Rapport et Perspectives


Kumogakure no satô, Bâtiment Kage

Année 10 | Printemps
| Ombre Prodige |

Tu avais pris ton temps. Tu savais que tu ne devais pas trop le prendre cependant. Ta première nuit à Kumo depuis deux ans avait été une expérience inédite que tu avais payée d'une migraine le lendemain et aujourd'hui, tu étais là, debout à l'aube de cette nouvelle journée qui s'annonçait longue et éprouvante.

Tu savais que tu devais te présenter devant le Raikage, Hattori Masashi, les mains vide. Honteux de l'échec de ta mission qui avait prit deux ans de ta vie. Tu étais devenu un homme bien plus dure, bien plus sérieux durant ce temps, mais cela n'avais su suffire et ta sœur était toujours porté disparu, sans réelle piste quant à ses actions ou sa position. Tu avais suivi pas mal de piste, pistant divers groupes de déserteur et autres errants, en prenant bien évidemment tes distances avec les Kenketsu, principaux suspects de tes investigations. Ce clan de vampire jadis puissant et craint, aujourd'hui ombre dans un miroir, effrayé par leurs propres congénères. Tu respirais un bon coup, ton visage encore enfouie entre tes mains alors que tu voulais te donner du courage pour affronter l'humiliation que tu t'imposais seul face de la figure qui donné sens à tes motivations. Tu te levais, hésitant entre des vêtements officiel du à ta rencontre avec le Raikage-Sama, quitte à cela que cela semble trop solennel, soit une tenue plus décontractée de Kumo, quitte à ce que cela ressemble à un rendez-vous thé et gâteau avec l'homme que tu avais longtemps considéré comme un oncle, une figure paternelle. Finalement, tu opterais pour la tenue de Shinobi de ton grade. Ni trop formel ni trop informel pour une entrevue avec l'Empereur, souverain et chef militaire de Kumo.

« ... »


Tu soupirais en attrapant ton Katana que tu accrochais à ta taille avec un nœud traditionnelle de samouraï. Tu étais un homme classique, respectueux des coutumes et traditions bien que tu n'étais pas prisonnier de ces dernières. Tu n'aurais aucun souci à faire évoluer ta Vision du Monde et as adopté une vision plus contemporaine. Concernant Kumo, surtout. Tu étais fidèle à la vision de ton empereur, à ses projets, ses désirs et actions. Certes toutes ces décisions n'avait pas était des plus sages et éclairé, mais il était un homme et l'erreur était notre propre. Il avait l'honneur de voir plus loin, de voir au-delà de l'immédiat et d'agir pour un bien durable dans la belle cité impérial mais aussi dans ses terres conquises où la discorde éclatée. Tu avais constaté de tes yeux que bien que les terres soient annexées, les hommes n'étaient pas fidèles ou patriotes.

« Bonjour. Hattori Yūhei, j'ai un entretien prévu avec le Raikage-Sama.
»

Tu avais marché machinalement jusqu'au bâtiment du Kage qui devait s'affairer a diverse tâche de gestion du royaume. Les gens ici étaient pour la majorité proche de l'homme, mais alors que tu marchais dans les couloirs, tu remarquais que certaines têtes qui étaient presque devenues des mur ici n'était pas présente. Tu n'avais pas eu signe d'Hidemi-san encore, sûrement affairé elle aussi à diverse chose. Peut-être que le retour de l'impératrice avait provoqué un bon nombre de paperasseries. D'ailleurs, tu n'avais pas participé au grand bordel que sa venue avait provoqué aux portes. Tu avais observé de loin, regardant de tes yeux jaune ceux de la première dame de Kumo. Tu avais fixé sévèrement ses déplacements et bien que tu n'entendais pas ce qu'elle disait, tu avais sentis une sorte de vague que tu n'avais pas pour habitude de sentir. Elle revenait l'air de rien reprendre un trône qu'elle proclamer légitimement sien malgré son escapade hors de Kumo avec possiblement... Ton père et les Vampires. Ton affectes avec tout cela t'avais poussé à ne pas te joindre à la petite fête et tu espérait maintenant ne pas devoir la croiser de suite, du moins pas avant d'avoir reçu le Raikage.

- Toc toc toc -



« Raikage-Sama, Hattori Yūhei est arrivées. »


La demoiselle qui t'avait escorté t'était inconnue, mais elle semblait parfaitement à l'aise. Elle poussait la porte te faisant alors signe de rentrer et ferma la porte après ton passage. Tu étais à présent seul face à l'homme qui avait su réveiller en toi un désir d'apprendre et la notion de dépassement. Tu devais expliquer ton échec. Tu t'inclinais respectueusement envers lui, la tête basse, les bras le long de ton corps, encore un fois dans les plus pur traditions. C'était le moment de vérité pour toi. Deux ans d'absence. Beaucoup de choses, c'était passe dans ce laps de temps aussi bien en dehors de Kumo qu'en son sein. Tu avais ouï dire diverse résurrection et reprise de la pègre. Tu avais ouï dire que Masashi n'était qu'un lâche. Qu'il était aveugle et sourd à son peuple.


« Raikage-Sama. »

Publié le 30/09/2020 à 16h47

Raikage

Affalé sur son siège, Masashi attendait calmement sa prochaine confrontation. Depuis le retour de Shizuka, l'Empire était totalement différent et les Kumojins semblaient majoritairement impliqués par ce changement brutal. De ce fait, le Hattori avait décidé de s'éloigner lentement, mais sûrement de la direction du village prétextant un manque de temps vis à vis d'autres projets militaires. La vérité était bien différente, Shizuka était devenue incontrôlable et le Kage espérait qu'elle se démotive rapidement pour reprendre son expansion passive.

Afin de clarifier la situation avec plusieurs Hattori, le ninja avait donc décidé d'informer les nobles vis à vis des changements récents. Hattori Yūhei en était un et il ne venait pas de la famille la plus adulée par le terrible gouverneur de Kumo. Ce gosse était le fils du traître de Kumo, Hattori Buichi et, surtout, une personne que Masashi connaissait depuis sa naissance. L'ancien chauve de Kumo avait été le senseï de l'ombre de Kumo pendant plusieurs années. Pour dire, le Hattori se souvenait encore de la naissance du fils de son professeur...

D'un ton relativement froid, le brun prit alors la parole :

« Hattori Yūhei... Nous nous croisons peu souvent dernièrement... »

Masashi était un individu difficile à expliquer, il avait pour habitude de se jouer de son entourage afin de mieux le comprendre. Au fond de lui, il ressentait une véritable sympathique pour son interlocuteur, mais il ne pouvait évidemment pas se permettre de se lever et le prendre dans ses bras. Les pieds sur la table, le Hattori observait longuement, de ses yeux jaunâtres, son interlocuteur comme si il était en train de le sonder... Était-ce qu'une impression ou utilisait-il sa capacité tant redouté par de nombreux Kumojins ? D'après des rumeurs, Masashi était capable de lire dans le cœur des gens, une vulgaire foutaise répandue pour perturber les plus idiots...

Bien évidemment, les paroles du Kage étaient ironiques, le jeune Hattori revenait d'une terrible mission qui venait tout juste de se terminer. Bien que confiant en l'homme, Masashi avait désiré de l'éloigner de Kazuna qui avait longtemps voulu se l'approprier, car il était le fils de Hattori Buichi. Bien que reconnu comme le fruit d'un viol, Yūhei avait eu la chance d'être légitimé par son stupide père. Malheureusement, celui-ci avait rapidement préféré choisir un élève pour le succéder, considérant son propre fils comme trop mauvais pour prendre sa relève. Ce type était donc le prodige raté de Kumo... Malgré la rébellion de Hattori Buichi, le Kage n'avait jamais détesté Yūhei, considérant qu'il méritait sa chance. Mieux encore, le ninja avait fait son possible pour protéger le jeune homme des mauvaises mœurs de Kumo.

« Hattori Kazuna, cheffe des masques rouges, est morte. Du moins, cela ne devrait pas tarder... Je tenais à te l'annoncer. »

Plusieurs masques rouges chuchotaient à ce sujet, Hattori Kazuna aurait-elle vraiment drogué Yūhei pour récupérer sa fertile substance ? Masashi avait eu l'occasion d'en torturer plusieurs, certains considéraient cela comme un mensonge et d'autres estimaient que c'était vrai. Le Kage n'en savait rien et il ne pouvait pas vraiment le savoir. Il avait longtemps gardé en vie la vipère pour offrir sa tête au fils de Buichi afin que celui-ci puisse reprendre la tête de l'organisation de son père et s'en servir convenablement pour accompagner Kumo dans progression. Malheureusement, cette sorcière s'était perdue dans des confrontations inutiles pour finalement mourir comme une véritable lâche.

Bref, la situation n'était pas spécialement aisée et le Kage se retrouvait dans un rôle peu enviable. Il était une sorte de père de remplacement pour Hattori Yūhei, mais aussi l'ancien ennemi de son père. Masashi en était certain, ce jeune homme était un poignard de qualité, il devait simplement continuer de croire en Kumo. Buichi avait trop été délaissé, car considéré trop loyal. Il ne fallait pas craindre que ses ennemis et toujours surveiller ses amis...

Publié le 30/09/2020 à 20h51

| Ombre Prodige |


Tu ne laissais rien paraître, comme à ton habitude. Pour ceux qui ne te connaissaient pas, tu étais froid, distant à la limite de l'autisme et sur ce dernier poids cela aurait put être discutable encore. Mais la réalité était toute autre. Tu étais juste habitué à ne pas montrer tes émotions. Ton père était un homme dur et exigeant, un véritable monstre selon certain même. Tu étais un Hattori, d'une lignée noble malgré les secrets de ta génétique, tu étais un Shinobi avant même d'être un enfant aux yeux de ton père et un Shinobi ne pleure pas. Un Shinobi ne ressent rien, il obéit et se bat pour ses idéaux et principe. Il ne s'était jamais réellement occupé de toi, mais il t'avait inculqué cette façon d'être passivement et ceux depuis aussi loin que tu te souviennes. Tu avais bien des sentiments, mais tu ne t'étais jamais connecté à eux, tu n'avais pu que les observer de loin, comprenant que ceux-ci étaient ce que ton père voulait absolument supprimer. Du moins, c'était ce que tu comprenais dans ton jeune âge et après une vie à te sentir ainsi, comme dissocier de ton être émotionnelle, tu avais décidé de ne pas chercher. De ne pas tenter de rétablir ce lien en toi-même. Parfois, cela te rendait maladroit, mais cela t'était surtout bien utile dans des situations comme celle-ci ou l'arme que tu t'étais entraîné à devenir ne ressentais pas le stresse réellement. En ce moment même, ce que tu ressentais, tu l'ignorais Tu vivais chaques secondes pleinement. Le Raikage commença. En effet, vous ne vous voyez plus beaucoup ces derniers temps, faute a ta mission hors de Kumo.

« C'est vrai. Mais les circonstances sont malheureusement propices à une telle situation. »


Le Raikage te fixait sans rien dire durant un laps de temps certains. Nombreux aurait était ceux qui aurait craqué ou autre, manifestant du stress ou un inconfort, mais toi, tu regardais simplement le Raikage dans les yeux. Ton regard ne tombait pas, mais ce n'était pas de l'irrespect ou de l'insubordination. Bien au contraire. Tu avais pour cet homme un respect sans limite et voulais te montrer digne de lui et de la confiance qu'il t'avait accordé malgré l'odieuse traîtrise de ton géniteur. Tu savais que tu serais surveillé toute ta vie, que tu serais calomnié toute ta vie, que tu serais une cible toute ta vie. Mais cela ne semblait pas t'atteindre. Tu savais que les rumeurs sur toi étaient venues aux oreilles de ton Empereur mais tu savais aussi qu'il savait que ces calomniés n'était là que pour réfuter toute possibilité de ta par de reprendre l'ascendant sur l'organisation de ton père, organisation que te revenait de droit, par ton nom, par ton sang et ta chair. Mais Kazuna. Juste entendre ce nom avait de quoi troubler ton calme apparent et cela n'avait certainement pas échappé à l'homme d'expérience qui te faisait face. Elle avait participé à la destruction de ta vie. La destruction de ta famille. L'anéantissement de ton confort social. Elle était un de tes Némésis. Si ton père avait était un modèle pour toi en terme de ce que tu ne voulais pas devenir, Kazuna avait était pour toi une motivation à ce que tu allais être. Son nom t'évoquer un tourbillon de sensation toutes agréable et désagréable à la fois. Mais la nouvelle était un coup de grâce. Elle allait mourir ou était même peut être déjà morte à vrai dire. Mais pas de ta main. Tu aurais donné beaucoup pour transpercer son cœur de ton sabre et laisser ta foudre se déchaîner à travers elle jusqu'à ce que son corps ne soit plus reconnaissable.

« Je vois. J'espère que je suis lavé de toutes rumeurs à présent. Je n'ai pas eu la joie d'assister à ces derniers instants, vous me pardonnerez la déception. Mais je suis heureux que cela soit fini, cela fait un problème de moins pour vous... Et soyons honnêtes, pour moi aussi. »


Tu étais juste sincère. Tes paroles pouvaient parfois être perçues comme sèche ou déplacées, mais cela n'étais que très rarement ton intention. Non. Actuellement tu énoncés juste une triste vérité. La mort de cette traîtresse était une chose que tu avais attendue et qui servirait les intérêts de Kumo. Difficile de dire à ce moment ce que pensait réellement le Raikage. Il semblait attendre de toi une réaction que tu ne savais pas deviner. Tu ne laissas cependant pas de silence s'installer. Non pas par malaise, car c'était bien une chose dont tu n'avais souvent pas conscience, mais simplement pour ne pas faire perdre plus de temps que nécessaire au Raikage. Ses journées étaient déjà bien chargées et tu ne voulais absolument pas lui faire perdre quelques minutes pour tes stupides états d'âme a souhaiter la torture a une femme qui visiblement était tout aussi stupide que le fût ton père.

« Bien que cette nouvelle m'enchante Raikage-Sama, je viens vous informer de l'échec de ma mission. Malgré les efforts mis en place, les pistes suivit, je n'ai su donner satisfaction à votre requête. Je n'ai pas d'excuse si ce n'est ma propre médiocrité. Je vais donc me réassigner si vous me le permettez afin de profiter de mon temps dans notre belle cité pour m'entraîner et combler mes lacunes. »


Tu t'étais incliné sur la fin de ta phrase, comme si tu implorais une clémence qui ne faisait qu'eccho à ton échec. Tu avais échoué, mais tu te punis sais déjà bien assez toi-même. Tu voulais simplement faciliter le travail de tes supérieurs et te rétrograder toi-même en revenant au sein du village pour des missions plus basique comme escorte ou garde du corps pour pouvoir trouver le temps de t'entraîner encore plus. Ton temps libre ne serait alors certainement plus que cela, entraînement physique et mental. Tu avais dans l'idée d'affiner ton contrôle du Raiton, car bien sûr, tu étais un sabreur, mais ton affinité avec la foudre t'était tout autant naturel. Tu savais l'alchimie que les deux compétences possédées et avant même de vouloir améliorer ta maîtrise du sabre, tu voulais te servir de ta foudre pour améliorer tes réflexes, tes altérations... En bref les diverses applications sur le Raiton pouvait avoir avec un niveau de maîtrise suffisant.

« Je voudrais avoir du temps pour m'entraîner à la maîtrise du Raiton. Plus jeune je me suis beaucoup focalisé sur mon sabre, mais je sens que la foudre et moi partageons une certaine... Alchimie. Je pense que cela me serait bénéfique dans ma recherche d'un équilibre entre l'offense, la neutralisation et l'optimisation. »

Publié le 01/10/2020 à 12h27

Raikage

Considérer cela comme un échec cuisant était malheureusement chose lambda au sein de Kumo, mais Masashi n'avait pas exactement le même avis. La défaite était une formation et il n'était jamais aisé de passer outre, prouvant ainsi toute la philosophie de la chose. Un ninja ne pouvait oublier le mal en lui, il se ressassait ainsi ses erreurs afin de s'offrir une rédemption en trouvant une solution. Celle du fils de Buichi Hattori était la suivante ; devenir meilleur. Il ne le savait point, mais il possédait la force et la ténacité pour affronter les obstacles les plus grands. Malgré sa trahison, son père était un combattant d'exception et un senseï inestimable. Au fond de lui, malgré le mal fait, Masashi éprouvait comme une pitié envers Buichi... Cet homme s'était clairement égaré dans sa propre estime et avait transformé sa passion en une profonde haine.

« Malgré tes ressentiments à son égard, tu ne peux me contredire en disant que ton père était un grand utilisateur du Taijutsu et du Raiton. Ainsi, je suis certain du fait que tu atteindras un tel niveau... »

Observant son interlocuteur de ses yeux jaunes, l'Ombre de Kumo prit un air des plus sérieux.

« Je n'ai pas l'habitude de revenir sur le passé. Mais je tiens à m'excuser... Au sujet de ton père, j'aurais vraiment aimé que cela se finisse autrement... Malgré ses crimes, je ne peux me pardonner cette fin si horrible... Être tué par Konoha sans que Kumo réagisse... C'était cruel. »

À cette époque, il avait été bien plus aisé de considérer Hattori Buichi comme un déserteur du village. Dorénavant, les choses étaient bien plus compliquées, le recul était pesant pour le Hattori et il ne pouvait oublier le fait d'avoir abandonné son propre maître.

« J'aimerais t'apprendre une technique. Une technique qui appartient à tes ancêtres, mais que la branche noble des Hattori a jugé bon de s'approprier en accord avec les tiens.. J'aimerais te restituer ce bien pour sceller notre entente. »

Les paroles du ninja étaient dures, mais franches. Il ne voulait plus vivre dans le regret d'avoir été un mauvais élève, il voulait simplement transmettre la flamme à l'héritier de sang de son maître...

Publié le 06/10/2020 à 14h17

| Ombre Prodige |

Le Raikage était un homme bon et juste selon toi. Tu savais qu'il savait faire preuve d'objectivité et reconnaitre le meilleur ou même juste les qualités de ses ennemies. C'était une des forces qui lui permettait de ne pas sous-estimer les amis, mais aussi les adversaires. La frontière fine entre les deux rendait cette capacité des plus importante, un allié pouvant très bien trahir la plus longue des confiances. C'était ce que ton père avait fait. Un jour main de l'empereur, gardant ses interets étant son maître et ami. Un jour traître de sa seigneurie et de son peuple entier. Buichi Hattori. Cet homme, tu le détestais, mais tu ne pouvais nier son génie. Il avait, sans même te considérer, fait de toi un shinobi exemplaire, droit et fiable. Mais peut être que cela n'aurait été qu'une façon de te mener sur la même voie que lui. Pour cette pensée, tu détestais faire preuve d'objectivité à ton égard et préférais grandement te considérer comme faillible. Par peur d'être associé à ce père que tu n'avais jamais réellement connu, tu ne voulais pas hériter des qualités humaines dont il avait pu faire preuve, préfèrent te cacher dans une modestie dont tu étais convaincu.

Ton paternel était en effet un très bon utilisateur du taijutsu et du raiton. Tu avais en effet hérité de lui quant à ta maîtrise du raiton, mais pour le reste cela restait encore à être prouvé. Ton Taijutsu n'était pas mauvais, mais pas bon non plus, tu le savais. Mais tu avais la volonté de reprendre ton entraînement quitte à tomber d'épuisement tous les jours jusqu'à finir par maîtriser ce que tu visais. C'était certainement la seule chose que tu reconnaissais de bonne chez toi et ne cherchais pas à atténuer : ta détermination. Tu écoutais ton Raikage avec attention, ne sachant pas trop encore vers quoi, il voulait t'emmener. Te parler de ton père, te parler de remords, te parler d'honneur. Même après sa traîtrise, Masashi savait faire preuve d'humilité et reconnaître le traitement cruel et humiliant que ton père avait subit. Il savait certainement ce que cela avait entraîné pour toi, pour ta famille. Il l'avait constaté par lui-même, étant un proche de ta famille. Enfant, tu le considérais comme un roi, comme un modèle masculin, comme un modèle paternel. Suite à la mort de ton père, Masashi était devenu ton objectif. La lumière d'un éclair une nuit d'orage éloignant l'ombre qui te retenait impuissant face à ta peur d'avancé.

« J'ai détesté Buichi, comme tous les Kumojin vous étant fidèle. Aujourd'hui, je pense ressentir une sorte de tristesse et de pitié pour l'homme qu'il était. J'ai un ressentit différent entre l'homme qui vous a trahit et l'homme qui m'a conçu. En tant que Kumojin il n'est qu'un traître, mais un prodigieux traître. En tant fils, il n'est qu'un père froid et absent. Il était un excellent shinobi pour l'empire, mais un père lamentable et malgré cela, ses enseignements m'ont forgé tout comme ils ont forgé d'autre ninja... Comme vous, Raikage-sama.
»

Il t'annoncer alors ses véritables intentions. Toi qui ne venais que pour faire le compte-rendu d'un échec cuisant lors de ta mission, te, voilà discutant comme dans le passé avec l'empereur. De l'extérieur, la situation devait semblait quelque peu distante, peut être un petit peu malaisant, mais toi tu te sentais à l'aise, vivant cette situation comme l'enfant que tu étais par le passé lorsque ton souverain venait rendre des visites de courtoisie à ta famille. Mais il t'annonçait vouloir faire de toi son élève ? Il voulait te léguer quelques choses que ta famille avait léguer à la sienne, un passage de flambeau, une preuve de confiance envers ta famille de nouveau ? Ton visage exprimé à présent une sorte d'incompréhension et ton rythme cardiaque avait fait un bon ne sachant pas trop comment réagir à une tel annonce. Tu étais honoré et au fond de toi, c'était une tempête d'émotion que tu ne savais pas gérer. Si tu avais pu verser des larmes de soulagement, tu l'aurais sûrement fait, mais à ce moment la ton corps ne réagissait plus et tu était juste en stand by, regardant ton kage te proposer un lien maître élève. Tu dus te concentrer pour reprendre le contrôle de la situation avant que cela ne devienne trop étrange malgré ton naturel flegme émotionnelle.

« Si je comprends bien Rai... Masashi-sama.... Vous me proposez de prendre en main mon entraînement et de me transmettre votre savoir ? Si tel est le cas, j'accepte avec le plus grand honneur. Cependant, je ne voudrais pas remettre en cause votre choix, mais pense vous que je sois réellement digne de cela ? Suis-je réellement plus méritant que d'autres ...
»

Tu avais placé ta main sur ton cœur, parlant du plus profond de celui-ci. Tu ne voulais pas d'un enseignement fait par pitié, tu ne voulais pas non plus être l'objet avec lequel Masashi pourrait se racheter une conscience envers le traitement que ton père avait subit et les conséquences sur ta famille. Tu voulais être reconnu pour toi-même, pour tes efforts pour ce que tu pouvais apporter de concret à Kumo de par les enseignements que tu allais recevoir. Tu voulais que soit pour toi, et non pour ton père.

« Si je peu me le permettre... Puis-je vous demander en quoi consiste cette technique au juste ? »


Tu te posais de nombreuse questions ne sachant dans quel domaine tu pouvais bien exceller au point que le raikage lui-même avait décider de te prendre sous son aile. Ton Taijutsu était moyen, ton contrôle du raiton bon, mais bien d'autres en avait un meilleur, tout comme ton maniement de la lame. Même ton Kenkai était moyen, tu ne l'utilisais qu'en cas de nécessité, préférant un style de combat plus doux que celui que ton poison pouvait apporter. Alors qu'étais-ce...

Publié le 13/10/2020 à 17h46

Raikage

« Malheureusement, les meilleurs ne sont que rarement des personnes honorables, cela ne signifie pas que nous devons nous asseoir sur nos principes, mais que nos idéaux évoluent malheureusement aussi rapidement que notre puissance. Vieillir est souvent une porte vers la folie en tant que Shinobi, âge et puissant ne font pas bon ménage. »

Le ton du Shinobi était calme et il continuait à observer tranquillement le jeune Kumojin. Rin ne pourrait user du Kuro Raiton, les médecins étaient formels à son sujet, de nombreux Hattori allaient considérer cela comme une honte et c'est pour cette raison que le garnement allait devoir être accompagné d'un homme fidèle. À l'aide de ses jambes, le Hattori poussa son corps sur l'arrière, décalant ainsi sa chaise avant qu'il puisse se lever. Il s'approcha du fils de Buichi et reprit :

« Pourquoi ne le serais-tu pas ? Suite à la trahison de ton père ? Dois-je éternellement vivre dans l'ombre de mon paternel ? Est-ce la même chose que mon jeune fils ? Non. Je suis un pont qui mènera à un renouveau et je ne peux pas assumer l'intégralité de ce fardeau, car la vie est souvent joueuse et il est souvent nécessaire de faire confiance à son entourage. Kumo est en pleine métamorphose et le futur s'annonce bien différent. Profitons de cette actuelle stabilité pour préparer l'avenir de notre village. »

Soudainement, Masashi composa des mudras. Une fois terminé, des éclairs se mirent à émaner de son corps, ceux-ci étaient étrangement noirs, signe de l'activation du Kuro Raiton no Jutsu. Il reprit :

« De nombreux individus mésestiment le pouvoir clanique du clan Hattori, le considérant comme trop fourbe et manquant incroyablement d'impact direct en combat. Tes ancêtres décidèrent de lier la vitesse du Raiton au pouvoir héréditaire de notre lignée pour créer une arme unique. Dorénavant signe d'appartenance à la lignée principale, cette redoutable technique peut te permettre d'empoisonner un individu avec une vitesse déconcertante. Plus flexible que du simple poison, elle te permettra de prendre l'ascendant sans que ton ennemi ne puisse avoir le temps d'y songer. »

Soudainement, le Raiyoroi se résorba. Masashi n'usait pas de ce jutsu au paroxysme de sa puissance, se concentrant trop sur sa capacité de senseur, il en oubliait la principale force de cette technique légendaire.

« Les temps changent, mais Kumo ne doit pas tomber. Nos contrées sont vastes et la criminalité est maitrisée au sein de notre Empire. Je compte sur toi pour apprendre ce jutsu et pour te battre en l'honneur de notre village. Pour cela, nous nous rencontrerons plusieurs fois dans le jardin Impérial dans un premier temps et puis, à terme, nous nous entraînerons dans les montagnes. »

Cet entraînement permettra de tester les capacités du Kumojin et de potentiellement lier Rin si jamais celui-ci était de retour.

Publié le 01/11/2020 à 10h17

| Ombre Prodige |

Tu regardais attentivement le Raikage bouger sur sa chaise, jusqu'à finalement se lever. Il mettait en lumière des fait que tu ne pouvais réfuter. Tu n'étais pas ton père, tu ne pensais pas comme lui, n'agissait pas comme lui et ne voyais pas l'avenir de kumo comme lui non plus. C'était une chose que tu avais parfois du mal à accepter, tu n'étais pas ton père et les autres ne te voyait pas non plus forcément comme cela. Masashi lui-même ne te voyait pas comme cela, faisant de toi une personne a part entière dans la société de kumo, ayant pardonné à ta famille etn'ayant jamais tenu compte des travers de ton père depuis. Il était clair pour toi à l'instant que le raikage avait toujours fait cette distinction que les autres t'avaient bien souvent refuser, ne voyant en toi qu'un héritier raté de ton père, trop doux pour dominer, trop faible pour diriger et certainement trop effacer pour être réellement utile à la politique de Kumo. Tu avais toujours était transparent, comme une ombre, tu tentais de ne pas te faire trop remarquer, mais tu étais pourtant toujours bien là. Kumo changeait, les mentalités aussi, mais toi, tu semblais avoir déjà fait le deuil de tout cela depuis des années, tu t'étais ouvert à cette perspective en écoutant le Raikage parler. En écoutant Masashi parler. Tu semblais comprendre ou il voulait en venir en tout cas, et intérieurement, tu te sentais déjà peut être un petit peu plus légitime a l'honneur qu'il te faisait.

« Merci Masashi-sama. »


Soudain, alors qu'il parlait, il entreprit une série de mudra. Tu ne les avais jamais vu et tu constata rapidement pourquoi. Un chakra raiton noir commencer à parcourir le corps du raikage. Tu en avais entendu parler, tu avais rapidement pu voir à quoi cela ressemblait mais tu n'avais jamais eu l'occasion de constater d'aussi prêt son existence, ce n'était pas à la porter de tous clairement et ce n'était pas non plus une chose que tous les Hattori était capable de produire. Le Kuro Raiton... Le propre même de la famille impérial. Tu écoutais avec attention ce que ton empereur te disait ne souhaitant louper aucune information sur le sujet. L'analyse fut rapide et succincte. Il est vrai que le clan Hattori avait un Kenkai qui se basait sur la longueur, c'était un travail de précisions, mais aussi de répétition. Leurs poisons n'étaient pas " foudroyants " mais il pouvait apparemment le devenir de toute évidence avec ceux qui avait été bénie du Raiton et de l'enseignement adéquate. Toi, tu n'étais pas particulièrement spécialisé dans l'utilisation de ton Kenkai, mais tu étais certainement de ceux qui s'en servais. Ton style de combat plus proche de la neutralisation que du véritable massacre te laissait plus libre quant à la façon de t'emparer de tes victimes. Le poison était en soit un moyen efficace, plus pernicieux.

« Le clan Hattori et son pouvoir demande plus de stratégie que de simple force brute, c'est un fait que nous nous devons d'accepter. Nous sous-estimer fut ce qui cause la perte de nos ennemies, pour bon nombre. »


Le jutsu se résorba alors comme si elle n'avait jamais existait. L'atmosphère alors lourde d'électricité s'allégea. C'était une sensation que tu ne connaissais que trop bien, toi qui utilisais le raiton depuis ton enfance. Les légers picotements sur la peau, les poils qui se hérissent et ce goût particulier légèrement acide sur le bout de la langue, presque métallique à vrai dire. La foudre laissée toujours une trace, tout comme les autres éléments, mais contrairement aux autres éléments celles-ci disparaissait immédiatement à la désactivation des techniques. Pas de point de chaleur, de trace d'eau ou de boue. Juste l'air qui redevenait plus léger. Mais en soit, l'atmosphère était toujours lourde pour toi. Lourde de sens, car le Raikage rendait à un membre de la famille créatrice de cette technique la dite technique qui leur avait était offert par le passé par loyauté. Il te reconnaissait comme un élément loyal à kumo et ses idéaux, du moins c'était ainsi que tu le comprenais. Ton entraînement ne tarderait certainement pas à commencer puisque le raikage lui-même te donnait les rendez vous dans les jardins impériaux puis la montagne. Tu comprenais l'enjeu de ceci, du moins tu l'espérais.

« C'est un honneur, Masashi-sama. Je ferais de mon mieux pour ne pas vous décevoir évidemment lors de ces entraînements, mais aussi pour les espoirs que vous placez en mon futur. Il est vrai que je ne suis pas Buichi, et pourtant j'ai toute ma vie était comparé à lui, et bien plus encore depuis sa mort. Il sera compliqué d'affranchir cette façon de penser et voir les choses chez certains de nos plus... Fidèle élément. Mais bien que j'ai l'envie de ne rien en laissait paraître, je ne peu mettre de coter l'aspect social que ma position implique, en tant que Fils de Buichi, en tant que Shinobi de Kumo et à présent en tant qu'élève du Raikage. Il me serait désagréable de ternir votre image de part mes erreurs.
»


Tu le savais, les choses sérieuses pour toi allaient commencer. Tu avais les lieux de l'entraînement, mais pas encore les dates ni même les pré-requis pour cela, mais tu verrais certainement sur le tas. Le Raikage était un homme sage et il n'avait certainement pas placer cette confiance en toi pour rien. Des idées derrière la tête ? Certainement. Il était Empereur du plus grand empire du Yuukan, mais celle-ci étaient-elles forcément mauvaises ? Selon toi, tout n'était qu'une question de point de vue et d'idée, mais toi, tu regardais dans la même direction que lui, faisant confiance en ce qui voyait de l'avenir de la cité impérial.

Publié le 01/11/2020 à 18h49

Raikage

Hattori Yūhei était un jeune prometteur et sa sagesse était un aspect non-négligeable, Masashi le savait, il allait falloir cultiver cette soif d'apprendre pour en faire un fidèle partisan. Contrairement à son père, le jeune homme finirait par se dépasser et adopterait sa propre manière de penser tout en préservant une certaine fidélité à l'Empire. Le désaccord était un droit, mais un Hattori se devait de respecter la famille Impériale, telle est la voie.

Le Raïkage observait son interlocuteur sans jamais sourciller, le dévisageant parfois tendrement et parfois de manière totalement introspective. Il voulait le connaître et les mots semblaient si illusoires dans une telle situation. Le terrible empereur prit finalement la peine de s'exprimer :

« Notre Empire est en train de changer, Yūhei. La personne que tu es aujourd'hui ne sera bientôt qu'un vague souvenir. Il en est de même pour notre entourage. De nombreux Kumojins vont être réaffectés. La hiérarchie d'hier n'existera bientôt plus. Tu mérites la confiance que je t'accorde. Tu ne me décevras pas. »

Rin aurait dû être le prochain utilisateur de ce jutsu, mais les dernières informations à son sujet n'étaient pas bonnes. Ce n'était pas un problème, mais le Kuro Raiton se devait de perdurer et il était plus que temps de rétablir le rôle de main de l'Empereur. Ce jeune Shinobi était parfait pour cela. Le Kage se retourna pour retourner sur son siège en prenant soin de contourner son bureau, il dit alors :

« Dans une semaine, même jour. À la tombée de la nuit, tu me retrouveras à l'arène principale des gladiateurs. Il n'y aura personne. Prépares toi à combattre. »

Il reprit place sur le siège de son bureau.

« Tu peux disposer. »

Publié le 03/11/2020 à 23h59

| Ombre Prodige |

Tu étais honoré. Tu n’aurais pas eu d’autre mot que ceux-ci lorsque le Raikage t’annonçait te faire confiance et que tu méritais la confiance qu’il t’accordait. Tu n’avais jamais réellement accordé d’importance à ce genre de chose depuis que tu avais compris que ton père ne ferait jamais de toi son héritier et que tu n’étais pour lui qu’un shinobi lambda, mais le Raikage lui avait vu en toi ton dévouement ainsi que ton abnégation. Tes efforts étaient enfin remarqués, mais bien plus que le bonheur de voir que l’on t’avais vu, tu étais finalement en phase avec ce que tu ressentais. Tu te donnais toujours à fond même si cela ne se voyait pas forcément, tu ne cherchais jamais à briller, tu ne voulais qu’être parmi ceux que le kage estimé, ni plus ni moins. Aujourd’hui, tu ressentais ce sentiment étrange d’avoir était choisit, une chose qui ne t’était clairement pas habituelle. Mais l’empereur avait raison, l’empire changer, les gens changer, tout évoluer et les gens qui aujourd’hui lui faisait du tort ne serait certainement plus là d’ici peu. De part leurs âge peut etre, mais aussi et surtout de part leurs manigances exposé ainsi que la redirection que Kumo allait prendre, malgrè le désacord royale sur la direction à prendre.

« Je comprends et je m’en réfère à votre jugement. »


Le Raikage t’annonçais alors les formalités vis a vis de ta prise sous son aile. Dans une semaine, dans l’arène. Un combat ? Tu savais que tu ne ferais pas le poids, mais tu n’étais pas inquiet. Tu prendrais des coups, tu en rendrais, mais tu étais serein, tu n’étais de toute façon pas du genre a stresser et encore moins aussi longtemps a l’avance. Tu profiterais juste de cette petite semaine pour t’entraîner avec Nobuhisa ainsi qu’Hanabi et tu ferais de ton mieux. Le Raikage pourrait attester de ton niveau moyen, mais tu ne pourrais que t’améliorer en t’entraînant avec lui de toute façon.

« Bien. Je serais prêt. »


Il reprit place, tu pouvais alors disposer. Tu t’inclinais poliment et fis un simple demi-tour vers la porte avant de partir. Une fois la porte fermée, tu étais seul, tu souriais. Un véritable petit sourire s’était formé sur ton visage, quelques choses de véritable et c’était pour toi étrange. Mais quelqu’un arrivé et tu repris rapidement ton calme.

Publié le 20/11/2020 à 13h10