte les sentiments. Regardes où ça m'a mené. Si j'avais écouté mes sentiments à l'époque, je n'aurais pas tué Nakatsu. Et nous n'en saurions pas ici. Alors ... Si je peux te donner un conseil ... laisse un peu tes nerfs au repos ... Et écoutes ton coeur. Peut-être qu'il te permettra de voir ce que tes yeux ignorent. »


Elle tourna la tête vers Kimino qui la regardait pas comme d'habitude. Leur relation était devenue .. étrange depuis quelques visites. Elle aimait beaucoup son ancien élève mais elle se sentait également très mal à l'aise quand il était là. Depuis son arrivée, elle bouillait de lui demander des explications quand aux actions de Mako. Quel meilleur moment choisir que lorsque les deux sont présents ?

« Je suis surprise que tu autorises tes subordonnés à utiliser la torture sur des prisonniers coopérants. Tu n'as à ce point pas confiance en moi ? Depuis le temps que je suis enfermée, j'ai toujours fais ce que vous m'aviez demandé. Répondu à toutes vos questions. mis mes capacités à votre pleine disposition quand vous en aviez besoin. Proposé mon aide... Pourquoi cette soudaine méfiance ? »


Kazami se doutait, ou du moins espérait, que Mako avait voulut lui poser le sceau de torture de son propre chef et que cela n'était pas un ordre de Kimino. Si tel était le cas ... elle essayait de ne pas y penser.

Publié le 12/09/2020 à 21h08

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La Dame de Fer
Chakra bleu

La porte s’ouvrit, laissant apparaître l’Hokage et la Chef de l’Anbu. Tous deux avaient discuté, chacun d’eux avait en tête des informations s’apparentant à un secret, plus qu’à une confidentialité. La différence ? Le caractère officiel desdites informations. Et à peine arrivé, que Kazami reprenait déjà un semblant « d’hostilité ». La Dame de fer restait impassible. Elle écoutait l’Eisenin, calmement, qui avait jusqu’à l’audace de remettre en question le bien fondé de ses actions, tout en lui glissant un « conseil passif-agressif » qui… N’avait aucun fondement réel.

Sur ses gardes par demande de Kimino, la Dame de fer ne lâchait pas sa concentration. Malgré la pose du sceau, et la faiblesse palpable de Kazami, aucun garde n’avait bougé. Pour l’instant. Une fois qu’elle eût terminée, la Quadragénaire poussa un long soupir ennuyé.

« Encore une fois, sans surprise. »


Non pas qu’elle n’avait pas l’habitude de justifier ses actions auprès d’un supérieur -ici l’hokage-, mais ce n’était pour elle, ni le lieu, ni le moment de ça, surtout en présence d’un Genin. Elle croisa les bras, et afficha un sourire de velours qui n’avait rien d’agréable. Il était terrifiant, pleins de sarcasme et d’ironie. L’attaque allait être dur.

« Rappelez-vous qui d’entre nous ici présent c’est directement levé contre l’extermination des Chikara, quitte à se dresser contre son propre clan ? Qui s’est opposé à cette mascarade « d’union » par l’extermination des opposants ? »


Silence. La Dame de fer perdit son sourire, et fixa froidement la prisonnière. Elle était agacée. Agacée de voir que la principale concernée n’arrivait pas à voir plus loin que le bout de son nez.

« Permettez que je vous corrige : « Vous faites ce que l’on vous demande tant que vous le voulez bien ». Vous ne coopérez pas. Vous faites ce que l’on vous demande uniquement parce que vous en avez envie ou uniquement parce que quelqu’un de suffisamment proche de vous vous l’a demandé. Vous vous êtes toujours opposée farouchement à nos exigences. Inutile de le nier, c’est un fait. Et d’autres auront vite fait l’utiliser contre vous. »


Elle détourna le regard, pour croiser celui de Kimino.

« Pour ce qui est du Teishutsu Shīru No Jutsu, le sceau de confinement… Il n’était pas là spécifiquement pour vous. »


« Mais pour rassurer et prévenir d’une réponse de gens qui souhaiterez attenter à votre vie » pensa la Dame de fer. Mais il fallait mieux se garder de divulguer une pareille information, surtout en présence d’un Genin. Elle conclu qu’il était mieux de rester obscur sur le sujet. Son regard se tourna de nouveau vers la principale concernée.

« Tout ça pour vous dire que votre « vous » de l’époque, et mon « moi » aujourd’hui ne sont pas les mêmes personnes. Je concède que nous ayons des points en commun. Mais je suis au service entier et unique de la république, peu m’importe qui la dirige, tant qu’elle est dirigée en portant les valeurs qui sont le sienne et auxquels je m’identifie. Je me fie à mes sentiments, ils me permettent de mieux appréhender la réalité. Mais je ne suis pas aveuglée par eux, sauf dans certaines rares situations qui peuvent me dépasser. Je suis humaine, comme n’importe qui. »


Elle fit un énième silence.

« Si c’est tout, j’ai un travail de sécurité qui m’attends. Je vous laisse raccompagner la Prisonnière, Hokage-sama. Le plus vite sera le mieux. »


Son regard croisa celui de Kano.

« Genin Chikara Kano, veuillez me suivre. »


Elle commença à se diriger vers la sortie.

« C’est un ordre. »


Puis, elle s’écarta pour laisser sortir Kano en premier, avant de lui emboîter le pas. Une fois dans l’encadrement de sortie, elle s’arrêta avant de fixer Kazami, d’un regard sévère.

« Un jour, peut-être, vous comprendrez le sens de mes actes, et vous verrai plus loin que simplement ce qui se présente face à vous. »


Elle sorti. De là, elle ferma la porte.

« Kano, tu es ninjas senseur. Ordre de mission : tu vas sortir de cet endroit et rester dehors une petite demi-heure en surveillant les mouvements de chakra. Si quelque chose d’anormal apparaît, notamment un groupe de personne, j’aimerais que tu me contactes. Pas de question. Exécution. »


Puis, elle s’enfonça dans les couloirs. En première ligne, face aux éventuels opposants suffisamment fou pour tenter quelque chose.

Publié le 17/09/2020 à 17h55

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Les Doigts d'Or
Chakra vert

La réponse de sa professeur était satisfaisante : c'était bien ce qu'il s'était imaginé également. Visiblement, l'idée était envisageable, et une variante pourrait se faire en utilisant le talent de son clan. Bon, il n'était pas très performant dans ce domaine, sans doute bien en dessous de tous ses compères Chikara, mais Kano avait déjà démontré qu'il était capable de se surpasser lorsqu'il se trouvait une motivation appropriée. Le garçon répondit à son sourire avec le sien, et la laissa apposer son sceau dans son dos. Effectivement, il ne sentait pas grand-chose sur le coup. Enfin si, il ressentait comme la présence de son chakra, lorsqu'elle prenait le temps de l'apposer ; peut-être par habitude de ressentir les flux énergétiques de tout un chacun ? Cela n'avait pour l'instant rien changé en lui, mais il avait été prévenu : le sceau s'activera de lui-même, lorsqu'il sera à court de chakra. Il n'avait pas à s'en faire pour ça, et faisait amplement confiance en Kazami. Cela marchera. Le seul défi sera de le maîtriser au moment T, et pour ça il ne pouvait compter que sur lui.

Suite à quoi, sa professeur était exténuée, vidée de son chakra. Pour le moment, personne ne tenta quoique ce soit, c'était plutôt bon signe. À son commentaire, il lui fit un petit sourire.

« Oui, j'y ai veillé. Il se sent prêt, plus que jamais même. »


Il s'approchait d'elle un peu, pendant que Kimino et Mako rentraient dans la salle. Kano se sentait redevable, et la voir aussi exténuée juste pour lui, ça lui donnait l'envie de l'aider. Même si ce n'était qu'un petit peu. Il ne pouvait décemment pas sans cesse recevoir, sans ne jamais offrir quoique ce soit. Même si ce qu'elle lui avait offert depuis qu'ils se sont rencontrés avait une valeur inestimable, qu'il ne serait peut-être pas en mesure d'égaler, il était pour lui nécessaire de faire un premier pas, poser la première pierre à l'édifice de ce qu'il lui devait. Et cela commençait par simplement la requinquer. Tout son chakra était contenu dans un sceau, mais le garçon pouvait toujours lui offrir du sien, et c'est ce qu'il s'apprêtait à faire.

« Kazami-senseï, laissez-moi vous aider. Je veux vous faire don d'une partie de mon chakra afin que vous puissiez être... au moins un peu plus en forme. »


Il disait ça d'un air sérieux, puis lui fit un petit sourire. Ce coup-ci, cela n'avait rien d'un exercice, ou d'un moyen de lui prouver sa valeur : c'était purement une bonne intention de sa part, à titre plus personnel. Il concentrait alors son chakra dans ses mains, et lui en fit part d'une partie. Après l'exercice d'aujourd'hui, il n'était pas au meilleur de sa forme, mais avait tout de même de quoi lui confier un bon cinquième de son chakra total, sans se retrouver à sec également. L'opération prit un peu de temps, mais Kazami pouvait déjà ressentir son corps se ressourcer en chakra, afin d'éviter qu'elle ne finisse pas s'effondrer.

Une fois terminé, il lui dit d'un air satisfait.

« Et voilà ! »


Mako et Kimino étaient déjà à l'intérieur maintenant, et toujours rien ne s'était passé. Il y avait d'ailleurs encore moins de chose qu'il ne lui arrive quelque chose, vu qu'ils étaient à l'intérieur. Et de ce qu'il vit et entendit, entre les deux femmes, ce n'étaient clairement pas le grand amour... Visiblement, les deux ne se faisaient pas confiance. Kazami avait néanmoins exprimé une nouvelle fois, avec un exemple plus concret mais qu'il lui échappait tout de même, des regrets. Avec une citation qui se voulait moralisatrice... décidément, les deux avaient plus de points commun qu'il ne s'imaginait, s'étant improvisé moralisateur ces derniers temps. Mais attention, pas en mal.

Dans tous les cas, Kano manquait de trop d'élément pour comprendre exactement ce qu'il découlait de leur échange, ignorant plusieurs choses qui ont été dites. Non seulement il manquait d'informations, mais aussi de place pour vraiment s'en mêler. Si ça ne tenait qu'à lui, il aurait cherché à apaiser les tensions, et faire en sorte qu'il y ait une entente cordiale entre eux... mais pouvait-il réellement s'immiscer entre ses deux femmes, avec un si fort caractère ? Là n'était pas sa place. Et puis, connaissant Mako depuis un bon moment maintenant... il savait que même Seitô n'osait pas la contredire. Ou alors lorsqu'il le faisait, il le regrettait assez vite.

« Je ... »


Il avait commencé à parler d'une petite voix, mais s'était tut lorsque son regard croisa celui de la Dame de Fer. Elle lui donnait l'ordre de le suivre, en mettant de côté le personnel, et ne gardant que le professionnel. Kano acquiesçait simplement alors, c'était terminé pour aujourd'hui pour ce qui était de l'entraînement... Déjà. Le temps passait bien trop vite. Se retournant vers Kazami, il la saluait en s'inclinant respectueusement.

« J'y vais Kazami-senseï. À dans trois jours, et reposez-vous bien ! »


Puis il se tournait vers Kimino, s'inclinant à nouveau. Ici, il était plus son Hokage que son senseï.

« Hokage-sama... »


Il ne rajoutait rien de plus, n'ayant rien de plus à ajouter. Ils auraient tout le loisir d'échanger -et de souffrir- au prochain entraînement en sa compagnie. En sortant de la salle, il suivait Mako. Kazami avait récupéré une partie de son chakra, et n'était plus complètement sans défense, mais tout de même... la quantité qu'il lui avait offerte n'avait sans doute rien à voir avec son plein potentiel. Était-ce prudent ? Il voulait le lui demander, mais elle prit l'initiative de lui donner des directives à suivre, une mission.

Sortir de là, et guetter les flux de chakra ? C'était complètement dans ses cordes, et cela le rassurait qu'on le lui demande.

« Entendu Mako-sama ! »


Il n'avait pas vraiment le temps d'en dire plus, puisqu'elle était déjà en route pour ses propres affaires, sans doute en lien avec tout ça. mais bon, il n'avait pas la possibilité de poser des questions, après tout.

Le Chikara sortait donc de l'enceinte du bâtiment, se postant à une place stratégique où il pourrait sentir les chakra en approche, sans se mettre trop en évidence, se mettant sur le côté de l'enceinte de la prison, contre le rebord d'un mur, tout en se dissimulant soi-même. Ses sens en alerte, il activait ses capacités sensorielles, tout en restant attentif aux environs. Il ne pouvait pas se concentrer uniquement sur du repérage de chakra, s'il avait à faire à quelqu'un de sa trempe. Après, personne n'oserait venir seul ici, pour tenter quoique ce soit...

Publié le 17/09/2020 à 21h29

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