Conflit de famille

Les Doigts d'Or

Dans la soirée de l'opération de Seitô.

Finalement, une bonne chose de faite. Le cauchemar dans laquelle nageait le garçon aux cheveux blonds allait enfin se terminer. Il n'aurait plus besoin d'angoisser sur l'état de santé du rouquin qui lui servait d'ami, et il allait enfin pouvoir être en paix avec lui-même. C'était enfin terminé. Maintenant, il allait pouvoir reprendre une vie un peu plus normale... Mais d'abord, il était nécessaire pour lui de se reposer un bon coup. Il avait des tonnes et des tonnes d'heures de sommeil en retard, et pour rien au monde il continuerait de les manquer. Avec les efforts physiques, et le stress qui était retombé, il était clairement épuisé dès à présent. Seul dormir l'importait là, tout de suite.

Avançant jusqu'à chez lui, profitant de la légère et douce brise nocturne, un frisson parcourait sa peau. Il faisait frais, et avec la fatigue il le ressentait davantage. Cependant, ce frisson était accompagné d'une sensation désagréable, indescriptible. Comme s'il sentait au fond de lui que quelque chose n'allait pas. Un mauvais pressentiment ? Cela en avait tout l'air.

« C'est ridicule... »


Les mauvais pressentiments, ça n'existait pas. Ce n'était pas rationnel, alors il ne pouvait le concevoir. C'était la fatigue, voilà tout. Il n'y avait sans doute rien de plus à ajouter. Le Chikara continuait donc sa route, en direction de son domicile, néanmoins moins serein. Même s'il n'y croyait pas, il n'était pas tranquille. Il en était même à accélérer légèrement le pas, en conséquence. Son épuisement lui jouait des tours, même s'il possédait encore du chakra, celui de Kazami, les efforts qu'il avait du fournir aujourd'hui étaient bien plus élevés que ceux à quoi il avait été habitué. Et ça, même tous les entraînements n'auraient pas pu le préparer.

Kano arrivait enfin devant la porte de sa maison, ne prêtant plus vraiment attention à quelques petits détails qu'un air attentif aurait pu remarquer, comme par exemple le filet de lumière qui se dégageait en-dessous de la porte en bois. Ce n'est que lorsqu'il l'ouvrait qu'il vit la lumière... ainsi qu'autre chose. Ou plutôt, quelqu'un d'autre. Tandis qu'il se tenait encore sur le pallier de la porte, il pouvait voir la présence de quelqu'un dans sa maison. Une apparence qu'il connaissait très bien, et qu'il n'aurait pas pensé revoir ce soir-là : son père.

Et merde...

C'était le cas de le dire. Lui qui l'évitait depuis un moment déjà, les voilà désormais face-à-face. Le Chikara se maudissait de ne pas avoir fait confiance en son pressentiment. Parce que si son père était ici, ce n'était sans doute pas pour rien. Quoiqu'il était peut-être juste passer prendre des affaires, qui sait ? Si tard, juste ce soir-là ? Non, ça serait une sacré coïncidence. Il était là pour lui alors ? Allons bon... qu'allait-il lui dire de méchant, cette nuit-là ?

« Père ? Cela faisait un bail que je ne vous avais pas vu ici. Vous cherchez quelque chose ? »


Son père avait déserté le domicile familial sans trop rentrer dans les détails avec son fils, il y a bien de cela plusieurs mois, voire un an. La relation entre le père et le fils n'avait fait que de se dégrader depuis la mort de celle qui les unissait l'un à l'autre : sa mère. Est-ce que ce nouveau face-à-face allait les rapprocher un minimum, ou bien les éloigner davantage ? Pour Kano, la réponse tombait sous le sens, tant c'était logique que ça allait mal se passer, comme d'habitude. Parce que si il y avait bien un homme capable de l'énerver rapidement, c'était bien celui qui se trouvait devant lui.

Publié le 29/10/2020 à 00h31


La chaleur de son corps, le gout de sa peau. Cette femme chez qui Tensaï vivait depuis presque un an lui permettait de ne penser à rien. Mais il ne l'aimait pas, elle lui servait juste à faire l'entretien comme on dit. Elle était là pour assouvir ses désirs, et lui ne se soucier pas plus d'elle. Il ne se soucier de rien ni personne excepté de sa réputation. C'est entre deux partie de jambe en l'air que celle qui n'était finalement que sa péripatéticiennes personnelle lui parla de la rumeur. Kano aurait joint ses forces avec les Uzumaki ? Il s'entraînait avec le Hokage ? Et pire la rumeur disait dans le clan qu'il était proche de Kazami. Pas question, il allait détruire son nom au sein du clan !

Tensaï prit alors le chemin de sa maison pour la première fois depuis fort longtemps. Il n'avait pas envie de rentrer pour se retrouver à regarder Kano dans le blanc des yeux. Il avait tellement honte de lui, et chaque fois qu'il le regardait, Kano lui renvoyait son propre échec.

En arrivant, il s'aperçut qu'il n'était pas là. Ce n'était pas grave, le Chikara allait attendre son fils. Après tout, il était chez lui, c'est lui qui payait le loyer. Et bientôt son fils allait sans doute quitter les lieu de grès ou de force. Quand la porte s'ouvrit, le patriarche Chikara fixa son fils d'un air grave et désapprobateur, et en guise de salutation dit simplement.

« De toute ma vie, je crois que je n'ai jamais eu aussi honte que tu sois mon fils qu'aujourd'hui ! »


C'était dur et méchant, et il y avait mieux comme première parole depuis presque un an. Mais Tensaï n'était ni un bon père, ni quelqu'un de gentil et prévenant. Il était un Chikara pur souche, un Chikara de la pire espèce. De celle qui pense que les Uzumaki ont trop de pouvoir, qu'il devrait encore être vendu aux Hattori.

« Tu pactise avec les rouquin pour sauver ton abruti de petit copain ! Je sais que vous êtes en couple, j'ai tellement honte de ça aussi ! Mais ce qui me fait le plus honte, c'est que tu sois le nouveau toutou de Kazami ! »


Le pire allait venir, la pire phrase qu'il pourrait lui dire arrivait.

« Ta mère aurait honte de toi ! Tu salis sa mémoire... »

Publié le 31/10/2020 à 20h36

Les Doigts d'Or

Les retrouvailles avec son père promettaient d'être électriques. Déjà, il n'y était non seulement pas préparé, les deux s'ignorant mutuellement depuis bien une année complète maintenant. Même s'ils s'étaient croisés quelques fois, comme aux funérailles de la Hokage Kirishitan, mais où il avait fui, c'était bien la première fois qu'un échange s'engageait entre eux. Une année complète à ne pas avoir ressenti cette sensation désagréable dans ses entrailles. Cet homme le répugnait. Un homme qui n'avait que faire de ses sentiments, qui ne pensait qu'à son clan et à ses principes. Il l'avait perdu l'estime en son fils parce qu'il n'arrivait pas à le modeler à son image, celle d'un petit soldat Chikara. Ils étaient incapables de se comprendre. Et le seul lien qui unissait jadis les deux s'était effondré avec la mort de sa mère, il y a de cela cinq ans.

Cela faisait cinq ans qu'elle les avait laissé seuls. Enfin, en partie pour le garçon.

Les deux Chikara ne se saluaient pas. Si Kano lui avait cherché à comprendre la raison de sa venue ici, sans pour autant le saluer, lui rentrait directement dans le vif du sujet. Honte ? Il avait honte de lui ? Mais s'était-il vu lui au moins ? Lui avait peut-être honte, mais le jeune blondinet ne le considérait même pas comme son père. Pour lui, il n'était rien d'autre qu'un Chikara, un membre de son clan. Pas son père. Comment sa mère avait-elle pu aimer un homme comme lui ? Et pourtant, malgré la haine qui lui portait, un autre ressentiment était présent : la peur. Depuis bien des années, le garçon avait peur de lui. Il ne s'était jamais rebellé contre lui, n'avait que très rarement haussé la voix, et fuyait la plupart du temps le conflit.

Cette fois-là, cependant... il ne pourrait pas fuir comme il le voudrait. Et ses prochaines paroles allaient non seulement lui donner la volonté de ne pas fuir, mais celle de le confronter. Il insinuait qu'il était en couple avec Seitô ? Cette pensée le perturbait... il n'était qu'un ami. Sans se rendre compte qu'il pensait cela avec un certain dépit, qu'il ne saurait expliquer. Alors certes, il l'aimait beaucoup... mais, ils n'étaient pas en couple. Non ? Y avait-il vraiment quelque chose entre eux ? Il n'avait pas vraiment le temps de penser à tout cela et d'y réfléchir. Parce qu'en plus d'avoir dit ça, il l'avait insulté. "Abruti de petit copain"... comment osait-il l'insulter ? Devant lui ? La haine commençait à le gagner. Lui qui n'était que très rarement en colère, il y avait tout de même des limites à ne pas franchir. Surtout avec cet homme, qui le répugnait plus que tout.

Et telle une balle en plein coeur, sa dernière phrase vint terminer d'achever le jeune garçon.

Maman... ?

Comment osait-il ? Cet homme... Comment pouvait-il parler en son nom, pour dire des choses aussi horribles ?

« Retire... Retire tout de suite ce que tu viens de dire. Tout ce que tu viens de dire. »


"Tu" ? Pour la première fois de sa vie, non seulement il le tutoyait, mais en plus il lui donnait un ordre ? Cet être misérable avait franchi les limites à ne surtout pas franchir. L'insulter lui, passe encore. Mais insulter Seitô, et prendre sa mère en partie avec des propos aussi violents, ça par contre il n'avait pas le droit. Il pouvait être son père, son sensei, son Hokage, ou quelconque être supérieur au-dessus de leur tête, jamais ô grand jamais il ne laisserait passer ça.

« Et moi je ne te considère pas comme mon père, mais ça ne date pas que de ce soir. Tu représentes tout ce que je déteste chez l'homme, la parfaite image de cette espèce qui gangrène notre monde. »


Ça y est, le jeune garçon n'avait plus aucun filtre pour contenir ses pensées qu'il avait à son égard. Il le détestait. Non seulement ses paroles étaient virulentes, mais en plus il était exténué de l'opération qui venait d'arriver. Il ne se retiendrait pas...

« Crois ce que tu veux concernant Seitô et moi, ça m'est égal. Mais ne t'avise plus de l'insulter devant moi. Il est mon ami, l'un des rares qui m'a compris. La personne que je chéris le plus dans ma vie actuelle. Il est mon soutien indéfectible, celui qui m'a sorti de l'ombre dans laquelle je m'étais noyé. Il représente tout pour moi. Il est ma lumière, celui qui me permet d'avancer aujourd'hui, sans regarder derrière. Il est tout cela ; mais il n'est certainement pas un abruti. »


Kano le fixait droit dans les yeux. Il avait toujours peur de lui, mais cette peur était complètement étouffée par la colère et la haine qu'il ressentait envers cet homme.

« Kazami lui a sauvé la vie. Et ça, je ne pourrais jamais l'oublier. Tu parles sans savoir qui elle est réellement. Elle a été accusée de bien des crimes, et nul doute qu'elle en est coupable. Mais ce n'est qu'en restant bloqué dans le passé comme toi que l'on propage la haine à la moindre de ses actions et paroles. Aujourd'hui, elle regrette ce qu'elle a fait. Elle a fait des erreurs, des mauvais choix, elle s'est égarée. Elle regrette cela, et ne demande qu'à être pardonnée. Tu as toujours voulu faire de mon un ninja, un petit soldat à la solde de Konoha et du clan, mais n'est-ce pas même l'essence même d'un ninja que de prendre des vies ? Que ce soit de l'ordre d'un commanditaire, une mission, ou un conflit d'intérêt ? Je suis sûr que même toi, au cours d'une mission, tu as déjà tué. Tu as sans doute rendu des femmes veuves, des enfants orphelins. Tu as détruit des familles. Au final, qu'est-ce qui te sépare réellement d'elle, hein ? »


Avant ce soir, jamais Kano n'aurait osé comparer son père à Kazami. C'était chose faite.

« Je n'en veux pas à Kazami, à la personne qu'elle est. J'en veux à ce système. J'en veux aux ninjas. J'en veux à ce putain de monde. C'est eux qui m'ont volé ma mère. Je ne suis que ninja parce que tu m'y as forcé. Je ne suis que ninja parce que je suis né dans ce clan, et dans ce village. Mais crois-moi que je ne me considère pas pour autant comme l'un des vôtres. Je reste un humain, avant toute chose, et je me contrefous de ceux qui ne me comprennent pas. Parce que le jour où ce monde sera vraiment à sang, là vous comprendrez peut-être. Mais ce sera trop tard, beaucoup trop tard. »


Rien n'avait jamais été aussi clair dans les paroles et pensées de Kano.

« Vous autres, vous avez perdu la lumière. Vous avez perdu cette lumière qui guide chaque homme vers un monde en paix, vers un monde de bonheur, où la souffrance n'existe plus. Cette lumière en chacun de nous qui nous accompagne à la naissance. Ce système l'annihile. Mais pour autant, ce n'est actuellement pas trop tard. Même pour toi. Tu peux encore ouvrir les yeux, et te remettre en question. Sur ton existence, sur tes actions... Au final qu'est-ce que t'apporte cette guerre que tu mènes ? C'est une réelle question que je te pose. »


Le retour de Kano le moralisateur, en action. Et il était temps d'aborder la pique qui l'a le plus atteinte dans tout cela : celle concernant sa mère.

« Tu parles sans savoir. Ma mère serait fière de ce que je suis aujourd'hui. Elle n'aimait pas la guerre, elle aussi aspirait à la paix. Elle est morte en voulant protéger l'un des nôtres. Chose qu'actuellement, jamais tu n'aurais su faire. Je suis plus proche d'elle, que ce que je suis proche de toi. Alors, c'est toi qui te trompes. Je sais que ma mère est fier de moi, je le sais parce qu'elle est avec moi. »


Et ça, jamais il ne l'avait avoué à son père.

« Je la ressens avec moi, chaque jour qui passe. Lorsque je ferme les yeux, elle m'accueille dans ses bras. Elle est avec moi, depuis tout ce temps... sa conscience ne s'est pas perdue avec sa mort. Et elle est fière de me voir reprendre cet idéal qu'elle avait en elle, malgré sa mort. En rien elle ne m'a incité à suivre ce chemin, elle m'a simplement félicité lorsque je l'ai emprunté. »


Kano pourrait paraître fou, mais pourtant depuis le tout début, il ressent sa présence en lui. Sa mère est à ses côtés depuis tout ce temps, et pour elle il se devait de tenir tête à son père ce soir-là.

« C'est nous qui avons honte de ce que tu es devenu. Ressaisis-toi. Redeviens le père, et le mari que tu étais. On te le demande. »

Publié le 01/11/2020 à 13h49


Tensaï en avait marre, il ne supportait pas son fils, il ne supportait plus de le regarder, de voir ce qu'il était devenu en grandissant. Il lui en voulait, il en voulait à sa femme qui l'avait trop materné, aux Uzumaki qui lui avait mis des idées idiotes en-tête. Il ne pouvait plus supporter sa vue ou sa présence. Et au moins d'habitude, il avait la présence d'esprit de fermer sa gueule, aujourd'hui en plus d'être une honte, il était un imbéciles poussant son père à avoir une de ses légendaire colère.

« J'en était certain et tu me le prouve maintenant ! Tu n'es rien d'autre qu'une suceuse de Uzumaki ! Tu les suces depuis toujours mentalement ! Et maintenant c'est Seito que tu suces ! »


Tensaï avança lentement en direction de son fils. Il allait avoir la correction qu'il mérite. Comment pouvait il oser lui parler comme ça, défendre Kazami. Avait il oublié que sa mère était morte à cause de cette trainée et de son macro. Avec force, le père de Kano le prit par le colle et le souleva contre le mur en lui disant avec une haine meurtrière dans le regard.

« Ose encore une fois me comparer à cette salope tueuse de Chikara ! Encore une fois espèce de petite merde ! Et je te jure que ce sera la dernière chose que tu feras dans ta vie minable, je t'enverrais te plaindre directement vers ta mère ! Tu m'as bien compris Kano ? »


Les choses allait vraiment très loin entre les deux. Tensaï était un idiot, mais il ne s'en rendait bien sûr pas compte, c'était ça être un idiot. Il jeta Kano sur le sol. Et il lui dit alors.

« Je suis le propriétaire de cette maison... Tu n'y es plus le bienvenu... Jamais ! Tu es la honte de notre famille, part d'ici, va retrouver ton Uzumaki... »

Publié le 01/11/2020 à 17h02

Les Doigts d'Or

Evidemment, cet homme était incapable de comprendre. Les sentiments, la notion d'idéal, tout cela cela lui passait bien par-dessus la tête. Il était incapable de comprendre quelque chose qui demandait d'avoir un coeur, et une raison. C'était trop lui demandé. Le garçon avait eu envie de garder un minimum d'espoir, de le ramener vers la lumière qu'il avait perdu de vue. Mais son cas était bien trop problématique... il avait perdu de vue l'essentiel, s'étant renfermé dans sa haine. Cet homme était typiquement son ennemi dans la conquête de son idéal. Et il était sans doute déjà trop tard pour le ramener sur le droit chemin. Peut-être que si le garçon s'y était pris plus tôt ? C'aurait été trop lui demander, sa révélation était encore fraîche et récente. Il y a cinq ans, il aurait été incapable de penser de manière aussi sage.

Malheureusement, les choses étaient ainsi. Il était sans doute prédestiné à ses ténèbres qui le rongeait actuellement, il n'y pouvait actuellement plus grand-chose. Sa colère le dépassait. Il divaguait complètement, n'ayant sans doute ni compris, ni écouté ne serait-ce que le tiers de ce que le garçon lui avait dit. Il n'avait entendu que ce qui l'arrangeait, pour justifier sa crise de colère. Kano le savait pourtant : discuter avec son père était chose impossible. Le garçon portait une main à son torse, sentant le pendentif de sa mère en dessous de ses vêtements. Sa main tremblait légèrement, alors que son "père" s'était approché de lui, lentement. Il l'insultait de suceuse de Uzumaki, et de Seitô. Pour qui se prenait-il au juste ? Il aurait voulu rétorquer, mais son père se tenait tout juste devant lui. La colère qu'il avait se faisait petit à petit submerger par la peur. Il l'attrapa par le col avec force, pour le plaquer contre le mur, et le soulever du sol. Son regard était empli de haine. Kano pensait qu'à tout moment, il pourrait le tuer. Et ses paroles étaient sanglantes, il le menaçait délibérément de mort. L'image de la peur de son père lui revenait, ce sentiment qu'il avait ressenti durant toutes ses dernières années. Il avait osé lui tenir tête, le temps d'un échange, mais voyait maintenant sa dernière heure arriver.

Le daron n'attendait pas sa réponse, qu'il le jeta au sol, sans qu'il ne puisse bien se rattraper. Il tombait sur son bras gauche, lourdement, lui provoquant une vive douleur dans tout son bras. Mais il ne s'en préoccupait que très peu, puisqu'il se retournait bien assez vite pour voir cet homme, pour ne pas qu'il tente de l'achever au sol sans qu'il ne le voie.

« Tu... Tu comprends pas... »


Il voulait continuer, mais ses lèvres refusaient de s'ouvrir, de sa bouche, plus aucun son ne sortait, si ce n'était que des respirations vives et bruyantes. La peur le gagnait. Il savait que s'il continuait à lui répondre... cela allait sans doute très mal terminer. Pourrait-il réellement tuer son propre fils ? Kano préférait ne pas connaître cette réponse, mais s'il en croyait les menaces qu'il lui avait faites...

Néanmoins, sa prochaine réplique statua définitivement la raison de sa venue ici. Il l'excluait de sa propre maison, il le mettait à la porte. Cette maison... Chaque salle, chaque meuble, ils avaient tous une valeur symbolique, des souvenirs rattachés à sa mère. Ne plus pouvoir y vivre... et être la honte de la famille... c'était dur pour lui, dur à comprendre et à admettre.

« Mais... »


Une nouvelle fois, il ne parvenait pas à terminer sa phrase. Il se mordait intérieurement la lèvre inférieur, fermait les poings, et osa de nouveau croiser le regard de son père. Il devait tenter, c'était sans doute sa dernière chance

« Reprends-toi... Tu réagis sous la colère ! Cette maison, j'y ai plein de bon souvenirs ! Des souvenirs de Mère, des moments qu'on a passé ensemble. Et... Même des souvenirs de toi, du temps où nous étions encore une famille, tous les trois. Tu as décidé de briser ça à sa mort, et là encore aujourd'hui tu veux briser le peu qu'il reste de notre famille. Pourquoi ? Ce n'est peut-être pas trop tard pour... arranger les choses... »


Le blondinet avait les larmes aux yeux, la peur l'avait gagné mais il continuait d'essayer de lui faire entendre raison. Et pourtant, c'était dur. Il n'osait même pas se relever, actuellement... se contentant de le regarder d'en-bas, cherchant à atteindre un tant soit peu le peu de coeur et de lumière qui pouvait lui rester.

Publié le 01/11/2020 à 18h48


Si vous pensiez que tout ce que son père avait dit et fait était dur, la suite risque de gravement vois choquer. Kano était pour lui devenu un être pitoyable, et sa haine, sa rancoeur envers le clan au cheveux rouge était tel. Il n'avait pas l'intention de cautionner que son sang s'allie avec cette vermine. Vermine qui celons lui n'était bonne qu'à cette vendu à Kumo. Qu'est-ce qu'il faisait là ? Kano était il sérieusement en train de pleurer ? Qu'elle honte, qu'elle femme ! Qu'elle lopette, voilà ce que pensait Tensaï avec son discours moyenâgeux.

« Tu vas chialer ? Tu ne fais confirmer tout ce que je pense de toi. Ne me prend pas pour responsable Kano ! Tu as choisi ses saloperie de tête rousses ! Tu as choisi par dessus tout cette salope de traîtresse responsable de la mort de ta mère ! Tu oses me dire que ta mère accepterais que la responsable de sa mort prennent sa place ? Petit con ! »


La colère était tellement montait durant le discours que Tensaï était revenu prendre Kano parle col pour cette fois le jeter à la porte. Debout dans l'encadrement de la porte, il allait dire ce qu'un père ne devrait jamais dire à son enfant. Il avait la voix plus calme, pour bien montrer qu'il ne parlait pas sous le coup de la colère.

« Je regrettes Kano... Ta mère n'aurais pas dû mourir ce soir là... »


Cela semblait gentil sur le moment, comme si il s'était calmé, mais ce qui allait arriver allait sans doute mettre le coup de grâce au jeune Chikara.

« C'est toi qui aurais dû mourir à sa place ! »


Tensaï claqua ensuite la porte, laissant Kano dehors avant qu'il n'ait pu répondre.

Publié le 01/11/2020 à 22h28

Les Doigts d'Or

Malgré ces tentatives, rien n'y faisait. Son père était incapable de se calmer, et d'essayer ne serait-ce que de comprendre. Sa haine l'aveuglait complètement... Il avait échoué à lui faire entendre raison. Au final, il avait même gagné à l'énerver encore plus. Un échec sur toute la ligne. Et si... Il avait raison ? Non, le jeune garçon ne devait pas se faire empoisonner l'esprit par ses paroles, par son venin... Il devait garder confiance en lui. En ses capacités, et en son idéal.

Aucune entente n'était plus possible entre eux. Plus après cette soirée, qui venait de définitivement enterrer leur relation père-fils, déjà beaucoup trop compliquée. Et puis, il comprenait de travers, ou s'imaginait des histoires.

« Jamais je n'ai dit qu'elle allait prendre sa place ! Tu ne m'écoutes pas... ! »


Le garçon aurait aimé développer ça davantage, mais il ne lui en laissait pas l'occasion. Il s'était de nouveau approché pour l'attraper par le col de ses vêtements, encore plus menaçant que la première fois. Le Chikara était terrifié à l'idée que son fou de père ne décide d'en terminer là, tout de suite. Dans ses yeux, il pouvait voir la haine qu'il lui portait. Son regard était meurtrier, alors que son regard était tourné vers lui seul. Lui, et uniquement lui. Il le maintenait d'une poigne de fer, et sa peur le paralysait. Il avait envie de partir, de s'enfuir, mais ne le pouvait pas. Il n'osait même pas se débattre. Son rythme cardiaque s'accélérait de plus en plus, alors que la peur l'envahissait. Son père était l'essence même des ténèbres... c'est ainsi qu'il le voyait.

L'ancien paternel du Genin ouvrait la porte, et le jeta avec force à l'extérieur, dans le jardin... boueux. De la boue ? En effet, entre temps il s'était mis à pleuvoir... et pas qu'un peu. Mal réceptionné encore une fois, au vu de sa puissance et de sa peur qu'il avait eu, il avait terminé sa chute en plein dedans. Son père lui en avait fait des crasses, mais n'avait jamais été aussi violent dans ses propos et ses actions. Il avait mal. Mal au coeur, il sentait quelque chose se déchirait en lui, il avait envie de s'effondrer. Et cet homme, était toujours sur le palier de sa maison. Enfin... plus de la sienne, dès à présent. Plus jamais il ne pourrait y retourner, à travailler dans l'ancienne chambre où dormait sa mère auparavant, à la revoir en train de lui préparer un petit plat,autour de cette table où ils avaient tant discuté. Sa mère lui manquait terriblement... même si elle était là, avec lui, son absence physique était douloureuse... et cette nouvelle vie, loin de chez lui, n'allait que renforcer ce malaise.

Il tentait de se redresser. Il voulait essayer, une dernière fois... sa dernière chance. Péniblement il se relevait, tendant sa main vers l'encadrement de la porte, mais il ne lui laissait aucune occasion. Sa dernière parole vint l'achever. Elle n'aurait pas du mourir... mais lui à sa place. C'était réellement ça qu'il pensait. Il souhaitait la mort de son fils. Il claquait la porte derrière lui, laissant le garçon seul, dans la boue et sous la pluie, un bras blessé... et surtout plus bas que terre, le coeur en sang.

Pendant plusieurs minutes, il ne savait plus quoi faire. Plus quoi penser. Ses jambes n'avait pas tenu, à cause des événements et de sa fatigue du jour. Il était là dans ce jardin, face à cette porte. Une partie de lui l'incitait à se battre, et à rejoindre cette porte... une autre lui demandait de fuir. Le plus loin possible. Une bataille entre la témérité et folie contre la résignation et la survie. Et malheureusement, -ou heureusement...-, Kano n'avait plus la force de se battre. Il était résigné, à perdre cette vie qu'il menait jusque là, et tous les souvenirs de sa famille. Difficilement, il se relevait... Et fit volte-face, pour sortir de l'enceinte de ce terrain dans lequel il ne reviendrait probablement plus jamais. Non seulement il quittait le jardin, mais sortit également du quartier de son clan.

Cela n'avait jamais été aussi vrai : Kano n'avait de Chikara que son nom.

HRP : Fin du RP pour moi ! Eh ben... Je regrette pas de t'avoir laissé le rôle du père ! xD

Publié le 02/11/2020 à 00h00