« Haha, Merci beaucoup~! Mais est-ce que j’ai encore besoin de faire de la pub maintenant que mon magnifique prénom est suivi de Dono? Je ne pense pas! »
Il jouait de la fausse prétention. Lui qui aimait se faire discret, le voilà en tête d’affiche. Il fini de rire et s’étire un instant, constatant qu’ils étaient en train de parler depuis bien trop longtemps pour une simple consultation. Il n’avait jamais été un garçon simple à maîtriser et le voilà maintenant sur la voie de la paternité. Le pas ultime de son changement de vie. Il se demande si ses enfants seront aussi insoutenables que lui l’était. Il ne l’avait pas rencontré enfant, mais il ne devait pas être des plus calme pour être gardé. D’un côté, il trouverait ça drôle de le voir subir les tours de ses enfants, mais d’un autre côté il espère que ne seront pas des petits diables. La mère n’était non plus des plus calme, la première option semblait donc la plus probable. Il ricane en l’entendant dire qu’elle n’hésite pas à lui en mettre une de temps en temps pour le calmer. Une femme tout aussi explosive.
« Je suis content que nous ne soyons pas voisins! »
Il rigole de plus belle et s’avance vers lui et lui tape amicalement dans le dos.
« Bon, je ne te mets pas dehors, mais j’ai du travail en plus moi maintenant, je ne peux plus traîner en jogging et glander quand l’envie me chante! Hop hop ! »
Il ne voulait pas le presser de partir, mais il prenait ses responsabilités au sérieux et n’avait pas envie de lâcher prise en moins d’un mois. La visite du casse-cou lui aura permis de faire une pause et de se détendre avant de se replonger dans la paperasse du village. C’est fou tout ce qui arrive en une semaine. Il ne pensait pas qu’il allait passer plus de temps à signer des autorisations ou jouer les médiateurs pour une querelle d’ados. Il le raccompagne à la porte et lui tape une dernière fois entre les omoplates pour le saluer.
« Essaie de ne pas te faire sauter une nouvelle fois s’il te plaît! Je préférerais te voir devant une pinte le prochain coup et pas sur un brancard! »
Ils se saluent et il ferme la porte constatant le bazar. Il prend une serpillère et commence à éponger le sang qu’Universa avait mis partout en rentrant. Une fois son petit ménage fait, il retourne à son document. Le reste de la journée fut calme.