L'arme ultime


La vengeance, mon moteur, ma raison de vivre depuis un nombre d'années que j'ai depuis longtemps arrêté de compter. Les shinobi, ces enfoirés de shinobi qui m'ont tout prit TOUT ! je ne supporte plus la vision d'un bandeau de village, principalement celui de Konoha. Bande d'hypocrites, j'avais proposé l'alliance bien avant cette salope de prêtresse. J'étais un précurseur de la paix ! On ma bafoué, trahi, banni. Je détruirais tout absolument tout ! Je me vengerai de chaque Chikara, chaque Uzumaki ! Chaque village tombera, le lond extérieur décidera des survivants, il verront... IL VERRONT TOUS ! Il vivrons ce que j'ai enduré loin de tout.

Pour assouvir ma vengeance, j'avais commis nombre de méfaits, fait et défait nombre de plans plus ou moins alambiqué. Maintenant, j'étais à la citadelle, le seul lieu avec un semblant d'intelligence vis à vis des Shinobis dans ce monde de chien galeux ! Huits enfants était passé sur ma table d'expérience, huit faiblard, froussard, bon à rien ! Huit morts ! Les neuvièmes, il semblait un peu plus coriace. Il serait peut-être l'arme qui me permettrait d'assouvir ma vengeance. De réaliser le plan de tous les plans !

« Kiya, va chercher l'enfant numéro neuf ! »


Elle était sous mes ordres, tout le personnel était sous mes ordres. Normal ? Pas ce genre d'ordres, ils se trancheraient la gorge si je leur ordonné, il violerait leur mère, eventrerait leurs enfants. J'avais le pouvoir sur eux ! Ils ne pouvaient échapper à mon pouvoir ! Ce pouvoir que les Uzumaki m'auraient interdit, ce pouvoir qu'ils trouvaient abject. Je n'avais aucun frein, aucune limite à mon pouvoir ! Après quelques minutes, je me rendez dans mon laboratoire. Kyû était déjà là. Sur ma table d'expérience. Je n'étais pas gentil avec lui parce que c'était un enfant. Parce que pour moi, il n'était que ma neuvième tentative de l'arme parfaite. Pas un enfant. J'avais posé un sceau de contrôle sur lui, de temps en temps, je lui faisais mal, juste pour voir comment il allait réagir.

« Sujet Kyû ! Expérience numéro 1037. »


Pas un regard vers l'enfant, pas un geste d'humanité. Je n'avais qu'un but, le rendre invincible et obéissant. Je voulais voir ce qu'il pouvait faire. Alors, j'utilisais le sceau sur son front pour lui faire mal. La douleur, je comptais sur ça pour faire sortir la bête. Les Minashigo étaient des monstres, et je voulais voir le monstre ! Je me fichais pas mal de l'enfant !

Publié le 17/10/2020 à 18h05


« Deux mille deux cent quatre-vingt-quinze. Deux mille deux cent quatre-vingt-seize. Deux mille deux cent quatre-vingt-dix-sept. Deux mille deux cent quatre-vingt-dix-huit. Deux mille deux cent quatre-vingt-dix-neuf… »


        Je m’amusais dans ma cellule à compter les gouttelettes tombant du plafond dans mon sceau. C’était étrangement fascinant de les voir tomber comme ça, de manière si régulière, comme si rien et personne ne pouvait empêcher leur inexorable chute. C’était un peu comme si le destin de la destinée du destin de la destinée leur empêchait de faire quoi que ce soit d’autre.

« Trois mille ! »


        Haha ! J’avais battu un nouveau record ! Vite, il fallait que je continue avant de perdre le fil !

« Trois mille un ! Trois mille deux ! Trois mille trois ! Trois mille qua… »


La créature opaline lève la tête, elle semble avoir été captée par un bruit étrangement familier.

        J’entendais du bruit métallique. Qu’est-ce que c’est ? Oh non ! La grande vilaine souri vient me chercher ! Vite, cache-toi ! Mais me cacher où ? Ploc ploc ? Des gouttes ? Des gouttes partout ! Les gouttes ! J’en étais où ? Deux mille neuf quatre six…

« Huit, douze, vingt-quatre, quatre-vingt-cinq, vingt mille deux cent soixante, neuf ! Neuf ! Neuf comme mon nom ! Pas comme mes affaires ! »


La créature opaline se cache dans un recoin de sa cellule. La Dame entre, et lui prends le bras.

« Kiya ? Kiya non ! Non ! Kyû a était très sage aujourd’hui ! Il a compté les gouttes ! J’étais un gentil petit fromage ! J’ai… »


Après de nombreuses suppliques, la créature se fait attacher sur une table de métal froide.

        C’est froid… Pourquoi c’est froid ? Pourquoi on me fait ça ? Pourquoi ?! Je n’ai rien fait de mal ! Pourquoi on me déteste comme ça ? POURQUOI ?! Non ! Non ! Le roi des vilaines souris est là ! Ou est-ce que ce n’est pas lui le Roi ?! Non ! Non ! Non ! NON !

« ARRRRRRGHHHHHHHHH ! »


        J’ai mal ! Pourquoi j’ai autant mal ! Cette douleur qui ne veut jamais partir ! Jamais ! Jamais ! Jamais ! Jamais ! Qu’est-ce qu’elle disait Kiya ? Il fallait faire quoi pour avoir moins mal ? Ah oui, sourire ! Sourire et rien dire !

La créature force sur ses liens, elle affiche un sourire macabre, tandis qu’elle s’allonge pour devenir aussi grande qu’un adulte.

« JE SUIS UN GENTIL FROMAGE ! »


        Kyû n’a rien fait… Pourquoi ?

Publié le 17/10/2020 à 21h49


Je ne supportais pas ce stupide animal. Tout ses histoires de souris et de fromage, je ne savais pas quel idiot lui avait mis ça en-tête, mais ça me tapais violemment sur le système. J'avais envie de lui faire fermer sa gueule de monstre à corne, mais je ne pouvais pas encore abîmer un sujet d'expériences, mes excès de colère avait causé la mort de numéro trois et numéro sept. Pour celui ci je me contentait donc de ne pas écouter ses divagations, d'autant qu'il était le sujet sur lequel les résultats étaient le plus satisfaisant.

« Kiya, frappe le pour le faire réagir ! »


La jeune femme ne semblait pas vouloir. Cependant le sceau sur elle était bien trop puissant. Et alors que le monstre semblait pointer le bout de son nez, la gentille infirmière s'approchait et frappait violemment le jeune garçon. De grande claque dans le visage pour commencer, si la réaction n'était pas suffisante, pire viendrait.

« Si j'ai bien compris ton histoire petit monstre, tu es un fromage, tu as peur des souris ! Je veux que tu deviennes le chat qui tue les souris ! Et n'oublie jamais, je suis le chien capable de dévorer le chat, les souris et le fromage ! »


Je reculait contre le fond de la salle, je voulais qu'il tue Kiya, qu'elle soit son élément déclencheur. Un monstre avec du cœur ? Une arme avec des sentiments ? Impossible, je devais détruire tout cela en lui !

Publié le 18/10/2020 à 14h00


        La douleur… Pourquoi elle ne s’arrête pas ? Pourquoi on me fait toujours du mal ? Je n’ai rien fait ! RIEN NE FAIT DU TOUT ! Et j’ai si mal… Tellement mal… Oh non… Kiya ? Pourquoi tu me fais mal toi aussi ? Pourquoi ? Pourquoi ?! Je ne comprends pas ! Je ne comprends pas ! Je ne comprends pas !

« Je ne comprends pas ! Je ne comprends pas ! Je ne comprends pas ! Je ne comprends pas ! Je ne comprends pas ! Je ne comprends pas ! Je ne comprends pas ! Je ne comprends pas ! Je ne comprends pas ! Je ne comprends pas ! Je ne comprends pas ! Je ne comprends pas ! Je ne comprends pas ! Je ne comprends pas ! Je ne comprends pas ! Je ne comprends pas ! Je ne comprends pas ! Je ne comprends pas ! »


La créature Opaline fait désormais la taille d’un très grand adulte. Elle atteint presque les deux mètres de haut, avec des bras bien plus long que la moyenne.

        Je sens que ça arrive ! Elle est là ! ELLE EST LAAAAA ! Cette énergie…

« RAAAAAAAAAARLGHHHHH ! »


Le sujet d’expérience tire sur ses liens, les mettant à rude épreuve. Sa force physique ainsi que sa masse musculaire semble grandir de façon exponentielle. Il arrête subitement de crier, fixant d’un air meurtrier le responsable de l’opération.

« Je… Suis… Le Chat ? »


        Le chat ? Un chat ? Un chat blanc ! Je ne suis pas un fromage ? Un gentil fromage ? Un chat qui tue les souris… Un chat-fromage qui tue les souris… Et le chien ? Qu’est-ce qui mange le chien ? Si le chat est un fromage, alors est-ce que le chien est une souris ? Une souris vilaine et pas belle ?!

« Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! Le chat ! »


La créature s’arrête.

« Le chat chasse les souris en se faisant passer pour un fromage. »


Puis, il fixe le vieillard.

« Les vilaines souris ! Chasser les vilaines souris ! Haha ! Vilaines souris ! Je suis un chat fromage qui chasse les vilaines souris ! »


        J’ai bon ?

Publié le 25/10/2020 à 08h59