Proposition

Le Démon du Feu

Après avoir récupéré son arme secrète, Sugishi et Gekido s'étaient mis d'accord pour se mettre en route vers Suna. Après leur désaccord avec la pègre, tout les deux semblaient partager un vieux rêve... A l'époque, c'était celui des amants maudits. Un endroit caché où vivraient tous ceux qui ont été rejeté des autres villages : clan mineurs, ex-criminels ou simplement des personnes qui refusent de vivre selon la tyrannie des grands villages ninja ...

Au cours de leurs voyages, Gekido & sa petite équipe avait rencontré de nombreux clans. Tous vivaient dans l'ombre, mais d'eux émanaient une lumière que seuls ceux qui ouvraient les yeux voyait. Plusieurs fois, ils les avaient aidés. Aujourd'hui encore, Gekido pensait avoir encore quelques alliés parmi les ninja de ces clans. Un trio lui vint rapidement en tête en réfléchissant. Une fratrie de trois Abura. Gekido avait particulièrement apprécié la jeune femme, qui lui faisait un peu penser à Kazami.

Ils effectuaient leurs routes plutôt la nuit, pour cacher le visage -et les cheveux- de l'ex Hokage. Plusieurs fois, ils prirent des routes plus longues mais moins fréquentées pour esquiver d'éventuels traqueurs. Ils arrivèrent finalement à une sorte de ferme près d'un oasis. Il y avait là une vieille maison, un peu perdue au milieu des plantations.

« Le clan Abura est très lié à la pègre ... Mais ces trois-là sont plutôt liés entre eux qu'aux autres. Je ne sais pas s'ils nous suivront ... mais au moins nous aurons un abris sûr pour ce soir. »


Gekido regarda autour de lui : il avait passé assez de temps dans ce désert pour savoir qu'une tempête de sable de préparait. Ils s'approchèrent de la maison. Gekido cru voir l'ombre d'un enfant/adolescent l'observer, mais qui disparut immédiatement lorsqu'il posa son regard sur elle.
Finalement, il toqua fermement à la porte.

« Yôkia, vous êtes là ? »

Publié le 10/11/2020 à 00h52


Il y avait peu de bruits dans le désert. Seul le vent qui soufflait contre les dunes dans une musique douce était audible. Ainsi, son jeune frère n'eu aucun mal a repérer les deux arrivants. Cependant, Yokia n'était pas inquiète : les acheteurs allaient et venaient sur leur domaine. Cette ferme qui ne payait pas de mine était le lieu d'un trafique d'objets rares connu de peu de personnes. Leur marché était connu uniquement de bouche à oreille.
C'était cela qui avait amené Gekido la première fois. Accompagnée de sa belle, l'ex-Hokage était à la recherche d'un artefact tout particulier. Malheureusement, malgré les recherches du trio, elle ne pu faire part au rouquin que de rumeurs. Il avait probablement connu la famille grâce à la pègre où ils étaient tous mêlés. Aujourd'hui, les deux groupes s'étaient détaché de cette organisation douteuse.

Yokia était assise à une table ronde en bois, avec devant elle un tas d'objets et de talismans. Elle semblait chercher quelque chose, mais son regard était étrange, comme si elle regardait à travers la table.

« Ouvre Yôgi ! »


L'arrivée de deux personnes ne semblaient pas intéresser la demoiselles, mais lorsque son regard se posa sur eux, elle changea d'avis.

« Uzumaki Gekido ... tiens donc... »


L'Abura quitta sa table pour se lever et accueillir les deux hommes. Elle fit un grand sourire à son client et ami, et salua également l'inconnu qui l'accompagnait. Elle ne connaissait pas son visage mais son regard perçant ne lui était pas inconnu. Gekido étant toujours entouré d'étranges personnes, elle ne fit aucune remarques sur son acolyte.

« Entrez donc ! Comment vas-tu ? Et où est ta moitié ? »


Elle observa l'ex-Hokage de haut en bas. Il n'avait pas vraiment changé.

« As-tu trouvé ce que tu cherchais ? Malheureusement, je n'ai pas plus d'informations que la dernière fois .. Tu es un de nos rare clients qui nous a mis en échec !! »


Elle rigola. Poussant un peu le bric à brac de la maison, elle fit une place pour les deux hommes sur un canapé.

Publié le 10/11/2020 à 18h11


Ce désert était vraiment silencieux, il ne s'y passe jamais rien. Les clients vont et viennes tout au long de la journée. Le business familiale marchait du tonnerre et ce n'était pas pour déplaire. L'argent permettait de vivre correctement malgré une vie d'errant. Le soleil du désert cognait, c'était ainsi tous les jours dans notre vie actuelle. Il m'insupportait, mais je devais vivre avec et ma sœur Yôkia savait me le rappeler. J'étais le plus jeune de la fratrie. Si je rechignais à l'écouter, c'est parce qu'au fond elle se comportait comme une mère pour moi.

Allongé sur le canapé, je m'amusais à faire tenir mon kunaï sur le bout de mon index. Les premiers essais n'étaient pas un grand succès, mais plus j'enchaînais les essais et plus je m'améliorais. Lors de mon douzième essais, le kunaï était resté en équilibre pendant environ une dizaine de seconde. Je venais de réussir un record. Le temps passait et je commençais à bailler à moitié endormi sur le canapé. Il était temps que je commence à travailler, car je n'avais pas été très fructueux pour notre business aujourd'hui. Yôkia allait certainement me passer un savon. Et où était ce foutu Yôji ? On ne s'inquiète jamais de son absence ! Il était certainement caché dans une autre pièce.

Je baillais si fort que je ne prêtais même pas attention à la personne qui venait de toquer à la porte. Mon nouvel essai à mon jeu d'équilibriste s'apprêtait à battre le record, mais c'était sans compter la voix assourdissante de ma sœur. Surpris, je me débattais pour que le kunaï ne tombe pas part terre, en vain. La pointe du kunaï venait de se planter au sol. Je m'adressais alors à Yôkia, conscient de ma bêtise.

« Pardon, Yôkia, j'pas fait exprès ! »


Afin de ne pas entendre ses remontrances, je m'exécutai pour ouvrir la porte. À ma grande stupeur, je faisais de nouveau face à cet homme. Uzumaki Gekido. Il était encore en vie. Mais que venait-il faire ici ? Je me décalais sur le côté de la porte afin de le laisser entrer sur invitation de ma sœur. Gekido était accompagné d'un mystérieux homme que je ne connaissais pas. Sûrement quelqu'un de puissant, ce Gekido savait s'entourer de gens puissants. Je me laissais emporter par mes souvenirs, Kazami était une kunoichi puissante en plus d'être tellement jolie !

Je refermais la porte lorsque les deux individus étaient entrés dans notre demeure. Remarquant que ma sœur avait pris les devants, je décidais de reprendre ma place sur le canapé. J'en profitais pour récupérer mon kunaï. Elle avait raison, cet homme était notre premier échec.

« Baaaah... si tu m'avais laissé partir avec lui j'aurais sûrement pu l'aider à trouver. »


Affirmais-je pour me montrer. Ce que je disais était loin d'être vrai et je suis certain que l'on me le fera remarqué. N'empêche que j'aurais aimé partir à l'aventure. Une chose et sûr, Gekido et son ami n'étaient pas là par hasard et j'avais hâte de connaître les raisons.

Publié le 11/11/2020 à 01h10


La silencieuse, maison ne l’était jamais vraiment. Une porte claquée, une casserole dans la cuisine et surtout les clients. Si la petite maison semblait bien banale et silencieuse, le foyer était connu par les gens de la pègre pour posséder un petit commerce de contrebande de qualité. À l’origine, c’est le père des trois orphelins qui avait bâti la petite affaire et la réputation qui était aujourd’hui la leurs. À sa mort violente et prématurée, les enfants ont hérité de la maison, du commerce et d'une histoire épouvantable à raconter.

Sans une véritable expérience dans ce genre de commerce et de la vie en générale, ils ont vite appris à se débrouiller seuls. Heureusement, la vie avait fait d’eux des battants et visiblement, ils avaient, comme leur père, un don pour les affaires. Dans leurs mains, le domaine était devenu une petite mine d’or, voir un incontournable des gens de la pègre et des déserteurs. Rare étaient ceux qui revenaient bredouille. Bref…

Ce jour-là Yôji méditait à l'extérieur, sur une petite dune non loin de la maison. Un endroit qu’il appréciait pour s'entraîner et surtout pour son point de vue sur toute la maison. Le vent de l’endroit avait apporté jusqu'à lui des bribes presque imperceptibles, un semblant de conversation. Des clients probablement, il y était habitué et ne s’en laissa pas troublé cependant, il était l’heure des affaires.

Le plus vieux des Abura se leva et d’un pas nonchalant prit la direction de la maison. Au loin, une ombre se dessina, puis une deuxième confirmant ce que Yôji croyait. Il en parlerait à sa sœur plus tard. Il marchait si lentement qu’il arriva après les deux individus qui eurent même le temps de s'asseoir à table avec Yôkia. Il passa par la porte de derrière pour entrer dans la maison, ainsi, il entra dans le salon et lieux de commerce, où se trouvait un inconnu et à sa grande surprise Uzumaki Gekido.

« Baaaah... si tu m'avais laissé partir avec lui j'aurais sûrement pu l'aider à trouver. »


S' il n’avait pas assisté à toute la discussion, il avait assisté à ceux de son frère et pourtant Yôgi savait que lorsque les clients étaient présents, on ne parlait jamais de vie privée. Calmement, il s’était dirigé vers son frère pour s'asseoir à côté de lui.

« Nous étions jeunes et surtout novices à l’époque. Aujourd’hui, cependant, je suis convaincu que nous pouvons vous venir en aide. »


Sur ses mots, il sourit et déposa subtilement une main sur la cuisse de son frère. Il fit comme trop souvent et augmenta la température de sa main grâce à une technique apprise de son père. Sans brûler le jeune Yôgi, l’aîné lui fit comprendre qu’il reparlerait de sa réplique plus tard.

« Dites nous ce qui vous intéresse Gekido ? »

Publié le 12/11/2020 à 00h47


Des Abura... Des individus sales, stupides et généralement écervelés. Malgré tout, ils étaient crédules et utilisables. Sugishi le savait, il ne pouvait pas espérer un accomplissement de son plan sans l'intervention des clans mineurs et les Abura étaient de très bons informateurs. Ils étaient plus intégrés à ce monde que de nombreux Konohajins ou Kumojins. Ils connaissaient la pauvreté et la crainte. Suivant Gekido dans le plus grand des silences, le Nukenin aimait se faire discret pour observer et comprendre.

Le ninja regarda autour de lui et il constata une certaine forme de bordel. Rien d'étonnant pour des Abura. Il soupira, le Hokage déserteur semblait être lunatique, qu'espérait-il chercher ici ? Sugishi avait mieux à faire que de côtoyer des crasseux et des écervelés. Miwaku Hao attendait sûrement avec son dédain habituel. Gekido devait le rencontrer pour reprendre confiance dans sa quête de vengeance. Suite à cela, le plan du défunt Gaikotsu Masaru pourrait reprendre. Et à cette condition, Sugishi se retrouverait enfin face à son rêve d'enfant ; un monde destructuré.

« Gekido, ne tardons pas trop longtemps ici... »

Sugishi le savait, l'ancien Kage de la feuille était recherché depuis le retour de Kazami à Konoha. Bien que pleine de crainte, celle-ci avait sûrement fait en sorte d'offrir une porte de sortie à son ancien amant, mais celle-ci était-elle suffisamment viable pour pouvoir l'emprunter ?

HRP : Très dommage de faire des Abura avec des cheveux blancs...
Yôji, n'oublies pas d'effectuer des mudras au préalable.

Publié le 12/11/2020 à 12h34

Le Démon du Feu

La porte s'ouvrit et Gekido tomba nez à nez avec le plus jeune de la fratrie, Yôgi. Yokia l'accueilli avec la bonté d'un commerçant qui recevait un riche client et invita les deux hommes à s'assoir. Gekido accepta gracieusement l'invitation. Sugishi ne semblait pas du même avis que lui. Après tout, son acolyte n'était pas aussi à l'aise avec les clans étranges que lui. Pour Gekido, tous les clans méritaient attention. Tous, sauf les Chikara bien sûr. Ces animaux avides de pouvoir n'avaient pas leur place dans ce monde.

« Patience mon ami. »


Le "mon ami" était juste une façade pour cacher l'ordre direct de Gekido. Depuis longtemps il avait l'habitude de diriger, et Sugishi n'était à ses yeux qu'un conseiller.

« Merci, Yokia. Comment allez vous vous trois ? »


Lorsque la jeune femme mentionna Kazami, Gekido serra les mâchoires.

« Non elle n'est pas là ... »


Heureusement pour lui ils changèrent très vite de sujet pour aborder ce qui intéressait plus la petite famille : le commerce. Gekido rigola à la remarque de Yogi.

« Ahaha oui probablement ! Mais j'ai trouvé ce que je cherchais, merci. Je ne suis pas là pour ça. »


Il marqua une pause, cherchant un peu ses mots. Il pensait que tout allait venir naturellement pas ce n'était pas le cas.

« Je suis venue car j'ai une proposition à vous faire. Je sais que vous avez votre place ici, et que votre commerce commence à être connu.
Avec Kazami nous rêvions de former un groupe, voir même une cité, qui accepterait des ninja de tous horizon. Un endroit libre où le passé n'avait plus d'importance, où seul le présent compterait. Je sais que vous avez le même rêve que moi. Alors venez avec moi. Prenons en main notre avenir ! »

Publié le 13/11/2020 à 01h23


Comme à son habitude, son plus jeune frère se comportait n'importe comment, même quand l'ex-Hokage était là. Elle lui fit des gros yeux lorsqu'il récupéra son kunai tombé au sol. Puis enfin, lorsqu'il ressassa cette terrible idée qu'il avait eu d'accompagner le nunkenin, Yokia leva les yeux au ciel.
Elle repris son attention sur le grand Uzumaki, et nota le petit malaise qu'elle avait créer lorsqu'elle avait mentionné sa belle. Où était-elle si elle n'était pas là? A son intonation, elle ne semblait pas morte non plus. Yokia décida qu'elle cuisinerait plus tard son invité.
L'accompagnant par contre semblait moins heureux d'être là. L'Abura avait envie de lui dire qu'il pouvait sortir si elle le dérangeait mais n'en fit rien : toujours faire bonne figure face à des clients.

Gekido lui appris alors qu'il avait trouvé ce qu'il cherchait, ce qui fit hausser les sourcils de la jeune femme. Ainsi, cet artefact existait vraiment ? Intéressant. Il lui parla alors de ses projets, et qu'il voulait y intégrer elle et ses frères. Un peu surprise, Yokia ne su pas quoi répondre, puis finalement lâcha :

« Je ne sais pas Gekido ... Est-ce vraiment réalisable ? Et comment allons nous faire pour poursuivre notre commerce ? C'est important pour nous... »


Elle regarda ses frères, notamment le plus âgé, pour voir s'ils doutaient autant qu'elle.

Publié le 13/11/2020 à 01h43


Comme à son habitude, mon frère m'affligeait des douleurs corporelles pour me faire comprendre que j'aurais dû me taire. Ce comportement m'agaçait, mais il était un exemple pour moi. Lorsqu'il me punissait, me conseillait ou m'encourageait, ses paroles étaient presque synonymes d'évangile. D'ailleurs, je n'en pensais pas moins de ma sœur même sous ses airs tyranniques. Affalé sur le canapé, je n'avais pas pu m'empêcher de sursauter au contact de la main brûlante de mon frère. La graisse qui suait sur tout mon corps ne faisait qu'amplifier cette sensation. Mon visage se crispait sous la douleur et il ne m'avait pas fallu plus d'une seconde pour m'installer correctement. Il fallait le reconnaître, nous avions un hôte de choix dans notre demeure.

Uzumaki Gekido... un grand nom parmi les grands noms ! Cet homme était un tueur, mais il s'agissait d'un grand shinobi aux pouvoirs exceptionnels. Son acolyte, lui aussi roux ne semblait pas enclin à entamer la conversation. D'ailleurs, il donnait l'impression de vouloir quitter les lieux le plus rapidement possible. Je préférais ne pas m'attarder sur lui, interpellé par les propos de Gekido. Alors, comme ça Kazami s'était fait la malle ? Et pour qu'elle raison ? Malheureusement, Yôkia n'avait pas suffisamment tendu la perche pour en savoir plus.

« J'suis content pour toi, c'était loin d'être gagné. »


Je croisais les bras et je lui répondais d'un air sérieux. Sa requête avait rendu la tâche difficile à notre fratrie, mais surtout elle avait atteint leurs fiertés. C'était la première fois que nous n'avions pas su satisfaire l'un de nos clients et il a fallu que ce soit lui !

Tout à coup, l'ancien Hokage de la feuille entrait dans le vif du sujet. Ce projet qu'il avait en tête m'excitait au plus haut point, mais ma sœur ne semblait pas convaincu. Oui, nous pourrions perdre gros, mais nous avons tout à y gagner dans cette cité. Sécurité, monopole du commerce et un statut des plus importants.

Je bondis alors du canapé en pointant du doigt ma sœur puis mon frère.

« On a qu'à laisser Yôji gérer les affaires de la famille pendant que nous suivons Gekido ! »


J'étais loin de vouloir me séparer de mon frère, mais je refusais de ne pas faire partie de cette expédition. Je me pointais alors du doigt avant d'enchaîner.

« Si vous ne voulez pas partir, laissez-moi y aller ! J'en ai marre de rester enfermer ici ! »


Si je gérais les affaires de papa en sa mémoire et pour soutenir mon frère et ma sœur, je ne rêvais que d'une chose : partir à l'aventure. Gekido m'offrait cette occasion.

« Notre commerce à toute à y gagner. Yôkia, on connaît suffisamment de monde pour que notre business continu. »


Je n'avais pas véritablement d'argument. Il s'agissait là d'un coup de poker. Nous avions effectivement tout à y gagner, mais nous pourrions également tout perdre. J'agissais certainement avec toute la fougue de la jeunesse...

Publié le 16/11/2020 à 22h50


Sugishi observait la scène avec un certainement étonnement, était-il sérieusement en train de recruter des gosses pour partir à la guerre ? Il était dorénavant clair que l'ancien Hokage ne souhaitait plus spécialement massacrer les Chikara. L'ancien associé de Masaru avait pourtant absolument besoin de cela pour que son plan fonctionne. Tant pis, il allait devoir utiliser d'une autre tactique. L'idéal de Gekido n'était pas un problème...

En observant les Abura en train de discuter tranquillement de l'avenir, Sugishi prit la parole :

« Le monde de demain va différer de celui actuel. Suna ne sera jamais une capitale. Uzumaki Gekido souhaite permettre à cette nouvelle jeunesse de vivre différemment, sans haine... »

Et surtout sans ennemi politique... Gekido ne supportait pas la confrontation et il détestait qu'on vienne à le contredire. Ainsi, il était aisé de le manipuler, mais il fallait faire attention à ne jamais mal lui répondre. S'adossant contre un mur dans un état lamentable, le Uzumaki vêtu de noir reprit alors :

« D'après mes informations, la citadelle ne va pas tarder à régulariser les commerces tenus par des ninjas. Le monde est en train de changer et je peux vous le dire, les indépendants seront les premiers à tomber. Gekido vous offre une chance de repartir à zéro et de tout recommencer... »

Le Uzumaki en était dorénavant certain, le Kage Uzumaki avait absolument besoin de ce point d'ancrage pour servir correctement. Hao avait besoin de sa vengeance et Gekido de son village idyllique. L'un pouvant permettre l'autre... Masaru accepterait-il une telle mascarade ? Non, il était bien solitaire et il refusait de s'allier à quiconque, mais par chance, il n'était pas ici...

Publié le 18/11/2020 à 21h28

Le Démon du Feu

Tandis que Yokia semblait hésitante, le plus jeune bondissait d'entrain. Cette fougue tira un subtile sourire à l'Uzumaki. Sugishi, comme à son habitude, raisonna avec logique.
L'hokage balaya du regard la petite famille : chacun se regardait. Ils échangèrent quelques négociations puis ce fut régler : Yokia et Yuji allaient venir avec lui.

« Fantastique. Je savais que je pouvais compter sur vous. Ne vous inquiétez pas, nous irons aux quatre coins du monde mais vous serez libre de partir quand cela vous chante. Et si nous bâtissons une ville, votre commerce pourrais y déménager ... »


Il regarda profondément Yokia : allait-elle regrette son choix ? Gekido la savait loyale, mais plus à sa famille qu'à lui. Allait-elle changer pour cette aventure ? Une chose était sûr, le jeune Yogi était la clef : elle le suivrait jusqu'au bout.

« Ne perdons pas de temps, nous devons aller chercher quelque chose dans les marais proches de Konoha. »


Il regarda autour de lui : cette maison était pleine à craquer d'objets en tout genre. Allaient-ils les laisser là, à Yoji ?

« Si vous voulez, je peux sceller des affaires dans un parchemin. »


L'ex-Hokage sortit un parchemin de son sac et se prépara à faire les mudras pour y sceller les objets de leur choix.

Publié le 20/11/2020 à 02h41


Yokia n'aimait pas du tout l'idée de laisser l'ainé se charger des affaires familiales. Il était loin d'avoir ses connaissances en matières de talismans et pierres précieuses. Cependant, ses deux frères poussaient dans leur sens. Il y avait un train à prendre, et c'était maintenant. Une occasion comme celle-là, il ne fallait pas la louper.
Après avoir écouté ses frères ses chamailler, elle les fit taire d'un signe de la main.

« Très bien ! Yogi et moi venons avec vous. »


Tandis que Yogi devait déjà sauter de joie, Yokia se leva pour préparer ses affaires. La technique de Gekido lui fut d'une grande aide et elle pu ainsi y sceller quelques précieuses pièces de sa collection personnelle.

« Prépares tes affaires, Yogi. »


Elle surveillait du coin de l'oeil que son petite frère n'emmène pas trop d'affaires. En peu de temps, les deux Abura furent prêt. Face à la porte d'entrée de la maison, c'était les au revoir pour leur frère ainé.

« Yoji ... A très vite. Même si aujourd'hui on se sépare, demain nous nous retrouverons. Et puis .. on aura plein de choses à se raconter ! Ne coule pas la boutique en notre absence ! »


Yokia fit un rire un peu gêné, elle n'aimait pas les adieux. Au fond d'elle, elle avait l'impression que c'était la dernière fois qu'elle voyait son frère.

Publié le 20/11/2020 à 02h53


Nous n'avions jamais rencontré ce type qui accompagne Gekido. Il ne m'inspirait pas confiance parce que son attitude était loin d'être amicale. Même s'il n'avait proféré aucune remarque désobligeante, je ne pouvais m'empêcher de me méfier de ses airs détachés. Après tout, se méfier des inconnus c'est la base de toute éducation et certainement l'une des plus importantes dans l'univers des shinobis. Néanmoins, si ses informations sont vraies, je ne pouvais pas lui donner tord. Les commerces comme le nôtre seront les premiers visés. Quel que soit les choix de la Citadelle. Je le regardais brièvement, lâchant quelque mot pour lui donner raison. Son argument m'était très utile pour convaincre ma sœur.

« Il a raison, Yôkia. S'il dit vrai, nous avons tout à y perdre. »


Yôji pourra très bien garder contact avec leurs clientèles si ces changements survenaient pendant notre absence. Il n'y avait pas trente mille solutions. N'était-il pas préférable de quitter leur confort pour espérer la pérennité de notre commerce plutôt que de tout perdre sans plan B ?

Tout avait soudainement basculé en une fraction de seconde. Yôji acceptait de rester et Yôkia c'était résignée à partir à l'aventure. Je sautais de choix, le poing serrer en signe de victoire. Je jubilais intérieurement de part vers l'inconnu. Je ne demandais qu'à découvrir les contrées extérieures. Cette expédition me fera grandir et je pourrais ainsi développer mes pouvoirs claniques à leurs paroxysmes. Cet homme... il nous sera de bon conseil dans tous les domaines.

« HAHA ! Merci Yôkia ! »


Je m'exclamais de joie, le pouce en l'air. J'étais à la limite de sautiller comme un gamin de sept ans qui se rendait au parc.

Gekido s'empressa de dérouler un parchemin sur le sol. D'après lui, il est capable d'y transporter divers objets ou encore des armes. Une bonne chose pour moi qui aime les armes légères et courtes. Je me précipite vers ma chambre pour y prendre deux autres masques. Des masques que je porte, selon mon humeur. Des masques conçus par ma sœur et qui ont une valeur unique. Je les balançais sur le parchemin avant de repartir dans une pièce adjacente. Cette pièce nous servait de stockage pour des outils, des objets et de l'armement ninja. Je décrochai deux petites épées à lames courtes. Je n'étais pas encore capable de m'en servir au combat, mais j'imagine que j'aurais le temps de m'exercer au cours de notre voyage. Dans un sac, j'y place un grand nombre de kunai, mon arme de prédilection.

Évidemment, le reste n'était que des affaires de rechange et je prenais le strict minimum. Le tout était déposé sur le parchemin, prêt à être scellé. Ce Gekido était plein de surprise, cette magie était incroyable et m'impressionnait. Seul une poignée sait ce dont il est capable.

« Merci ! Ça sera plus simple pour voyager. »


Si Gekido avait déjà mentionné notre première destination, je ne relevais pas, pris tout à coup d'une angoisse. Pourtant, je sentais que cette angoisse était positive. Même les plus forts appréhendent leur mission, surtout lorsqu'il s'agit de leur première aventure. Mais ce n'était pas tout, nous devions dire au revoir à notre frère...

Attendant que ma sœur finisse, je prenais mon tour en posant ma main sur son épaule.

« Yôji... tête de nœud ! »


Dis-je en en lui frappant l'épaule avec mon poing. C'était ma façon de lui dire au revoir et il le savait. Je passais le pas de la porte d'un signe de main puis en courant face à moi, je sautais dans les airs.

« C'est parti ! »

Publié le 24/11/2020 à 11h38