Le retour au commencement.

Eisenin Maudit

HRP : Quelques jours après "la nouvelle république" ...


Ca y est. C'était son premier jour à l'hôpital. Ou du moins, son premier jour de son retour. Face à cet immense bâtiment, Kazami était immobile. Elle l'observait, elle l'écoutait. Elle y avait passé du temps là dedans. En tant qu'élève, médecin, sensei, directrice ... Comment revenir ? Cela faisait partit du "deal" de Mako. L'eisenin devait mettre ses connaissances en oeuvre pour le village. Un faible prix à payer. Mais pourtant, Kazami était réticente. Comment allaient-il le prendre ? Dans cet hôpital, tout le monde la connaissait. Sa célébrité avait largement dépassé les portes de Konoha. Mais sa peur, était dans le regard des autres. Avait-elle la force d'entrer la tête haute ?

La rouquine serra les poings. Allez. Vas-y. Et elle entra. Dans le hall, plusieurs regard se tournèrent vers elle, puis baissèrent les yeux. Les gens l'évitaient. Elle s'avança doucement, en essayant de garder la tête froide. Un médecin l'interpella :

« Kazami-sama, par ici ! Nous vous attendions ! »


Sama ? Une drôle de sensation parcouru le corps de la jeune femme. Il l'appelait toujours -sama malgré toutes ces années. Surprise par ce respect qu'elle n'attendait pas, elle s'approcha de lui sans un mot. Il lui fit alors signe de le suivre.

« Bon retour parmi nous, Kazami-sama. Nous sommes très heureux de vous avoir à nouveau comme médecin ! Il en manque terriblement à Konoha à présent ! Votre réputation .. enfin je veux dire vos actions ... enfin tout ça a un peu .. disons .. ahaha... les genins sont moins attirés par l'irou-jutsu on va dire ! »


Il paraissait terriblement gêné. Mais le pire était Kazami. Elle avait pâlit immédiatement lorsqu'elle comprit ce qu'il voulu dire : ses actes atroces avaient terni l'image des ninja-médecin.

« Je .. je suis désolée. Je ferais ce que vous voulez ! Je ... je pensais pas .. »


Elle ne savait pas trop quoi dire. Le médecin agita ses mains devant elle :

« Oh non non non ! Vous êtes une légende ! Uzumaki Kazami ! Qui est de retour à l'hôpital ! Vous êtes une célébrité maintenant ! Une grande fierté pour cet hôpital ! »


Kazami ne comprenait plus rien. Elle était aimée ou détestée ? Ce personnage était étrange. Devait-elle seulement prendre ses paroles pour une généralité ? Ils arrivèrent dans une salle avec plusieurs médecins, et un patient endormi sur une table d'opération au milieu.

« Nous avions pensez que peut-être pour votre premier jour à nouveau avec nous vous pourriez nous aider sur ce cas ... Un pauvre Shinobi que nous avons récupérer dans un état catastrophique .. une terrible chute nous pensons. Malgré tous nos soins, il reste comateux ! Peut-être pourriez vous ... enfin je ne sais pas .. vous êtes si célèbre ! Ahaha »


Cette journée était entrain de tourner au cauchemars. Etait-elle devenue une nouvelle attraction ? Qu'espéraient-ils, qu'elle était devenue une déesse ? Cette curiosité malsaine mettait l'Eisenin très mal à l'aise. Elle eut envie de remettre cet ignorant à sa place, mais elle se tut. Elle s'approcha simplement du patient sous le regard avide de ses congénères et examina le corps avec son chakra. Elle remarqua rapidement l'énorme hématome dans le cerveau du pauvre Shinobi.

« Votre homme est en mort encéphalique. Mais vous le saviez déjà ... Je ne peux pas ressusciter les gens .. »


Kazami commençait à bouillonner de l'intérieur. Un peu déçu, son interlocuteur secoua à nouveau les mains devant lui.

« Oh oui bien sûr bien sûr ... Nous espérions quand même un peu .. enfin bon ce n'est pas grave ! »


Sa journée fut une visite des malades les plus grave de l'hôpital. Parfois, elle asseyait quand même un de ses jutsu .. pour faire plaisir aux médecins. A la fin de cette terrible journée, lorsqu'elle fut enfin congédiée, elle se dirigea vers le petit jardin intérieur de l'hôpital. C'est là que les familles des malades se rendaient, pour prendre un peu l'air. Quelques bancs étaient disposés le long d'une allée, sous l'ombres de grands arbres. Kazami repéra immédiatement son banc favoris, celui sur lequel elle avait déjà passé des heures.

« Tu n'as pas changé toi au moins ... »


Elle décida de s'assoir sur ce banc, et d'adossa à l'arbre contre lequel il était. Elle soupira. C'était bien calmes, il n'y avait personne. Où alors tout le monde avait fuit lorsqu'elle était arrivée ? Elle commençait à ne plus sentir les regards sur elle. C'était une bonne chose non ?

Publié le 13/10/2020 à 03h49

Ninja au Bob

Présent à l’hôpital quelques fois, je venais faire les quelques soins légers quand j'avais du temps libre pour libérer du temps au autres médecins. Je n'étais pas complètement un shinobi dans l'art de l'Iroujutsu puisque que je faisais d'autres missions à côté, alors je ne forçais pas trop sur ce que je faisais en temps libre. Les autres médecins le savait et me comprenait. De plus, mon niveau en Iroujutsu n'était pas encore assez élevé du fait que je ne pratiquais pas tout le temps. Me perfectionner dans cet art était un de mes objectifs à plus ou moins long terme.

Après avoir réglé les petits bobos de certain patient atteint de blessures superficielles, je sorti dehors afin de prendre un peu l'air. Comme a mes habitudes, je prenais toujours un arbre pour m'adosser et me reposer. Après plusieurs minutes, je pu entendre les bruits de pas arrivé. Jetant furtivement un coup d’œil, je vis la personne que je ne souhaitais pas revoir ici. Mais le choc allait être obligatoire. Ne bougeant, pas de mon endroit, l'arbre faisait obstacle à notre vision. La traitre assise sur son banc, et moi assis à même le sol dos à l'arbre. Je pris alors la parole :

« Tu pensais que cela allait être facile ? Le vois-tu dans les yeux des gens ? Vois-tu cette hypocrisie sur leur visage ? Parviens-tu à lire leur peur, leur haine pour toi ? Comment peux-tu être encore ici de ton plein gré Kazaaaaamiiiiiiii !! »


Son prénom fut très appuyé pour montrer légèrement ma colère. Je me voulais direct afin de la faire réagir et la piquer directement. Cela n'était que le début de ma manipulation envers cette Uzumaki. Je devais lui faire part de quelque chose qui la mettait certainement dans une position très délicate :

« Tu sais que, dans ta position désormais, peu importe ce que tu feras, même si on vient à t'attaquer et que tu ripostes, tu seras vu comme la coupable, peu importe ce que tu feras ? Tu vas donc vivre une vie de soumise envers tout le peuple. As-tu réfléchi à cela ? Est-ce la vie que tu voulais ? As-tu le choix de toute manière ? As-tu laissé le choix à ceux que tu as tué ? »


Je donnais encore une information qui n'était pas à négliger pour la médecin. Comment allait-elle pouvoir vivre en ces lieux ? Puis sans attendre je terminais mon discours avec une question des plus poignant :

« Si tu aimes Konoha comme tu dis, même si j'en doute, alors tu devrais disparaitre du regards des gens ? Tu vois où je veux en venir ? Comment peux-tu te balader en ces lieux alors que le village tente de se reconstruire et d'oublier le passé. Te croiser simplement leur fera rappeler ce qu'il s'est passé. A cause de toi, les gens n'oublieront jamais ! Je ne souhaite pas forcément ta mort, j'ai déjà eu à pardonner, mais ta présence dans le village n'est pas possible ? Donne-moi ta vision ? »


Cette rencontre devenait un vrai interrogatoire, mais je ne pouvais pas ne pas profiter d'une telle rencontre. Je me demandais bien comment elle allait répondre à tout cela. J'avais été direct avec beaucoup de reproche, mais elle devait en être consciente. Puis je rajoutais juste une chose :

« Tu as de la chance que je puisse parler avec toi. Un autre aurait pu t'assassiner directement ! »

Publié le 13/10/2020 à 16h15

Eisenin Maudit

Il ne fallut pas beaucoup de temps pour qu'une voix s'élève et brise le silence pourtant si reposant du petit jardin. Kazami soupira : c'est tout ce qu'elle avait le droit comme repos ? 30 secondes ? Au moins en prison elle avait la paix... L'inconnu aux étranges goût de stylisme commença à déblatérer des questions sans attendre de réponses. Il était probablement venu là pour vider son sac, étaler sa rage et son ressentiment. Kazami n'y était nullement sensible. Elle le laissa parler jusqu'à ce qu'il se calme tout seul. Enfin, lorsque le jacassement s'arrêta -elle n'écoutait déjà plus-, elle attendit un moment avant de lui demander :

« C'est bon, tu as finis ? J'espère que ça t'a permis de te défouler au moins. »


Elle se leva alors, pour se trouver en face à face avec son interlocuteur.

« Qui es-tu et que me veux tu ? Si tu as un problème avec ma liberté conditionnelle, va voir ton Hokage. Cette décision de vient pas de moi. »


Elle haussa un sourcil. Ce n'était pas un Uzumaki. Un Chikara peut-être ? Sa tête lui disait vaguement quelque chose, elle avait dut le croiser quand elle était à Konoha. Il semblait bien plus âgé qu'elle, ce qui pouvait expliquer qu'ils n'étaient pas proches.

« Si tu es ici pour me tourmenter, tu perds ton temps. Et si tu as une question, parles. »


Kazami estimait qu'elle ne pouvait refuser le dialogue en cette période de tentative de rédemption. Mais cet inconnu commençait déjà à lui taper sur les nerfs. Elle était prête à parier qu'il était du clan Chikara. Ces maniganceurs étaient les premiers à tourner autour du pot jusqu'à vous en faire perdre la tête. Kazami, elle, malgré toutes les rumeurs, n'a jamais été une manipulatrice. La franchise avait toujours été son point fort (ou faible..). Et lorsque les mots ne suffisaient pas, elle utilisait les mains. Gekido avait été la personne qui l'avait toujours apaisée. Elle plutôt sanguine et lui plutôt calme, c'était toujours elle qui s'était salit les mains.

L'Eisenin croisa les bras, attendant patiemment la réponse de l'inconnu.

Publié le 14/10/2020 à 01h30

Ninja au Bob

La jeune Uzumaki ne répondait à aucune de mes questions. Elle pensait que je faisais tout cela juste pour libérer mes pulsions, mais bien au contraire. Entendant du bruit par la suite, je vis la femme se mouvoir pour se retrouver devant moi. La fixant, j'écoutais tout ce qu'elle avait dire, mais en réalité elle ne disait pas grand chose. Toussant légèrement pour capter son attention, je me leva afin de lui faire face de ma grande taille :

« Je t'ai posé des questions. Donne-moi ta vision ? Je ne suis pas là pour déverser ma colère, mais tu comprends dans quel situation tu es. A côté des pensées de certains, je suis plutôt gentil. Alors au lieu d'esquiver la réalité dans laquelle tu te trouves, parles-moi. Tu te caches derrière des futilités et ne prend pas tes responsabilités. Les gens ont besoin de réponses. »


Positionnant mon bob d'une meilleur façon je repris la parole :

« Tu dois changer ton attitude. On efface pas son passé. Mais lorsqu'on te demande d'en parler, tu ne peux pas juste contourner ou te cacher. Sois responsable ! Je veux juste parler à Kazami Uzumaki. »


Je n'appréciais pas son comportement actuellement. Elle voulait être libre mais elle se cachait derrière les lois du village. Si je l'avais abordé, c'était pour comprendre les agissement de la dame de fer. Quelles raisons avaient-elles pour vouloir la libérer ? J'espérais que la femme au cheveux pourpre puisse me parler. Comment voyait-elle les choses ? Comment se sentait-elle par rapport aux regards des autres ? Etait-elle consciente de la situation de soumission dans laquelle elle se tenait ? Etait-elle consciente des envies meurtrières d'autres shinobis ? Comment vivre en présence de tout cela ? Que voulait-elle réellement ?

« Kazami ! Que veux-tu réellement ? Es-tu consciente de tout ce que je t'ai dis précédemment ? Crois-tu réellement que rester ici est bon pour toi et pour autrui ? »


Je devais la débloquer afin de pouvoir discuter avec cette femme et la comprendre. Pourquoi avait-elle suivi cet homme ? Par amour ? Je ne savais pas, mais le mal été fait. J'attendais ces réponses désormais.

Publié le 14/10/2020 à 18h35

Eisenin Maudit

L'homme se leva et Kazami n'en fut nullement impressionnée : elle avait affronté un homme de bien plus grande taille. Les avertissements de la rouquine n'eurent aucun effet : il continua de déverser ses questions à tords et à travers.

« Un homme qui ne se présente pas et exige des réponses ... Chikara, n'est-ce pas ? »


La jeune femme esquissa un sourire. Tous les mêmes. Exiger des réponses. Où est Hokage Yasuo ? Pourquoi vous n'envoyez personne le chercher ... Sans avoir aucune connaissance des faits. Tout bonnement l'incarnation même des Chikara. A une époque, elle aurait passer son kunai au coup de cette homme, sans pitié. Mais aujourd'hui, c'était différent ... Konoha avait accepté ce clan de sang chaud, tel qu'ils étaient. C'était probablement ça, l'erreur de Gekido. Vouloir changer l'essence même d'u clan.
Aujourd'hui, Kazami avait décidé de revenir dans son village natal pour sa fille, Hanabi. Accepter les Chikara et leurs comportements douteux n'était qu'un petit prix à payer.

« Tu poses beaucoup de questions ... Mais es-tu prêt seulement à entendre les réponses ? Elles pourraient ne pas te plaire ... »


Après tout, c'est lui qui l'avait demandé. Il ferait ce qu'il veut de ses réponses. Chaque ninja de Konoha a son chemin de réflexion à faire et il n'appartient qu'à lui seul.

« Tu oublies une chose ... Cette nuit est le résultats d'une longue guerre froide, et les Chikara sont loin d'être tout blanc ... Le chaos régnais dans votre clan suite au départ de Yasuo .. Certains en ont profité pour encourager une guerre qui durait depuis bien trop longtemps. L'origine de cette guerre est justifiée. Les moyens ne le sont pas. Les complotistes auraient dût être jugés. Mais à l'époque, j'étais jeune, et je suivais aveuglément les ordres de mon Hokage et chef de clan. J'étais persuadée qu'il avait les réponses, qu'il savait comment rétablir la paix à Konoha. »


Elle marqua une pause, fixant durement le Chikara.

« J'ai eu tord. Je me suis laissée berner par un homme habité d'un démon. Cette nuit là, j'ai compris les conséquences de mes choix ... J'ai empêcher Uzumaki Gekido d'anéantir tout le village dans sa folie démoniaque. Sans moi, ils y aurait eu bien plus de morts ... Et depuis, j'oeuvre au bien de Konoha. Un jour, vous le remarquerez ... Malheureusement il sera probablement trop tard. »


Elle haussa les épaules. Elle savait que sa vie ne tenait qu'à un fil mais elle n'en avait pas peur. Après avoir revu sa fille, à présent elle partirait le coeur léger.

« Ma présence ne te fait probablement pas plaisir ... Mais sans moi, Konoha est perdu. J'ai vécu assez d'année à l'extérieur du village pour savoir quelles sont les menaces qui planent sur Konoha. »


Qu'allait faire son interlocuteur ? Ecoutait-il seulement les réponses de la kunoichi ? Pensait-il qu'elle mentait ?

Publié le 14/10/2020 à 19h13

Ninja au Bob

Elle n'avait pas répondu à mes questions précédentes et j'étais certainement frustré que j'en avais oublié de me présenter. Cependant, je n'ai pas voulu la couper dans ces explications. J'écoutais simplement, attentivement. Je devais me faire une raison, comprendre le personnage et ces actes afin de donner raison ou non aux initiatives de la dame de fer. J'étais prêt à tout entendre de la part de cette femme, partir du moment où elle commençait à devenir sincère. Après que la femme ai terminé son discours je pris à mon tour la parole :

« Je me nomme Chikara Oni. Mais comme tu peux demander le pardon, je ne suis pas comme les Chikara que tu as connu. Je ne serai pas là à parler avec toi sinon. Si je suis prêt à croire tes paroles, tu dois également croire les miennes. »


Je venais de mettre en place en quelque sorte un lien de confiance en lui mentionnant que j'étais prêt à croire ces paroles. J'espérais que cela puisse débloquer la situation actuelle. Réfléchissant un instant je répondis à la femme aux cheveux rouge :

« Même si je comprends tes mots, comment un individu de Konoha peut tuer des gens de son village. Je peux pardonner ou te laisser vivre, mais prétendre rester à vivre ici, je pense que s'est compliqué. L'exil est certainement le meilleur moyen pour ton cas. As-tu pensé à cette idée ? »


Cette femme semblait obnubilé par la présence de l'ancien Kage l'ayant manipulé. Y était-elle pour quelque chose ? Je pouvais comprendre la moitié de ces agissements, mais une part est trop ténébreuse pour pouvoir la pardonner. Ces dernières phrase me fit tilter. Que voulait-elle dire par Konoha est perdu sans moi ?

« Si tu connais ces menaces et si tu œuvres pour le bien de ce village alors tu devrais établir un résumé et nous dire quelles sont ces potentiels menaces. Je ne nie pas ton potentiel de medécin ou autre, ni le fait que tu te sois fait manipuler par Gekido ou utilisé et c'est regrettable, mais cela n'enlève en rien tes agissements exécuté en ces murs. »


Ces paroles semblaient sincères, mais accepter une telle personne ici devenait vraiment compliqué. Que pouvais-je faire pour elle ? Son acte était impardonnable. J'étais complétement perdu en regardant cette femme. Pour ma part je pouvais lui pardonner en lui laissant la vie sauve certes, mais pas la laisser vivre à Konoha. L'exil serait la meilleur solution. Konoha montrerai son pardon en lui laissant la vie sauve, mais la punirai de son geste en l'expulsant du village. Je ne savais pas comment allait se poursuivre la suite des évènements avec cette knuoichi.

Publié le 14/10/2020 à 23h19

Eisenin Maudit

Chikara Oni. Enfin, il lui donna son nom. Après son petit discours, le ninja semblait plus apaisé dans ses questions. Il se disait différent mais Kazami avait des doutes. Elle avait appris à se méfier des personnes, jurant que plus personne ne profite de sa naïveté. Comme le ton de son interlocuteur changea, elle se laissa tomber dans la pelouse, s'asseyant en tailleur.

« J'ai déjà dis tout ce que je savais au Hokage, soupira-t-elle. A présent son sort est entre mes mains ... S'il choisit le bannissement ... »


Kazami réfléchit : le bannissement voulait dire loin de sa fille, ce pourquoi elle vivait aujourd'hui. C'était donc probablement pire que la mort. Elle inspira profondément pour chasser cette terrible image de son esprit. Aujourd'hui, elle pouvait voir Hanabi, et elle le ferait chaque jour jusqu'à ce que ce bonheur lui sois retiré.

« Je sais que ma présence au village ne rend personne heureux... Mais nous sommes des Shinobi, nous en sommes pas aveuglé par les sentiments. Nous sommes des stratèges, et nous savons qu'un avenir étincelant demande des sacrifices. Les konohajins ont raison de m'en vouloir. Mais un Shinobi ne devrait pas être aveuglé par la haine et la colère, non ? »


Kazami savait qu'il y avait un intérêt stratégique à la maintenir en vie, elle n'était pas dupe. Même si le Hokage était son élève, elle savait qu'il la sacrifierai pour le bien de tous si cela était nécessaire. Il avait été bien formé. Elle même aurait fait cela à sa place.

« Je suis au service de Konoha, aujourd'hui plus que jamais. Je ferais ce que le Hokage me dira de faire. »


Faire exactement ce que le Hokage lui dit de faire était ce qui l'avait amené à sa perte la première fois. Allait-elle l'écouter à nouveau cette fois ?

Publié le 15/10/2020 à 04h48

Ninja au Bob

La jeune femme commençait petit à petit à me parler. Mon stratagème pour établir une relation plus amicale avait l'air de fonctionner. Tombant au sol afin de se mettre en tailleur, je sentais que la discussion serait intéressante. Atmosphère semblait plus pose. Ces premières paroles me démontraient qu'elle avait accepté ces responsabilités et qu'elle mettait son jugement entre les mains du Hokage. Avait-elle réellement acceptée cela ? Ne voulait-elle pas vivre ici ? Même si c'est le choix qu'elle voulait, elle pourrait accepter le bannissement. Regrettait-elle vraiment ses actes passées ? Avait-elle de réelles regrets ?

Puis sa deuxième phrase me fit tilter? Pourquoi parlait-elle simplement de shinobi ? Avait-elle oublié les civils tués au court de leur attaques ? Les shinobis étaient une minorité en réalité dans le village. Les civils ne pouvaient rien faire face à nous et se sentiment d'impuissance les rang peureux et méfiant. Ce sentiments ressentis par les civils n'étaient pas du tout adapté à ce que les shinobis envoyaient comme image.

« Tu t'es certainement trompée sur l'interprétation "des sacrifices à faire pour un avenir étincelant". De plus, au village, nous ne sommes pas que des shonobis, et bon nombre de civils sont présents et compte sur nous pour la protection de celui. Ils sont faibles. Tes actes donne désormais une image de peur et soumission à leur yeux. Ils ne doivent pas vivre dans de telle circonstance. »


Je la laissais terminé son discours tranquillement. Puis sa dernière phrase me fit réagir fortement :

« Ne recommence pas deux fois la même erreur. Un Hokage n'a pas la science infuse. Ces choix peuvent être également mauvais. Agis comme tu sembles être le meilleur choix pour toi. »


Laissant un petit temps de silence, je percevais dans ces mots une attache au village. Qu'est-ce qui pouvait bien lui donner envie de vivre avec tout ces regards sur elle ? Un shinobi censé aimerait certainement partir d'ici, mais ce choix elle ne semble pas réellement l'accepter. J'allais être direct dans ma dernière question :

« Kazami... Que veux-tu réellement ? Qui veux-tu protéger ? Pourquoi tu veux temps vivre ici ? Dis-moi ce qui te fait rester et ce que tu aimes ici ? »


Elle semblait cacher quelque chose. Pourquoi voulait-elle temps vivre ici ? Elle devait me dire le fond de ces pensées. Je voulais savoir ces réelles motivations à rester ici malgré tout.

Publié le 15/10/2020 à 15h33

Eisenin Maudit

Kazami rigola doucement. Oni semblait loin de comprendre le fond de la pensée de la rouquine. Comment lui expliquer ... Elle réfléchit quelques instant en regardant les branches d'arbres au-dessus d'elle puis lâcha :

« Quand on aime sa famille ... son clan ... son village ... On en a que faire de leurs sentiments en retour. C'est un amour inconditionnel. »


Elle éclata de son rire cristallin de ses propres paroles un peu trop niaises à son goût.

« Tu ne me crois pas n'est-ce pas ? C'est pourtant la vérité. Tout ce que j'ai fais da ma vie, je l'ai fais pour mon clan. Je me suis trompée, je te l'accorde. Mais l'intention était celle-ci. Tu es libre de me croire ou pas, mais voici ma réponse. »


Kazami avait évaluait la probabilité que Oni la croie à 2%. Personne ne la croyait vraiment. Il était plus facile de haïr quelqu'un pour une de ses actions plutôt que d'essayer d'en comprendre ses motivations et juger l'ensemble du tableau. Mais bon, comment pouvait-elle leur en vouloir ?

« Je suis prête à tous, j'ai tué pour mon clan, j'ai torturé pour Konoha ... Alors les regards de haine ou de peur ...sont une douce musique pour moi. La popularité de m'a jamais intéressée. Aujourd'hui ils me haïssent, hier ils m'adulaient, et demain qui sait ? Pourtant j'ai toujours été la même. »


« Je sais que ma présence créer des tourments. Mais je pense qu'ils ne sont que passagers. Les villageois sont sous le choc. Ce n'est qu'une question de temps pour qu'ils changent leur jugement. »


Elle avait peut-être tué des civils en dommages collatéraux de cette guerre, mais elle en avait sauvé des centaines. Un jour peut-être ils se souviendront ... Et si non, ils verront sa puissance lorsque Gekido attaquera le village et qu'elle se mettra en travers de son chemin. Elle ne se faisait pas de soucis pour son opinion publique.

« Agir comme bon me semble être le meilleur pour moi ? Elle rigola. De toute ma vie je n'ai fais aucun choix pour moi, Oni. J'ai été élevée et entrainée pour les besoins de clan. J'ai obéis à tous les ordres .. Même le choix de fuir avec Gekido n'était pas pour moi. Et maintenant tu voudrais que je devienne nombriliste et que je prenne une décision pour moi-même ? »


Il avait vraiment des idées étranges.

Publié le 15/10/2020 à 18h10

Ninja au Bob

Je ne loupais pas une goutte de ces informations donné par la Eisenin. Chaque information se mêlait et s’entremêlait afin de créer un tableau dans ma tête tel un détective privé. Ce phénomène que je réitérais pendant mes missions jadis avec mon ami Keisan. Le temps, était-il la solution pour cette femme fatale ? J'avais entrepris un pardon sur plusieurs années également. Ce pardon accepté, l'homme qui avait fauté était devenu mon meilleur ami. Les propos de cette jeune femme depuis le début se tenaient, et elle ne semblait pas se contredire.

J'écoutais encore le restant de ces paroles. Je pensais également à Mako et sur son jugement, et ce qu'elle avait dit lors du dernier conseil où j'étais présent. J'essayais de relier le tout afin d'y voir d'une vue encore plus haut. Je pris un instant après ces paroles pour réfléchir, laissant un léger blanc. Puis je pris la parole :

« Tu n'as fais que vivre pour les autres et regarde où cela t'a mené ! N'est-il pas temps de vivre tes rêves ? Faire ce don tu as envie ? Montrer de toi-même que tu aimes ce village et non pas agir selon les ordres des autres, même si pour l'instant tu es coincé dans ces lois, ce n'est qu'une question de temps comme tu le dis si bien, et je suis bien placer pour dire que le temps est un allié dans ce genre de situation, même si cela ne sera pas facile, mais tu as vécu bien pire. »


M'appuyant sur l'arbre derrière moi, je regardais vers le ciel et je dis alors quelque chose :

« Je vais te croire Kazami ! Je vais miser sur ta bonne parole ! Mais ma simple vision du monde et du pardon n'est pas majoritairement celle du peuple ici. Mais nous somme certainement dans une ère de changement. Patientons ! »


J'avais regarder la situation de la femme dans son ensemble, depuis son travail sous Gekido. Ces informations fut complétée par ces paroles afin de rajouter du décor à ce tableau. Elle prêchait encore le fait de vivre sous des ordres, cela me montrait qu'elle était comme cela depuis longtemps et que malheureusement elle sen 'était rendu compte trop tard... J'étais prêt à partir et je lui lança une dernière phrase qui allait certainement rester graver dans sa tête.

« Kazami ! La seule décision que tu as prise de toi-même a permis de stopper cette attaque. En-es tu fière ? Ne sous-estime pas tes capacités de décision. »


Me retournant, j'allais quitter ces lieu. Je lui laissé un dernier temps afin de me répondre s'il elle le souhaitait.

« J'en ai assez entendu, bonne chance à toi Kazami. Je vais miser sur toi, ne me fait pas me tromper ! »


Partant de l’hôpital, j'avais réussi à parler avec cette femme. J'en avais appris beaucoup mentalement sur elle et psychologiquement. Mako avait-elle raison de faire tout cela ? L'avenir de Konoha était incertain pour l'instant, mais peut-être que cela allait être la meilleure chose à venir.

Publié le 16/10/2020 à 14h49

Eisenin Maudit

Vivre de ses rêves ? Quels étaient ses rêves à présent ? Hanabi. Probablement juste Hanabi. L'amour qu'elle portait à cet enfant animait chacun de ses mouvements. Elle resta un moment bouche bée, et le Chikara en profita pour se lever. Elle resta là, assise par terre, digérant ses paroles.
Il avait choisis de la croire, ce qui était rare aujourd'hui, et encore plus pour un membre du clan chikara. Elle hocha donc la tête en remerciement.

« Merci, Oni. J'espère que le temps te donnera raison. »


Trèves de paroles, à présent c'était ses prochaines actions qui allaient prouver ses intentions. Kazami ne savait juste pas comment faire. Mais une chose était sûr : lorsqu'elle allait devoir refaire un choix, elle aurait à réfléchir.
Lorsqu'il quitta le petit jardin, la rouquine se laissa tomber entièrement dans l'herbe. Allongée de la sorte, elle regardait le ciel s'assombrir de minutes en minutes. Elle médita sur les paroles du ninja. Un shinobi ne devait-il pas suivre son leader ? Comment choisir sa propre voie ? En avait-elle seulement les capacités ?
Le visage de sa fille lui apparu dans le ciel. Elle sourit. Pour elle, rien n'était impossible.

HRP : Petit RP pour clôturer ! Merci !

Publié le 17/10/2020 à 15h29