C'est pas le bon rouquin !

Année 9
Les Doigts d'Or
Chakra bleu

L'Uzumaki passait donc pas mal de son temps libre à l'entraînement, mais aimait se balader dans le village également. Il faisait donc partie de ces gens qui s'entraînent jours et nuits, sans jamais s'arrêter ? Peut-être pas à ce point non plus, mais toujours est-il que c'était une vision des choses que le blondinet avait du mal à concevoir. S'entraîner autant, était-ce réellement nécessaire ? Et quel but chacun d'eux pourrait-il suivre pour s'entraîner autant ? Pour ce qui était de son indécrottable ami, il connaissait déjà la réponse. Mais pour lui, les autres ? Il n'en savait trop rien.

Et avec la suite des événements, il n'avait pas eu le temps de lui poser la question directement, puisque les deux garçons s'accordèrent bien assez rapidement d'aller voir dans la cuisine l'origine de ce cri.

C'était la première fois, en plusieurs repas passés ici, qu'il avait l'occasion de voir ce qui se cachait derrière cette porte, derrière le comptoir. Ils étaient dans sa cuisine, là où le secret de sa spécialité était bien gardé. Il ne devait néanmoins pas perdre de vue son objectif premier, et s'occuper de ce pourquoi ils sont venus ici. L'homme était inconscient, à terre, tandis que plusieurs ustensiles étaient sur le sol, certains ingrédients également, un pot brisé qui contenait des épices... Il y avait eu soit une bagarre, soit il avait glissé et tombé sur l'étagère d'à côté ?

Seiji essayait de le réveiller, en le secouant, tandis que Kano s'approchait de lui, inquiet par la situation.

« Laisse-moi voir... Mh. »


Le médecin l'examinait, essayant de déterminer l'origine de son état d'inconscience. Il réalisa quelques mudras, et se concentra. À l'aide du Oishasan no Jutsu, il était capable d'identifier où le mal avait frappé. On l'avait assommé, et en effet maintenant qu'il y prêtait plus attention, il pouvait voir la trace d'un coup porté sur son crâne, au niveau de son cuir chevelu. De ce qu'il pouvait distinguer, ce n'était rien de bien grave, mais au vu de l'emplacement du choc, et la position ensuite du corps, la piste de la chute accidentelle s'éloignait réellement. Pour lui, c'était clair : quelqu'un était derrière tout ça.

« Seiji, je vais m'occuper de lui. Je suis formel, quelqu'un l'a assommé. Et ce quelqu'un... soit il est encore caché dans la cuisine, soit sorti par la porte de derrière. Restes sur tes gardes, ça risque de me prendre un moment... »


Même s'il était doté de doigts d'or, il ne pouvait pas se contenter de les claquer pour réveiller quelqu'un. Il lui fallait d'abord s'occuper de sa blessure, et l'amener à se réveiller. Difficile à dire combien de temps ça lui prendrait à reprendre connaissance, ça pourrait durer une ou deux minutes, comme dix ou plus.

Suite à quoi, il entama une nouvelle série de mudras, alors qu'un chakra vert propre aux jutsus médicaux sortit de ses mains qu'il dirigeait vers le crâne du cuistot.

« Il est hors de danger... Tu devrais peut-être fouiller la cuisine, y aura peut-être un indice, une piste pour retrouver ce type. »

Publié le 21/07/2020 à 16h11

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Il s'écarta sans rechigner pour laisser Kano travailler, avant d'écouter le diagnostique. Un banal accident ? Ça aurait été trop beau. Il retint un soupir. Il était venu pour manger et parler avec le blond, et il allait se retrouver à jouer au détective. L'estomac vide, en plus. Surtout l'estomac vide. Il aurait bien volontiers refourgué tous ces ennuis en perspective à la police pour aller manger ailleurs, mais il n'avait pas vraiment envie de laisser Kano et la victime tout seuls, surtout en sachant que le coupable pouvait être encore tout près.
« Ouais. Mais s'il est encore là, il n'y a pas beaucoup d'endroits où il a pu avoir le temps de se cacher.... »

Il s'écarta du blond, fouillant toutes les potentielles cachettes. La pièce était relativement petite, cela ne prit pas longtemps.
« Personne. »

Il écouta Kano et hocha la tête, se mettant à rechercher un indice. Il n'était pas pisteur, mais il pouvait toujours chercher un mobile à l'agression. Pas une rancune personnelle contre le vieux puisque le coup ne semblait pas avoir été donné pour tuer. Mais... Il ouvrit à nouveau le frigo. Si c'était un vol, ce n'était pas ça qu'on cherchait. Il était plein à craquer et rien manquait. Il ferma la porte, son regard tombant alors sur une petite étagère où de gros cahiers étaient particulièrement en désordre. Il s'avança, les remettant droits. Il y avait des compte-rendus de vente, de simples livres de cuisine et un livre de recettes. Il le feuilleta, lui avait été écrit à la main, donc sûrement par le chef au sol. Il n'y avait que quelque pages noircies par l'encre. Mais c'est le petit "2" écrit en début de livre qui le contrariait. S'il était là, c'est qu'il y avait sûrement eu un tome "1", or, il n'y en n'avait pas ici. Il balaya la pièce du regard. La minuscule bibliothèque semblait bel et bien avoir été la cible de la personne qui avait assommée le chef.
« Je crois qu'on lui a piqué un de ses livres de recettes. Mais c'est pas ça qui va me dire qui c'était.... »

Publié le 22/07/2020 à 17h16

Les Doigts d'Or
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Pour ce qui était du cuisinier, ils n'avaient pas à s'en faire. Il allait sans doute se réveiller dans quelques minutes, voire moins, avec un mal de crâne conséquent. Forcément, le coup avait été violent, et sur quelqu'un d'inexpérimenté comme lui au combat, malheureusement, ça ne pardonnait pas. Était-ce pour autant un ninja qui était derrière tout ça ? Difficile à dire, mais tout autant à croire. Kano voyait mal un ninja de la feuille s'attaquer à un simple chef de cuisine. Non, ça ne faisait pas de sens. Le Chikara avait bien du mal à s'imaginer un scénario plausible, où l'auteur de ce crime serait un ninja. C'était sans doute le coup d'une sale racaille. Normalement, lorsqu'il fait face à ce genre de pourritures, il était aux côtés de Seitô. Et cela se passait... généralement bien ? Pour eux deux, bien évidemment. Seulement, là, il n'était pas là. Leur duo de choc n'allait pas pouvoir briller, puisqu'il était accompagné d'un autre Uzumaki, Seiji. Allait-il faire l'affaire ?

En parlant de lui, il fouillait la pièce à la recherche d'une piste, d'un indice, ou de quoique ce soit qui pourrait nous permettre de comprendre, et de retrouver le ravisseur. Il lui assura qu'il n'y avait personne, permettant à Kano de pouvoir souffler un peu et se concentrer uniquement sur les soins qu'il prodiguait. Suite à quoi, il commençait à retrouver ses esprits.

« Mh... Aïe... C'est qu'ça fait mal, mais... qu'est-ce... »

« Doucement, ne vous affolez pas. Vous avez été assommé, je suis en train de vous guérir. »


Il le maintenait dans sa position, finissant son travail en premier lieu. Il ne voulait pas le brusquer, et lui poser tout un tas de questions avant qu'il ait fini. C'est alors qu'il entendit Seiji lui dire qu'un livre de recettes semblait avoir disparu.

En entendant cela, il se releva brusquement, alors que Kano finissait à peine son oeuvre.

« Un livre de recette, tu dis ? Mais... Lequel, dis-moi ? »


Lorsqu'il comprit qu'il s'agissait du premier, il se mit à jurer un moment, chose que notre gentil narrateur ne va pas prendre la peine de retranscrire à l'écrit.

« Reprenez votre calme, s'il vous plaît. Si vous voulez le retrouver, racontez-nous ce dont vous vous souvenez. »

« Mh... J'étais là, en train de préparer vos repas, quand soudain, j'ai entendu un bruit bizarre. Alors, je me suis retourné, et j'ai surpris un type, dans l'arrière de ma cuisine ! J'ai paniqué, il a paniqué aussi, et... après c'est flou, il a du m'assommer là. »

« Vous avez pu identifier un peu votre ravisseur ? »

« Pas vraiment, il a caché son visage... »

« Une idée de qui pourrait en avoir à votre livre ? »


Le cuisinier réfléchissait un instant.

« Peut-être... un type louche qui m'a demandé plusieurs fois le secret de ma recette, avec beaucoup d'insistance ! Un jour je me suis imaginé qu'il allait finir par me la voler, eh bien... c'est peut-être arrivé. »


Néanmoins, le cuisinier n'avait aucune idée de son identité. Voilà qui était embêtant... Le blondinet se tournait vers Seiji.

« Qu'est-ce que tu en penses ? On s'en réfère aux autorités, ou on s'en occupe ? »


Cette simple question lui permettrait de se faire une idée sur lui. Une tête brûlée justicière, ou quelqu'un de plus raisonnable ? À vrai dire, avec Seitô, il était bien plus habitué au premier cas de figure...

Publié le 27/07/2020 à 17h42

Chakra bleu

Le chef du restaurant, désormais conscient, se relevait après avoir entendu Seiji parler à Kano de l'absence d'un de ses livres de recettes. Sans doute bien trop brusquement pour quelqu'un qui venait de reprendre connaissance, mais tant pis. N'empêche que le Uzumaki regrettait de ne pas l'avoir dit plus discrètement maintenant.
« Le prem... »

Alors qu'il avait commencé à répondre, le regard du cuisinier s'était posé sur son deuxième livre, que le roux tenait toujours à la main, et avait donc aussitôt compris. Ses yeux s'écarquillèrent, il pâlit puis la colère et remplaça le peur et il commença à utiliser un joli vocabulaire d'une voix forte, tout en marmonnant parfois pour lui-même entre ses dents.
Il laissa Kano le calmer et poser les questions. Peu probable que l'agresseur, et ravisseur, soit un shinobi, mais la possibilité ne devait pas non plus être écartée. Adossé au mur, il ferma les yeux pour réfléchir. S'en occuper eux-même ? Quelle obligation avait-ils de jouer aux justiciers maintenant que le chef avait repris connaissance ? Ils étaient deux genins qui s'étaient trouvés au mauvais endroit au mauvais moment. Lui en tout cas, puisque la présence du blond aux connaissances en Irou avait quand même été beaucoup plus bénéfique que la sienne.
« Je suis d'avis qu'on laisse ça aux autorités, ils se débrouilleront sans doute mieux que nous pour résoudre ça. »

Comment faire dans ce cas ? Pouvaient-ils vraiment laisser le lieu du crime désert et donner une chance à l'agresseur du restaurateur de revenir voler quelque chose ? Il était peut-être plus prudent que quelqu'un reste ici le temps de trouver, convaincre et amener quelqu'un qui avait les compétences nécessaires. Laisser ou envoyer le chef seul était bien sûr hors de question. Les deux genins devaient-ils donc se séparer le temps d'aller trouver un policier ?
« Qu'est ce qu'on fait ? »

Une simple question, mais qui était le reflet de bien des interrogations. En plus, si ça se trouve, Kano avait, lui, envie de jouer au détective. Vu le personnage, il ne parierait pas dessus, mais il ne le connaissait pas non plus encore assez pour en être sûr et certain.

Publié le 29/07/2020 à 19h49

Les Doigts d'Or
Chakra bleu

Ils étaient différents, il le savait maintenant. En temps normal, Seitô serait monté sur ses grands chevaux, à la recherche de l'odieux criminel qui était derrière tout ça. Il avait à faire à une personne plus calme, et raisonnable ; ce qui n'était pas pour le déplaire. Pour une fois, ils allaient pouvoir agir de manière un peu plus normale, sans se retrouver dans des pétrins pas possibles. D'ailleurs, difficile de croire qu'un simple repas où ils comptaient faire connaissance allait mener à un tel scénario, c'était indécent. Soupirant à cette pensée, il continuait d'observer le cuisiner : s'il était réveillé, il venait tout de même de prendre un sacré coup à la tête, et il devait surveiller ça d'un peu plus près.

L'idée de laisser ça aux autorités n'était pas plus mal, puisque effectivement ils ne pouvaient décemment pas laisser le chef tout seul, après ce qu'il venait de se passer. Kano hochait la tête, d'un air affirmatif.

« Je suis du même avis que toi. »


Le rouquin demanda ensuite ce qu'ils devaient faire.

« Tu te sentirais d'aller chercher quelqu'un, toi ? Je préfère rester ici, pour surveiller son état et l'aider au besoin. On est jamais trop prudents avec des coups à la tête aussi violents, bien qu'il est normalement hors de danger. Je préfère ne pas le laisser seul. »


D'ailleurs, il aidait l'homme à se relever, afin de l'installer plus confortablement sur l'un de ses sièges. Il entendait d'ailleurs un peu de bruit, derrière la porte de la cuisine. Des clients, sans aucun doute... mais malheureusement, ils allaient devoir attendre un petit peu. Si Kano était un bon médecin, il n'était pas un très bon cuisinier, malgré les quelques cours de son ami. Et il ne pourrait jamais égaler le chef dans son domaine. Au pire tant pis pour eux, il y avait bien plus important que leurs petits ventres.

« Ca te va ? »

Publié le 07/08/2020 à 21h42

Chakra bleu

« Ouais, je comprends. J'irai. »

C'était logique après tout et, s'ils devaient se séparer, il préférait que ça soit ainsi, savoir Kano avec l'homme et non lui, qui aurait été parfaitement inutile si son état s'était subitement aggravé. Il en était presque soulagé finalement. Il s'approcha de la porte de service mais se figea, la main sur la clenche. Kano avait lui-même avoué ne pas porter grand intérêt au combat pur et simple. Alors, les risques n'étaient pas inexistants, si l'homme revenait, serait-il de taille ? Ils avaient pensé avoir affaire à un civil, mais c'était un civil plus dangereux, ou en tout cas plus agressif que la moyenne. Ses yeux se posèrent sur un trousseau de clés non loin de lui. Celle pour la porte grise en faisait sûrement partie. Faisant doucement sauter l'objet dans sa main, il le montra à Kano :
« Ferme derrière moi si tu veux. »

Le Chikara était en train d'aider le chef du restaurant à se redresser. Posant rapidement le trousseau, il ne perdit pas plus de temps et sortit. Il lui fallait trouver rapidement un policier, ou au moins quelqu'un qui pourrait se charger de l'affaire. Se mettant à courir, il espérait seulement que tout se passe bien du côté du blond. Il ne tarda pas à trouver un Chunin qui accepta, après ses explications, de le suivre. Il reprit donc le même chemin, cette fois accompagné. Quand ils arrivèrent aux abords du restaurant, ils se séparèrent, l'homme tenant tout de même à passer par l'entrée principale afin d'en profiter pour donner un aperçu aux potentiels clients de la situation. Seiji lui, trop impatient de retrouver le blond qu'il avait "rencontré" le jour même, ne s’embarrassa pas de faire un détour pour le suivre et s'approcha de la porte grise :
« Kano ! C'est moi ! Il y a un homme qui va arriver de l'autre côté, il est avec moi... »

Il abaissa la clenche, pour entrer ou, s'il n'y arrivait pas, constater que le blond s'était enfermé et attendre que celui ci ouvre. Pourvu que tout se soit bien passé du côté du genin avec lequel, à la base, il était simplement venu manger des nouilles....

Publié le 11/08/2020 à 13h05